Un haut fonctionnaire forçait des femmes à uriner devant lui : l’État condamné par le tribunal administratif

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  1. ***Edit** : j’ai retrouvé son nom assez facilement et le type a bossé au… Haut conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes :*
    https://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/a-propos-du-hce/les-ancien-ne-s-membres/2013-a-2015/article/m-christian-negre-1573

    **Extraits :**

    C’est une première victoire. Dans une décision publiée ce jeudi sur son site, le tribunal administratif de Paris condamne l’État à indemniser les victime des préjudices subis en raison d’une situation humiliante qui leur a été « imposée par un sous-directeur qui a travaillé au ministère de la culture ».  Les juges retiennent « que la faute commise par l’ancien sous-directeur du ministère de la culture constitue une faute personnelle détachable du service compte tenu de sa gravité et condamne l’État à réparer l’intégralité des préjudices subis en lien certain et direct avec cette faute », peut-on lire sur le site de l’institution. 

    Pendant dix ans, un haut fonctionnaire du ministère de la culture, Christian N, avait en effet fait passer des entretiens à des femmes qu’il intoxiquait afin de les regarder uriner devant lui. Il commençait par leur proposer thé ou café, y ajoutait discrètement un diurétique et imposait une balade à l’extérieur. Sous l’effet du médicament, les victimes ne pouvaient plus se retenir et finissaient par uriner devant lui, parfois sur elles, pendant qu’il faisait mine de les cacher. Parmi les 250 victimes de ce dossier, sept d’entre elles avaient donc saisi cette juridiction et posaient cette question : comment le ministère de la culture a-t-il pu ignorer les faits pendant tant d’années ? 

    D’après les informations de Mediapart, de nombreuses alertes avaient en effet été lancées au sein du ministère. Après les révélations dans la presse, celui-ci n’a pourtant pas estimé nécessaire de diligenter une enquête administrative.

    (…)

    Entre 2009 et 2018, le procédé était à chaque fois le même. Christian N., responsable des ressources humaines à la Rue de Valois, puis à la Drac de la région Grand Est, recevait des femmes qui candidataient à un poste dans son service. Il commençait par leur proposer thé ou café, y ajoutait discrètement un diurétique et imposait une balade à l’extérieur. Sous l’effet du médicament, les victimes ne pouvaient plus se retenir et finissaient par uriner devant lui, parfois sur elles, pendant qu’il faisait mine de les cacher. Il rentrait ensuite au ministère consigner tout de manière clinique dans un tableur Excel nommé « Expériences ». Exemple : « Elle commence à baisser collants et culotte (noire). […] Elle s’accroupit et lâche un jet très fort et très long. »

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