Quelqu’un sait qui est le 8è mis en examen ? Si j’ai bien suivi :
* Julien D.
* Pascal OP
* Mat Hadix
* Quatre “acteurs”
Ça fait sept.
Edit: C’est le “Vincent” de la partie 3.
> Fin 2016, Soraya a 23 ans et pas d’argent. Sur Internet, elle croise « Axelle », le pseudonyme sous lequel Julien D. trompe des jeunes femmes, pour profiter d’elles dans un hôtel à Reims. Avant de les orienter vers le producteur et acteur pornographique Pascal Ollitrault, alias « Pascal OP », qui gère le site French Bukkake, et son associé Mat Hadix.
C’est le deuxième paragraphe, j’ai déjà envie de gerber.
**« Tout le monde m’a renvoyée à l’idée qu’on ne violait pas une actrice porno » : la lançeuse d’alerte et les ratés judiciairesNicolas Chapuis, Lorraine de Foucher et Samuel Laurent« Plaintes contre X » (4/4).**
**Les investigations judiciaires d’une ampleur inédite qui secouent l’industrie pornographique française, auxquelles « Le Monde » consacre une enquête en quatre volets, mettent en lumière la difficulté pour les institutions françaises de prendre la mesure des violences sexuelles qui s’y exercent.**
Longs cheveux noirs et eye-liner sur les yeux, Soraya – les prénoms des victimes ont été modifiés – s’exprime posément, choisit ses mots, dégage une présence, en un mot du charisme. Elle bat en brèche l’imaginaire sexiste autour de l’actrice pornographique amatrice, un peu candide. Cela tombe bien, elle ne se considère pas comme telle, mais comme la victime de violences sexuelles de la part d’un réseau criminel. « Tu te rends compte de ce que tu as fait ? questionne son amie à la terrasse d’un café parisien. Derrière toi, il y a désormais 52 victimes. » Soraya est la « lanceuse d’alerte », la première plaignante de l’affaire qui secoue actuellement le milieu du porno français et à laquelle Le Monde consacre une enquête en quatre volets.Fin 2016, Soraya a 23 ans et pas d’argent. Sur Internet, elle croise « Axelle », le pseudonyme sous lequel Julien D. trompe des jeunes femmes, pour profiter d’elles dans un hôtel à Reims. Avant de les orienter vers le producteur et acteur pornographique Pascal Ollitrault, alias « Pascal OP », qui gère le site French Bukkake, et son associé Mat Hadix. Soraya a subi un bukkake, cette pratique extrême importée du Japon, une séance d’éjaculation collective de plusieurs dizaines d’hommes au milieu d’un hangar de Seine-Saint-Denis, puis a dû endurer le harcèlement de tout son quartier et, enfin, une tentative d’extorsion pour racheter les vidéos, dont on lui avait promis qu’elles resteraient confidentielles.Les 53 victimes entendues dans cette affaire témoignent toutes de l’état de dégradation psychologique dans lequel elles se sont trouvées plongées. Quelques-unes ont pensé au suicide. La plupart ne peuvent plus supporter qu’un homme les touche. D’autres sont incapables de nouer une relation amoureuse. « J’ai fait une croix sur ma vie de femme (…), j’ai fait une croix sur une vie de famille, ce qui était mon rêve à la base », décrit simplement Hélène.Elle aussi traumatisée, Soraya tente, en 2017, d’entreprendre des démarches judiciaires. Sa façon à elle de remonter la pente. Par deux fois, elle écrit directement au parquet de Bobigny de longues lettres circonstanciées. Elle est finalement convoquée à un commissariat de Seine-Saint-Denis en 2018, deux ans après les faits. « Le premier policier m’a expliqué que lui aussi il fréquentait le milieu libertin et qu’il trouvait ça bien. Son chef m’a dit que la procureure avait été touchée par mes lettres, mais qu’elle ne pouvait rien faire. Tout le monde m’a renvoyée à l’idée qu’on ne violait pas une actrice porno. »
**Signaux d’alerte ignorés**
Révélée par Le Parisien, l’affaire French Bukkake, dans laquelle huit acteurs et producteurs sont mis en examen pour « viols », « traite aggravée d’êtres humains » et « proxénétisme aggravé », met aussi en lumière les difficultés des institutions judiciaires françaises à prendre la mesure des violences sexuelles. Au printemps 2020, quand les gendarmes de la section de recherches (SR) de Paris décident d’ouvrir une enquête sur « Pascal OP » et ses associés, ils passent dans le fichier des antécédents judiciaires les noms des principaux suspects. Une dizaine de plaintes apparaissent sur tout le territoire national. Autant de signaux d’alerte ignorés, à Toulouse, Brignoles (Var), Les Andelys (Eure), et surtout Reims.La pornographie stigmatise les femmes et discrédite leurs récits. A Reims, la ville de résidence du recruteur, Julien D., au moins trois femmes ont porté plainte. Un cas est particulièrement intéressant : celui de Jennifer. En février 2019, elle dépose plainte contre le quadragénaire, après avoir été violée, selon elle, dans un hôtel. Julien D. est auditionné au commissariat pour « viol », « proxénétisme » et « recours à la prostitution ». Le 2 juillet, il est placé en garde à vue et « reconnaît avoir utilisé le pseudonyme d’Axelle Vercoutre et avoir trompé au moins une dizaine de femmes en les faisant venir à Reims dans un hôtel pour avoir des relations sexuelles avec elles. Il ne pensait pas commettre d’infractions », écrivent les policiers. Jennifer est appelée par un agent qui lui indique que l’homme a été interpellé et qu’il ne recommencera pas. « Je me suis énervée et il m’a dit qu’il ne pouvait rien faire de plus, que l’affaire était classée. » En effet, à l’issue de la procédure, malgré l’incrimination de viol et le fait que le mis en cause lui-même ait reconnu les faits, le parquet décide d’une simple convocation par officier de police judiciaire devant le tribunal de police, qui le condamne à une amende de 1 000 euros pour recours à la prostitution. « De savoir qu’il a continué à faire des victimes après me révulse », se désole Jennifer.Sollicité par Le Monde, le procureur de Reims, Matthieu Bourrette, défend la décision de son parquet. Pour lui, il n’y a pas eu de « surprise », l’un des quatre critères pour qualifier le viol – alors que promettre un rapport contre une rémunération puis ne pas payer peut s’y assimiler. « Nous avons donc fait l’analyse que ce monsieur utilisait un stratagème pour obtenir des faveurs sexuelles, non dans une logique de réseau, ni par moyen contraint, mais en solitaire, d’où le choix de la qualification pénale, et de l’orientation donnée au dossier à l’époque. » Les deux autres plaintes n’ont pas été retrouvées, les neuf autres victimes n’ont pas été cherchées et Julien D. a continué à être Axelle Vercoutre.
No way ? Le milieu du porno serait donc un milieu… Violent ? Non, ça, c’est impossible, je refuse d’y croire.
> Par deux fois, elle écrit directement au parquet de Bobigny de longues lettres circonstanciées. Elle est finalement convoquée à un commissariat de Seine-Saint-Denis en 2018, deux ans après les faits. « Le premier policier m’a expliqué que lui aussi il fréquentait le milieu libertin et qu’il trouvait ça bien. Son chef m’a dit que la procureure avait été touchée par mes lettres, mais qu’elle ne pouvait rien faire. Tout le monde m’a renvoyée à l’idée qu’on ne violait pas une actrice porno. » (…)
> au printemps 2020, quand les gendarmes de la section de recherches (SR) de Paris décident d’ouvrir une enquête sur « Pascal OP » et ses associés, ils passent dans le fichier des antécédents judiciaires les noms des principaux suspects. Une dizaine de plaintes apparaissent sur tout le territoire national. Autant de signaux d’alerte ignorés (…)
> En février 2019, elle dépose plainte contre le quadragénaire, après avoir été violée, selon elle, dans un hôtel (…) Jennifer est appelée par un agent qui lui indique que l’homme a été interpellé et qu’il ne recommencera pas. « Je me suis énervée et il m’a dit qu’il ne pouvait rien faire de plus, que l’affaire était classée. » En effet, à l’issue de la procédure, malgré l’incrimination de viol et le fait que le mis en cause lui-même ait reconnu les faits, le parquet décide d’une simple convocation par officier de police judiciaire devant le tribunal de police, qui le condamne à une amende de 1 000 euros pour recours à la prostitution. « De savoir qu’il a continué à faire des victimes après me révulse », se désole Jennifer
Une fois de plus, le système judiciaire français brille par son efficacité et sa réactivité…
J’ai quitté la France à l’âge de 20 ans parce qu’entre ma famille abusive et le système qui s’en foutait, j’étais devenue une caricature de moi même sans espoir ni futur. C’était en 1985. Quel bizarre de voir tout cela se déclencher finalement. Aujourd’hui à 56 ans j’ai beaucoup de séquelles de mon enfance, je ne retournerai jamais en France (trop de mauvais souvenirs) mais ça fait quand même bizarre de voir la vérité commencer à s’affirmer. Wow.
Quel monde pourri ! Merci pour le partage des articles 😉
c’est pas le rappeur alkapote qui avait fait un feat avec ce type là pascal ? il doit s’en mordre les doigts (enfin vu le personnage peut-être pas)
Dégueulasse de bout en bout, les mots me manquent.
un cauchemar ce récit
Du coup, les gens qui upvotent, qui expriment leur désarroi et leur dégoût, pour ceux qui regardent du porno: vous continuez à regarder du porno sans regarder ce qu’il se passe derrière ? 🙂
On est pas bon pour les droits des femmes. D’origine culturel on est macho, les hommes aiment dominer et réduire les femmes.
c’est très bien que ce genre de procès ai lieux.
on est vraiment en plein dans l’égalité homme-femme à instituer.
une fille, si elle veut se prostituer, faut qu’elle ai la sécu et le droit de retrait.
je pense que dans un film porno on devrait cadrer tout ça.
certains aiment / acceptent le sexe un peu douloureux mais là franchement c’est grave.
le pire dans tout ça, c’est qu’une grande partie de l’excitation autour de ces gens (ces gens et les vieweurs) est de la perversité. en gros, plus la fille sera traumatisé plus une certaine partie des vieweurs sera excité.
c’est malsain à souhait et je suis pas sur sur ce que ça engendre chez ces vieweurs..
La pornographie est un poison pour la société, énième episode.
Je suis sans voix.
Je suis dans le milieu BDSM/libertin/kinky. J’ai failli livrer ma copine de l’époque à ce genre de répugnants personnages, il y a quelques années (il s’agissait d’envies communes et clairement exprimées et consenties, je précise bien).
Si je me souviens bien, il y avait une page de recrutement sur leur site. On n’est pas allés plus loin que ça, je ne les sentais pas ces gens-là.
Merde, heureusement que j’ai écouté mon instinct.
15 comments
Quelqu’un sait qui est le 8è mis en examen ? Si j’ai bien suivi :
* Julien D.
* Pascal OP
* Mat Hadix
* Quatre “acteurs”
Ça fait sept.
Edit: C’est le “Vincent” de la partie 3.
> Fin 2016, Soraya a 23 ans et pas d’argent. Sur Internet, elle croise « Axelle », le pseudonyme sous lequel Julien D. trompe des jeunes femmes, pour profiter d’elles dans un hôtel à Reims. Avant de les orienter vers le producteur et acteur pornographique Pascal Ollitrault, alias « Pascal OP », qui gère le site French Bukkake, et son associé Mat Hadix.
C’est le deuxième paragraphe, j’ai déjà envie de gerber.
u/Folivao tu peux nous mettre l’article stp ?
[Le premier article de l’enquête](https://www.reddit.com/r/france/comments/rgyq3d/viols_en_r%C3%A9union_traite_d%C3%AAtres_humains/hon80yz/)
[Le deuxième article de l’enquête](https://www.reddit.com/r/france/comments/rhord9/dans_le_porno_fran%C3%A7ais_une_m%C3%A9canique_des_larmes/horr6qp/)
[Le troisième article de l’enquête](https://www.reddit.com/r/france/comments/rigppj/comment/howwkjc/?utm_source=share&utm_medium=web2x&context=3)
Trigger warnings plutôt évidents : viols, manipulation, violences sexuelles, chantage, humiliation
**« Tout le monde m’a renvoyée à l’idée qu’on ne violait pas une actrice porno » : la lançeuse d’alerte et les ratés judiciairesNicolas Chapuis, Lorraine de Foucher et Samuel Laurent« Plaintes contre X » (4/4).**
**Les investigations judiciaires d’une ampleur inédite qui secouent l’industrie pornographique française, auxquelles « Le Monde » consacre une enquête en quatre volets, mettent en lumière la difficulté pour les institutions françaises de prendre la mesure des violences sexuelles qui s’y exercent.**
Longs cheveux noirs et eye-liner sur les yeux, Soraya – les prénoms des victimes ont été modifiés – s’exprime posément, choisit ses mots, dégage une présence, en un mot du charisme. Elle bat en brèche l’imaginaire sexiste autour de l’actrice pornographique amatrice, un peu candide. Cela tombe bien, elle ne se considère pas comme telle, mais comme la victime de violences sexuelles de la part d’un réseau criminel. « Tu te rends compte de ce que tu as fait ? questionne son amie à la terrasse d’un café parisien. Derrière toi, il y a désormais 52 victimes. » Soraya est la « lanceuse d’alerte », la première plaignante de l’affaire qui secoue actuellement le milieu du porno français et à laquelle Le Monde consacre une enquête en quatre volets.Fin 2016, Soraya a 23 ans et pas d’argent. Sur Internet, elle croise « Axelle », le pseudonyme sous lequel Julien D. trompe des jeunes femmes, pour profiter d’elles dans un hôtel à Reims. Avant de les orienter vers le producteur et acteur pornographique Pascal Ollitrault, alias « Pascal OP », qui gère le site French Bukkake, et son associé Mat Hadix. Soraya a subi un bukkake, cette pratique extrême importée du Japon, une séance d’éjaculation collective de plusieurs dizaines d’hommes au milieu d’un hangar de Seine-Saint-Denis, puis a dû endurer le harcèlement de tout son quartier et, enfin, une tentative d’extorsion pour racheter les vidéos, dont on lui avait promis qu’elles resteraient confidentielles.Les 53 victimes entendues dans cette affaire témoignent toutes de l’état de dégradation psychologique dans lequel elles se sont trouvées plongées. Quelques-unes ont pensé au suicide. La plupart ne peuvent plus supporter qu’un homme les touche. D’autres sont incapables de nouer une relation amoureuse. « J’ai fait une croix sur ma vie de femme (…), j’ai fait une croix sur une vie de famille, ce qui était mon rêve à la base », décrit simplement Hélène.Elle aussi traumatisée, Soraya tente, en 2017, d’entreprendre des démarches judiciaires. Sa façon à elle de remonter la pente. Par deux fois, elle écrit directement au parquet de Bobigny de longues lettres circonstanciées. Elle est finalement convoquée à un commissariat de Seine-Saint-Denis en 2018, deux ans après les faits. « Le premier policier m’a expliqué que lui aussi il fréquentait le milieu libertin et qu’il trouvait ça bien. Son chef m’a dit que la procureure avait été touchée par mes lettres, mais qu’elle ne pouvait rien faire. Tout le monde m’a renvoyée à l’idée qu’on ne violait pas une actrice porno. »
**Signaux d’alerte ignorés**
Révélée par Le Parisien, l’affaire French Bukkake, dans laquelle huit acteurs et producteurs sont mis en examen pour « viols », « traite aggravée d’êtres humains » et « proxénétisme aggravé », met aussi en lumière les difficultés des institutions judiciaires françaises à prendre la mesure des violences sexuelles. Au printemps 2020, quand les gendarmes de la section de recherches (SR) de Paris décident d’ouvrir une enquête sur « Pascal OP » et ses associés, ils passent dans le fichier des antécédents judiciaires les noms des principaux suspects. Une dizaine de plaintes apparaissent sur tout le territoire national. Autant de signaux d’alerte ignorés, à Toulouse, Brignoles (Var), Les Andelys (Eure), et surtout Reims.La pornographie stigmatise les femmes et discrédite leurs récits. A Reims, la ville de résidence du recruteur, Julien D., au moins trois femmes ont porté plainte. Un cas est particulièrement intéressant : celui de Jennifer. En février 2019, elle dépose plainte contre le quadragénaire, après avoir été violée, selon elle, dans un hôtel. Julien D. est auditionné au commissariat pour « viol », « proxénétisme » et « recours à la prostitution ». Le 2 juillet, il est placé en garde à vue et « reconnaît avoir utilisé le pseudonyme d’Axelle Vercoutre et avoir trompé au moins une dizaine de femmes en les faisant venir à Reims dans un hôtel pour avoir des relations sexuelles avec elles. Il ne pensait pas commettre d’infractions », écrivent les policiers. Jennifer est appelée par un agent qui lui indique que l’homme a été interpellé et qu’il ne recommencera pas. « Je me suis énervée et il m’a dit qu’il ne pouvait rien faire de plus, que l’affaire était classée. » En effet, à l’issue de la procédure, malgré l’incrimination de viol et le fait que le mis en cause lui-même ait reconnu les faits, le parquet décide d’une simple convocation par officier de police judiciaire devant le tribunal de police, qui le condamne à une amende de 1 000 euros pour recours à la prostitution. « De savoir qu’il a continué à faire des victimes après me révulse », se désole Jennifer.Sollicité par Le Monde, le procureur de Reims, Matthieu Bourrette, défend la décision de son parquet. Pour lui, il n’y a pas eu de « surprise », l’un des quatre critères pour qualifier le viol – alors que promettre un rapport contre une rémunération puis ne pas payer peut s’y assimiler. « Nous avons donc fait l’analyse que ce monsieur utilisait un stratagème pour obtenir des faveurs sexuelles, non dans une logique de réseau, ni par moyen contraint, mais en solitaire, d’où le choix de la qualification pénale, et de l’orientation donnée au dossier à l’époque. » Les deux autres plaintes n’ont pas été retrouvées, les neuf autres victimes n’ont pas été cherchées et Julien D. a continué à être Axelle Vercoutre.
No way ? Le milieu du porno serait donc un milieu… Violent ? Non, ça, c’est impossible, je refuse d’y croire.
> Par deux fois, elle écrit directement au parquet de Bobigny de longues lettres circonstanciées. Elle est finalement convoquée à un commissariat de Seine-Saint-Denis en 2018, deux ans après les faits. « Le premier policier m’a expliqué que lui aussi il fréquentait le milieu libertin et qu’il trouvait ça bien. Son chef m’a dit que la procureure avait été touchée par mes lettres, mais qu’elle ne pouvait rien faire. Tout le monde m’a renvoyée à l’idée qu’on ne violait pas une actrice porno. » (…)
> au printemps 2020, quand les gendarmes de la section de recherches (SR) de Paris décident d’ouvrir une enquête sur « Pascal OP » et ses associés, ils passent dans le fichier des antécédents judiciaires les noms des principaux suspects. Une dizaine de plaintes apparaissent sur tout le territoire national. Autant de signaux d’alerte ignorés (…)
> En février 2019, elle dépose plainte contre le quadragénaire, après avoir été violée, selon elle, dans un hôtel (…) Jennifer est appelée par un agent qui lui indique que l’homme a été interpellé et qu’il ne recommencera pas. « Je me suis énervée et il m’a dit qu’il ne pouvait rien faire de plus, que l’affaire était classée. » En effet, à l’issue de la procédure, malgré l’incrimination de viol et le fait que le mis en cause lui-même ait reconnu les faits, le parquet décide d’une simple convocation par officier de police judiciaire devant le tribunal de police, qui le condamne à une amende de 1 000 euros pour recours à la prostitution. « De savoir qu’il a continué à faire des victimes après me révulse », se désole Jennifer
Une fois de plus, le système judiciaire français brille par son efficacité et sa réactivité…
J’ai quitté la France à l’âge de 20 ans parce qu’entre ma famille abusive et le système qui s’en foutait, j’étais devenue une caricature de moi même sans espoir ni futur. C’était en 1985. Quel bizarre de voir tout cela se déclencher finalement. Aujourd’hui à 56 ans j’ai beaucoup de séquelles de mon enfance, je ne retournerai jamais en France (trop de mauvais souvenirs) mais ça fait quand même bizarre de voir la vérité commencer à s’affirmer. Wow.
Quel monde pourri ! Merci pour le partage des articles 😉
c’est pas le rappeur alkapote qui avait fait un feat avec ce type là pascal ? il doit s’en mordre les doigts (enfin vu le personnage peut-être pas)
Dégueulasse de bout en bout, les mots me manquent.
un cauchemar ce récit
Du coup, les gens qui upvotent, qui expriment leur désarroi et leur dégoût, pour ceux qui regardent du porno: vous continuez à regarder du porno sans regarder ce qu’il se passe derrière ? 🙂
On est pas bon pour les droits des femmes. D’origine culturel on est macho, les hommes aiment dominer et réduire les femmes.
c’est très bien que ce genre de procès ai lieux.
on est vraiment en plein dans l’égalité homme-femme à instituer.
une fille, si elle veut se prostituer, faut qu’elle ai la sécu et le droit de retrait.
je pense que dans un film porno on devrait cadrer tout ça.
certains aiment / acceptent le sexe un peu douloureux mais là franchement c’est grave.
le pire dans tout ça, c’est qu’une grande partie de l’excitation autour de ces gens (ces gens et les vieweurs) est de la perversité. en gros, plus la fille sera traumatisé plus une certaine partie des vieweurs sera excité.
c’est malsain à souhait et je suis pas sur sur ce que ça engendre chez ces vieweurs..
La pornographie est un poison pour la société, énième episode.
Je suis sans voix.
Je suis dans le milieu BDSM/libertin/kinky. J’ai failli livrer ma copine de l’époque à ce genre de répugnants personnages, il y a quelques années (il s’agissait d’envies communes et clairement exprimées et consenties, je précise bien).
Si je me souviens bien, il y avait une page de recrutement sur leur site. On n’est pas allés plus loin que ça, je ne les sentais pas ces gens-là.
Merde, heureusement que j’ai écouté mon instinct.