C’est marrant mais ça fait un peu maronier je trouve
Pensée pour cette amie de mon ex, installée à Belleville, qui vantait la mixité du quartier et qui nous regardait de haut de vivre dans une banlieue gentrifiée, qui nous disait qu’elle respectait tous ses voisins sans distinction de classe ou d’origine…
Jusqu’à ce qu’il faille envoyer sa fille à l’école. Là, elle a pété un plomb, a fait des pieds et des mains pour trouver une école privée et a sûrement pris sa carte au FN au passage.
Tiens…. Le Figaro prépare le terrain pour les prochaines discussions sur la loi Immigration.
c’est fait avec la finesse d’un bulldozer
Je serais intéressé par l’article complet, si une âme charitable se promène par ici !
Au lieu de travailler à améliorer leur école de quartier… Pathétique…
> Le privé coûte très cher sans la garantie d’un meilleur enseignement
lol
C’est surtout qu’elle voulait pas payer quoi.
Ça arrive tout le temps, moi j’ai fait ça pour être dans le département de Paris et pas en banlieue lors de mes choix de lycée
C’est vieux. Pendant l’époque de la carte scolaire, mes parents avaient acheté une boite aux lettres dans une ville huppée avec une très bonne prépa.
Et… Franchement, je pense que j’aurais pas eu ma trajectoire de vie sans. Mon seul regret, c’est de ne pas avoir gardé contact avec les lycéens de l’époque, puisque la plupart pèse dans le game …. et pendant ma période de chômage j’aurais bien eu besoin d’un peu de piston.
Blague à part, je suis un peu la preuve que “la méritocratie” ça marche pas tellement. Dans le sens où il a fallu que mes parents trichent pour que j’ai un bon avenir. Que oui, y’a des collèges/lycées, dont le but est de préparer à faire la prépa et donc on a des armes pour la suite qu’on aurait pas eu dans la plupart des autres établissements.
Il a pas mal d’exemple de fusions de collège à Paris où des collèges moyens/bons sont jumelés avec des collèges bas/très bas alors c’est bien pour ces derniers mais on ne favorise pas les bons élèves. Ex.: on fait la 6eme dans son collège, la 5eme dans le collège zep, etc
Oui, il y a de la mixité au global mais c’est une mixité à marche forcée qui fait baisser le niveau des bons collèges (les profs doivent adapter leur barème à TOUS les élèves).
Ce n’est pas facile à entendre car on voudrait tous que les enfants soient sur un pied d’égalité : c’est la France de demain et je peux comprendre le pourquoi du comment, chaque enfant est intelligent mais quand on est confronté à cette situation pour ses enfants, c’est pas la même chose.
Mes parents avaient fait ça pour mon frère et moi on était passé de collège très mauvais à collège passable, il y a 20 ans… Comme quoi c’est toujours les même problèmes
ENQUÊTE – Attachés à l’enseignement public, incapables de faire le choix de l’enseignement privé, certains parents jouent avec les règles de la sectorisation que l’école publique leur impose pour concilier réussite de leurs enfants et convictions politiques.
Tous les matins Amandine (1), 49 ans, traverse Paris pour accompagner sa fille Coline, 10 ans, en classe. Trente minutes en métro en heure de pointe au lieu des cinq minutes à pied pour rejoindre l’école primaire publique de son secteur. En France, dans l’enseignement public, la carte scolaire affecte chaque élève dans une école proche de son domicile (sauf demande de dérogation). Pour Amandine, qui habite la Goutte d’Or, un quartier très populaire du 18e arrondissement, y scolariser sa fille était inenvisageable. En cause ? Un quartier trop «populaire» et un niveau scolaire bas selon la quadragénaire. «Je n’avais pas envie que ma fille régresse», affirme la mère. Cette dernière aurait pu choisir d’inscrire Coline dans une école privée afin de s’affranchir de cette sectorisation imposée, comme le font 17% des collégiens français (35% à Paris), d’après les chiffres du ministère de l’Éducation nationale. «Le privé coûte très cher sans la garantie d’un meilleur enseignement, alors j’ai préféré tricher pour que ma fille soit dans un bon public», confie Amandine. Elle a donc demandé à un ami de lui faire une attestation d’hébergement dans un quartier plus huppé.
À demi-mot et sous couvert d’anonymat, Amandine regrette le manque d’enfants issus de classes sociales plus aisées dans l’école de son quartier. Ils sont effectivement nombreux à être partis vers les établissements privés qui concentrent les catégories socioprofessionnelles les plus privilégiées. D’après une étude de 2021 du service statistiques du ministère de l’Éducation nationale, 40,1 % des collégiens du secteur privé sous contrat sont issus de milieux sociaux très favorisés contre 19,5 % dans le public. «La France est un des pays de l’OCDE où la ségrégation scolaire est la plus forte», affirmait le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye lors d’un débat au Sénat le 1er mars dernier. Tout en reconnaissant les «raisons qui poussent certaines familles à choisir de contourner la sectorisation», le ministre a promis des mesures en faveur de la mixité sociale mettant davantage à contribution l’enseignement privé. En attendant ces annonces prévues pour ce printemps, des parents comme Amandine jonglent entre différentes tactiques pour ni sacrifier leur progéniture sur l’autel de la mixité ni renier leurs idéaux.
«Pour certains parents, il y a un véritable déchirement entre convictions politiques et réussite de leurs enfants. Certains d’entre eux, très attachés à la laïcité, ne peuvent se résoudre à envoyer leurs enfants dans l’enseignement privé catholique. L’État leur propose de choisir entre un ghetto de riches et un ghetto de pauvres, alors ils se retrouvent à trouver des moyens de contournement», analyse Julien Grenet, chercheur à l’École d’économie de Paris.
Tant qu’on traitera la mixité comme le problème à régler, le ministère fera des pieds et des mains pour mélanger les populations et les parents feront des pieds et des mains pour éviter ça à leurs enfants. Le problème est ailleurs. Le problème c’est que l’éducation est mal gérée, que malgré le mythe savamment conservé de l’Education nationale unique et égale elle est aujourd’hui à plusieurs vitesses et la non-mixité n’est que le résultat du constat qui en est fait par les parents. Quand les profs ne veulent plus aller dans certains quartiers, mixité forcée ou non l’éducation s’en ressentira. Quand on force des jeunes en début de carrière à prendre par défaut un poste à l’autre bout de la France au contact d’une population qu’ils n’ont parfois jamais vu de leur vie, le niveau scolaire des établissements concernés s’en ressentira. Et c’est pas une maigre prime de ZEP qui changera grand chose. Le problème est structurel, un quartier dont l’état se désengage totalement ce n’est pas quelques bidouillages de carte scolaire qui vont magiquement inverser la tendance. Le problème est extrêmement complexe attention, je ne prétends pas le contraire et je n’ai pas de solution miracle, mais le phénomène décrit dans l’article est logique et évident depuis des années.
Quand j’étais au collège à la campagne, on nous conseillait de choisir le russe en langue étrangère 3, pour pouvoir accéder au lycée réputé de la grande ville la plus proche. C’est pas nouveau…
Cote francais je pense que je ne connais plus personne mettant ses gamins dans le public pour le collège.
Tant qu’il n’y aura pas une proposition de gauche pour des écoles exigentes par niveau ce qui profiteraient à tous les bons élèves et pas seulement à ceux qui ont les moyens, la gauche restera a 25%.
Rappelons qu’en France, tout le monde est égal, et le service public est le même pour tout le monde. Du coup, s’ils vont dans une école publique X ou une école publique Y, c’est la même chose. Du coup, leur triche ne sert à rien.
Sauf si évidemment l’école X et Y n’arrivent pas au même résultat… mais dans ce cas là, le problème n’est pas que les parents “trichent”, mais que l’état n’est pas capable d’offrir la même chose dans X et Y.
Le problème c’est pas les parents mais le système, ils font comme tous les nantis, ils contournent les règles.
le marronnier… ça fait des années que les gens font tout pour déjouer la carte scolaire (on donne l’adresse d’un proche à côté de l’établissement, on magouille avec le lieux de travail…). Bref, rien de neuf.
Le problème c’est que les dernières réformes ont institutionnalisé les inégalités. Par exemple, tous les établissements ne disposent pas des mêmes spécialités/options et du coup un gamin en zone péri-urbaine n’aura pas accès aux mêmes options qu’un établissement parfois situé à plus de 30 ou 40 bornes.
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C’est marrant mais ça fait un peu maronier je trouve
Pensée pour cette amie de mon ex, installée à Belleville, qui vantait la mixité du quartier et qui nous regardait de haut de vivre dans une banlieue gentrifiée, qui nous disait qu’elle respectait tous ses voisins sans distinction de classe ou d’origine…
Jusqu’à ce qu’il faille envoyer sa fille à l’école. Là, elle a pété un plomb, a fait des pieds et des mains pour trouver une école privée et a sûrement pris sa carte au FN au passage.
Tiens…. Le Figaro prépare le terrain pour les prochaines discussions sur la loi Immigration.
c’est fait avec la finesse d’un bulldozer
Je serais intéressé par l’article complet, si une âme charitable se promène par ici !
Au lieu de travailler à améliorer leur école de quartier… Pathétique…
> Le privé coûte très cher sans la garantie d’un meilleur enseignement
lol
C’est surtout qu’elle voulait pas payer quoi.
Ça arrive tout le temps, moi j’ai fait ça pour être dans le département de Paris et pas en banlieue lors de mes choix de lycée
C’est vieux. Pendant l’époque de la carte scolaire, mes parents avaient acheté une boite aux lettres dans une ville huppée avec une très bonne prépa.
Et… Franchement, je pense que j’aurais pas eu ma trajectoire de vie sans. Mon seul regret, c’est de ne pas avoir gardé contact avec les lycéens de l’époque, puisque la plupart pèse dans le game …. et pendant ma période de chômage j’aurais bien eu besoin d’un peu de piston.
Blague à part, je suis un peu la preuve que “la méritocratie” ça marche pas tellement. Dans le sens où il a fallu que mes parents trichent pour que j’ai un bon avenir. Que oui, y’a des collèges/lycées, dont le but est de préparer à faire la prépa et donc on a des armes pour la suite qu’on aurait pas eu dans la plupart des autres établissements.
Il a pas mal d’exemple de fusions de collège à Paris où des collèges moyens/bons sont jumelés avec des collèges bas/très bas alors c’est bien pour ces derniers mais on ne favorise pas les bons élèves. Ex.: on fait la 6eme dans son collège, la 5eme dans le collège zep, etc
Oui, il y a de la mixité au global mais c’est une mixité à marche forcée qui fait baisser le niveau des bons collèges (les profs doivent adapter leur barème à TOUS les élèves).
Ce n’est pas facile à entendre car on voudrait tous que les enfants soient sur un pied d’égalité : c’est la France de demain et je peux comprendre le pourquoi du comment, chaque enfant est intelligent mais quand on est confronté à cette situation pour ses enfants, c’est pas la même chose.
Mes parents avaient fait ça pour mon frère et moi on était passé de collège très mauvais à collège passable, il y a 20 ans… Comme quoi c’est toujours les même problèmes
ENQUÊTE – Attachés à l’enseignement public, incapables de faire le choix de l’enseignement privé, certains parents jouent avec les règles de la sectorisation que l’école publique leur impose pour concilier réussite de leurs enfants et convictions politiques.
Tous les matins Amandine (1), 49 ans, traverse Paris pour accompagner sa fille Coline, 10 ans, en classe. Trente minutes en métro en heure de pointe au lieu des cinq minutes à pied pour rejoindre l’école primaire publique de son secteur. En France, dans l’enseignement public, la carte scolaire affecte chaque élève dans une école proche de son domicile (sauf demande de dérogation). Pour Amandine, qui habite la Goutte d’Or, un quartier très populaire du 18e arrondissement, y scolariser sa fille était inenvisageable. En cause ? Un quartier trop «populaire» et un niveau scolaire bas selon la quadragénaire. «Je n’avais pas envie que ma fille régresse», affirme la mère. Cette dernière aurait pu choisir d’inscrire Coline dans une école privée afin de s’affranchir de cette sectorisation imposée, comme le font 17% des collégiens français (35% à Paris), d’après les chiffres du ministère de l’Éducation nationale. «Le privé coûte très cher sans la garantie d’un meilleur enseignement, alors j’ai préféré tricher pour que ma fille soit dans un bon public», confie Amandine. Elle a donc demandé à un ami de lui faire une attestation d’hébergement dans un quartier plus huppé.
À demi-mot et sous couvert d’anonymat, Amandine regrette le manque d’enfants issus de classes sociales plus aisées dans l’école de son quartier. Ils sont effectivement nombreux à être partis vers les établissements privés qui concentrent les catégories socioprofessionnelles les plus privilégiées. D’après une étude de 2021 du service statistiques du ministère de l’Éducation nationale, 40,1 % des collégiens du secteur privé sous contrat sont issus de milieux sociaux très favorisés contre 19,5 % dans le public. «La France est un des pays de l’OCDE où la ségrégation scolaire est la plus forte», affirmait le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye lors d’un débat au Sénat le 1er mars dernier. Tout en reconnaissant les «raisons qui poussent certaines familles à choisir de contourner la sectorisation», le ministre a promis des mesures en faveur de la mixité sociale mettant davantage à contribution l’enseignement privé. En attendant ces annonces prévues pour ce printemps, des parents comme Amandine jonglent entre différentes tactiques pour ni sacrifier leur progéniture sur l’autel de la mixité ni renier leurs idéaux.
«Pour certains parents, il y a un véritable déchirement entre convictions politiques et réussite de leurs enfants. Certains d’entre eux, très attachés à la laïcité, ne peuvent se résoudre à envoyer leurs enfants dans l’enseignement privé catholique. L’État leur propose de choisir entre un ghetto de riches et un ghetto de pauvres, alors ils se retrouvent à trouver des moyens de contournement», analyse Julien Grenet, chercheur à l’École d’économie de Paris.
Tant qu’on traitera la mixité comme le problème à régler, le ministère fera des pieds et des mains pour mélanger les populations et les parents feront des pieds et des mains pour éviter ça à leurs enfants. Le problème est ailleurs. Le problème c’est que l’éducation est mal gérée, que malgré le mythe savamment conservé de l’Education nationale unique et égale elle est aujourd’hui à plusieurs vitesses et la non-mixité n’est que le résultat du constat qui en est fait par les parents. Quand les profs ne veulent plus aller dans certains quartiers, mixité forcée ou non l’éducation s’en ressentira. Quand on force des jeunes en début de carrière à prendre par défaut un poste à l’autre bout de la France au contact d’une population qu’ils n’ont parfois jamais vu de leur vie, le niveau scolaire des établissements concernés s’en ressentira. Et c’est pas une maigre prime de ZEP qui changera grand chose. Le problème est structurel, un quartier dont l’état se désengage totalement ce n’est pas quelques bidouillages de carte scolaire qui vont magiquement inverser la tendance. Le problème est extrêmement complexe attention, je ne prétends pas le contraire et je n’ai pas de solution miracle, mais le phénomène décrit dans l’article est logique et évident depuis des années.
Quand j’étais au collège à la campagne, on nous conseillait de choisir le russe en langue étrangère 3, pour pouvoir accéder au lycée réputé de la grande ville la plus proche. C’est pas nouveau…
Cote francais je pense que je ne connais plus personne mettant ses gamins dans le public pour le collège.
Tant qu’il n’y aura pas une proposition de gauche pour des écoles exigentes par niveau ce qui profiteraient à tous les bons élèves et pas seulement à ceux qui ont les moyens, la gauche restera a 25%.
Rappelons qu’en France, tout le monde est égal, et le service public est le même pour tout le monde. Du coup, s’ils vont dans une école publique X ou une école publique Y, c’est la même chose. Du coup, leur triche ne sert à rien.
Sauf si évidemment l’école X et Y n’arrivent pas au même résultat… mais dans ce cas là, le problème n’est pas que les parents “trichent”, mais que l’état n’est pas capable d’offrir la même chose dans X et Y.
Le problème c’est pas les parents mais le système, ils font comme tous les nantis, ils contournent les règles.
le marronnier… ça fait des années que les gens font tout pour déjouer la carte scolaire (on donne l’adresse d’un proche à côté de l’établissement, on magouille avec le lieux de travail…). Bref, rien de neuf.
Le problème c’est que les dernières réformes ont institutionnalisé les inégalités. Par exemple, tous les établissements ne disposent pas des mêmes spécialités/options et du coup un gamin en zone péri-urbaine n’aura pas accès aux mêmes options qu’un établissement parfois situé à plus de 30 ou 40 bornes.