**ENQUÊTE« Plaintes contre X » (2/4). L’enquête judiciaire d’une ampleur inédite à laquelle « Le Monde » consacre une série d’articles lève le voile sur les méthodes de certains personnages de ce milieu pour contraindre leurs victimes à accepter des pratiques toujours plus dégradantes.**
Au détour d’une boucle de la Seine, la petite ville normande des Andelys se dévoile. Du Moyen Age, cette commune de l’Eure a hérité son donjon, sa collégiale, ses remparts. Et de la période récente, le pavillon de Pascal Ollitrault, 60 ans, producteur star du milieu du porno, mis en examen et incarcéré pour des dizaines de viols de jeunes femmes. Sur la grille rouillée, « Pascal OP », son surnom dans le milieu, a tracé l’inscription : « ATTENTION CHIENS ». A l’intérieur, le salon est presque vide, réservé à ses trois molosses. Des couteaux ont été scotchés au mur. Au fond, le bureau avec, sur l’étagère, un godemiché noir. Des caisses servent à stocker les centaines de vidéos de French Bukkake, son site pornographique. Devant l’entrée stationne un camping-car noir. « Délabrement total », notent les gendarmes dans leur procès-verbal.
Lorsqu’ils perquisitionnent sa maison, ce 13 octobre 2020, cela fait déjà quelques mois que les enquêteurs de la section de recherche de Paris surveillent Pascal Ollitrault, et d’autres hommes, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour des chefs de « viols en réunion », « traite aggravée d’êtres humains », « proxénétisme aggravé », « blanchiment », « travail dissimulé » et « diffusion de l’enregistrement d’images relatives à la commission d’une atteinte volontaire à l’intégrité de la personne ».
Une plongée dans cet énorme dossier judiciaire aide à décrypter les rouages d’une mécanique au service des plus grands diffuseurs français de porno, décidés à satisfaire coûte que coûte les millions de consommateurs de ces vidéos n’ayant d’« amateur » que le nom et la qualité technique. Des mois durant, les gendarmes ont parcouru le pays pour interroger les victimes. Si chaque histoire est singulière, la cinquantaine de témoignages sur procès-verbal esquissent un récit polyphonique où se dessine un système qui consistait à violer à trois reprises le consentement des victimes : au moment du recrutement, durant les tournages et lors de la diffusion des vidéos.
La violence des traumatismes a éclaté leur mémoire. Ainsi, Imane – les prénoms des victimes ont été modifiés –, une Marseillaise de 22 ans, confie n’avoir gardé que des « flashs » de ses trois jours en enfer. A l’été 2015, elle venait de perdre son compagnon et n’avait « plus goût à la vie ». Le genre de failles exploitées par le « recruteur », Julien D., sous le pseudonyme féminin d’Axelle Vercoutre, pour mettre en confiance ses proies, en échangeant durant des semaines, parfois des mois, des messages sur les réseaux sociaux.
**Le supplice dure des heures**
Après un long travail de sape, Imane accepte de faire une seule vidéo pour « Pascal OP ». Les conditions : un partenaire unique, des rapports limités à la pénétration vaginale et à la fellation, le tout avec préservatif. On lui assure que la séquence sera réservée à un site canadien ultraconfidentiel. Aucun risque qu’elle sorte ailleurs. C’est faux : ces images seront diffusées dans le monde entier, sur tous les plus grands sites pornographiques, et vues par des centaines de milliers de personnes.
Les jeunes femmes, dont la situation financière est souvent précaire, sont appâtées par des promesses de rémunération allant jusqu’à 2 000 euros. « Pascal OP » omet de préciser qu’en réalité son tarif est fixé autour de 250 euros pour une seule scène. Mais pour l’instant, face à Imane, il affiche un visage avenant. Il lui fait tourner une vidéo où elle dit être consentante et n’avoir consommé ni alcool ni stupéfiants. La voici bientôt dans un appartement parisien face à un premier partenaire. Puis elle tourne d’autres scènes, avec deux hommes. Une sodomie, qu’elle refuse avant de céder. « Comparé à la suite, c’était propre », dira-t-elle aux enquêteurs.
« Pascal OP » la conduit aux Andelys. « Là, il a commencé à me parler très mal. » Le producteur l’entraîne dans une chambre au prétexte de faire une vidéo, mais la caméra ne tourne pas : il lui extorque un rapport sexuel. Le lendemain matin, « Pascal OP » refuse de la payer. Elle doit faire la vaisselle. Les souvenirs d’Imane sont parcellaires : une scène tournée dans la voiture sur la route pour Paris, une autre à l’arrivée dans un appartement, « type location, où il n’y a pas grand-chose », sinon trois hommes, qu’on ne lui présente pas. « J’avais mal, je leur ai dit, mais ils s’en foutaient. Là, ils m’ont tout fait, plusieurs en même temps, double pénétration, sodomie, etc. » Percluse de douleur, elle tente de protester. « Je me suis un peu énervée, mais ils m’ont forcée, ils ont appuyé ma tête contre le sol et ils ont continué. »
D’autres flashs lui reviennent. Le producteur est en colère, la menace de mort, de la livrer à ses chiens. Puis, alors qu’elle pense enfin pouvoir rentrer à Marseille, il lui impose de tourner une dernière séquence, l’acmé de ses films, le bukkake, cette pratique consistant à faire éjaculer des dizaines d’hommes sur la même femme. « C’était un hangar, dans une vieille casse de voitures abandonnée. » A l’intérieur, une quarantaine d’individus cagoulés attendent. « Il me dit : “C’est des gars des quartiers, ils sont là pour te faire du mal, pour te faire du sale.” » Imane est terrifiée. « C’est un cauchemar. Je dois me mettre à genoux, toucher tout le monde, me laisser faire. » Le supplice dure des heures. Le producteur veut la garder encore, un homme finit par l’exfiltrer du hangar. Elle ne sera jamais payée.
Au moins dans le hentai, on n’a pas la mauvaise conscience du traitement des actrices.
Blague à part, des personnages répugnants, à qui on ne peut rien souhaiter de bien.
J’aurais pas dû lire ça, c’est vraiment des mecs horribles et j’espère qu’ils vont finir en taule pour longtemps. Il y a encore beaucoup à faire pour protéger les femmes de ces violences.
Quand j’étais jeune avec des potes on avait voulu se lancer la dedans, et on s’était pris tellement d’obstacle en voulant faire ca bien, dans les règles et de manière respectueuse que au final notre conclusion avait été que s’y lancer sans être margoulin c’est très difficile. On avait jetté l’éponge …
La partie bancaire avait été une horreur par exemple. (a base de monter une boite de prod legit, pour faire passer le coté sulfureux de temps en temps sur cette boite de prod, avec des noms d’emprunts ou une mauvaise orthographe).
Du coup oui le milieu est un nid a margoulin vu que il n’y a qu’eux qui peuvent s’en sortir.
Merci pour ma dose de haine de l’humanité quotidienne !
C’est glauque comme calendrier de l’avent
Quelles ordures.
Il est où le redditeur hier qui disait que y avait pas de quoi secouer l’industrie française et que c’était juste un type malsain seul? Parce-que là on commence à arriver au moment où ça se voit que les agissements de ces gens étaient un secret de polichinel connu des gros noms fr.
C’est horrible comme truc. Et clairement ça fait bien réfléchir sur la conso de vidéo sur les gros hub, même *quand tout à l’air sympa/consentant.
Ce sont juste des porcs. Ils font plus que me dégoûter. Ils n’ont absolument aucunes considération pour l’être humain.
Après cette lecture, comment vont-elles de reconstruire ? Est-ce seulement possible ? Pauvres femmes.
Perso, sans aucun jugement moral, je ne comprends pas comment le porno (même entièrement consenti, ce qui n’est pas le cas ici) est légal en France quand avoir recours à la prostitution ne l’est pas.
M. X a pas le droit de payer pour coucher avec Mme Y. Mais on rajoute une caméra et on vend ce qui est filmé, et soudain c’est de la production artistique donc autorisé?
C’est comme si on me disait que tu n’as pas le droit de buter ton voisin, mais que si tu le filmes pour vendre ton snuff movie, alors ça va, c’est ok tu peux le tuer…
Si quelqu’un qui connait/comprends la loi peut m’éclairer, je suis preneur.
Ca fait débander sévère.
L’article est a vomir et la réaction de l’industrie (enfin surtout Dorcel) ça a été de créer une charte, donc autant pisser dans un violon.
Le truc que je ne pige toujours pas, c’est pourquoi les articles ne donnent jamais les nom des sites ? C’est pour éviter de leur faire de la pub ?
Je profite du post pour poser une question. Il y a un site, La France a Poil, qui, je pense, ont les mêmes méthodes (notamment les pratiques non consenties). J’ai vu quelques vidéos ou la participante pleure pendant la scène, fini roulée en boule et en sanglot. D’autres où elle dit clairement “non” pendant une scène et à la fin dit au réal “tu pousse beaucoup quand même” et le réal répond “ici c’est comme ça…”. Je trouve ça vraiment dégueulasse, mais je ne sais ni qui contacter, ni si ça vaut le coup. Un conseil ?
j’en parles a mes amies et amis depuis longtemps que l’industrie du porno est vraiment a chier et a chaque fois je m’en prend plein la gueule de “oh ça va mieux maintenant” “c’était pire avant”. Franchement je pense que seulement 5% des femmes font du porno par plaisir. Avoir ce genre d’enquête voir le jour ça prouve juste toute mes craintes sur cette industrie.
>De fait, Julien D. est occupé à autre chose : il visionne les images de leurs « prestations », envoyées par « Pascal OP » et Mat Hadix. […] Devant les juges, il insistera sur son sentiment de culpabilité : « Ça peut vous paraître insignifiant, mais je n’arrivais pas à mettre le son. »
La défense du mec.
Il est vraiment sur une autre planète se trouvant dans un univers parallèle.
Quand tu penses qu’il est marié et a des enfants.
Mais ça fait bander qui ces horreurs ?
Tiens Il semblerai que l’industrie du porno français est sale.
Pffff
> Plus récent que « Pascal OP » dans le métier, Mat Hadix travaille pour les pontes du porno français, notamment pour Dorcel Vision, la plate-forme de vidéos à la demande du producteur français Marc Dorcel, sur laquelle ont été publiées nombre de vidéos de victimes. Ces dernières se retrouvent aussi dans le magazine Union. Mat Hadix est, par ailleurs, l’un des producteurs les plus actifs pour Jacquie et Michel, le principal site de porno dit « amateur » français, sur lequel « Pascal OP » a également été diffusé.
Je suis surpris que finalement ça ne soit pas plus central dans l’article. On partait d’une sorte de production glauque gérée par ces bâtards et en fait c’est lié aux plus grosses baraques du porno FR, qui ont littéralement pignon sur rue.
Je pensais pas que c’était aussi mal rémunéré le porno.
On parle de 250 euros pour se taper 40 mecs c’est ridicule.
Je n’ai jamais compris comment cela pouvait être autorisé et surtout accepté par ces dames, maintenant je comprends mieux.
Dégueulasse !
Vivement des sanctions lourdes contre ces personnes !
Assez courageux de la part du Monde cette enquête, au moins ils ne prennent pas de pincettes.
Au delà de tout ce qui est énoncé dans ces deux articles, et l’horreur absolue pour les victimes bien sur, j’ai une pensée, aussi, pour la femme et mère des enfants de ce Julien D.
Ptn mais imaginez quand les flics se sont pointés chez elle et qu’elle a découvert que son mec faisait ça, qui plus est à des potes à elle. Le truc ahurissant. Je trouve pas de mots assez forts pour qualifier ce genre de mecs.
Bref, je sais pas si j’aurai du lire ça ce soir, sordide à souhait. De quoi bien diminuer encore un peu plus ma foi en l’humanité et mon niveau de confiance envers les gens en général.
C’est pas étonnant. Un autre qui a longtemps été sujet à controverse est Pierre Woodman de Woodman-Casting. Bien que certaines actrices ont souvent dit qu’il était “tendre/patient” d’autre ont dit qu’il était abominable, et dans certaines vidéo , surtout celle avec acte de sodomie, il y va plutôt fort, mêmes quand les actrices sont en dé-confort ou gênée.
C’est plus flagrant quand ils tourne dans les pays de l’est ou avec des filles de l’est (Pologne, Russie, Republique Chèque, Ukraine)
Pas a moi d’aller chercher la vérité mais c’est pour dire que ces comportement dans le monde du porno, ce n’est pas rare surtout chez les sites un peu moins mainstreams que les géant et qui ont pour sujet les Actrices Amateur qui tourne leur première scenes.
Je conseille de voir le documentaire Hot Girls Wanted qui suit plusieurs jeunes femmes américaines qui se retrouvent à faire du porno en Floride. La violence psychologique et physique y est structurelle, même quand tout est légal, c’est leur coeur de métier. Il y a une prime aux pratiques toujours plus extrêmes et humiliantes, ce qui conduit inévitablement à des situations de viols.
N’oublions pas que cets pas un cas isolé. Ça arrive souvent et le viol est monnaie courante dans le porn. Faut pas se voiler la face et se donner bonne conscience en croyant que c’est isolé. Faut revoir sa conso pour beaucoup d’entre nous !
25 comments
/u/Folivao on a de nouveau besoin de toi !
Edit : article posté, merci /u/Folivao.
Merci u/alb404 pour le ping 🙂
[Le premier article de l’enquête](https://www.reddit.com/r/france/comments/rgyq3d/viols_en_r%C3%A9union_traite_d%C3%AAtres_humains/hon80yz/)
*Trigger warnings plutôt évidents : viols, manipulation, violences sexuelles, chantage, humiliation*
L’article :
**ENQUÊTE« Plaintes contre X » (2/4). L’enquête judiciaire d’une ampleur inédite à laquelle « Le Monde » consacre une série d’articles lève le voile sur les méthodes de certains personnages de ce milieu pour contraindre leurs victimes à accepter des pratiques toujours plus dégradantes.**
Au détour d’une boucle de la Seine, la petite ville normande des Andelys se dévoile. Du Moyen Age, cette commune de l’Eure a hérité son donjon, sa collégiale, ses remparts. Et de la période récente, le pavillon de Pascal Ollitrault, 60 ans, producteur star du milieu du porno, mis en examen et incarcéré pour des dizaines de viols de jeunes femmes. Sur la grille rouillée, « Pascal OP », son surnom dans le milieu, a tracé l’inscription : « ATTENTION CHIENS ». A l’intérieur, le salon est presque vide, réservé à ses trois molosses. Des couteaux ont été scotchés au mur. Au fond, le bureau avec, sur l’étagère, un godemiché noir. Des caisses servent à stocker les centaines de vidéos de French Bukkake, son site pornographique. Devant l’entrée stationne un camping-car noir. « Délabrement total », notent les gendarmes dans leur procès-verbal.
Lorsqu’ils perquisitionnent sa maison, ce 13 octobre 2020, cela fait déjà quelques mois que les enquêteurs de la section de recherche de Paris surveillent Pascal Ollitrault, et d’autres hommes, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour des chefs de « viols en réunion », « traite aggravée d’êtres humains », « proxénétisme aggravé », « blanchiment », « travail dissimulé » et « diffusion de l’enregistrement d’images relatives à la commission d’une atteinte volontaire à l’intégrité de la personne ».
Une plongée dans cet énorme dossier judiciaire aide à décrypter les rouages d’une mécanique au service des plus grands diffuseurs français de porno, décidés à satisfaire coûte que coûte les millions de consommateurs de ces vidéos n’ayant d’« amateur » que le nom et la qualité technique. Des mois durant, les gendarmes ont parcouru le pays pour interroger les victimes. Si chaque histoire est singulière, la cinquantaine de témoignages sur procès-verbal esquissent un récit polyphonique où se dessine un système qui consistait à violer à trois reprises le consentement des victimes : au moment du recrutement, durant les tournages et lors de la diffusion des vidéos.
La violence des traumatismes a éclaté leur mémoire. Ainsi, Imane – les prénoms des victimes ont été modifiés –, une Marseillaise de 22 ans, confie n’avoir gardé que des « flashs » de ses trois jours en enfer. A l’été 2015, elle venait de perdre son compagnon et n’avait « plus goût à la vie ». Le genre de failles exploitées par le « recruteur », Julien D., sous le pseudonyme féminin d’Axelle Vercoutre, pour mettre en confiance ses proies, en échangeant durant des semaines, parfois des mois, des messages sur les réseaux sociaux.
**Le supplice dure des heures**
Après un long travail de sape, Imane accepte de faire une seule vidéo pour « Pascal OP ». Les conditions : un partenaire unique, des rapports limités à la pénétration vaginale et à la fellation, le tout avec préservatif. On lui assure que la séquence sera réservée à un site canadien ultraconfidentiel. Aucun risque qu’elle sorte ailleurs. C’est faux : ces images seront diffusées dans le monde entier, sur tous les plus grands sites pornographiques, et vues par des centaines de milliers de personnes.
Les jeunes femmes, dont la situation financière est souvent précaire, sont appâtées par des promesses de rémunération allant jusqu’à 2 000 euros. « Pascal OP » omet de préciser qu’en réalité son tarif est fixé autour de 250 euros pour une seule scène. Mais pour l’instant, face à Imane, il affiche un visage avenant. Il lui fait tourner une vidéo où elle dit être consentante et n’avoir consommé ni alcool ni stupéfiants. La voici bientôt dans un appartement parisien face à un premier partenaire. Puis elle tourne d’autres scènes, avec deux hommes. Une sodomie, qu’elle refuse avant de céder. « Comparé à la suite, c’était propre », dira-t-elle aux enquêteurs.
« Pascal OP » la conduit aux Andelys. « Là, il a commencé à me parler très mal. » Le producteur l’entraîne dans une chambre au prétexte de faire une vidéo, mais la caméra ne tourne pas : il lui extorque un rapport sexuel. Le lendemain matin, « Pascal OP » refuse de la payer. Elle doit faire la vaisselle. Les souvenirs d’Imane sont parcellaires : une scène tournée dans la voiture sur la route pour Paris, une autre à l’arrivée dans un appartement, « type location, où il n’y a pas grand-chose », sinon trois hommes, qu’on ne lui présente pas. « J’avais mal, je leur ai dit, mais ils s’en foutaient. Là, ils m’ont tout fait, plusieurs en même temps, double pénétration, sodomie, etc. » Percluse de douleur, elle tente de protester. « Je me suis un peu énervée, mais ils m’ont forcée, ils ont appuyé ma tête contre le sol et ils ont continué. »
D’autres flashs lui reviennent. Le producteur est en colère, la menace de mort, de la livrer à ses chiens. Puis, alors qu’elle pense enfin pouvoir rentrer à Marseille, il lui impose de tourner une dernière séquence, l’acmé de ses films, le bukkake, cette pratique consistant à faire éjaculer des dizaines d’hommes sur la même femme. « C’était un hangar, dans une vieille casse de voitures abandonnée. » A l’intérieur, une quarantaine d’individus cagoulés attendent. « Il me dit : “C’est des gars des quartiers, ils sont là pour te faire du mal, pour te faire du sale.” » Imane est terrifiée. « C’est un cauchemar. Je dois me mettre à genoux, toucher tout le monde, me laisser faire. » Le supplice dure des heures. Le producteur veut la garder encore, un homme finit par l’exfiltrer du hangar. Elle ne sera jamais payée.
Au moins dans le hentai, on n’a pas la mauvaise conscience du traitement des actrices.
Blague à part, des personnages répugnants, à qui on ne peut rien souhaiter de bien.
J’aurais pas dû lire ça, c’est vraiment des mecs horribles et j’espère qu’ils vont finir en taule pour longtemps. Il y a encore beaucoup à faire pour protéger les femmes de ces violences.
Quand j’étais jeune avec des potes on avait voulu se lancer la dedans, et on s’était pris tellement d’obstacle en voulant faire ca bien, dans les règles et de manière respectueuse que au final notre conclusion avait été que s’y lancer sans être margoulin c’est très difficile. On avait jetté l’éponge …
La partie bancaire avait été une horreur par exemple. (a base de monter une boite de prod legit, pour faire passer le coté sulfureux de temps en temps sur cette boite de prod, avec des noms d’emprunts ou une mauvaise orthographe).
Du coup oui le milieu est un nid a margoulin vu que il n’y a qu’eux qui peuvent s’en sortir.
Merci pour ma dose de haine de l’humanité quotidienne !
C’est glauque comme calendrier de l’avent
Quelles ordures.
Il est où le redditeur hier qui disait que y avait pas de quoi secouer l’industrie française et que c’était juste un type malsain seul? Parce-que là on commence à arriver au moment où ça se voit que les agissements de ces gens étaient un secret de polichinel connu des gros noms fr.
C’est horrible comme truc. Et clairement ça fait bien réfléchir sur la conso de vidéo sur les gros hub, même *quand tout à l’air sympa/consentant.
Ce sont juste des porcs. Ils font plus que me dégoûter. Ils n’ont absolument aucunes considération pour l’être humain.
Après cette lecture, comment vont-elles de reconstruire ? Est-ce seulement possible ? Pauvres femmes.
Perso, sans aucun jugement moral, je ne comprends pas comment le porno (même entièrement consenti, ce qui n’est pas le cas ici) est légal en France quand avoir recours à la prostitution ne l’est pas.
M. X a pas le droit de payer pour coucher avec Mme Y. Mais on rajoute une caméra et on vend ce qui est filmé, et soudain c’est de la production artistique donc autorisé?
C’est comme si on me disait que tu n’as pas le droit de buter ton voisin, mais que si tu le filmes pour vendre ton snuff movie, alors ça va, c’est ok tu peux le tuer…
Si quelqu’un qui connait/comprends la loi peut m’éclairer, je suis preneur.
Ca fait débander sévère.
L’article est a vomir et la réaction de l’industrie (enfin surtout Dorcel) ça a été de créer une charte, donc autant pisser dans un violon.
Le truc que je ne pige toujours pas, c’est pourquoi les articles ne donnent jamais les nom des sites ? C’est pour éviter de leur faire de la pub ?
Je profite du post pour poser une question. Il y a un site, La France a Poil, qui, je pense, ont les mêmes méthodes (notamment les pratiques non consenties). J’ai vu quelques vidéos ou la participante pleure pendant la scène, fini roulée en boule et en sanglot. D’autres où elle dit clairement “non” pendant une scène et à la fin dit au réal “tu pousse beaucoup quand même” et le réal répond “ici c’est comme ça…”. Je trouve ça vraiment dégueulasse, mais je ne sais ni qui contacter, ni si ça vaut le coup. Un conseil ?
j’en parles a mes amies et amis depuis longtemps que l’industrie du porno est vraiment a chier et a chaque fois je m’en prend plein la gueule de “oh ça va mieux maintenant” “c’était pire avant”. Franchement je pense que seulement 5% des femmes font du porno par plaisir. Avoir ce genre d’enquête voir le jour ça prouve juste toute mes craintes sur cette industrie.
>De fait, Julien D. est occupé à autre chose : il visionne les images de leurs « prestations », envoyées par « Pascal OP » et Mat Hadix. […] Devant les juges, il insistera sur son sentiment de culpabilité : « Ça peut vous paraître insignifiant, mais je n’arrivais pas à mettre le son. »
La défense du mec.
Il est vraiment sur une autre planète se trouvant dans un univers parallèle.
Quand tu penses qu’il est marié et a des enfants.
Mais ça fait bander qui ces horreurs ?
Tiens Il semblerai que l’industrie du porno français est sale.
Pffff
> Plus récent que « Pascal OP » dans le métier, Mat Hadix travaille pour les pontes du porno français, notamment pour Dorcel Vision, la plate-forme de vidéos à la demande du producteur français Marc Dorcel, sur laquelle ont été publiées nombre de vidéos de victimes. Ces dernières se retrouvent aussi dans le magazine Union. Mat Hadix est, par ailleurs, l’un des producteurs les plus actifs pour Jacquie et Michel, le principal site de porno dit « amateur » français, sur lequel « Pascal OP » a également été diffusé.
Je suis surpris que finalement ça ne soit pas plus central dans l’article. On partait d’une sorte de production glauque gérée par ces bâtards et en fait c’est lié aux plus grosses baraques du porno FR, qui ont littéralement pignon sur rue.
Je pensais pas que c’était aussi mal rémunéré le porno.
On parle de 250 euros pour se taper 40 mecs c’est ridicule.
Je n’ai jamais compris comment cela pouvait être autorisé et surtout accepté par ces dames, maintenant je comprends mieux.
Dégueulasse !
Vivement des sanctions lourdes contre ces personnes !
Assez courageux de la part du Monde cette enquête, au moins ils ne prennent pas de pincettes.
Au delà de tout ce qui est énoncé dans ces deux articles, et l’horreur absolue pour les victimes bien sur, j’ai une pensée, aussi, pour la femme et mère des enfants de ce Julien D.
Ptn mais imaginez quand les flics se sont pointés chez elle et qu’elle a découvert que son mec faisait ça, qui plus est à des potes à elle. Le truc ahurissant. Je trouve pas de mots assez forts pour qualifier ce genre de mecs.
Bref, je sais pas si j’aurai du lire ça ce soir, sordide à souhait. De quoi bien diminuer encore un peu plus ma foi en l’humanité et mon niveau de confiance envers les gens en général.
C’est pas étonnant. Un autre qui a longtemps été sujet à controverse est Pierre Woodman de Woodman-Casting. Bien que certaines actrices ont souvent dit qu’il était “tendre/patient” d’autre ont dit qu’il était abominable, et dans certaines vidéo , surtout celle avec acte de sodomie, il y va plutôt fort, mêmes quand les actrices sont en dé-confort ou gênée.
C’est plus flagrant quand ils tourne dans les pays de l’est ou avec des filles de l’est (Pologne, Russie, Republique Chèque, Ukraine)
Pas a moi d’aller chercher la vérité mais c’est pour dire que ces comportement dans le monde du porno, ce n’est pas rare surtout chez les sites un peu moins mainstreams que les géant et qui ont pour sujet les Actrices Amateur qui tourne leur première scenes.
Je conseille de voir le documentaire Hot Girls Wanted qui suit plusieurs jeunes femmes américaines qui se retrouvent à faire du porno en Floride. La violence psychologique et physique y est structurelle, même quand tout est légal, c’est leur coeur de métier. Il y a une prime aux pratiques toujours plus extrêmes et humiliantes, ce qui conduit inévitablement à des situations de viols.
N’oublions pas que cets pas un cas isolé. Ça arrive souvent et le viol est monnaie courante dans le porn. Faut pas se voiler la face et se donner bonne conscience en croyant que c’est isolé. Faut revoir sa conso pour beaucoup d’entre nous !