Surpopulation carcérale : souhaite-t-on encore réinsérer nos condamnés ?

10 comments
  1. La réinsertion est une connerie sans nom. Un prétexte au laxisme et à la complaisance de criminels.
    La prison est une punition pour un ou plusieurs actes très graves, faits en connaissance de cause. Les faire sortir avant même la fin de leur peine (déjà trop souvent légères à mon goût), c’est les encourager à recommencer et ça leurs démontre que les conséquences ne sont pas au dixième de la hauteur de leurs crimes. Ils n’arrivent pas en prison par hasard. Les faire sortir plus tôt c’est faire ré-entrer le loup dans la bergerie.

    Edit: les gens qui downvotent, si quelqu’un tue/viole un membre de votre famille, allez-vous prôner la réinsertion ? C’est donc deux poids, deux mesures ?

  2. Y’a plus de place en prison, pourtant ses milliers de délinquant multirécidiviste purge leur peine trankil à la maison. Et sont encore moins réinsérer que ceux derrière les barreaux. Il faut d’urgence construire massivement des centres pour protéger les citoyens

  3. Pour avoir connu des petits délinquants qui ont fini en prison: NON à part etre enfermé 22h/24 et sortir en promenade se taper ou faire du trafic avec les autres, y’a rien à faire.
    Et c’est pas dans ces conditions qu’on reinsert et qu’on évite les récidives !

  4. Les mecs violents le seront toujours, je les préfère loin de la société, c’est complétement utopique de croire. On renvoie les délinquants sans passé par nos prisons qui n’ont pas la nationalité dans leurs pays d’origine (24% des détenus quand même via wiki). On arrête l’immigration venant de certains pays.

    On s’occupe massivement des jeunes : éducations, perspectives d’avenir. Mais bon que veux tu proposer quand tu es petite mains et que tu gagnes plus que ton prof qui a bac+5 à 16ans. Et que nos hommes politiques ont quasiment tous des affaires au culs.

    De toute manière quand on est adulte on a fait un choix d’être violent, ces gens là ne doivent pas revenir dans la société ils le seront toujours.

  5. J’ai 51 ans, la surpopulation carcérale et ses conséquences sur la (non)réinsertion, j’en entends parler depuis 35 ans au moins 🤷‍♂️

  6. ITT: des commentaires réacs sur la prison, sans chiffre ni sources ni exemple à l’appui, à hurler à la justice laxiste, à exiger des peines toujours plus sévères et à prétendre que la réinsertion est une illusion.

    Faut peut être vous rappelez que vous étiez en PLS pour même pas 2 mois de confinement chez vous sur le canapé avec des privations toutes relatives.

  7. A l’heure où il est courant de dénoncer les manipulations de l’information, voici une superbe « fausse nouvelle » qui est colportée avec une facilité déconcertante : la surpopulation carcérale.

    Dans [son dernier rapport](https://www.cglpl.fr/2023/publication-du-rapport-dactivite-2022/), la Contrôleuse générale des prisons, en l’occurrence Dominique Simonnot, une ancienne journaliste de *Libération*, n’a pas failli à sa réputation : une fois de plus, elle dénonce la surpopulation carcérale. Les [journaux se sont empressés de reprendre l’information](https://www.francetvinfo.fr/societe/prisons/prisons-surpeuplees-violences-vetuste-ce-qu-il-faut-retenir-du-rapport-annuel-de-la-controleuse-generale-des-lieux-de-privation-de-liberte_5816963.html), qu’ils présentent comme une certitude indiscutable. Sous-entendu : voici la preuve irréfutable que la société française est traversée par un acharnement punitif.

    Pourtant, tout ceci est faux. Il suffit d’aller voir les chiffres. Car voici exactement ce que disent les statistiques de l’administration pénitentiaire. Le tableau suivant est tiré des dernières statistiques disponibles, publiées en décembre 2022. Les différents sigles sont explicités pour être rendus plus compréhensibles.

    https://preview.redd.it/lbol80zhf30b1.png?width=762&format=png&auto=webp&v=enabled&s=0bcf37b3443cc973ff8fb7b963a2dd3f4eea5141

    Source : Ministère de la Justice, [statistiques de décembre 2022](http://www.justice.gouv.fr/art_pix/Statistique_etablissements_personnes_ecrouees_France_202212.pdf).

    Que nous dit ce tableau ? Comme on le voit, la surpopulation carcérale ne concerne qu’une catégorie d’établissements : les Maisons d’arrêt (voir l’avant-dernière ligne du tableau). C’est là que le taux dépasse effectivement les capacités d’accueil pour atteindre 142%. C’est ce chiffre qui est systématiquement cité par les médias.

    Le problème est que les Maisons d’arrêt ne concernent que les *prévenus*, c’est-à-dire les personnes qui sont en attente de jugement, auxquelles s’ajoutent les personnes condamnées à de courtes peines (inférieures à deux ans).

    Tous les autres établissements ont des taux d’emprisonnement inférieurs à 100. C’est tout particulièrement le cas pour les Maisons centrales (la dernière ligne du tableau), qui sont les établissements où sont envoyés les véritables condamnés, ceux qui reçoivent des peins supérieures à deux ans. Ici, la densité carcérale est à peine de 81%. Autrement dit, il y a de la place !

    Pourquoi ces chiffres, facilement accessibles, ne sont-ils jamais présentés par les journalistes ? Pourquoi entretenir un tel mensonge ? Et pourquoi l’Etat laisse-t-il faire ?

    L’explication est facile à comprendre : il s’agit de délégitimer la sanction pénale. L’argument que certains s’acharnent à faire entrer dans les crânes, c’est que notre société est trop répressive. La preuve : nos prisons débordent.

    Or ce n’est pas vrai. Les seuls établissements qui débordent, ce sont les Maisons d’arrêt, qui sont par définition des lieux d’attente. Si les Maisons d’arrêt débordent, c’est tout simplement parce que la justice est débordée et qu’elle n’arrive pas à gérer la masse des affaires.

    On comprend alors ce qui se joue. En mettant l’accent sur la surpopulation carcérale, il s’agit de détourner l’attention d’une réalité bien différente et bien plus alarmante : notre société fait face à une dégradation considérable des mœurs et du respect des règles, et les institutions répressives ne parviennent pas à faire face, à la fois par manque de moyens, mais surtout par excès de procédures et de bureaucratie.

    Cette paralysie du système répressif joue un rôle majeur dans la crise démocratique que nous connaissons car l’opinion publique ne comprend pas pourquoi les élites dénoncent un excès de répression là où le commun des mortels ne voit qu’impunité et laxisme.

    En inventant le problème de la surpopulation carcérale, et en polarisant l’attention sur ce point, un dérivatif magique a été trouvé. Il permet de ne pas aborder le fond des problèmes : pourquoi la machine s’est-elle grippée à ce point. Ce dérivatif réjouit tous ceux qui croient que le criminel est d’abord une victime de la société, et que la répression répond à un instinct pathologique contre lequel il faut lutter. Mais il désespère le citoyen honnête qui ne comprend plus le monde dans lequel il vit.

  8. A tous les droitards du coin :

    Réinsertion = travail = argent pour les patrons et l’état.

    Prison = coute cher = avec vos impôts.

    Du coup il faut… ?

    Vous allez y arriver. Non, pas la peine de mort, on essaye encore une fois.

Leave a Reply