« Au travail, j’étais devenue la reine de l’esquive »… Pourquoi se dire lesbienne au boulot est toujours si difficile

22 comments
  1. >Car 53 % des femmes lesbiennes et bisexuelles disent avoir déjà subi une discrimination ou une agression au travail. Fuyant ces risques, Sylvie a donc préféré la prudence pendant sa première partie de carrière, lorsqu’elle était consultante en organisation hospitalière, puis directrice de clinique. « Le milieu du travail est déjà sexiste, je n’avais pas envie d’en rajouter une couche », explique-t-elle. A sa famille aussi, elle préfère cacher son orientation sexuelle et passe pour une célibataire endurcie.

  2. Très personnellement : je l’ai toujours annoncé en entretien d’embauche en parlant rapidement de “mon mari”.
    L’idée est simple : Je veux pas intégrer une structure et faire gagner de l’argent à une boîte dans laquelle je vais être obligé de me taper les discussions sur les femmes / enfants des collègues et pas pouvoir moi parler tranquillement.

  3. Déjà, pour moi en tant qu’homme gay je me confronte à la fameuse présomption d’hétérosexualité (« alors, t’as une copine ? »), mais pour mes potes lesbiennes c’est encore plus dur parce qu’on les prend pas au sérieux (« ah… c’est parce que t’as été déçue dans ta dernière relation avec un mec ? »). 😖

  4. Au taff on ne pose jamais la question sur les amours, certains collègues parlent de leur situation d’eux même mais ils te posent jamais la même question.

    J’ai eu aussi une collègue lesbienne, elle n’a jamais précisé qu’elle était lesbienne, juste une fois alors qu’on finissait tard elle a dit quelque chose du genre “bon je file, c’est une rare soirée que je peux passer avec ma copine, elle est flic et passe souvent la soirée au poste”… Et tout était tellement normal, personne n’a discuté du fait qu’elle est lesbienne.

  5. Personnellement j’ai eu a ce jour une collègue qui s’en foutait et une autre qui parlait de manière assez inclusive donc c’était rafraîchissant. On échangeait de temps en temps des banalités en faisant nos vies.

    Je sais que pour d’autres potes ça s’est très mal passé : harcèlement , blagues homophobes etc… Ça dépends pas mal de critères.

  6. Je simplifie régulièrement ma situation avec les collègues pas trop proches en disant “ma copine” ou “une pote”, selon la situation. Parce que “une de mes copines”, c’est compliqué souvent.

  7. J’ai une collègue qui as mis 2 ans a sortir du placard. J’étais le seul a qui elle l’avait dis car je connaissais une de ses exe et qu’elle savait que j’étais cool avec ca. Pendant deux ans elle s’est tapé pleins de remarques dans tout les sens et as du planquer ca, le pire c’est que je devais le planquer aussi par respect pour elle.

    Un jour elle en as eu mare, elle a commencé a le dire au gens, depuis c’est tout de suite plus cool pour elle. Ca correspond plus ou moins au départ des collègues qui faisaient pleins de petites remarques homophobes et gueulaient dés qu’on leurs faisait remarquer, c’est bizarre comme coïncidence je trouve.

  8. Je suis hétérosexuel et n’ai jamais évoqué ma vie privé au travail. J’avoue, cela a un côté un peu psychopathe mais ca marche bien 😅

    edit :
    Mon commentaire est en réponse à cette phrase, tout à fait au début de l’article :

    « Au travail, j’étais devenue la reine de l’esquive. Je ne répondais à aucune question sur ma vie privée »

    Je dis simplement que je fais pareil.

  9. J’ai encadré des services civiques et des bénévoles et le terrain de la vie privé c’est tellement sensible que je me suis débrouille pour parler de tout sauf des sujets trop sensible. Clairement rien à foutre de qui baise qui, mais j’avais pas envie de gérer des gens qui critiquent d’autre gens sur leur façon de baiser

  10. C’est quand même bien moche de devoir encore se cacher alors que le gens devraient pouvoir vivre leur vie au grand jour comme ils le veulent.

    Plusieurs collègues et potes m’ont déjà expliqué pourquoi ils restent très discrets sur leurs vies sexuelles et… vu les problèmes qu’ils ont pu avoir de la part de certains collègues et supérieurs, leur système de protection, est hélas compréhensible s’ils veulent du calme… (Un pote s’est pris un “tu iras en enfer” d’une collègue OKLM. Il a osé le dire qu’au départ de cette personne du service)

  11. J’avoue que j’ai du mal avec le concept de mentionner sa vie amoureuse privé au boulot. Je suis assez biaisé je suppose dans le sens ou je travail dans un domaine ou globalement tout le monde s’en fou complet, ca fait 18 mois que je bosse dans ma boite, et bien qu’il soit arrivé que des gens parle de leurs partenaires de manière anecdotique pour parler d’une expérience relative au contexte de la conversation, je n’ai encore vu absolument personne demander a qui que ce soit si il ou elle avait un copain/copine. Je veux dire, c’est vraiment pas nos onions en fait. Je me fou complètement de savoir si quelqu’un est gay, hetero, bi ou autre on est collègue, on va au bar de temps en temps boire un coup, on parle boulot, évênement du WE, etc. Mais a aucun moment je n’ai vu quiconque poser une question directe sur la vie privé de quelqu’un sans que la personne visée ait déjà volontairement donner des infos qui ont un lien direct avec la question.

    Aka, a moins que quelqu’un n’ait déjà mentionné quelque chose genre “avec ma femme on essaye de trouver une crèche/nounou” personne ne demandera “t’as déjà un/des enfants ?” ou équivalent. (ce qui est tout de même vachement sympa, personne ne m’a jamais demandé si j’ai une copine, si je vie en couple, avec qui je vie etc. Toute info qu’ils savent est une info que j’ai volontairement donné sans qu’une question soit posée sur le sujet.)

    Et donc du coup, même s’il est extrêmement probable qu’il y ait des non-hétéro dans ma boite (parce que bon, a 1200 personnes, statistiquement il y en a forcément), personne ne l’annonce haut et fort, parce que c’est ni le lieu ni l’endroit tout le monde s’en fou personne parle de sexualité (en bien comme en mal, c’est juste pas un sujet). Le peu de fois ou c’est mentionné c’est dans des discussions sociétales de bar et d’inclusivité demandé par global US sur lesquels on roule un peu des yeux parce que global US sur ce genre de truc c’est toujours des demandes absurdes et extrêmes, les mecs ils voudraient quand même qu’on les recensent quoi ! Enfin bon, en France c’est pas légal donc on le fait pas, mais le filtre légal/pas légal entre global et nous c’est les RH qui le font mais on a quand même accès aux communications. Je me souviens également du “training” de recrutement venu de global US qui demande a ce que “si c’est pas légal de demander aux femmes si elles ont des enfants, demandez simplement si elles peuvent bouger pour le taff et vous le saurez assez vite !” enfin bref, les US… les RH nous disent directement d’ignorer certains trucs de chez eux.

    ​

    Donc du coup, ce que je me demande, c’est pourquoi ? pourquoi c’est si important de le mentionner au travail ? et je pose cette question en dehors de tout contexte de connard hein, aka, pourquoi, en dehors de fermer la gueule des connards/commères chiant/chiantes est-ce que c’est tant un sujet de parler de ca au travail ? Il y a des sujets que je comprend hein, quelqu’un ne boit pas d’alcool ? bah ok c’est bien de le dire donc on lui propose pas des bières ou du champ et on a des soft dans les soirée comme ca ils sont pas comme des cons a boire de l’eau et quand on sort au bar on le fait pas chier quand il/elle prend un virgin mojito. Mais la sexualité on fait quoi en fait ? Si qqn au bureau me dit “je suis gay” je me dit ‘ok’ mais rien de plus, je vais probablement juste l’oublier parce que j’en ai rien a foutre c’est un sujet qui n’a absolument aucune once d’importance au travail pour moi. il y a rien qui change (en dehors des cons, et je suppose que les cons ils pourraient faire chier encore plus une fois qu’ils savent, dépendant du level de con de la personne).

    Donc voilà, j’aimerais comprendre un peu.

  12. Dans ma boîte on est 200 et un seul gay déclaré. C’est un peu sus comme stat maintenant que j’y pense.

  13. Je trouve ça triste mais je conseillerais toujours au hommes homosexuel qui travaille dans un milieu machiste (garage BTP) de ne pas parler de leur sexualité.
    Je sais bien que ce n’est pas de t’a faute mais à un moment donné il faut rester réaliste et oeuvré pour sa survie dans le monde professionnel.

  14. Vivement le jour où tout le monde s’en foutra de qui est hétéro ou gay et qu’on en parlera plus .

    Ça voudra dire que c’est normalisé et que c’est un combat obsolète.

  15. Pourquoi préciser que nous sommes hétérosexuels ou homosexuels ou bi.
    Les affinités politiques sexuelle ou religieuses sont du domaine du privé.

    En aucun cas nous devons nous justifier….

    Laissons nos affinités personnelles hors du travail. Il est assez envahissant dans nos vie,
    Nos boss n’ont pas à savoir ça ne les regardes pas……

  16. Franchement, on s’en fout. Tu fais ce que tu veux de ta vie tant que tu fais ton travail.

  17. > Si certains de ses collègues étaient intrigués par sa discrétion, ils ont fini par ne plus oser la pousser aux confidences. « Au bout d’un moment, ils n’ont plus insisté ».

    Mais pour qui se prennent ces gens ? Ou alors ils sont socialement inaptes, et incapables de comprendre un refus de partage d’intimité ?

  18. Et en mēme temps, au boulot qui a à le savoir?

    Moi ce qui m’interesse chez mes collègues, c’est qu’yels fassent le tafs. Je m’en tape de savoir si yels sont team saucisse ou tarte au poil.

Leave a Reply