Oh non, le pauvre, j’espère que si il venait à finir en prison son ami Emmanuel viendra lui rendre visite, et je ne doute pas que Paris Match sortira des articles élogieux à son égard.
>Le Parquet national financier (PNF) a demandé, dans un réquisitoire définitif signé le 10 mai, le renvoi devant un tribunal correctionnel de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy et de trois de ses ex-ministres dans le dossier des financements libyens, l’une des affaires les plus graves que la République ait connues.
[..]
>L’ancien chef de l’État français est soupçonné d’avoir noué avec le dictateur libyen Mouammar Kadhafi un pacte de corruption avant l’élection présidentielle de 2007 et d’avoir ensuite favorisé les intérêts économiques, diplomatiques, juridiques et sécuritaires de son régime, jusqu’à ce qu’une guerre mette fin, en 2011, à cette « lune de miel », selon l’expression d’un ambassadeur américain à Paris.
[…]
>Au terme de son réquisitoire, le PNF a ainsi demandé le renvoi devant le tribunal correctionnel de Claude Guéant pour de multiples délits, dont l’« association de malfaiteurs », la « corruption » et le « financement illégal de campagne électorale », de Brice Hortefeux pour « association de malfaiteurs » et « financement illégal de campagne électorale » et enfin d’Éric Woerth, aujourd’hui questeur de l’Assemblée nationale après en avoir été son président de la commission des finances, pour « financement illégal de campagne électorale ».
[…]
>Pour rapprocher l’équipe Sarkozy de la dictature libyenne, Ziad Takieddine s’est appuyé sur un personnage : le beau-frère de Kadhafi et chef du renseignement militaire, un certain Abdallah Senoussi, condamné en 1999 à la réclusion criminelle à perpétuité par la justice française pour avoir organisé l’attentat contre un avion de ligne de la compagnie UTA, qui a fait 170 morts. Il était depuis lors visé par un mandat d’arrêt international.
>Mais cela n’a pas empêché Claude Guéant, directeur de cabinet de Sarkozy, et Brice Hortefeux, ministre délégué… aux collectivités territoriales, de rencontrer secrètement à Tripoli Abdallah Senoussi, entre septembre et décembre 2005, dans le dos de l’ambassade française, des services secrets, sans traducteur ni garde du corps, mais en la seule compagnie de Ziad Takieddine. Plusieurs diplomates et responsables du monde du renseignement ont fait part durant l’enquête de leur stupeur devant de telles rencontres entre de hauts responsables publics français et un terroriste d’État recherché par la justice.
>Guéant et Hortefeux ont tous deux démenti de tels échanges, restant très vagues sur les raisons et la nature exacte de leur rencontre, qu’ils ont présentée comme un piège. Selon leurs versions, celui-ci se serait répété deux fois à trois mois d’intervalle, sans que Claude Guéant ni Brice Hortefeux ne s’en parlent mutuellement, ni ne sonnent l’alarme au sein de leurs administrations, comme l’a démontré l’enquête.
[…]
>Et des espèces non déclarées, les enquêteurs en ont, de fait, retrouvé en quantité dans la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007. Une étude commandée par la justice a ainsi établi qu’à la fin de la campagne, après toutes les prestations réalisées, il restait dans les armoires de la trésorerie dirigée par Éric Woerth au bas mot 250 000 euros en grosses coupures, ce qui laissait présumer une circulation massive d’espèces durant la campagne.
>Pour sa défense, Éric Woerth a expliqué que ces grosses coupures avaient été envoyées anonymement par la poste par des admirateurs aussi généreux que discrets de Nicolas Sarkozy. Une version démentie lors de l’enquête et finalement jugée « captieuse », c’est-à-dire visant à tromper, selon un rapport de police.
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Oh non, le pauvre, j’espère que si il venait à finir en prison son ami Emmanuel viendra lui rendre visite, et je ne doute pas que Paris Match sortira des articles élogieux à son égard.
>Le Parquet national financier (PNF) a demandé, dans un réquisitoire définitif signé le 10 mai, le renvoi devant un tribunal correctionnel de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy et de trois de ses ex-ministres dans le dossier des financements libyens, l’une des affaires les plus graves que la République ait connues.
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>L’ancien chef de l’État français est soupçonné d’avoir noué avec le dictateur libyen Mouammar Kadhafi un pacte de corruption avant l’élection présidentielle de 2007 et d’avoir ensuite favorisé les intérêts économiques, diplomatiques, juridiques et sécuritaires de son régime, jusqu’à ce qu’une guerre mette fin, en 2011, à cette « lune de miel », selon l’expression d’un ambassadeur américain à Paris.
[…]
>Au terme de son réquisitoire, le PNF a ainsi demandé le renvoi devant le tribunal correctionnel de Claude Guéant pour de multiples délits, dont l’« association de malfaiteurs », la « corruption » et le « financement illégal de campagne électorale », de Brice Hortefeux pour « association de malfaiteurs » et « financement illégal de campagne électorale » et enfin d’Éric Woerth, aujourd’hui questeur de l’Assemblée nationale après en avoir été son président de la commission des finances, pour « financement illégal de campagne électorale ».
[…]
>Pour rapprocher l’équipe Sarkozy de la dictature libyenne, Ziad Takieddine s’est appuyé sur un personnage : le beau-frère de Kadhafi et chef du renseignement militaire, un certain Abdallah Senoussi, condamné en 1999 à la réclusion criminelle à perpétuité par la justice française pour avoir organisé l’attentat contre un avion de ligne de la compagnie UTA, qui a fait 170 morts. Il était depuis lors visé par un mandat d’arrêt international.
>Mais cela n’a pas empêché Claude Guéant, directeur de cabinet de Sarkozy, et Brice Hortefeux, ministre délégué… aux collectivités territoriales, de rencontrer secrètement à Tripoli Abdallah Senoussi, entre septembre et décembre 2005, dans le dos de l’ambassade française, des services secrets, sans traducteur ni garde du corps, mais en la seule compagnie de Ziad Takieddine. Plusieurs diplomates et responsables du monde du renseignement ont fait part durant l’enquête de leur stupeur devant de telles rencontres entre de hauts responsables publics français et un terroriste d’État recherché par la justice.
>Guéant et Hortefeux ont tous deux démenti de tels échanges, restant très vagues sur les raisons et la nature exacte de leur rencontre, qu’ils ont présentée comme un piège. Selon leurs versions, celui-ci se serait répété deux fois à trois mois d’intervalle, sans que Claude Guéant ni Brice Hortefeux ne s’en parlent mutuellement, ni ne sonnent l’alarme au sein de leurs administrations, comme l’a démontré l’enquête.
[…]
>Et des espèces non déclarées, les enquêteurs en ont, de fait, retrouvé en quantité dans la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007. Une étude commandée par la justice a ainsi établi qu’à la fin de la campagne, après toutes les prestations réalisées, il restait dans les armoires de la trésorerie dirigée par Éric Woerth au bas mot 250 000 euros en grosses coupures, ce qui laissait présumer une circulation massive d’espèces durant la campagne.
>Pour sa défense, Éric Woerth a expliqué que ces grosses coupures avaient été envoyées anonymement par la poste par des admirateurs aussi généreux que discrets de Nicolas Sarkozy. Une version démentie lors de l’enquête et finalement jugée « captieuse », c’est-à-dire visant à tromper, selon un rapport de police.
Morceaux choisis, non exhaustifs.
Quel acharnement
vous excitez pas, il y aura rien
Quelle indignité
Sarkozy, Guéant, Hortefeux, Woerth
Le quarté gagnant