Oui mais ceux qui la boivent sont-ils des terroristes intellectuello-écologistes ? C’est pertinent pour savoir s’ils le méritent quand même un peu.
Le problème de la retraite est réglé.
La mémoire de l’eau. /s
Quelqu’un à l’article complet ? Ou pourrait résumer ?
Titre quand même un peu putaclic. Le résumé, c’est qu’on a une molécule présente dans l’eau qui pose potentiellement problème, mais pour l’heure, on ne sait pas si aux doses trouvées dans l’eau, c’est problématique. On ne sait pas non plus tous les endroits où la molécule est retrouvée, vu que les 34% ne sont qu’une estimation basée sur des échantillons vu que les diverses ARS n’ont pas encore intégré la surveillance de la molécule concernée.
En revanche, ça semble aussi concerner des eaux en bouteille, bien que le sujet soit peu abordé. Quant à la résolution du problème, elle nécessite des moyens qui coûtent cher, donc les gestionnaires de l’eau voudraient d’abord savoir si ces résidus sont vraiment dangereux pour la population avant de mettre en place des solutions.
Je laisse quelques passages intéressants de l’article, mais il est très long et très détaillé, donc n’hésitez pas à vous abonner si vous en avez la possibilité…
> C’est-à-dire que la concentration de celle-ci excède la limite prévue par la réglementation de 0,1 microgramme par litre (µg/l). En janvier 2022, l’Anses a classé le R471811 « pertinent », il doit ainsi demeurer sous ce seuil au même titre que sa molécule-mère, considérée comme cancérogène probable par les autorités sanitaires européennes et associée à l’apparition de tumeurs rénales sur les animaux de laboratoire. **Aucun effet sanitaire du métabolite en question n’est avéré à ces doses d’exposition, mais les données sont très lacunaires**.
[…]
> Selon le coup de sonde de l’Anses, qui repose sur une sélection non exhaustive des réseaux de distribution, environ 34 % de l’eau distribuée en France serait non conforme à la réglementation – **chiffre qui n’est qu’une estimation dépendante des choix d’échantillons opérés par les experts de l’agence**. Impossible, pour l’heure, de déterminer précisément le pourcentage de la population concernée, le R471811 n’étant pas encore intégré aux plans de surveillance de toutes les agences régionales de santé (ARS).
[…]
> Certaines eaux embouteillées ne seraient pas épargnées.
[…]
> Une chose est sûre : l’Anses atteste dans son rapport que de grandes zones densément peuplées sont touchées, comme par exemple l’ensemble du Bassin parisien, capitale incluse. Le Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif) qui dessert 4 millions d’usagers, confirme que plus de 3 millions d’entre eux reçoivent une eau dont les teneurs en R471811 sont quatre à cinq fois supérieures au seuil réglementaire. « Les eaux de surface, qui forment 97 % de nos ressources, la Seine, la Marne et l’Oise, sont toutes contaminées, précise Sylvie Thibert, chargée de la gestion des risques sanitaires au Sedif. Sur nos trois usines de production, celle de Méry-sur-Oise dispose de deux filières de traitement, l’une conventionnelle, l’autre membranaire. Seule cette dernière permet de faire revenir l’eau que nous distribuons sous la limite de qualité réglementaire. »
[…]
> Les technologies à mettre en œuvre pour lutter contre le métabolite – charbons actifs, nanofiltration et/ou osmose inverse (une technique de filtration) – sont particulièrement coûteuses et énergivores.
[…]
> M. Derangeon estime que la mise à niveau des filières de traitement pourrait renchérir le prix de l’eau d’environ 50 %, pour les usagers de Loire-Atlantique. Ces techniques, outre leur coût, peuvent avoir d’autres inconvénients. « Ces technologies posent aussi des questions inquiétantes de rendements à l’heure où l’on sait que la ressource va devenir de plus en plus rare, précise-t-il. Avec l’osmose inverse, par exemple, on rejette dans le milieu 15 % à 20 % de l’eau initialement pompée, et cette eau rejetée est, de plus, bien plus concentrée en polluants… »
[…]
> « On parle à l’échelle nationale de plusieurs milliards d’euros d’investissement qui seront nécessaires, explique Régis Taisne. On s’en sortira sans doute sur les grosses unités, mais pour les petites collectivités il semble pour l’heure économiquement inimaginable de mettre en œuvre ces solutions techniques. »
[…]
> « On peut craindre une fracture territoriale, avec des petits réseaux en zones rurales qui ne pourront pas fournir une eau répondant aux critères de qualité, et une fracture de confiance avec les usagers, dit-il. Il est impossible d’expliquer aux gens que leur eau n’est pas conforme aux critères de qualité, mais qu’elle est potable. »
[…]
> Pour chaque produit est établi un seuil sanitaire provisoire en deçà duquel aucune restriction n’est immédiatement prévue. La valeur fixée pour le R471811, 3 µg/l, n’a jamais été dépassée dans l’eau distribuée, selon les données colligées par l’Anses. Cependant, la loi prévoit que le dépassement des seuils de qualité ne peut durer que trois ans, renouvelable une fois.
[…]
> Quant à savoir combien de temps sera nécessaire, après l’interdiction de sa molécule-mère, pour que le R471811 disparaisse de l’environnement, la question est ouverte. Mais les éléments de réponse disponibles ne sont guère encourageants. En Suisse, où les métabolites du chlorothalonil ont été identifiés pour la première fois dès le milieu des années 2010, « la suspension d’usage que nous avons demandé aux agriculteurs, pendant plusieurs années, n’a pas permis de faire baisser les taux retrouvés dans l’eau », raconte Pierre-Antoine Hildbrand, conseiller municipal de la ville de Lausanne chargé de l’eau.
[…]
> « Le fait d’être au-delà des critères de qualité n’induit pas nécessairement un risque pour la santé, dit Régis Taisne. Il y a en effet une incertitude sur les risques sanitaires associés au R471811 : nous ne disposons pas d’études de long terme sur ses effets sanitaires et l’application du principe de précaution est tout à fait légitime. Mais compte tenu des investissements potentiellement gigantesques sur les filières de traitement, les acteurs de l’eau aimeraient quand même savoir si cette molécule est effectivement problématique. » Atlantic’Eau s’est ainsi rapproché de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) pour financer une thèse sur le sujet, sans attendre des données nouvelles de la part du fabricant ou des autorités sanitaires.
[…]
> Syngenta précise qu’elle a mené une étude de 90 jours sur le rat à la demande de l’Anses pour « répondre aux questions dans les différents pays européens ». Les résultats finaux devraient être disponibles d’ici la fin de l’année. Une autre étude de toxicité est en cours « conformément aux exigences de l’Anses », ajoute la firme, afin de calculer un seuil sanitaire définitif pour le R471811 qui remplacera la valeur transitoire aujourd’hui fixée à 3 µg/l.
6 comments
On va tous crever
Oui mais ceux qui la boivent sont-ils des terroristes intellectuello-écologistes ? C’est pertinent pour savoir s’ils le méritent quand même un peu.
Le problème de la retraite est réglé.
La mémoire de l’eau. /s
Quelqu’un à l’article complet ? Ou pourrait résumer ?
Titre quand même un peu putaclic. Le résumé, c’est qu’on a une molécule présente dans l’eau qui pose potentiellement problème, mais pour l’heure, on ne sait pas si aux doses trouvées dans l’eau, c’est problématique. On ne sait pas non plus tous les endroits où la molécule est retrouvée, vu que les 34% ne sont qu’une estimation basée sur des échantillons vu que les diverses ARS n’ont pas encore intégré la surveillance de la molécule concernée.
En revanche, ça semble aussi concerner des eaux en bouteille, bien que le sujet soit peu abordé. Quant à la résolution du problème, elle nécessite des moyens qui coûtent cher, donc les gestionnaires de l’eau voudraient d’abord savoir si ces résidus sont vraiment dangereux pour la population avant de mettre en place des solutions.
Je laisse quelques passages intéressants de l’article, mais il est très long et très détaillé, donc n’hésitez pas à vous abonner si vous en avez la possibilité…
> C’est-à-dire que la concentration de celle-ci excède la limite prévue par la réglementation de 0,1 microgramme par litre (µg/l). En janvier 2022, l’Anses a classé le R471811 « pertinent », il doit ainsi demeurer sous ce seuil au même titre que sa molécule-mère, considérée comme cancérogène probable par les autorités sanitaires européennes et associée à l’apparition de tumeurs rénales sur les animaux de laboratoire. **Aucun effet sanitaire du métabolite en question n’est avéré à ces doses d’exposition, mais les données sont très lacunaires**.
[…]
> Selon le coup de sonde de l’Anses, qui repose sur une sélection non exhaustive des réseaux de distribution, environ 34 % de l’eau distribuée en France serait non conforme à la réglementation – **chiffre qui n’est qu’une estimation dépendante des choix d’échantillons opérés par les experts de l’agence**. Impossible, pour l’heure, de déterminer précisément le pourcentage de la population concernée, le R471811 n’étant pas encore intégré aux plans de surveillance de toutes les agences régionales de santé (ARS).
[…]
> Certaines eaux embouteillées ne seraient pas épargnées.
[…]
> Une chose est sûre : l’Anses atteste dans son rapport que de grandes zones densément peuplées sont touchées, comme par exemple l’ensemble du Bassin parisien, capitale incluse. Le Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif) qui dessert 4 millions d’usagers, confirme que plus de 3 millions d’entre eux reçoivent une eau dont les teneurs en R471811 sont quatre à cinq fois supérieures au seuil réglementaire. « Les eaux de surface, qui forment 97 % de nos ressources, la Seine, la Marne et l’Oise, sont toutes contaminées, précise Sylvie Thibert, chargée de la gestion des risques sanitaires au Sedif. Sur nos trois usines de production, celle de Méry-sur-Oise dispose de deux filières de traitement, l’une conventionnelle, l’autre membranaire. Seule cette dernière permet de faire revenir l’eau que nous distribuons sous la limite de qualité réglementaire. »
[…]
> Les technologies à mettre en œuvre pour lutter contre le métabolite – charbons actifs, nanofiltration et/ou osmose inverse (une technique de filtration) – sont particulièrement coûteuses et énergivores.
[…]
> M. Derangeon estime que la mise à niveau des filières de traitement pourrait renchérir le prix de l’eau d’environ 50 %, pour les usagers de Loire-Atlantique. Ces techniques, outre leur coût, peuvent avoir d’autres inconvénients. « Ces technologies posent aussi des questions inquiétantes de rendements à l’heure où l’on sait que la ressource va devenir de plus en plus rare, précise-t-il. Avec l’osmose inverse, par exemple, on rejette dans le milieu 15 % à 20 % de l’eau initialement pompée, et cette eau rejetée est, de plus, bien plus concentrée en polluants… »
[…]
> « On parle à l’échelle nationale de plusieurs milliards d’euros d’investissement qui seront nécessaires, explique Régis Taisne. On s’en sortira sans doute sur les grosses unités, mais pour les petites collectivités il semble pour l’heure économiquement inimaginable de mettre en œuvre ces solutions techniques. »
[…]
> « On peut craindre une fracture territoriale, avec des petits réseaux en zones rurales qui ne pourront pas fournir une eau répondant aux critères de qualité, et une fracture de confiance avec les usagers, dit-il. Il est impossible d’expliquer aux gens que leur eau n’est pas conforme aux critères de qualité, mais qu’elle est potable. »
[…]
> Pour chaque produit est établi un seuil sanitaire provisoire en deçà duquel aucune restriction n’est immédiatement prévue. La valeur fixée pour le R471811, 3 µg/l, n’a jamais été dépassée dans l’eau distribuée, selon les données colligées par l’Anses. Cependant, la loi prévoit que le dépassement des seuils de qualité ne peut durer que trois ans, renouvelable une fois.
[…]
> Quant à savoir combien de temps sera nécessaire, après l’interdiction de sa molécule-mère, pour que le R471811 disparaisse de l’environnement, la question est ouverte. Mais les éléments de réponse disponibles ne sont guère encourageants. En Suisse, où les métabolites du chlorothalonil ont été identifiés pour la première fois dès le milieu des années 2010, « la suspension d’usage que nous avons demandé aux agriculteurs, pendant plusieurs années, n’a pas permis de faire baisser les taux retrouvés dans l’eau », raconte Pierre-Antoine Hildbrand, conseiller municipal de la ville de Lausanne chargé de l’eau.
[…]
> « Le fait d’être au-delà des critères de qualité n’induit pas nécessairement un risque pour la santé, dit Régis Taisne. Il y a en effet une incertitude sur les risques sanitaires associés au R471811 : nous ne disposons pas d’études de long terme sur ses effets sanitaires et l’application du principe de précaution est tout à fait légitime. Mais compte tenu des investissements potentiellement gigantesques sur les filières de traitement, les acteurs de l’eau aimeraient quand même savoir si cette molécule est effectivement problématique. » Atlantic’Eau s’est ainsi rapproché de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) pour financer une thèse sur le sujet, sans attendre des données nouvelles de la part du fabricant ou des autorités sanitaires.
[…]
> Syngenta précise qu’elle a mené une étude de 90 jours sur le rat à la demande de l’Anses pour « répondre aux questions dans les différents pays européens ». Les résultats finaux devraient être disponibles d’ici la fin de l’année. Une autre étude de toxicité est en cours « conformément aux exigences de l’Anses », ajoute la firme, afin de calculer un seuil sanitaire définitif pour le R471811 qui remplacera la valeur transitoire aujourd’hui fixée à 3 µg/l.