**L’ex-députée et membre du bureau exécutif de LREM était jugée pendant deux jours devant le tribunal judiciaire de Paris après la plainte de cinq ex-collaborateurs pour harcèlement moral. Si elle dément l’intégralité des accusations révélées à l’époque par Mediapart, les débats ont donné lieu à quelques aveux.**
Il y a l’image publique d’une ancienne députée, venue tout droit de la société civile, symbole de la macronie et de la lutte contre les discriminations, et la réalité d’une audience devant le tribunal judiciaire de Paris. Après la plainte de cinq de ses anciens collaborateurs et à l’issue d’une enquête préliminaire, Laetitia Avia était jugée mardi et mercredi pour harcèlement moral et risque deux ans de prison et 30 000 euros d’amende.
« Je conteste formellement toutes les allégations », rappelle-t-elle avant de laisser sa place aux plaignant·es qui avaient accepté de témoigner auprès de Mediapart dans une longue enquête. Deux autres sont venus ajouter leurs témoignages.
« Je vivais des humiliations, des rabaissements, plusieurs fois en public, ou devant l’équipe parlementaire », débute Nathalie*, la trentaine. « J’ai tenu tant bien que mal », explique la jeune femme qui est l’une des seules à ne s’être pas constituée partie civile. Elle raconte comment la députée pouvait la menacer devant d’autres élus en lui rappelant qu’elle n’était « qu’en période d’essai », et ce jour où Laetitia Avia l’aurait qualifiée elle et ses collègues d’être ses « nouveaux esclaves ».
« Je n’arrivais pas à dire non à toutes ses sollicitations. La seule chose que j’ai pu refuser, c’est lorsqu’elle m’a demandé d’aller récupérer les clefs de sa permanence chez elle dans son linge sale. »
**Humiliations et propos racistes**
Benoît travaillait avec elle en 2019 et dénonce une relation de travail « sous emprise » et sous « flicage » permanent. « Laetitia Avia rentrait dans le bureau à l’Assemblée nationale en disant “Mom is here”. Elle considérait être notre mère », témoigne l’ancien militant LREM qui détaille un autre souvenir « plus marquant ». Alors que sa mère était hospitalisée, l’ex-députée lui avait reproché d’avoir commis une erreur dans un mail. « Elle savait ma situation fragile mais a dit que j’étais un bon à rien, que je devais rentrer chez moi et qu’elle ne voulait plus me voir. »
Comme l’ensemble des plaignant·es, il dénonce des tâches inappropriées lorsqu’il doit contacter le notaire de sa patronne ou réserver des places à Roland-Garros pour elle et son mari. « N’est-ce pas normal qu’un collaborateur lui prenne des places pour qu’elle puisse souffler un peu ? », interroge l’avocat de l’ancienne députée, Basile Ader. « Pour elle, oui, mais pas pour son mari. J’ai dû faire du forcing pour lui, ce n’était pas simple », répond l’ancien militant.
Pierre*, assistant parlementaire de juillet 2017 à février 2018, « trop éprouvé », avait refusé de témoigner dans nos colonnes et auprès des enquêteurs. Il s’est finalement ravisé en janvier dernier. De l’avis général, il était l’un de ceux qui subissaient le plus d’humiliations et de remarques racistes du fait de ses origines chinoises. Selon la procédure, Laetitia Avia pouvait lui demander si tel député asiatique n’était pas « son cousin » ou lui lancer à propos d’une réception : « Zuper ! Y aura des nems ? »
Dans des conversations Telegram révélées par Mediapart, l’ex-députée reprenait même, sans la moindre nuance, des clichés racistes qui veulent que tout Chinois soit compétent en informatique. « Tu es un faux Chinois, tu ne maîtrises pas Mac » ; « Pierre étant vraiment, malgré ses origines, pas le meilleur sur les sujets informatiques, je vais transférer ces sujets-là à Nathalie » ; « Ça sent le Chinois »
N’est-ce pas cette chère Laetitia qui avait mordu un chauffeur de taxi ?
Tête de….
Mais quel climat de travail horrifiant… C’est encore pire que ce que j’imaginais.
Sur le fond, elle n’a pas tort. C’est vraiment le comportement d’une gamine de 15 ans. Dans le corps d’une femme de plus de 30 ans.
Car aucune femme sur la planète
N’s’ra jamais plus con que son frère
Ni plus fière ni plus malhonnête
À part peut-être, Laetitia Avia
C’est tellement cruel et gratuit que ça en devient presque comique, elle essayait de compléter un bingo sur le thème des discriminations ou quoi ? En tout cas j’espère qu’elle va en prendre pour son grade, sait-on ce qu’elle encourt ?
Elle ose dire qu’elle manque de maturité alors qu’elle est une élue de la république…
Mais cette folle !! Comment tu peux continuer de démentir autant alors qu’il y a des audios et des sms qui t’enfoncent encore plus.
Du coup, c’est valide comme défense. On peut utiliser la même?
Renaissance est une start-up toxique, nouvel épisode.
Ce nom est vraiment agaçant, à chaque fois je suis à deux doigts de les appeler Reconquête.
J’ai pas lu, ça fini par bien me faire chier toutes ces conneries, mais comme tous les autres elle n’a qu’à plaider ~~la~~ sa bêtise, on est toujours plus laxiste avec les neuneus, après tout ils n’y sont pour rien s’ils sont con à bouffer du foin, à quel moment tu punis quelqu’un juste par ce qu’il est débile profond, par contre il faudrait ordonner une obligation de soin.
Le mépris et la condescendance en marque de fabrique. Quelle connasse.
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**L’ex-députée et membre du bureau exécutif de LREM était jugée pendant deux jours devant le tribunal judiciaire de Paris après la plainte de cinq ex-collaborateurs pour harcèlement moral. Si elle dément l’intégralité des accusations révélées à l’époque par Mediapart, les débats ont donné lieu à quelques aveux.**
Il y a l’image publique d’une ancienne députée, venue tout droit de la société civile, symbole de la macronie et de la lutte contre les discriminations, et la réalité d’une audience devant le tribunal judiciaire de Paris. Après la plainte de cinq de ses anciens collaborateurs et à l’issue d’une enquête préliminaire, Laetitia Avia était jugée mardi et mercredi pour harcèlement moral et risque deux ans de prison et 30 000 euros d’amende.
« Je conteste formellement toutes les allégations », rappelle-t-elle avant de laisser sa place aux plaignant·es qui avaient accepté de témoigner auprès de Mediapart dans une longue enquête. Deux autres sont venus ajouter leurs témoignages.
« Je vivais des humiliations, des rabaissements, plusieurs fois en public, ou devant l’équipe parlementaire », débute Nathalie*, la trentaine. « J’ai tenu tant bien que mal », explique la jeune femme qui est l’une des seules à ne s’être pas constituée partie civile. Elle raconte comment la députée pouvait la menacer devant d’autres élus en lui rappelant qu’elle n’était « qu’en période d’essai », et ce jour où Laetitia Avia l’aurait qualifiée elle et ses collègues d’être ses « nouveaux esclaves ».
« Je n’arrivais pas à dire non à toutes ses sollicitations. La seule chose que j’ai pu refuser, c’est lorsqu’elle m’a demandé d’aller récupérer les clefs de sa permanence chez elle dans son linge sale. »
**Humiliations et propos racistes**
Benoît travaillait avec elle en 2019 et dénonce une relation de travail « sous emprise » et sous « flicage » permanent. « Laetitia Avia rentrait dans le bureau à l’Assemblée nationale en disant “Mom is here”. Elle considérait être notre mère », témoigne l’ancien militant LREM qui détaille un autre souvenir « plus marquant ». Alors que sa mère était hospitalisée, l’ex-députée lui avait reproché d’avoir commis une erreur dans un mail. « Elle savait ma situation fragile mais a dit que j’étais un bon à rien, que je devais rentrer chez moi et qu’elle ne voulait plus me voir. »
Comme l’ensemble des plaignant·es, il dénonce des tâches inappropriées lorsqu’il doit contacter le notaire de sa patronne ou réserver des places à Roland-Garros pour elle et son mari. « N’est-ce pas normal qu’un collaborateur lui prenne des places pour qu’elle puisse souffler un peu ? », interroge l’avocat de l’ancienne députée, Basile Ader. « Pour elle, oui, mais pas pour son mari. J’ai dû faire du forcing pour lui, ce n’était pas simple », répond l’ancien militant.
Pierre*, assistant parlementaire de juillet 2017 à février 2018, « trop éprouvé », avait refusé de témoigner dans nos colonnes et auprès des enquêteurs. Il s’est finalement ravisé en janvier dernier. De l’avis général, il était l’un de ceux qui subissaient le plus d’humiliations et de remarques racistes du fait de ses origines chinoises. Selon la procédure, Laetitia Avia pouvait lui demander si tel député asiatique n’était pas « son cousin » ou lui lancer à propos d’une réception : « Zuper ! Y aura des nems ? »
Dans des conversations Telegram révélées par Mediapart, l’ex-députée reprenait même, sans la moindre nuance, des clichés racistes qui veulent que tout Chinois soit compétent en informatique. « Tu es un faux Chinois, tu ne maîtrises pas Mac » ; « Pierre étant vraiment, malgré ses origines, pas le meilleur sur les sujets informatiques, je vais transférer ces sujets-là à Nathalie » ; « Ça sent le Chinois »
N’est-ce pas cette chère Laetitia qui avait mordu un chauffeur de taxi ?
Tête de….
Mais quel climat de travail horrifiant… C’est encore pire que ce que j’imaginais.
Sur le fond, elle n’a pas tort. C’est vraiment le comportement d’une gamine de 15 ans. Dans le corps d’une femme de plus de 30 ans.
Car aucune femme sur la planète
N’s’ra jamais plus con que son frère
Ni plus fière ni plus malhonnête
À part peut-être, Laetitia Avia
C’est tellement cruel et gratuit que ça en devient presque comique, elle essayait de compléter un bingo sur le thème des discriminations ou quoi ? En tout cas j’espère qu’elle va en prendre pour son grade, sait-on ce qu’elle encourt ?
Elle ose dire qu’elle manque de maturité alors qu’elle est une élue de la république…
Mais cette folle !! Comment tu peux continuer de démentir autant alors qu’il y a des audios et des sms qui t’enfoncent encore plus.
Du coup, c’est valide comme défense. On peut utiliser la même?
Renaissance est une start-up toxique, nouvel épisode.
Ce nom est vraiment agaçant, à chaque fois je suis à deux doigts de les appeler Reconquête.
J’ai pas lu, ça fini par bien me faire chier toutes ces conneries, mais comme tous les autres elle n’a qu’à plaider ~~la~~ sa bêtise, on est toujours plus laxiste avec les neuneus, après tout ils n’y sont pour rien s’ils sont con à bouffer du foin, à quel moment tu punis quelqu’un juste par ce qu’il est débile profond, par contre il faudrait ordonner une obligation de soin.
Le mépris et la condescendance en marque de fabrique. Quelle connasse.