
Faire paysan, c’est travailler plus que tout le monde, gagner moins que tout le monde pour nourrir des gens qui croient qu’on les empoisonne

Faire paysan, c’est travailler plus que tout le monde, gagner moins que tout le monde pour nourrir des gens qui croient qu’on les empoisonne
6 comments
Paysan tu es
Paysan tu seras
La chaleur, l’été
Et l’hiver, le froid
Paysan tu es
On te tuera pas
S’il y n’y a plus de blé
Qui le plantera
C’est un peu ouff comme titre.
Il y a les maraîchers bio, mais aussi l’industrie d’agriculture. Les derniers ont les moyens de faire de la comm’ pour verdir la pensée des gens… greenwashing, comme on dit.
J’ai visité la ferme familiale, gérée par mon oncle, le mois dernier et c’est impressionnant de voir les changements en 20 ans.
C’est simple, après des investissements conséquents sur les 10 dernières années, il fait maintenant seul le boulot d’une douzaine de personnes pour grosso modo 100 vaches laitières.
Assez impressionnant de voir les robots qui rabattent la bouffe des vaches la nuit, les vaches qui sont suivies en mode Big data pour détecter tout problème éventuel. C’est sûr qu’avec des augmentations de rendement pareil, il n’y a plus autant besoin de petits éleveurs.
> ça eût payé mais ça paie plus
https://www.youtube.com/watch?v=qjrRHK4lYYo
>Vous en parlez beaucoup, dans ce livre, de l’impossibilité du dialogue…
>C’est le combustible du livre, c’est vraiment l’étincelle. J’ai gardé en moi cette sensibilité paysanne. Et puis j’ai cette sensibilité urbaine qui est là en contraste. Et puis, à l’extérieur de moi, en Suisse, il y a eu ces fameuses votations sur les pesticides en 2021. On aurait pu devenir le premier pays du monde à abolir complètement les pesticides. Et ça a créé un immense débat qui a duré six mois, qui aurait pu être un débat fertile où on aurait pu apprendre à se connaître. Et ça a été en fait un défilé d’agressivité, de malentendus, d’incompréhension. Moi, je l’ai vécu assez mal. On est beaucoup à l’avoir vécu, assez mal, mais c’est de cette ambiance, de ce manque de débat suisse qu’est né ce livre.
Je pensais que ce n’était qu’en France…
>C’est surtout des jeunes qui lancent énormément de micro fermes, beaucoup de projets alternatifs, de coopératives. Et c’est comme des laboratoires pour l’agriculture de demain.
>Mais ce que j’avais envie de dire avec ce livre, c’est de ne pas non plus idéaliser ces structures. On ne va pas en faire une politique agricole, pour l’instant. Ça reste vraiment un produit de niche. Énormément de jeunes se cassent la gueule avec ces projets.
>La solution, elle est entre la ville et la campagne, entre le système conventionnel et le système bio alternatif.
J’aimerais qu’il soit lu du côté des activistes français…$
gagner moins que tout le monde… Ca dépend vraiment des exploitations.
Je suis en lycée agricole et la plupart des élèves sont en vache laitières. Ca brasse énormément de fric. Suffit de voir les voitures le vendredi soir.
Après clairement c’est des gros bosseurs. Peu ou pas de vacances. C’est une passion et un mode de vie pour eux