Fiasco de la finale de la Ligue des champions : un rapport de l’UEFA accable la police française

6 comments
  1. C’est vraiment un bon package “ce qui ne va pas en France” qu’ils ont mangé quand même les Anglais, petit Eurostar direction Gare du Nord, déjà t’as envie de crever quand tu arrives, tu vas faire la queue devant des machines a la con où les noms des tickets n’ont aucun sens, hop direction le stade de France a Saint Denis, pour un évènement mal organisé où tu te fais a la fois gazer par les flics et agresser par les bandes locales, diffamé par Darmanin sur les réseaux et en cadeau bonus les vidéos des agressions sont perdues parce que personne a pensé à les demander…

  2. Paywallé, vous voulez l’article ?

    Mention obligatoire qu’une presse indépendante et de qualité est indispensable pour que le pouvoir politique et économique ne déconne pas encore plus qu’aujourd’hui.

    Si votre budget le permet, et sérieusement dix euros par mois qu’est-ce que c’est pour une bonne partie d’entre-vous hein, abonnez-vous 🙂

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    Fiasco de la finale de la Ligue des champions : un rapport de l’UEFA accable la police française

    Dans un rapport dont « Le Monde » a pris connaissance, le panel indépendant de l’UEFA étrille la gestion sécuritaire de la finale de la Ligue des champions entre Liverpool et le Real, à Saint-Denis, le 28 mai 2022.

    Par Antoine Albertini et Rémi Dupré

    Leur travail ne vise pas à instruire un procès, pas davantage qu’il ne constitue un « processus légal formel ». Mais les rédacteurs du rapport d’enquête indépendant commandé par l’Union des associations européennes de football (UEFA), dont Le Monde a pris connaissance – un document de 151 pages, sans les annexes –, et consacré à l’organisation de la calamiteuse finale de la Ligue des champions, le 28 mai 2022, au Stade de France à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), entre le FC Liverpool et le Real Madrid, n’en dressent pas moins un implacable réquisitoire contre l’incurie des pouvoirs publics en matière de sécurité.

    L’enquête, menée pendant huit mois auprès des protagonistes de l’événement par un « panel » de juristes, d’universitaires et de représentants des associations de supporteurs, démontre la responsabilité des autorités françaises dans la mise en danger de milliers de supporteurs britanniques et espagnols, en quasi-totalité pacifiques, menacés d’écrasement à plusieurs reprises, agressés par des bandes de délinquants, aspergés de gaz par les forces de l’ordre. Constat accablant : mieux organisés et plus réactifs que les policiers et les gendarmes chargés de veiller à leur sécurité, ces « fans » de Liverpool ou de Madrid n’ont dû leur salut qu’à une solidarité sans faille et une capacité à se discipliner qui forcent l’admiration dans un contexte aussi résolument hostile à leur endroit.
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    A l’origine de ce fiasco, la terreur, inspirée par une « menace hooligan » fantasmée, érigée risque numéro un de la rencontre, a servi de matrice à un enchaînement d’erreurs d’appréciation autour d’une obsession : éviter le scénario du 13 juin 2016 à Marseille, lorsqu’un match de l’Euro entre l’Angleterre et la Russie avait entraîné des affrontements entre hooligans des deux pays. Focalisés sur ce danger, les pouvoirs publics vont ignorer le constat formulé dès 2015 par une délégation du Conseil de l’Europe en France et largement partagé depuis : les violences systématiquement commises par des bandes de délinquants à l’encontre des supporteurs étrangers – une spécialité française qui n’est pas l’apanage de la Seine-Saint-Denis.
    Problème des faux billets « exagéré »

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