Partage de la valeur : faut-il taxer les rachats d’actions ?

6 comments
  1. Surtout ça fait payer à l’entreprise le fait de resserrer un peu le club des actionnaires et assure de meilleures dividendes les années suivantes.

  2. > La recherche indique que l’effet des rachats d’actions sur le cours des sociétés cotées est en moyenne [faiblement positif et peu durable](https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0378426614001435). Il ne résulte pas, en général, du rachat en tant que tel mais d’autres facteurs comme le signal envoyé : l’annonce d’un rachat indique que les dirigeants sont confiants dans l’avenir ou que le cours actuel est sous-évalué, ce qui rassure les investisseurs.

    Exactement, personne n’en sait rien en fait vu que c’est quasi impossible à isoler.

    > On lit souvent qu’un rachat d’actions fait mécaniquement monter le cours de bourse car il entraîne une hausse du bénéfice par action (BPA). En effet, corrélation n’est pas causalité !

    Faudrait expliquer ça à tous les gérants qui demandent du buy-back pour “faire monter” le cours et améliorer leur performance de gestion.

    > Comme le montrent les [enquêtes sur grand échantillon](https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0304405X05000528), la grande majorité des chefs d’entreprise n’ont recours aux rachats d’actions que lorsqu’un surplus de liquidités est disponible *après* que les investissements aient été financés, pas avant.

    Sauf que le dit montant d’investissement n’est décidé que par les chefs d’entreprises, donc personne d’externe n’est réellement capable de juger du montant nécessaire d’investissement. Il est impossible de savoir si l’entreprise n’a pas refusé de financer un projet majeur.

    > Dans une économie de concurrence, un actionnaire qui incite une entreprise à sous-investir pour accroître sa rémunération se tire une balle dans le pied car la performance et la valeur de l’entreprise baisseront.

    Blague à part, faudrait imprimer ce passage en 4 par 3 pour l’état français quand il veut se la jouer actionnaire (coucou EDF).

    > Comment expliquer, sinon, les performances industrielles que réalisent depuis des décennies des sociétés du CAC 40 comme Air Liquide, Essilor Luxottica ou L’Oréal sur les marchés mondiaux ? Peut-on sérieusement soutenir qu’elles sous-investissent ?

    Encore une fois, parce qu’on en sait rien. Si une société dépense trop, investit trop, alors elle se fera défoncer en bourse.

    Cet article se mord la queue. Les sociétés n’investissent pas plus pour des questions de rentabilité, rentabilité qui va peser sur les bénéfices et donc sur le cours. Affirmer fièrement que toutes les sociétés rachetant des actions sont celles qui investissent le plus n’a aucun sens, c’est invérifiable.

    Les investisseurs veulent du buyback parce qu’ils ne paieront pas de taxe sur les dividendes et pour faire monter le cours. Alors ça va pas dans le sens des théories de l’auteur, mais en attendant, c’est ce que j’ai retenue de plusieurs années à discuter avec le buyside.

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