France’s Economy Is Doing Well. Macron Is Doomed.

6 comments
  1. >Conversations in restaurants often involve a lengthy analysis of la crise nationale over main courses, before complaining over dessert that travel spots are sold out.

    Ah !

  2. >France is a country that embraces intellectual opposites. It loves both Cartesian rationalism and homeopathic quackery, it hates wealth yet specializes in luxury, and its egalitarian republic often feels like a monarchy.

    Ouch ils frappent dur dans cet article !

  3. > To build a dependable parliamentary majority for future reforms by rolling his sleeves up and finding a workable coalition with a policy road-map rather than ad-hoc vote-gathering.

    Le problème étant que je vois pas quelle majorité pourrait se former. Aller chercher le PS ou EELV ne peut se faire qu’en les extrayant de la NUPES, ce qui est difficilement envisageable. De l’autre côté LR a montré qu’ils pouvaient voter contre des réformes qu’ils soutiennent, et même voter des motions de censure sur ces textes, pour faire leur petite tambouille politicienne. Ils ne sont pas suffisamment fiables pour faire une coalition. Donc c’est mort.

  4. #L’économie française se porte bien. Macron est condamné.

    **Une “vibecession” est peut-être en train de se dérouler dans la deuxième économie d’Europe.**

    La France est un pays qui embrasse les oppositions intellectuelles. Elle aime à la fois le rationalisme cartésien et le charlatanisme homéopathique, elle déteste la richesse tout en se spécialisant dans le luxe, et sa république égalitaire ressemble souvent à une monarchie.

    Aujourd’hui, les Français sont plongés dans une crise de pessimisme paradoxal, déplorant ce qui a été appelé la pire crise politique depuis la guerre d’Algérie, alors que le malaise social s’envenime, que la confiance des consommateurs s’effondre et que la cote de popularité du président Emmanuel Macron tombe à son plus bas niveau historique après un relèvement impopulaire de l’âge de la retraite, qui est passé de 62 à 64 ans. Pourtant, les données concrètes suggèrent que la situation est… plutôt bonne.

    Les chiffres publiés la semaine dernière montrent que l’économie française a rebondi au cours des trois premiers mois de l’année – avec une hausse de 0,2 %, supérieure à celle de l’Allemagne, mais inférieure à celle de l’Espagne, pays très touristique – alors même que les images diffusées dans le monde entier montraient des affrontements entre la police et des manifestants, des ordures entassées dans les rues de Paris et l’hôtel de ville de Bordeaux incendié. Les violences ont fini par annuler la visite d’État du roi Charles III.

    **De mauvaises vibrations, mais pas de récession**

    Autres points positifs : Le taux de chômage est au plus bas depuis 15 ans, les entreprises investissent et les salaires augmentent de 4 à 5 %, selon le Medef. L’inflation actuelle de 5,9 % et la hausse des taux d’intérêt pèsent clairement sur les gros achats comme les produits blancs et les automobiles, mais l’inflation est inférieure à la moyenne européenne tandis que l’épargne pandémique reste élevée et alimente les comptes rémunérés à un rythme record. Paris conserve les emplois post-Brexit gagnés à Londres.

    Les pancartes des manifestants pour les retraites portant des slogans tels que “commutez, travaillez, mourez” démentent le rebond post-Covid pour les loisirs : Après les bénéfices records enregistrés l’an dernier par la SNCF et une saison de ski exceptionnelle, six Français sur dix prévoient des escapades estivales. Dans les restaurants, les conversations portent souvent sur une longue analyse de la crise nationale autour d’un plat principal, avant de se plaindre, au dessert, que les places pour les voyages sont épuisées.

    La France n’est pas le seul pays à avoir une économie optimiste dans un contexte de morosité politique – les États-Unis ont également connu une “vibecession” l’année dernière – mais la capacité de la deuxième économie européenne à éviter la récession tout en se réformant compte énormément dans le choc de la crise énergétique et de la guerre. Il ne s’agit pas seulement de la capacité de LVMH SA ou d’Hermès International à vendre des sacs à main aux Chinois – c’est pourquoi la Bourse de Paris a été l’une des plus performantes au monde – mais aussi de la capacité de la France à s’endetter pour protéger les plus démunis de la hausse de l’inflation et maintenir les inégalités de revenus à un faible niveau. Les enquêtes suggèrent que les Français sont moroses quant aux perspectives du pays, mais satisfaits de leur propre sort dans la vie – un autre paradoxe.

    **Les investisseurs s’affranchissent de la morosité ambiante**

    C’est là que se situe le problème dans l’histoire française. Macron, qui tente de relancer sa présidence en perte de vitesse en instaurant une période de réflexion de 100 jours et des réductions d’impôts pour la classe moyenne, sait que sa chance économique pourrait bientôt tourner, car les hausses de taux s’installent au moment même où son capital politique s’épuise. Sa personnalité abrasive et ses manières condescendantes, associées à des erreurs politiques dignes d’un écolier, font qu’il ne peut pas voyager en France sans être accueilli par des bruits de casseroles et de poêles. Même l’élite parisienne déplore son élitisme parisien, le comparant à Barack Obama, qui s’était illustré en parlant du prix de la roquette aux agriculteurs de l’Iowa.

    L’absence de majorité parlementaire absolue et l’incapacité de M. Macron à briguer un troisième mandat l’ont fait passer pour une force épuisée, même au sein de son propre parti, et ont permis à son ennemie jurée d’extrême droite, Marine Le Pen – le Donald Trump français -, de gagner en popularité en abandonnant des idées radicales telles que le Frexit. Les contradictions de l’électorat français se manifestent pleinement, les sondages montrant que la réélection de M. Macron est regrettée, précisément parce qu’il tient ses promesses de réforme. “Macron est détesté parce qu’il a fait ce qu’il avait dit qu’il ferait”, a déclaré Jean-Marie Colombani, ancien rédacteur en chef du journal Le Monde.

    Cela a conduit à des appels de plus en plus grandioses au changement en France, y compris une “Sixième République” moins présidentielle, et une nouvelle réflexion générationnelle après l’ère étouffante des verrouillages Covid et un glissement vers la droite des attitudes des électeurs. La priorité immédiate de Macron devrait être plus précise : Construire une majorité parlementaire fiable pour les réformes futures en retroussant ses manches et en trouvant une coalition viable avec une feuille de route politique plutôt qu’une collecte de votes ad hoc. Plus tard, au lieu d’une Sixième République, Macron devrait éventuellement chercher à modifier les conditions électorales malavisées conçues il y a deux décennies, qui découragent les coalitions.

    **Danse délicate de la dette**

    Si Macron ne parvient pas à maintenir l’économie française sur la voie de la réforme, le danger réside dans la véritable poudrière, bien moins visible que les manifestations contre les retraites : La dette publique, qui représente plus de 110 % du produit intérieur brut. La récente dégradation de la note de la France par Fitch Ratings la place dans la même catégorie que le Royaume-Uni ; Paris a évité le chaos du Brexit et la débâcle des Trussonomics de l’année dernière, il y a peu de place pour l’erreur dans son approche visant à rendre les dépenses publiques plus efficaces tout en essayant d’investir pour l’avenir. Alors que les banques centrales réduisent leurs achats d’obligations et que les nuages populistes s’amoncellent, la capacité de la France à continuer d’emprunter et de dépenser dans un contexte de déclin démographique sans subir la pression du marché pourrait être un paradoxe de trop.

    Traduit par DeepL, l’IA qui un jour ne sera pas Skynet.

  5. >Other positives: The jobless rate is at its lowest in 15 years, companies are investing and wages are rising 4-5%, according to the Medef employers’ lobby.

    Le rapport France Travail révèle que le vrai chiffre du chômage s’élève à 5,1 millions … Bien loin de la manipulation des chiffres du gouvernement et de ses soit disant 2.2 millions.

    En 2023 on est à un peu plus de 30 millions d’actif, ce qui donne un résultat d’environ 16% des actifs… On est loin des 5%…

    [https://medias.vie-publique.fr/data_storage_s3/rapport/pdf/289093.pdf](https://medias.vie-publique.fr/data_storage_s3/rapport/pdf/289093.pdf)

  6. Un économiste disait que la croissance était certes positive mais qu’on ne pouvait se réjouir d’un 0.2% alors même qu’on sortait du COVID et que le taux de croissance attendu aurait dû être largement supérieur.

    Par ailleurs le fait que le chômage diminue, c’est un phénomène dont se gargarise ce gouvernement mais dans la mesure où ~~les critères pour y avoir droit sont renforcés et que~~ la pyramide des âges s’inverse je ne vois pas vraiment ce qu’il y a de surprenant.

    Édith: suppression d’une assertion erronée comme signalé dans les commentaires

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