Affaire Squarcini : LVMH reconnaît les faits et accepte une amende …

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  1. **Affaire Squarcini : LVMH reconnaît les faits et accepte une amende de 10 millions d’euros**

    **Le géant du luxe a signé dans la plus grande discrétion, mercredi, une convention judiciaire avec le parquet de Paris, acceptant de payer une amende négociée de 10 millions d’euros dans l’affaire des barbouzeries de Bernard Squarcini. Une audience de validation doit encore avoir lieu, vendredi, au tribunal.**

    Englué depuis des années dans une affaire judiciaire à tiroirs où s’entremêlent basse police et intérêts privés, le géant du luxe LVMH, propriété du milliardaire Bernard Arnault, a accepté de reconnaître les faits et de s’acquitter d’une amende de 10 millions d’euros, selon des informations de Mediapart.

    La multinationale a ainsi signé, mercredi 15 décembre, une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) avec le parquet de Paris au terme de négociations qui devront être encore formellement validées par un juge du tribunal de Paris. Une audience est prévue à cet effet ce vendredi matin.

    La convention judiciaire entre le parquet de Paris et LVMH, dont Mediapart a pu avoir connaissance, a été ratifiée, d’un côté, par les procureurs Éric Serfass et Aude Duret et, de l’autre, par le directeur administratif et juridique du groupe de luxe, Jérôme Sibille.

    Les faits qu’elle couvre sont vastes et ont tous pour point commun une seule et même personne : l’ancien chef des services secrets intérieurs sous Sarkozy, Bernard Squarcini, qui avait été embauché en 2013 par LVMH sitôt après son départ de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, aujourd’hui DGSI).

    Plusieurs enquêtes judiciaires, finalement regroupées en une seule, ont mis au jour ces dernières années des pratiques barbouzardes de Bernard Squarcini et ses équipes au bénéfice de LVMH. Ces faits valent aujourd’hui seize mises en examen à l’ancien maître-espion, surnommé « Le Squale », qui conteste les faits et reste présumé innocent.

    Comme Mediapart l’a déjà rapporté, le soupçon judiciaire porte tout à la fois sur la manière dont l’entreprise LVMH, par l’entremise de Bernard Squarcini mais aussi d’un ancien magistrat à son service, a essayé d’obtenir des informations confidentielles sur une enquête judiciaire la visant dans un conflit avec Hermès ; sur l’utilisation des services secrets intérieurs pour mettre fin à une affaire de chantage sans lien avec la sécurité nationale et la défense du patrimoine économique français ; ou encore sur l’espionnage du futur député François Ruffin et de son journal Fakir pendant la réalisation du documentaire à succès Merci Patron !, consacré à Bernard Arnault.

  2. https://www.facebook.com/FrancoisRuffin80/

    > Espionnage Squarcini : quand LVMH s’achète une justice sur mesure

    >Dans mon affaire d’espionnage, LVMH tente de s’acheter une justice, avec la bénédiction du parquet. Je serai au Palais de Justice de Paris, ce vendredi matin, pour le dénoncer à l’audience.

    >A la demande du groupe de luxe LVMH, Bernard Squarcini a procédé à ma surveillance, durant le tournage de Merci patron ! Avec ses complices, il est donc, comme l’a révélé Mediapart, mis en examen pour “atteinte à la vie privée”, “exercice illégal de professions réglementées relevant des activités de sécurité privée” et “exercice illégal d’agent de recherches privées”.

    >Le groupe LVMH est mis en cause comme commanditaire. Des écoutes téléphoniques prouvent, même, l’implication personnelle de Bernard Arnault.
    >Mais qu’apprend-on ?

    >Que le parquet de Paris a discrètement négocié une convention avec LVMH : contre un chèque de dix millions d’euros, le procès pénal n’aurait pas lieu. Les accusations seraient oubliées. Le groupe de luxe échapperait à la justice.

    >« Nous avons reçu une convocation numérique, presque du jour au lendemain, relève notre avocat, Maître Sarfati, le mercredi soir pour le vendredi matin. Et les seules explications pour renoncer aux poursuites, c’est que ‘les faits sont anciens’, que LVMH a depuis recruté un Monsieur Ethique. »

    >Il s’agit bien sûr d’une affaire politique.

    >Ce dossier concerne la première fortune de France.

    >Qui, en 2017, a apporté son soutien, et celui de ses médias, à Emmanuel Macron.

    >Qui a renouvelé son appui, pour 2022, auprès du président-candidat.

    >Et bien sûr, en face, les droits d’un journaliste, aujourd’hui député de l’opposition.

    >Cette procédure d’exception, avec espèces sonnantes et trébuchantes, ressuscite le commerce des indulgences.

    >Et comme nous ne croyons aucunement à l’indépendance du parquet, nous dénonçons le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti. Qui n’assure nullement, ici, le fonctionnement de la Justice : au grand jour, dans ce pays, elle peut s’acheter.

    >Nous demandons au président du tribunal judiciaire de Paris de refuser cet arrangement. Il le peut. Il le doit.

    >Je serai présent à l’audience, ce vendredi 16 décembre à 10h – Palais de Justice de Paris, Porte de Clichy, Salle 2.13

    >François Ruffin, député de la Somme

    https://twitter.com/Francois_Ruffin/status/1471751782783143937

    > Affaire LVMH/Squarcini : on sera en direct depuis le tribunal judiciaire, sur Facebook, vers 9h30.

    Live Facebook

    https://www.facebook.com/FrancoisRuffin80/videos/516668812700475

    Deuxième live après l’audience:

    https://www.facebook.com/FrancoisRuffin80/videos/970727997212949

  3. La CJIP n’est pas une procédure honteuse ou d’exception, elle a même été votée par la gauche dans la loi Sapin II.

    C’est un outil efficace pour sanctionner des infractions et éviter des procès trop longs et incertains.

  4. LVMH: CA 2020 de 44 mds d’euros

    Amende: 10 millions

    Rapporté aux mille balles que j’ai sur mon compte, c’est comme si je payait une amende de 23 centimes, de surcroît sans casier.

    A leur place je le refais direct. Surtout si ça s’ébruite pas.

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