Prénom Artús : l’avocat de la famille attaque la France devant l’ONU

13 comments
  1. En tant que Bretonne, j’espère qu’ils obtiendront gain de cause. C’est bien beau d’avancer le “droit à la tradition” quand c’est pour buter des taureaux en public, ou de se revendiquer “patriote” quand c’est pour s’en prendre aux binationaux, mais quand c’est pour nommer des enfants en accord avec une culture régionale qui fait partie intégrante de la France, là c’est trop demander apparemment.

    Les gens demandent le droit à un accent. Juste ça. Un putain d’accent. Et même ça, l’État est pas foutu de l’accorder. C’est vraiment symbolique du mépris de la petite élite politique installée à Paris pour les régions — pardon, la “province” — ainsi que du sentiment d’abandon que les communautés, en particulier en milieu rural, peuvent ressentir. Et n’évoquons même pas le cas des outre-mers.

  2. Je leur souhaite d’obtenir ce qu’ils désirent.

    C’est vraiment infâme de voir à quel point l’État essaie d’enfoncer les cultures régionales, comme si elles ne faisaient pas partie de la culture française, à ce que je sache elles existaient avant 1789.

    De ce côté-là l’État français a toujours tenté d’effacer les différences culturelles en France pour harmoniser la “culture française”, qui prend pour base des politiciens bornés qui vivent à Paris bien loin de la putride campagne et du patois incompréhensible.

    Palme d’or pour ceux qui voudraient restaurer la loi obligeant les parents a nommer leurs enfants selon tel ou tel calendrier.

    – Un catalan

  3. Ça me paraît tellement ridicule, je suis franco-allemand et il y a un “é” dans mon nom, qui figure bel et bien sur tous mes documents allemands, sans problème. C’est d’autant plus con sachant que maintenant plus que jamais il peut y avoir des enfants binationaux.

    Mais alors l’éradication des langues régionales je trouve ça vraiment triste, non seulement ça fait partie de la culture (de certains en tout cas) mais aussi perso je trouve que ces langues ont un aspect vraiment intéressant, comme l’occitan ici, le catalan qui en est proche mais aussi le breton, etc.

  4. Bah, à un moment, faut tracer une ligne : on ne peut pas accepter tous les caractères unicode possibles et imaginables dans un nom. La ligne choisie, c’est les caractères utilisés en français. De toute façon, on n’a pas une administration suffisamment compétente pour s’assurer qu’en utiliser d’autres n’ait pas des effets de bords délirants.

    En plus, c’est juste pour un accent… ils ont qu’à le faire sauter et à prononcer le nom comme s’il avait été gardé.

  5. C’est donc un recours politique puisque son effectivité juridique est nulle. J’ai pas trop suivi le dossier, ils ont aussi contesté devant le juge national ou pas ? ça me semblerait la voie la plus effective, il me semble qu’un breton avait obtenu gain de cause il y a quelques années.

  6. Tout ce foin pour que le gamin fasse sauter l’accent lui même plus tard parce que ce sera plus simple et que personne ne sera capable de lire son nom de toute façon.

  7. Ouais ben perso j’ai des accents sur mon nom de famille, une fois sur deux ils sautent car la plupart des softs de l’admin exige des majuscules mais refuse les majuscules accentuées.

    Je suis une fois tombé sur une personne qui trouvait inacceptable que mon nom ne soit pas “correctement” orthographié sur un document officiel avant de réaliser que le document en question… émanait de son administration.

    Je crains le jour où une nouvelle génération de fonctionnaires aura du mal à croire au bordel qu’était l’informatique avant la généralisation de l’unicode et de l’utf-8.

  8. J’espère qu’ils obtiendront gain de cause.

    Maintenant, en tant que parent d’enfants binationaux, j’essaie perso d’éviter les prénoms à accents ou trop difficiles à prononcer ou à écrire, parce que je sais à quel point ça fout le bordel dès qu’on essaie de les rentrer dans une autre base de données…

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