
Un quinquagénaire qui aurait gagné au Loto tous les jours de sa vie ne possèderait-il qu’un quart de la fortune de Bernard Arnault, comme l’affirme Cécile Duflot ?

Un quinquagénaire qui aurait gagné au Loto tous les jours de sa vie ne possèderait-il qu’un quart de la fortune de Bernard Arnault, comme l’affirme Cécile Duflot ?
7 comments
/r/rienabranler
https://www.mataf.net/fr/lab/bernard
Je m’attendais à ce que ce soit juste une attaque bidon, mais d’après l’article, les calculs tiennent la route. Ça m’était jamais venu à l’esprit que ces sommes étaient aussi grandes :/
C’est démesuré de posséder autant
Bravo, maintenant vous êtes près à comprendre la différence entre la fraude social et la fraude fiscale.
Le problème de ce genre de calculs, c’est qu’ils estiment que l’argent de cette personne hypothétique resterait juste à dormir.
Je me suis amusé à faire un simple calcul.
2 millions par jour = 730 000 000 / an.
Mettons que notre chanceux garde 10% de cette somme pour ses “frais de vie”, et investit tout le reste en immobilier, soit 656 000 000.
Chaque année il va répéter la même opération, mais garder un peu plus d’argent pour ses frais de vie : je vais réduire de 2% la somme disponible pour être investie chaque année (on arrive, pour info, à 54 millions l’année finale).
Par contre, chaque année, son investissement prend [8,5% en valeur](https://france-inflation.com/evolution-immobilier-ancien.php).
Résultat des courses au bout des 50 ans ? Sa fortune s’élève à 294 milliards d’euros, soit 50% de plus que Bernard Arnault.
Et ceci en prenant en compte un simple investissement immobilier “au hasard”‘ qui suit le court du marché, et aucune somme investie dans des actions, entreprises etc.
C’est bien dommage que le débat sur les inégalités soit monopolisé par la valorisation boursière.
On préfère se scandaliser sur des gros montants abstraits qui sont pas très représentatifs des écarts de train de vie, que de parler des inégalités concrètes et matérielles.
Des personnes qui consomment 100 fois plus que d’autres, c’est un problème inégalitaire bien plus concret que la valorisation d’une entreprise.