Après de nombreux articles en février sur le bilan extrêmement positif de[l’énorme expérimentation de la semaine de 4 jours en Angleterre,](https://www.capital.fr/entreprises-marches/la-semaine-de-4-jours-en-angleterre-cartonne-aupres-des-entreprises-1461140) je vois hier cet article du Figaro intitulé [“Le miroir aux alouettes de la semaine de quatre jours”](https://www.lefigaro.fr/conjoncture/anne-de-guigne-le-miroir-aux-alouettes-de-la-semaine-de-quatre-jours-20230416).

Vu le niveau, c’est sans complexe que je vous partage l’article complet [ici](https://pastebin.com/qda6Ggp3).

Oui, je suis aussi abonné au Figaro, car ne lire que Mediapart ça serait subir de plein fouet [l’effet de bulle](https://bonpote.com/pourquoi-sortir-de-leffet-bulle-et-des-biais-de-confirmation/).

Si je vous partage cet article, c’est pour vous faire part de ma consternation quant au niveau d’analyse proposé par Mme de Guiginé.

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>Les organisations diffèrent \[…\] soit les journées s’allongent pour répartir le temps de travail en quatre jours, soit la durée hebdomadaire diminue légèrement, parfois jusqu’à 32 heures. **La rémunération est toujours préservée.**
>
>Travailler moins n’est en revanche pas une option pour la très grande majorité des entreprises en France. À moins d’assumer **la baisse du pouvoir d’achat qui en découlerait.**

​

Mme de Guiginé réussit l’exploit de se contredire entre le 2e et le 5e paragraphe : Avec la semaine de 4 jours, “La rémunération est toujours préservée” mais une “baisse du pouvoir d’achat en découlerait”…

Elle semble également totalement ignorer le bilan de [l’expérimentation menée en Angleterre](https://www.capital.fr/entreprises-marches/la-semaine-de-4-jours-en-angleterre-cartonne-aupres-des-entreprises-1461140). En effet, en passant à 4 journées de 8 heures au lieu de 5 journées de 8 heures (donc en travaillant 8 h de moins par semaine) les résultats sont les suivants : CA en hausse +2%, recettes en hausse +1.4%, absentéisme en baisse de 66%, nombre de candidatures en hausse de 88%.

6e paragraphe :

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>Les derniers défenseurs des 35 heures ne peuvent toutefois crier trop vite victoire, car le coût de la manoeuvre est connu : diminution de la productivité…

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Là, je m’interroge. Mme de Guiginé lit-elle le journal dans lequel elle travaille ? Car le premier résultat Google quand on tape “les 35 heures ont-elles entraîné une baisse de la productivité ?” c’est [un article du Figaro](https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/02/09/20002-20180209ARTFIG00296-les-35-heures-ont-20-ans-deux-economistes-font-le-bilan.php). Je cite :

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>Dans quels secteurs ont été appliquées les 35 heures et quel a été leur impact ? Certains observateurs évoquent une forte hausse de la productivité…
>
>Eric Heyer – \[…\] Il faut aussi noter que les 35 heures payées 39 ont été compensées par une hausse de la productivité horaire.
>
>Certains disent que les 35 heures ont dégradé la compétitivité de la France, êtes-vous d’accord?
>
>Eric Heyer – Non, c’est faux.

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Pour conclure, je ne comprends pas la volonté de Mme de Guiginé avec cet article.

Si l’on considère le Figaro comme un journal libéral, je suppose qu’une mesure qui a montré qu’elle permettait d’augmenter les recettes et le CA des entreprises (j’ignore à dessein l’aspect humain, car ces gens-là s’en contre-cognent) devrait emporter leur adhésion. Mais non…

16 comments
  1. >Si je vous partage cet article, c’est pour vous faire part de ma consternation quant au niveau d’analyse proposé par Mme de Guiginé.

    >Les organisations diffèrent […] soit les journées s’allongent pour répartir le temps de travail en quatre jours, soit la durée hebdomadaire diminue légèrement, parfois jusqu’à 32 heures. La rémunération est toujours préservée.

    >Travailler moins n’est en revanche pas une option pour la très grande majorité des entreprises en France. À moins d’assumer la baisse du pouvoir d’achat qui en découlerait.

    >Mme de Guiginé réussit l’exploit de se contredire entre le 2e et le 5e paragraphe : Avec la semaine de 4 jours, “La rémunération est toujours préservée” mais une “baisse du pouvoir d’achat en découlerait”…

    Je pense que tu as mal interprété ce qu’elle dit. Elle dit que la plupart des entreprises **ne peuvent pas** passer à la semaine de 4 jours sans baisser les salaires pas que celles qui l’appliquent ont baissé les salaires, ça n’est pas la même chose. Est-ce vrai ? Je ne sais pas mais ça n’est pas contradictoire.

    ( Ça ne veut pas dire que je suis d’accord avec l’article, tu as soulevé d’autres points 100% valides sur le fond )

  2. Il semblerait que cette dame soit dans la pure idéologie qui impliquerait une baisse de chiffre d’affaires et de la productivité à cause de la semaine de quatre jours.

    L’expérimentation anglaise prouve absolument le contraire. Et en France tu peux prendre l’exemple de LDLC qui fait cette expérience reussie depuis plusieurs années.

  3. > Pour conclure, je ne comprends pas la volonté de Mme de Guiginé avec cet article.

    faire le jeu du gouvernement et du patronnat en allumant des contre feux propagandiste pour lutter contre la semaine de 4 jours et la réduction du temps de travail.

    De tout temps les riches ont une peur terrible de ce qui pourrait advenir si la classe populaire disposait de temps libre. Le gouvernement aussi car il redoute que le peuple travaillant moins se fasse une culture politique et prenne conscience de l’escroquerie dont il est victime.

  4. >Elle semble également totalement ignorer le bilan de [l’expérimentation menée en Angleterre](https://www.capital.fr/entreprises-marches/la-semaine-de-4-jours-en-angleterre-cartonne-aupres-des-entreprises-1461140).

    Disons que c’est une expérience sur 6 mois. cela me rappelle le formidable engouement pour le télétravail avec le COVVID avant que de nouvelles difficultés apparaissent et qu’il se réduise fortement. De plus c’était des entreprises volontaires qui avaient étudier le problème et savait que c’était adaptable pour elle. Dans ls entreprises volontaires il n’y en a pas pour qui cela aurait provoqué une grande révolution interne.

    Me de Guigné ne se contre dit pas. Elle évoque des cas différents. Croire qu’un changement d’organisation aura le même impact dans toutes les entreprises est une erreur absolue.

    Dans le secteur hospitalier tu peux même avoir des semaines de 3 jours. Suivant l’amplitude horaire, les heures (jour/nuit) et les jours de travail (dimanche férié ou pas)

    Je trouve la semaine de 4 jours très bien pour les entreprises, et pour les salariés, qui le veulent , qui le souhaitent et qui le peuvent.

    Déjà dans mon secteur on est à 4 jours et demi. Le vendredi après midi étant “mort”. Réduire d’une demi journée pourrait être possible.

    Après ce qu’il faut surtout ce n’est pas l’imposer autoritairement mais faciliter la possibilité de le faire au cas par cas. Ceci dit je pense qu’il n’y a pas trop de problèmes administratif pour la mettre en place.

    J’ai du mal à comprendre l’intérêt de ce débat.

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    nb :

    > Si l’on considère le Figaro comme un journal libéral

    nous c’est un journal plutôt de droite conservatrice.

    Le journal libéral c’est plus “l’opinion”.

  5. > Oui, je suis aussi abonné au Figaro, car ne lire que Mediapart ça serait subir de plein fouet l’effet de bulle.

    Bravo pour cette ouverture d’esprit, je recommande toujours aux gens d’avoir une lecture diversifiée de la presse afin d’en retirer les informations objectives et ne pas se complaire dans ses propres idéaux.

  6. Intéressant comme sujet.
    Pour bien comprendre ” l’étude anglaise” on confond quand même deux facteurs non ? Le temps et la répartition.

    Ces 4 jours sont donc une semaine de 32h. Vs 36-40 avant expérience.
    L’élément le plus important à mon humble avis c’est le temps total. Je pense qu’une semaine de 6j mais toujours a 32h serait encore mieux.
    Donc un peu plus de 5h par jour.
    Mis de côté l’effort de transport vers le lieu de travail qui peut être très lourd sur une si courte journée.
    Ça assure un meilleur équilibre avec le reste de la vie justement. Pour la famille, les amis, le sport, les obligations administratives, le travail personnel… Et le travail salarié.

  7. Elle s’en fou du réel cette bonne dame, je vois pas ce qui te choque, si les gens qui écrivent dans ce canard était honnête intellectuellement ça se saurait.

  8. Pour apporter néanmoins un point de critique à l’étude britannique : le gain de candidatures de 88% s’explique aussi et surtout par un effet de nouveauté et de contre-pied avec le marché.

    Demain, si la pratique se généralise, le gain sera bien moindre car plus diffus.

    En revanche, ça pose la question de l’attractivité si la pratique se répand sans devenir générale. Si 50% des entreprises s’y mettent, qu’adviendra t-il du taux de candidature des 50% restantes ?
    Je pense qu’un élément de réponse réside déjà aujourd’hui dans les entreprises proposant ou non du télétravail, à plusieurs types de rythmes.

  9. Ce qui me dépasse, c’est la façon dans leur cerveau où affirmer “réduire les semaines à 32h payées comme avant n’a que des bénéfices” est une hérésie, mais affirmer sans sourciller que “chaque français ne bosse que 1h44 par jour” leur paraît absolument cohérent.

    Ils doivent vraiment vivre dans un monde où personne ne bosse et où ça se touche la nouille h24 autour de cafés en salle de ~~réun~~ confcalls pour affirmer de telles choses. Et le pire, c’est que l’info semble circuler partout dans tous les médias de droite, alors que non seulement elle est ostensiblement orientée, mais surtout qu’il y a très probablement mieux à diffuser pour occuper notre temps d’attention.

    ​

    Déplorable, et malheureusement prévisible.

  10. Est-ce qu’on sait quels sont les jobs qui sont passé a la semaine de 4J ?

    Autant je sens bien dans mon boulot (ingé informatique) que passer a 4j par semaine ça marcherai mais pour moi il y a plein de jobs pour lesquels ça ne peut pas fonctionner, et souvent ceux les moins bien payés et les plus nombreux.

    Je doute que ça soit un progrès social de passer tout les cadres a 32h et tout les smicard a 40.

    Routier par exemple, gardien / agent de sécurité, secrétariat c’est les premiers qui me viennent en tête, mais je suis curieux de savoir a quel point on peut maintenir la productivité sur ces postes.

    J’imagine qu’on peut gratter un peu en réduisant les erreurs et les arrêts mais est-ce que ça fait 20% ?

  11. > Si l’on considère le Figaro comme un journal libéral, je suppose qu’une mesure qui a montré qu’elle permettait d’augmenter les recettes et le CA des entreprises (j’ignore à dessein l’aspect humain, car ces gens-là s’en contre-cognent) devrait emporter leur adhésion. Mais non…

    Parce que la grille de lecture économique est moins performante que la grille de lecture des enjeux de *pouvoir*. Laisser trop de temps libre aux travailleurs, c’est une menace pour le pouvoir des patrons et des bourgeois, et ils sont prêts à renoncer à un certain degré de profits si ça peut leur permettre de maintenir ce pouvoir. C’est *exactement* la même chose pour le télétravail.

  12. Si tu donnes un jour de repos en plus aux gens, ils ont plus de temps et d’énergie pour questionner leurs conditions au sein de la société et d’avoir un regard plus critique et réfléchi sur la politique. Et ça c’est pas bon pour le patronat à moyen ou long terme. C’est une réflexion qui revient souvent chez Chomsky.

  13. > Pour conclure, je ne comprends pas la volonté de Mme de Guiginé avec cet article.

    Un travailleur qui a plus de temps libre, c’est un travailleur qui a plus de possibilités de s’accomplir en dehors de la “valeur travail” au risque de la remettre en question maintenant qu’il ‘a plus de temps pour se reposer, réfléchir et échanger avec d’autres personnes etc.

    Avoir plus de temps de vie libéré du travail, c’est avoir plus de pouvoir sur la manière dont on souhaite mener sa vie et plus de temps pour identifier ce qui nous fait obstacle.
    A l’inverse, des travailleurs qui ont plus de temps libre c’est des travailleurs moins soumis l’ordre social actuel et sa vision de subordination/soumission entre travailleurs employés et employeurs et les hiérarchies qui les représentent.

    C’est gens-là ne s’en contre-cognent pas de l’aspect humain, quelque chose d’émancipateur pour le citoyen-travailleur est une menace à leur pouvoir/confort. C’est justement parce qu’ils ne s’en contre-cognent pas qu’ils cherchent à en faire un non-sujet.

  14. >Pour conclure, je ne comprends pas la volonté de Mme de Guiginé avec cet article.

    Je vois pas une volonté plus une logique de statue sociale derrière, de mon expérience dans des métier ou la performance, la productivités est difficile a mesurer parce que tu n’as pas un lien direct avec le CA de l’entreprise, l’investissement personnel devient le critère principale d’évaluation. Le temps de présence est directement lié a la perception d’investissement personnel, se qui permet de justifier derrière le poste et le salaire. Du coup il y a un mythe qui se créer par rapport au statue, le mérite viens du sacrifice de temps pour l’entreprise et pas de se que tu lui apporte, et forcement le statue sociale doit être mérité sinon il est honteux (on ne mentionne pas les héritages on s’est forcement fait tout seule, par les études et par le travaille).

  15. Comme d’autres l’ont dit, fondamentalement, les grands capitalistes, et donc ceux qui sont issus de leurs milieux et/ou qui gravitent autour (Hommes et Femmes Politiques, Journalistes, Grands Patrons) ne sont absolument pas libéraux, en tout cas pas dans l’acceptation donnée par Adam Smith et ses continuateurs.

    En fait, une vraie politique libérale serait centrée pour éviter l’accumulation des capitaux entre les mains de quelques uns, et surtout et avant tout chercherait à limiter au maximum l’héritage. Le libéralisme, l’idée c’est de permettre à chacun, en fonction de ses capacités propres et de sa détermination, de s’enrichir, dynamisant ainsi l’économie, dont les bénéfices retombent sur l’ensemble de la société. Pour que cela soit possible, il faut qu’il y ait de l’argent disponible pour l’ensemble des acteurs économiques, or, on constate que l’argent est massivement entre les mains d’un petit groupe qui en plus de ça le font circuler en grande partie entre eux, que ce soit par l’héritage ou par le mariage.

    Le manque de dynamisme économique Français à l’international, loin d’être un problème de modèle social trop protecteur ou de salaire trop élevé comme la Droite a tendance à le répéter à chaque réforme antisociale, est avant tout un problème de captation des ressources économiques par un petit groupe qui se reproduit de manière endogène, ce qui limite fortement ses capacités d’innovation et de prise de risque. Quand tu gères la fortune des générations précédentes, tu fais pas nawak avec. Quand tu es dans une dynamique de construire une fortune, à l’Américaine par exemple, tu prends des risques et tu finances les projets novateurs, et tu vois après si c’est gagnant ou perdant.

    C’est bien parce qu’on a une bourgeoisie vieillotte, crispée et dépassée que la France a réussit l’exploit d’être la première sur un éventail de technologies et de se faire damer le pion par les Américains et d’autres au moment de la commercialisation : Internet, les Micrordinateurs, Minitel, le TGV, etc. Donc, première chose à se mettre en tête c’est que contrairement à ce que les bourgeois français disent et contrairement à ce qu’ils aimeraient croire sur eux mêmes, ils ne sont pas libéraux. S’ils l’étaient jusqu’au bout ceci dit, ils perdraient tous probablement leur fortune (ce qui la ferait circuler dans la société).

    Le lien du coup avec l’article, c’est que les bourgeois parlent de valeur travail, mais en réalité ils ne sont souvent pas riches grâce à leur travail mais grâce à leur héritage. Mais ils doivent s’accrocher à ce mythe du travail comme responsable de leur réussite sinon c’est toute leur mythologie qui s’effondre. Le travail est une valeur de gauche hein, c’est l’idée que tu dois retirer la majeure partie des fruits de ton travail, et qu’au travers de ces revenus, tu améliores ton sort, ta dignité, et tu peux t’assumer en tant qu’individu libre et accompli.

    Repris par la Droite, la valeur Travail a le même goût que le parent qui rabroue son enfant rétif à faire ses devoirs. Pour eux, le Travail, c’est un devoir, quelque chose que tout homme doit aspirer à avoir, doit chercher à obtenir et à conserver, quelqu’en soit le prix, la condition. Là où pour la Gauche le Travail émancipe, pour la Droite, c’est un devoir, une obligation morale vis à vis de la société. En quelque sorte le Travail vu par la Droite aliène l’homme qui ne doit pas être entretenu par la société.

    Dans la vision de Droite donc, réduire le temps de travail ne peut pas être positif ou bénéfique, vu que le Travail vaut quasiment uniquement pour lui même, en tant qu’impératif moral. La valeur Travail dans l’imaginaire de Droite se quantifie, et est méliorative plus tu le fais. Combien de fois avez vous entendu des gens se vanter des longues heures de travail qu’ils font, de l’heure à laquelle ils débutent leur journée à l’heure à laquelle ils rentrent chez eux ? “Ah c’est sûr, moi je suis pas aux 35h !” *Sourire narquois du mec fier de bosser 60h dans la semaine mais qui a pas vu sa fille depuis 4 mois*

    Partant de là, nécessairement que réduire le temps de travail est foncièrement négatif et ne peut pas mener, en aucune manière, à quelque chose de positif pour la société. S’ils reconnaissaient ça, alors c’est tout leur mythos qui s’effondrerait à son tour, vu que :

    – Réduire à 32h la semaine de travail sans que ça a ait d’impact sur la production/le CA, voire même que ça l’augmenterait signifierait que ce n’est pas tant la quantité de travail qui compte (sur laquelle est fondé l’échelle de valeurs de la Droite à ce sujet), mais bien sa qualité.

    – Si la quantité de travail effectué par un individu ne se corrèle pas à la productivité de ce même individu, alors ça signifie que travailler beaucoup (ou donner l’illusion de le faire) ne peut être un facteur de détermination des mérites de la réussite.

    – Si la quantité de travail élevé (ou son apparence) n’est plus un justificatif suffisant de la réussite, alors le système de justification de la classe bourgeoise s’effondre : Ils ne font rien de spécifiquement plus complexe, difficile ou exigeant que les autres travailleurs, et ne méritent donc par les rémunérations ultra élevées qu’ils obtiennent.

    La réalité n’est bien entendu pas aussi mécanique dans le déroulé des conséquences, mais fondamentalement, la classe bourgeoise a construit la justification de sa domination au XXème siècle sur deux illusions :

    – L’illusion du libéralisme pour faire croire aux travailleurs et aux plus vulnérables qu’avec de la volonté, du travail acharné et un peu de chance, ils pourraient eux aussi devenir riches voire extrêmement riches.

    – L’illusion du travail effectué par les classes bourgeoises comme grandement supérieurs en terme d’importance et de quantité effectué, qui justifie leur domination.

    C’est pour cette raison qu’ils sont arcboutés depuis 20 ans sur les 35 heures et qu’ils y ont jamais touchés. Parce qu’ils savent très bien que si on venait à repasser le temps de travail à 39h, non seulement ça serait la vraie sédition dans la rue, mais qu’en plus, certainement qu’ils perdraient de l’argent (Parce qu’obligation d’augmenter d’autant les salaires d’une part, et probablement une très mauvaise volonté de leurs salariés dans leur travail).

    Bref, Pavé César, mais tldr : La Droite ne connaît pas ce que le Travail est réellement, à un rapport pété avec le Travail et a besoin de maintenir cette vision pour conserver sa domination.

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