L’usage du corse à l’Assemblée de Corse interdit par la justice

11 comments
  1. >Le tribunal administratif de Bastia retoque les articles des règlements intérieurs de l’Assemblée de Corse prévoyant que le corse et le français sont les langues du débat. C’est l’ancien préfet Pascal Lelarge qui avait introduit un recours en ce sens.
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    >La décision est tombée le 9 mars. Le tribunal administratif de Bastia a annulé les articles des règlements intérieurs de l’Assemblée de Corse qui disposaient que “les langues des débats sont le corse et le français”. Il considère que cette disposition enfreint l’article 2 de la Constitution, selon lequel “la langue de la République est le français”.
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    >”Cette décision revient à priver les élus de la Corse du droit de parler leur langue à l’occasion des débats au sein de l’Assemblée de Corse, du Conseil exécutif de Corse, et des actes de la vie publique”, estiment Gilles Simeoni et Marie-Antoinette Maupertuis dans un communiqué.
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    >”Accepter cette situation est pour nous impensable”, écrivent le président de l’Exécutif et la présidente de l’Assemblée de Corse. Au point qu’ils envisagent de faire appel contre cette décision.
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    >Au-delà, Gilles Simeoni et Marie-Antoinette Maupertuis considèrent que “cette décision de justice et sa motivation ne font que confirmer la nécessité absolue d’une révision constitutionnelle, notamment pour garantir à la langue corse le statut de coofficialité, condition indispensable de sa survie et de son développement”.
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    >Position commune
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    >Ils annoncent qu’ils proposeront dès la prochaine session à l’ensemble des groupes “d’adopter une position commune face à la situation juridique et politique créée par le jugement du tribunal administratif de Bastia, saisi par un recours de l’Etat”.
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    >Pour rappel, c’est l’ancien préfet de Corse Pascal Lelarge qui avait introduit un recours contre ces délibérations modifiant le règlement intérieur de l’Assemblée, après le refus de cette dernière de les retirer.
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    >Il avait en effet jugé que les références à la notion de peuple corse et à la langue corse comme langue possible des débats de l’Assemblée portaient atteinte à la Constitution.
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    >Le tribunal administratif lui donne donc raison.

    Petit coucou à ceux qui disent que la France ne s’attaque plus aux locuteurs d’autres langues françaises, mais pratique plutôt une politique de négligence bénigne et de laisser-faire et que si les Corses ne parlent plus le corse, c’est tout simplement parce qu’ils “ne veulent pas”, et non pas parce qu’ils ne peuvent pas.

  2. > “Cette décision revient à priver les élus de la Corse du droit de parler leur langue à l’occasion des débats”

    Et c’est une bonne chose. Ce n’est pas parce qu’on est bilingue qu’on a le droit d’exclure ceux qui ne parlent pas le dialecte local.

  3. Ce n’est pas étonnant, l’indivisibilité de la langue française est consacrée depuis longtemps par le Conseil Constitutionnel et le Conseil d’Etat.

    Sans porter jugement, ça fait 30 ans que les Corses essaient et 30 ans qu’ils échouent. C’est une constante qui ne risque pas de changer dans les prochaines années.

    Le CC est très à cheval là-dessus. Et ça vaut pour toutes les langues régionales.

  4. Alors j’aime pas les corses du tout (oui ils font chier tout le monde à Marseille et on les aime pas c’est comme ça) mais je trouve cette décision débile. Ils sont chez eux que ça plaise ou non, ils devraient avoir le droit de parler leur langue et de se référer à leurs cultures/coutumes pour décider de leurs lois et règles.

  5. En tant que Breton qui considère que le mont saint Michel nous a été subtilisé par ces fourbes de normands, je trouve ça normal. C’est un organe de l’état français.
    Libre a eux de faire des écoles bilingues et des associations de sensibilisation à la langue.

  6. Je comprends ton combat. Ça m’attriste que tu te fasse downvote tous tes commentaires. Je ne parle pas de langue régionale mais je respecte ça.
    Je capte pas le besoin de mes compatriotes de se faire agent de la norme et d’aller chier sur les langues régionales, une acculturation réussie j’imagine.

  7. Bah ! Ça ne changera pas grand chose. Les nationalistes vont continuer à parler corse si ça leur chante.

  8. Et voilà que tout le monde dans les comm’ s’improvisent linguiste. C’est désolant d’avoir autant d’ignorance sur un sujet tout en se croyant sûr de soi même.

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