Je partage cette tribune d’un jeune arrêté après une manifestation le 15 avril dans laquelle il raconte son expérience avec la police et la justice
Mais qui est cette dame, déléguée du procureur ? On aimerait bien discuter avec elle de ses opinions politiques autour d’une bière par exemple.
Règle essentielle en GAV: ne PAS parler.
Vous n’avez rien fait, vous n’y comprenez rien, la procédure vous semble dingue: oui, hé bien n’y contribuez pas et taisez-vous. Ce qui vous parait une parole cohérente et disculpante peut devenir assez aisément un élément à charge.
On vous promettra la sortie rapide si vous parlez: c’est du vent, toujours du vent.
C’est même l’inverse, si vous êtes loquace, on vous tiendra pour vous faire causer.
Exercez votre droit à un médecin et à un avocat. Ne parlez que si ce dernier vous conseille.
Et bon courage.
On le dira jamais assez, ne jamais jamais jamais rien faire sans l’avis d’un avocat. Tout ce que vous dites et surtout tout ce que vous signez peut être retenu contre vous…
Il n’a rien brûlé mais si j’étais à sa place je ressortirai du tribunal avec une sacrée envie de tout cramer…
C’est complètement lunaire ! Il ressort avec une signature d’aveu alors même que les charges n’ont pas été retenues…
Je propose que la déléguée du procureur trouve elle aussi un vrai métier comme par exemple caissière. Apparemment elle n’a pas les compétences pour exercer son job actuel.
Autant le côté racisé de l’arrêt est ignoble, c’est pas que ça. Étant blanc de chez blanc je peux vous assurez qu’ils traitant tout le monde comme des criminels une fois que t’es en garde à vue, prouvé ou non. Expérience assez similaire pour moi, j’ai juste pas eu droit au “rebeu”. Sans vouloir nier le racisme très clair de la police, se focaliser sur ça nous fait perdre de vue le problème de fond. Raciste certes, mais surtout dans un power trip profond.
On a l’impression que chez la police/justice y’a leur groupe à eux (droite/ extrême droite), et que du moment que t’en fait pas partie c’est la cours libre de traiter les gens comme de la merde, parceque tout simplement c’est comme ça qu’ils voient les autres, comme des sous-merdes. Imbus de pouvoir, au dessus de la loi, nos cowboys des temps modernes font un peu ce qu’ils veulent.
Je sais pas si au fond la discrimination est juste ancré dans le métier ou si on peux s’en défaire, mais une chose est claire, notre police cocorico est abusive. Quand la police n’obéit plus la loi, comment on fait nous autres?
Elle a l’air sympa cette déléguée du procureur. Ça donne envie de la rencontrer pour tailler le bout de gras un peu, discuter de nos parcours, de nos rêves, tout ça.
> Je suis libéré et rejoins mon avocat, qui se trouvait en robe devant la sortie du dépôt, et qui me dit alors qu’il attend de me rejoindre pour mon audition. Quand je lui dis que j’en sors, il comprend aussitôt qu’il vient lui aussi d’être dupé par la déléguée du procureur qui ne l’a fait appeler par le greffe qu’une fois l’audition terminée. On m’a donc privé de mon droit à une audition équitable et à un avocat.
Allez, elle a l’air tellement charmante, c’est même moi qui l’invite.
11 comments
Je partage cette tribune d’un jeune arrêté après une manifestation le 15 avril dans laquelle il raconte son expérience avec la police et la justice
Mais qui est cette dame, déléguée du procureur ? On aimerait bien discuter avec elle de ses opinions politiques autour d’une bière par exemple.
Règle essentielle en GAV: ne PAS parler.
Vous n’avez rien fait, vous n’y comprenez rien, la procédure vous semble dingue: oui, hé bien n’y contribuez pas et taisez-vous. Ce qui vous parait une parole cohérente et disculpante peut devenir assez aisément un élément à charge.
On vous promettra la sortie rapide si vous parlez: c’est du vent, toujours du vent.
C’est même l’inverse, si vous êtes loquace, on vous tiendra pour vous faire causer.
Exercez votre droit à un médecin et à un avocat. Ne parlez que si ce dernier vous conseille.
Et bon courage.
On le dira jamais assez, ne jamais jamais jamais rien faire sans l’avis d’un avocat. Tout ce que vous dites et surtout tout ce que vous signez peut être retenu contre vous…
Il n’a rien brûlé mais si j’étais à sa place je ressortirai du tribunal avec une sacrée envie de tout cramer…
C’est complètement lunaire ! Il ressort avec une signature d’aveu alors même que les charges n’ont pas été retenues…
Je propose que la déléguée du procureur trouve elle aussi un vrai métier comme par exemple caissière. Apparemment elle n’a pas les compétences pour exercer son job actuel.
Autant le côté racisé de l’arrêt est ignoble, c’est pas que ça. Étant blanc de chez blanc je peux vous assurez qu’ils traitant tout le monde comme des criminels une fois que t’es en garde à vue, prouvé ou non. Expérience assez similaire pour moi, j’ai juste pas eu droit au “rebeu”. Sans vouloir nier le racisme très clair de la police, se focaliser sur ça nous fait perdre de vue le problème de fond. Raciste certes, mais surtout dans un power trip profond.
On a l’impression que chez la police/justice y’a leur groupe à eux (droite/ extrême droite), et que du moment que t’en fait pas partie c’est la cours libre de traiter les gens comme de la merde, parceque tout simplement c’est comme ça qu’ils voient les autres, comme des sous-merdes. Imbus de pouvoir, au dessus de la loi, nos cowboys des temps modernes font un peu ce qu’ils veulent.
Je sais pas si au fond la discrimination est juste ancré dans le métier ou si on peux s’en défaire, mais une chose est claire, notre police cocorico est abusive. Quand la police n’obéit plus la loi, comment on fait nous autres?
Et encore il ne connait pas l’I3P : https://www.albin-michel.fr/li3p-infiltree-9782226465870 où pour le coup c’est le niveau de privation de liberté au dessus, avec très peu de droits.
ACAB
Tribune d’utilité publique…
Merci pour le post !
Elle a l’air sympa cette déléguée du procureur. Ça donne envie de la rencontrer pour tailler le bout de gras un peu, discuter de nos parcours, de nos rêves, tout ça.
> Je suis libéré et rejoins mon avocat, qui se trouvait en robe devant la sortie du dépôt, et qui me dit alors qu’il attend de me rejoindre pour mon audition. Quand je lui dis que j’en sors, il comprend aussitôt qu’il vient lui aussi d’être dupé par la déléguée du procureur qui ne l’a fait appeler par le greffe qu’une fois l’audition terminée. On m’a donc privé de mon droit à une audition équitable et à un avocat.
Allez, elle a l’air tellement charmante, c’est même moi qui l’invite.