Concrètement, le RSA devient donc le nouveau SMIC. Le gouvernement Macron fait un joli cadeau aux patrons et aux actionnaires. On va se retrouver avec des employés payés la moitié du SMIC et sans aucune protection juridique. Et pire que sans protection vu qu’ils seront punis s’ils arrêtent de plaire à leur boss pour quelque raison que ce soit.
Ces gens sont misanthropes
Retirer le RSA n’est pas une “sanction”, c’est creuser la tombe de quelqu’un. Puis comme d’habitude, le champ lexical de l’infantilisation. On parle de sanction, de punition, comme si les français étaient des enfants.
Des «sanctions» pour les bénéficiaires du RSA qui refusent d’être des esclaves modernes du capitalisme*
Qui pense que les patrons vont s’organiser pour remplacer les CDD par cette main d’œuvre pas cher?
La gueule du parcours…
C’est quoi des “parcours”? Deja que pole emploi en propose pas des masses, et que ca se fait à coup de petites formations qui garantissent rien… J’attend vraiment de voir la tete des entreprises et assos qui vont voir devoir gérer des chomeurs et personnes au RSA, au choix:
* des cinquantenaires difficile à embaucher
ou
* moitié handicappé ou probleme de santé ou depression ou post burnout
ou
* des jeunes déscolarisés moitié SDF, voir des anciens toxico
ou
* des mamans fatiguées qui ont arrêté de bosser pour s’occuper de leur enfants
ou une combinaison de tout ca.
La société va enfin découvrir tous les gens rendus invisibles parce qu’on peut pas les intégrer dans une société capitaliste productive de compétition, et là peut-être qu’on va pouvoir enfin se dire “ouais peut-être on devrait leur donner un RSA sans condition et augmenter ce RSA de 200 euros plutot que de penser que le SMIC c’est l’intégration”.
Autant je ne suis absolument pas contre un parcours de retour à l’emploi pour les gens au RSA, autant c’est quand même de la merde là.
Genre quoi, ne pas avoir d’emploi ?
On en est à quel jour de l apaisement ?
Je signale de suite qu’avant de lire les commentaires, j’ai lu l’article ; j’en rajoute en disant que je bosse dans le secteur de l’insertion, où les BRSA (bénéficiaires du RSA), sont déjà fliqués : j’entends par-là qu’on leur demande de faire des démarches pour s’en sortir, sinon c’est pas bien, et si j’y mets mon grain de sel t’as plus rien. Rien ne change sous le soleil.
Maintenant :
>Cette possibilité de sanction interviendra dès lors qu « on aura réglé les autres problèmes préalables », les « freins périphériques » au retour à l’emploi, a-t-elle précisé, citant notamment la problématique de la garde d’enfant.
Dans le milieu dans lequel je bosse, on passe notre temps à accompagner les gens pour ~~lever~~ qu’ils lèvent par eux-mêmes les freins : langue, garde d’enfants, logement, handicap, violences, permis de conduire, gestion de budget …). Donc, j’ose espérer que cette dame va nous donner les moyens de faire notre travail, que nous maîtrisons mieux que ceux qui s’enflamment. Calm down, les sanctions existent déjà, c.à.d. plus de RSA, mais sont rarement appliquées parce qu’au final, ce sont bien des êtres humains (pour la plupart, il y a des salauds, aussi), qui accompagnent ces miséreux.
C’est juste de la pure démagogie pour mettre en route France Travail qui à terme regroupera tous les services d’accompagnement ~~à la vie sociale~~ au travail. Oui, c’est une criminalisation des pauvres gens qui n’ont pas, malgré eux, la possibilité de participer économiquement à la société (c’est bien sûr oublier qu’ils consomment).
Édiths : y’en a eu plein ; je m’explique. Je suis autant énervé par les fils de posts qui s’enflamme sur des propos, bien choisis dans ce but, relayés par les journalistes, que par les décisions politiques, qui n’en sont pas vraiment, mais démagogiquement et mathématiquement préparent le terrain pour pire plus tard.
Oui, nous assistons, à non seulement le mépris de celui qui n’a pas réussi et ne mérite rien, mais à la criminalisation de ceux-ci. Et là, c’est vraiment plus grave que les violences policières (je ne les nie pas), parce que ça touche beaucoup plus de personnes (les Restos du Cœur, où je bosse, ont vus leurs bénéficiaires, et leur budget, augmenter de plus de 20%, genre deux fois plus que l’inflation).
“C’est d’autant plus important dans un contexte où on sait qu’il y a beaucoup d’entreprises qui cherchent à recruter et qui disent qu’elles n’y arrivent pas », a déclaré Mme Borne lors d’un point-presse.”
Vous voulez qu’on fasse vos boulots de merde ? Payez les gens correctement et arrêtez de les traiter comme des chiens.
12 comments
Concrètement, le RSA devient donc le nouveau SMIC. Le gouvernement Macron fait un joli cadeau aux patrons et aux actionnaires. On va se retrouver avec des employés payés la moitié du SMIC et sans aucune protection juridique. Et pire que sans protection vu qu’ils seront punis s’ils arrêtent de plaire à leur boss pour quelque raison que ce soit.
Ces gens sont misanthropes
Retirer le RSA n’est pas une “sanction”, c’est creuser la tombe de quelqu’un. Puis comme d’habitude, le champ lexical de l’infantilisation. On parle de sanction, de punition, comme si les français étaient des enfants.
Des «sanctions» pour les bénéficiaires du RSA qui refusent d’être des esclaves modernes du capitalisme*
Qui pense que les patrons vont s’organiser pour remplacer les CDD par cette main d’œuvre pas cher?
La gueule du parcours…
C’est quoi des “parcours”? Deja que pole emploi en propose pas des masses, et que ca se fait à coup de petites formations qui garantissent rien… J’attend vraiment de voir la tete des entreprises et assos qui vont voir devoir gérer des chomeurs et personnes au RSA, au choix:
* des cinquantenaires difficile à embaucher
ou
* moitié handicappé ou probleme de santé ou depression ou post burnout
ou
* des jeunes déscolarisés moitié SDF, voir des anciens toxico
ou
* des mamans fatiguées qui ont arrêté de bosser pour s’occuper de leur enfants
ou une combinaison de tout ca.
La société va enfin découvrir tous les gens rendus invisibles parce qu’on peut pas les intégrer dans une société capitaliste productive de compétition, et là peut-être qu’on va pouvoir enfin se dire “ouais peut-être on devrait leur donner un RSA sans condition et augmenter ce RSA de 200 euros plutot que de penser que le SMIC c’est l’intégration”.
Autant je ne suis absolument pas contre un parcours de retour à l’emploi pour les gens au RSA, autant c’est quand même de la merde là.
Genre quoi, ne pas avoir d’emploi ?
On en est à quel jour de l apaisement ?
Je signale de suite qu’avant de lire les commentaires, j’ai lu l’article ; j’en rajoute en disant que je bosse dans le secteur de l’insertion, où les BRSA (bénéficiaires du RSA), sont déjà fliqués : j’entends par-là qu’on leur demande de faire des démarches pour s’en sortir, sinon c’est pas bien, et si j’y mets mon grain de sel t’as plus rien. Rien ne change sous le soleil.
Maintenant :
>Cette possibilité de sanction interviendra dès lors qu « on aura réglé les autres problèmes préalables », les « freins périphériques » au retour à l’emploi, a-t-elle précisé, citant notamment la problématique de la garde d’enfant.
Dans le milieu dans lequel je bosse, on passe notre temps à accompagner les gens pour ~~lever~~ qu’ils lèvent par eux-mêmes les freins : langue, garde d’enfants, logement, handicap, violences, permis de conduire, gestion de budget …). Donc, j’ose espérer que cette dame va nous donner les moyens de faire notre travail, que nous maîtrisons mieux que ceux qui s’enflamment. Calm down, les sanctions existent déjà, c.à.d. plus de RSA, mais sont rarement appliquées parce qu’au final, ce sont bien des êtres humains (pour la plupart, il y a des salauds, aussi), qui accompagnent ces miséreux.
C’est juste de la pure démagogie pour mettre en route France Travail qui à terme regroupera tous les services d’accompagnement ~~à la vie sociale~~ au travail. Oui, c’est une criminalisation des pauvres gens qui n’ont pas, malgré eux, la possibilité de participer économiquement à la société (c’est bien sûr oublier qu’ils consomment).
Édiths : y’en a eu plein ; je m’explique. Je suis autant énervé par les fils de posts qui s’enflamme sur des propos, bien choisis dans ce but, relayés par les journalistes, que par les décisions politiques, qui n’en sont pas vraiment, mais démagogiquement et mathématiquement préparent le terrain pour pire plus tard.
Oui, nous assistons, à non seulement le mépris de celui qui n’a pas réussi et ne mérite rien, mais à la criminalisation de ceux-ci. Et là, c’est vraiment plus grave que les violences policières (je ne les nie pas), parce que ça touche beaucoup plus de personnes (les Restos du Cœur, où je bosse, ont vus leurs bénéficiaires, et leur budget, augmenter de plus de 20%, genre deux fois plus que l’inflation).
“C’est d’autant plus important dans un contexte où on sait qu’il y a beaucoup d’entreprises qui cherchent à recruter et qui disent qu’elles n’y arrivent pas », a déclaré Mme Borne lors d’un point-presse.”
Vous voulez qu’on fasse vos boulots de merde ? Payez les gens correctement et arrêtez de les traiter comme des chiens.