Qui a peur du grand méchant Woke?

13 comments
  1. > d’une bataille sémantique qui met au jour les lignes de faille de la société française, entre gauche universaliste et droite réactionnaire.

    Hier une Insoumise m’a traité d’être d’extrême droite parce que je ne pensais pas comme un élu Insoumis.

    Maintenant je suis de droite réac parce que je ne monte pas dans le bateau de la gauche idéologique.

    Serait ce cela leur universalisme ?

  2. Cet article est très juste. On voit bien ici même que ces termes sont principalement utilisés par les détracteurs du « mouvement » progressistes. Je retiendrai la phrase de conclusion de Rokhaya Diallo à laquelle j’avais moi-même déjà pensé presque mot pour mot : « quand on me reproche de l’être, je dis toujours que je préfère être éveillée à la dénonciation des injustices qu’endormie ».

  3. Depuis qu’un idiot m’a dit que woke c’est quand on est de gauche, j’ai arrêter de croire en l’intelligence des gens l’utilisant pour attaquer les autres.

  4. > “Wokisme, cancel culture, islamo-gauchisme, ces expressions sont utilisées comme des stigmates pour discréditer celles et ceux qui rendent visibles les inégalités et les dénoncent. (…) **Il s’agit d’une diversion déplaçant la discussion** de la lutte contre les inégalités et les discriminations au danger que feraient courir des avancées pour l’égalité telles que l’ouverture du mariage aux couples de même sexe ou l’éducation non sexiste. Cette stratégie est habile car elle modifie les sujets à l’agenda politique et médiatique et évite de débattre réellement de ce qui est en jeu

    Ce que le “woke” ne comprend pas, c’est qu’il puisse y avoir désaccord sur la méthode. Il ne suffit pas de dire que l’on lutte contre les inégalités pour être immédiatement exempt de toute critique. De même, émettre une critique ne signifie pas que l’on est *contre* l’égalité et que l’on est un fachonazi partouzeur de droâte qui cherche à faire diversion.

    D’expérience, certains sont pourtant bien prompts à ranger dans des cases. C’est à se demander parfois si le “wokisme” ne serait pas une posture avant tout, une façade.

    Là, vous l’avez la cause de la critique du “wokisme” (selon moi)

    > |Chamboncel] *Derrière l’hostilité au wokisme, à la cancel culture, à l’intersectionnalité, il y a une réaction à MeToo et au phénomène féministe qui prend beaucoup d’ampleur.*

    … oubliant l’obsession reac de certains sur la race et le genre.

  5. Je me me souviens de cette fois où une amie m’a demandé si j’étais woke. Purain de mouvement de pensée de mercredi

  6. >“Quand le film Stay Woke2, produit par Jesse Williams, a été diffusé sur BET en 2016, je n’ai jamais entendu la moindre critique de ce mot, se souvient la journaliste et réalisatrice Rokhaya Diallo, qui vient de signer le documentaire La Parisienne démystifiée3. À l’époque, c’était une force et une vigilance à gauche, c’est devenu négatif aux États-Unis sous Donald Trump, et j’ai commencé à l’entendre de façon hostile en France seulement cette dernière année.”

    Alors que chez nous, c’est des gens comme elle qui nous donne une bonne définition du wokisme.

    >Ses prises de position sont à l’origine de diverses polémiques, qu’il s’agisse de son opposition à la loi sur les signes religieux dans les écoles publiques françaises et de son soutien aux réunions « en non-mixité », de ses déclarations sur le racisme d’État en France ou de ses liens avec la mouvance des Indigènes de la République.

    ​

    En effet, elle coche toutes les cases.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Rokhaya_Diallo#Controverses

  7. À chaque fois ça me fait penser aux ewoks dans starwars qui font des bruits incompréhensibles en s’agitant…

  8. le soucis avec le mot woke est qu’il est utilisé n’importe comment(du coup, j’ai bien du mal à savoir ce que c’est le truc) et aussi souvent pour faire du “oui mais et le wokisme” (je sais pas pourquoi, je vois pas en quoi les actions de l’extrême gauche rendent celles de l’extrême droite plus ok en fait)

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