**Les négociations salariales dans le secteur de l’hôtellerie-restauration reprennent le 16 décembre, sous l’œil du gouvernement qui réclame des efforts pour enrayer la pénurie de personnel. Les représentants de salariés se sentent en position de force. Le patronat somme la puissance publique « de lui foutre la paix » et de ne pas interférer.**
L’heure est grave et la pénurie de main-d’œuvre est alarmante. C’est le constat partagé par les syndicats de patrons et de salariés du secteur des hôtels, cafés et restaurants (HCR). Et, pour le moment, c’est bien le seul point sur lequel ils sont d’accord.
Ils se retrouvent, ce jeudi 16 décembre, pour un nouveau round de discussions sur les revalorisations salariales. La première séance, le mois dernier, a tourné court. Aucun consensus ne s’est dégagé. Chaque partie a, au contraire, écarquillé les yeux devant les propositions formulées en face. Les patrons ont jugé irréalistes les projets des représentants de salariés. Et ces derniers ont rejeté en bloc la première feuille de route qui leur était soumise.
L’enjeu des négociations est majeur : le secteur doit devenir plus attractif pour attirer du personnel. Les patrons peinent à recruter et les effectifs ont fondu depuis le début de la pandémie. L’hébergement-restauration a perdu 237 000 salariés entre février 2020 et février 2021 selon la Dares, l’institut statistique du ministère du travail.
La crise sanitaire a été un révélateur. Celui du ras-le-bol des conditions de travail. Et un catalyseur : un départ en masse des « extras » de l’hôtellerie-restauration. Abonnés aux contrats courts, ils se sont sentis délaissés, sans travail ni chômage partiel, durant les confinements et couvre-feux. Beaucoup ont tourné le dos au secteur non sans avoir alerté, à maintes reprises, sur la fuite des profils compétents.
Et ils avaient raison. Les patrons ont senti le vent tourner au début de l’été 2021. Le personnel qualifié manquait bien à l’appel et les volontaires ne se bousculaient pas pour prendre les postes vacants. Ou en négociaient les conditions. [Dans ce reportage de Mediapart](https://www.mediapart.fr/journal/economie/270621/penurie-de-personnel-dans-la-restauration-les-precaires-ont-deserte-les-patrons-sont-depites), les employeurs s’étonnaient d’une inversion du rapport de force. « Maintenant, ce sont les employés qui font la loi ! », tonnait le président de l’Umih 34, branche héraultaise de l’organisation patronale des métiers et industries de l’hôtellerie.
*”Que la ministre du travail se taise ! Je n’accepterai aucune ingérence !”*
Thierry Grégoire, représentant patronal
Aujourd’hui encore, les représentants des salariés sentent qu’ils ont l’avantage. Et que le moment est venu de changer les choses en profondeur. « Le rapport de force nous est favorable et ça n’arrive pas si souvent ! », note Stéphane Fustec, négociateur de la CGT. Selon lui, « la pénurie est colossale et les patrons ont beaucoup de pression. Ils sont talonnés par les pouvoirs publics. Pour le gouvernement, tous ces postes vacants, c’est insupportable. »
À quatre mois de l’élection présidentielle, la question des salaires peine à se hisser au centre des débats. Mais partout, dans les branches et au sein même des entreprises [(voir notre série de reportages)](https://www.mediapart.fr/journal/dossier/economie/petits-salaires-et-luttes-collectives), les salariés et leurs représentants bataillent ferme pour obtenir des avancées. Les aides à domicile du secteur associatif ont ainsi obtenu une revalorisation moyenne de 13 % à 15 %.
La ministre du travail doit par ailleurs recevoir, le 17 décembre, les branches professionnelles qui rencontrent des difficultés de recrutement et affichent des salaires peu attractifs. [Selon Le Journal du dimanche](https://www.lejdd.fr/Economie/salaires-elisabeth-borne-met-la-pression-sur-les-secteurs-qui-paient-mal-4080590), Élisabeth Borne accable particulièrement le secteur HCR, qui a bénéficié d’un soutien massif de l’État. « On a fait notre boulot, à eux de le faire aussi », glisserait-elle à ses conseillers, selon l’hebdomadaire dominical.
« Que la ministre du travail se taise ! », répond vertement Thierry Grégoire. Très remonté, le négociateur de l’Umih, première organisation patronale, ne mâche pas ses mots. « Le gouvernement ferait mieux de s’occuper de ses propres négociations avec ses fonctionnaires, dont certains sont en CDD depuis trente ans. Qu’il nous foute la paix, nous avons besoin de sérénité ! Les partenaires sociaux négocient, pas les politiques. Je n’accepterai aucune ingérence ou pression, liées à leur agenda électoral. »
Thierry Grégoire appelle aussi les représentants des salariés à « respecter l’agenda social » et les négociations en deux temps. « D’abord, on parle des rémunérations pour sortir les minima conventionnels par le haut. Et ensuite, on continue les discussions. On va bien voir si les représentants des salariés vont revenir à plus de raison. »
**Dépoussiérer la convention collective**
La CGT et FGTA-FO ont en effet mis sur la table des propositions allant bien au-delà de la question des salaires. Ils demandent l’instauration d’un 13e mois, d’une « prime de coupure » pour les salariés qui ont une pause l’après-midi, entre les services du midi et du soir, et un remboursement des frais de transport s’ils sont nécessaires durant cette coupure. FGTA-FO entend « élargir les discussions » et n’a d’ailleurs pas chiffré la hausse des rémunérations. « Nous voulons négocier un tout, il y a beaucoup de choses à dépoussiérer dans la convention collective, souligne Nabil Azzouz, secrétaire fédéral FGTA-FO chargé de l’hôtellerie-restauration.
La CGT, elle, propose une augmentation moyenne des salaires de 25 %. La CFDT, 34 %, mais sans 13e mois. « Les patrons ont poussé des cris d’orfraie devant ces pourcentages, sourit Stéphane Fustec. Mais la réalité, c’est qu’on demande 13 euros minimum de l’heure. » Actuellement, le salaire minimum légal est de 10,48 euros brut de l’heure.
Un gouffre s’est donc creusé dès le premier tour de table. Les quatre organisations patronales ont unanimement proposé une hausse moyenne des salaires de 10,5 %. « Décevant, et c’est le moins que l’on puisse dire, commente Stéphane Fustec. Il ne s’agit pas d’une hausse de 10 % pour tous les salariés mais bien d’une moyenne, souligne-t-il. Cela signifie que les salaires les plus bas seraient augmentés de seulement 3 %. La hausse profiterait surtout aux plus qualifiés, ceux des échelons supérieurs. »
**Les échelons les plus bas, condamnés à stagner au Smic**
La grille du secteur HCR compte cinq niveaux, eux-mêmes divisés en trois échelons. Dans les deux premiers niveaux, les rémunérations sont en majorité inférieures au salaire minimum de 10,48 euros brut de l’heure. Les employeurs n’ont évidemment pas le droit de rémunérer en dessous du Smic, mais les échelons intermédiaires « sont rattrapés par ce dernier, indique le négociateur CGT. Cela provoque un tassement des grilles conventionnelles et donc la dévalorisation des qualifications ».
Surtout, les salariés des échelons les plus bas sont condamnés à stagner au salaire minimum, qui sera toujours plus haut que celui de leur grille. Or « la majorité des salariés du secteur HCR sont justement en bas de l’échelle, dans les deux premiers niveaux, détaille Nabil Azzouz, de FGTA-FO. Nous sommes la branche qui paie le moins bien ses salariés en France. On est les derniers des derniers ! C’est normal que personne ne veuille venir travailler chez nous, le métier est en péril ! » Il poursuit : « Les salariés ayant bénéficié du chômage partiel pendant les fermetures d’établissement ont redécouvert, malgré la rémunération moindre, ce qu’était une vie normale, sans les contraintes horaires de nos métiers. »
Une vie sans travail le soir, la nuit, le week-end. Une vie sans la fameuse « coupure » qui rend les journées interminables. Et prive de travail bon nombre de femmes, qui ne peuvent plus concilier ce métier avec leur vie de famille : « Il y a des tranches d’âge, chez les femmes, qui disparaissent totalement des radars », déplore Stéphane Fustec.
Plus je vois de témoignages sur les conditions de travail de tous ceux qui sont dans restauration, plus je me demande comment il reste encore du monde pour travailler dans un secteur en majorité bien merdique. Sans doute que pas mal de personnes se sont dis qu’elles avaient l’opportunité avec le covid de se reconvertir ?
Heureux que le patronat découvre la loi de l’offre et de la demande 🙂
Ah bah mince ! Du coup, la baisse de la TVA avec le maintien des prix, ils doivent le donner à leurs salariés ? C’est balot !
Qu’ils tiennent et boycott ces conditions de merde jusqu’au bout pour de vrais salaires !
Rien n’a été obtenu du patronat sans combat !
“Que la ministre du travail se taise, je n’accepterai aucune ingérence”
Par contre lorsqu’il a fallu leur refiler des sous, l’ingérence ça ne posait pas problème. Quel milieu de merde.
Mais est-ce que les femmes viennent négocier avec leur mari?
C’est ça la vraie question.
Ca sert à quoi ces negotiations ?
Si ils négocient 13€, mais que dans mon patelins personne ne vient à moins de 15, le limonadier est marron.
Ce Thierry Gregoire mériterait de se faire fesser en tous cas. Il pue l’arrogance (et la panique)
Je trempe mon cookie dans leurs larmes.
“Les syndicats demandent des hausses de 25% des salaires”
Ah ça fait beaucoup dit comme ça.
“On demande 13€ minimum de l’heure”
Ah ça fait pas beaucoup du coup.
Quand on t’expliques que la grille se fait talonner par le SMIC qui monte, c’est peut-être qu’il faut se remettre en question au lieu de jouer les abasourdies.
Cheh
237 000 ont foutu le camp? C’est **énorme**. Vive l’inversion du rapport de force ! Pour tous mes potes qui ont été psychologiquement détruits par des patrons/supérieurs ivres de pouvoir.
Je vous emmerde, vous l’avez mérité. Chialez. Je bois vos larmes.
Pourquoi, en France on confond guerre et négociations ? C’est pas un jeu à somme nulle, on peut avoir une hausse des salaires et amélioration des conditions de travail et en même temps des entreprises qui recrutent et font du bénéfice. Pas besoin de vouloir faire mourir l’autre.
Franchement, si vous bossez là dedans et voulez être dans le kiff sans stress des patrons, renseignez vous chez “Brigad”, c’est une startup qui Khalass bien dans le domaine de la restauration en auto entrepreneur !
Paraît qu’il y a un mec qui propose 2000€ par journée et c’est carrément pas une arnaque ! Ça va faire mal à la restauration cette concurrence.
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**Les négociations salariales dans le secteur de l’hôtellerie-restauration reprennent le 16 décembre, sous l’œil du gouvernement qui réclame des efforts pour enrayer la pénurie de personnel. Les représentants de salariés se sentent en position de force. Le patronat somme la puissance publique « de lui foutre la paix » et de ne pas interférer.**
L’heure est grave et la pénurie de main-d’œuvre est alarmante. C’est le constat partagé par les syndicats de patrons et de salariés du secteur des hôtels, cafés et restaurants (HCR). Et, pour le moment, c’est bien le seul point sur lequel ils sont d’accord.
Ils se retrouvent, ce jeudi 16 décembre, pour un nouveau round de discussions sur les revalorisations salariales. La première séance, le mois dernier, a tourné court. Aucun consensus ne s’est dégagé. Chaque partie a, au contraire, écarquillé les yeux devant les propositions formulées en face. Les patrons ont jugé irréalistes les projets des représentants de salariés. Et ces derniers ont rejeté en bloc la première feuille de route qui leur était soumise.
L’enjeu des négociations est majeur : le secteur doit devenir plus attractif pour attirer du personnel. Les patrons peinent à recruter et les effectifs ont fondu depuis le début de la pandémie. L’hébergement-restauration a perdu 237 000 salariés entre février 2020 et février 2021 selon la Dares, l’institut statistique du ministère du travail.
La crise sanitaire a été un révélateur. Celui du ras-le-bol des conditions de travail. Et un catalyseur : un départ en masse des « extras » de l’hôtellerie-restauration. Abonnés aux contrats courts, ils se sont sentis délaissés, sans travail ni chômage partiel, durant les confinements et couvre-feux. Beaucoup ont tourné le dos au secteur non sans avoir alerté, à maintes reprises, sur la fuite des profils compétents.
Et ils avaient raison. Les patrons ont senti le vent tourner au début de l’été 2021. Le personnel qualifié manquait bien à l’appel et les volontaires ne se bousculaient pas pour prendre les postes vacants. Ou en négociaient les conditions. [Dans ce reportage de Mediapart](https://www.mediapart.fr/journal/economie/270621/penurie-de-personnel-dans-la-restauration-les-precaires-ont-deserte-les-patrons-sont-depites), les employeurs s’étonnaient d’une inversion du rapport de force. « Maintenant, ce sont les employés qui font la loi ! », tonnait le président de l’Umih 34, branche héraultaise de l’organisation patronale des métiers et industries de l’hôtellerie.
*”Que la ministre du travail se taise ! Je n’accepterai aucune ingérence !”*
Thierry Grégoire, représentant patronal
Aujourd’hui encore, les représentants des salariés sentent qu’ils ont l’avantage. Et que le moment est venu de changer les choses en profondeur. « Le rapport de force nous est favorable et ça n’arrive pas si souvent ! », note Stéphane Fustec, négociateur de la CGT. Selon lui, « la pénurie est colossale et les patrons ont beaucoup de pression. Ils sont talonnés par les pouvoirs publics. Pour le gouvernement, tous ces postes vacants, c’est insupportable. »
À quatre mois de l’élection présidentielle, la question des salaires peine à se hisser au centre des débats. Mais partout, dans les branches et au sein même des entreprises [(voir notre série de reportages)](https://www.mediapart.fr/journal/dossier/economie/petits-salaires-et-luttes-collectives), les salariés et leurs représentants bataillent ferme pour obtenir des avancées. Les aides à domicile du secteur associatif ont ainsi obtenu une revalorisation moyenne de 13 % à 15 %.
La ministre du travail doit par ailleurs recevoir, le 17 décembre, les branches professionnelles qui rencontrent des difficultés de recrutement et affichent des salaires peu attractifs. [Selon Le Journal du dimanche](https://www.lejdd.fr/Economie/salaires-elisabeth-borne-met-la-pression-sur-les-secteurs-qui-paient-mal-4080590), Élisabeth Borne accable particulièrement le secteur HCR, qui a bénéficié d’un soutien massif de l’État. « On a fait notre boulot, à eux de le faire aussi », glisserait-elle à ses conseillers, selon l’hebdomadaire dominical.
« Que la ministre du travail se taise ! », répond vertement Thierry Grégoire. Très remonté, le négociateur de l’Umih, première organisation patronale, ne mâche pas ses mots. « Le gouvernement ferait mieux de s’occuper de ses propres négociations avec ses fonctionnaires, dont certains sont en CDD depuis trente ans. Qu’il nous foute la paix, nous avons besoin de sérénité ! Les partenaires sociaux négocient, pas les politiques. Je n’accepterai aucune ingérence ou pression, liées à leur agenda électoral. »
Thierry Grégoire appelle aussi les représentants des salariés à « respecter l’agenda social » et les négociations en deux temps. « D’abord, on parle des rémunérations pour sortir les minima conventionnels par le haut. Et ensuite, on continue les discussions. On va bien voir si les représentants des salariés vont revenir à plus de raison. »
**Dépoussiérer la convention collective**
La CGT et FGTA-FO ont en effet mis sur la table des propositions allant bien au-delà de la question des salaires. Ils demandent l’instauration d’un 13e mois, d’une « prime de coupure » pour les salariés qui ont une pause l’après-midi, entre les services du midi et du soir, et un remboursement des frais de transport s’ils sont nécessaires durant cette coupure. FGTA-FO entend « élargir les discussions » et n’a d’ailleurs pas chiffré la hausse des rémunérations. « Nous voulons négocier un tout, il y a beaucoup de choses à dépoussiérer dans la convention collective, souligne Nabil Azzouz, secrétaire fédéral FGTA-FO chargé de l’hôtellerie-restauration.
La CGT, elle, propose une augmentation moyenne des salaires de 25 %. La CFDT, 34 %, mais sans 13e mois. « Les patrons ont poussé des cris d’orfraie devant ces pourcentages, sourit Stéphane Fustec. Mais la réalité, c’est qu’on demande 13 euros minimum de l’heure. » Actuellement, le salaire minimum légal est de 10,48 euros brut de l’heure.
Un gouffre s’est donc creusé dès le premier tour de table. Les quatre organisations patronales ont unanimement proposé une hausse moyenne des salaires de 10,5 %. « Décevant, et c’est le moins que l’on puisse dire, commente Stéphane Fustec. Il ne s’agit pas d’une hausse de 10 % pour tous les salariés mais bien d’une moyenne, souligne-t-il. Cela signifie que les salaires les plus bas seraient augmentés de seulement 3 %. La hausse profiterait surtout aux plus qualifiés, ceux des échelons supérieurs. »
**Les échelons les plus bas, condamnés à stagner au Smic**
La grille du secteur HCR compte cinq niveaux, eux-mêmes divisés en trois échelons. Dans les deux premiers niveaux, les rémunérations sont en majorité inférieures au salaire minimum de 10,48 euros brut de l’heure. Les employeurs n’ont évidemment pas le droit de rémunérer en dessous du Smic, mais les échelons intermédiaires « sont rattrapés par ce dernier, indique le négociateur CGT. Cela provoque un tassement des grilles conventionnelles et donc la dévalorisation des qualifications ».
Surtout, les salariés des échelons les plus bas sont condamnés à stagner au salaire minimum, qui sera toujours plus haut que celui de leur grille. Or « la majorité des salariés du secteur HCR sont justement en bas de l’échelle, dans les deux premiers niveaux, détaille Nabil Azzouz, de FGTA-FO. Nous sommes la branche qui paie le moins bien ses salariés en France. On est les derniers des derniers ! C’est normal que personne ne veuille venir travailler chez nous, le métier est en péril ! » Il poursuit : « Les salariés ayant bénéficié du chômage partiel pendant les fermetures d’établissement ont redécouvert, malgré la rémunération moindre, ce qu’était une vie normale, sans les contraintes horaires de nos métiers. »
Une vie sans travail le soir, la nuit, le week-end. Une vie sans la fameuse « coupure » qui rend les journées interminables. Et prive de travail bon nombre de femmes, qui ne peuvent plus concilier ce métier avec leur vie de famille : « Il y a des tranches d’âge, chez les femmes, qui disparaissent totalement des radars », déplore Stéphane Fustec.
Plus je vois de témoignages sur les conditions de travail de tous ceux qui sont dans restauration, plus je me demande comment il reste encore du monde pour travailler dans un secteur en majorité bien merdique. Sans doute que pas mal de personnes se sont dis qu’elles avaient l’opportunité avec le covid de se reconvertir ?
Heureux que le patronat découvre la loi de l’offre et de la demande 🙂
Ah bah mince ! Du coup, la baisse de la TVA avec le maintien des prix, ils doivent le donner à leurs salariés ? C’est balot !
Qu’ils tiennent et boycott ces conditions de merde jusqu’au bout pour de vrais salaires !
Rien n’a été obtenu du patronat sans combat !
“Que la ministre du travail se taise, je n’accepterai aucune ingérence”
Par contre lorsqu’il a fallu leur refiler des sous, l’ingérence ça ne posait pas problème. Quel milieu de merde.
Mais est-ce que les femmes viennent négocier avec leur mari?
C’est ça la vraie question.
Ca sert à quoi ces negotiations ?
Si ils négocient 13€, mais que dans mon patelins personne ne vient à moins de 15, le limonadier est marron.
Ce Thierry Gregoire mériterait de se faire fesser en tous cas. Il pue l’arrogance (et la panique)
Je trempe mon cookie dans leurs larmes.
“Les syndicats demandent des hausses de 25% des salaires”
Ah ça fait beaucoup dit comme ça.
“On demande 13€ minimum de l’heure”
Ah ça fait pas beaucoup du coup.
Quand on t’expliques que la grille se fait talonner par le SMIC qui monte, c’est peut-être qu’il faut se remettre en question au lieu de jouer les abasourdies.
Cheh
237 000 ont foutu le camp? C’est **énorme**. Vive l’inversion du rapport de force ! Pour tous mes potes qui ont été psychologiquement détruits par des patrons/supérieurs ivres de pouvoir.
Je vous emmerde, vous l’avez mérité. Chialez. Je bois vos larmes.
Pourquoi, en France on confond guerre et négociations ? C’est pas un jeu à somme nulle, on peut avoir une hausse des salaires et amélioration des conditions de travail et en même temps des entreprises qui recrutent et font du bénéfice. Pas besoin de vouloir faire mourir l’autre.
Franchement, si vous bossez là dedans et voulez être dans le kiff sans stress des patrons, renseignez vous chez “Brigad”, c’est une startup qui Khalass bien dans le domaine de la restauration en auto entrepreneur !
Paraît qu’il y a un mec qui propose 2000€ par journée et c’est carrément pas une arnaque ! Ça va faire mal à la restauration cette concurrence.