Flair Pyawall mais de mon cotés je ne l’ai pas eut, je colle l’article au cas ou:
Ils s’appelaient Paul, Steven et Manon. Ils avaient 25 ans, elle en avait 24. Tous les trois appartenaient au commissariat de Roubaix. Ils étaient en mission police secours dans cette nuit de samedi à dimanche. Paul et Steven étaient titularisés à Roubaix. Manon, pas encore. Les trois fonctionnaires étaient entrés très récemment dans la police : « C’était des gens bien, de bons collègues, selon une amie policière roubaisienne, ils ne posaient jamais de problèmes. » « Ils étaient volontaires, enthousiastes, à l’image des jeunes sorties des écoles de police », selon Frédéric Veaux le directeur général de la police nationale.
La collision a été brutale sur la route départementale D 700, à deux fois deux voies, proche de la bretelle d’accès vers Villeneuve-d’Ascq (Nord). Les pare-chocs des deux véhicules portent les stigmates violents du carambolage. Entre 7 heures et 7h15 hier, les deux voitures se sont percutées de plein fouet. Le véhicule civil noir, de marque Alfa Romeo, immatriculé dans le Nord, est resté sur la route. La voiture de police a, elle, fini sa route en contrebas de la voie, dans le fossé, passant par-dessus la glissière de sécurité.
Selon les premiers éléments de l’enquête, encore à préciser, il semblerait que le véhicule noir soit arrivé à contresens et à vive allure, heurtant frontalement la voiture de police, dont le gyrophare était allumé. Le choc a été terrible : quatre morts, dont trois policiers. Et deux blessés graves, dont une jeune fille de 16 ans, qui était transportée dans la voiture des fonctionnaires. Très vite les secours ont été alertés, près de 37 sapeurs-pompiers et 14 véhicules d’intervention sont dépêchés sur place. 6 équipes du Smur sont également présentes. Mais les policiers ont déjà succombé au choc, le conducteur de la voiture noire également.
## Le pronostic vital de la jeune femme n’est plus engagé
Dans l’équipage de Police secours se trouvait une jeune femme de 16 ans. Les policiers la conduisaient à l’hôpital Jeanne-de-Flandres pour qu’elle soit examinée par un médecin. Selon la procureure de Lille, Carole Étienne, elle devait être examinée en tant que « victime potentielle » d’autres faits. Bloquée elle aussi dans le véhicule, elle a dû être désincarcérée. En état urgence absolue durant plusieurs heures, son pronostic vital n’était plus engagé ce dimanche soir, indiquait la police. Elle souffrirait de multiples fractures.
Dans l’Alfa Romeo noire, outre le conducteur âgé de 24 ans décédé sur le coup, se trouvait un passager, âgé de 21 ans, qui a été hospitalisé à Lille et dont le pronostic vital était toujours engagé ce dimanche soir. Tous deux étaient connus des services de police pour des faits de droit commun, alcool, outrage et usage de stupéfiants.
L’enquête, ouverte pour homicides et blessures involontaires, devra tenter de déterminer les circonstances exactes dans lesquelles l’accident s’est produit. Sur place, les investigateurs de la police technique et scientifique se sont employés à recueillir les moindres indices permettant de reconstituer la scène dramatique.
## Des gerbes de fleurs déposées devant le commissariat
Le choc est immense au sein de la police. Dès l’annonce de l’accident, le commissariat de Roubaix, en deuil des siens, a fermé ses portes. Les policiers se sont réunis et toute leur hiérarchie ainsi que des membres de l’IGPN sont arrivés sur place. Une cellule psychologique a été ouverte en soutien. Et devant les portes vitrées du commissariat, les Roubaisiens solidaires sont venus tout au long de la journée déposer des gerbes de fleurs. Pour Basile, impossible de ne pas rendre hommage aux trois gardiens de la paix. Dès qu’il a appris la nouvelle, il a foncé chez le fleuriste pour apporter des roses. « On ne peut pas imaginer que de si jeunes gens en plein service perdent la vie de cette manière, chevrote-t-il, ému. Je souhaitais leur apporter mon soutien. »
Tous les sympathisants de la police se sont ainsi spontanément regroupés devant le commissariat en fin d’après-midi. Christian, gardien de la paix retraité, est venu soutenir d’anciens collègues : « Ils étaient dans une mission pourtant tout à fait banale, et cela rappelle qu’il n’y a jamais rien d’anodin quand on est policier. » Dans la cour intérieure du commissariat, à l’abri des regards, un hommage a été rendu. Avec les agents, le préfet des Hauts-de-France et les représentants la police nationale entouraient les familles de Paul, Steven et Manon, présentes sur place. Des familles anéanties, selon les représentants des syndicats de police sur place pour l’hommage.
Retenu à l’étranger, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a lui aussi rendu hommage aux victimes : « Toutes mes pensées vont aux familles à qui j’adresse mes condoléances. Plein soutien aux blessés. » Le ministre se rendra sur place dès ce lundi à 11 heures pour échanger avec les effectifs de police forcément marqués par la tragédie qui a frappé leurs trois collègues.
Donc un énième chauffard probablement sous l’empire de l’alcool/drogues a ravagé 3 familles en l’espace de quelques instants. Mais quel enfer…quelle tristesse.
Alors OK, c’est un fait divers horrible avec des vies brisées.
Juste, l’article cite un flic à la retraite pour qui “cela rappelle qu’il n’y a jamais rien d’anodin quand on est policier. »
Alors là je suis désolé, ça peut arriver à un flic, à un artisan qui rentre tard, à un fonctionnaire de mairie ou à un retraité. Pas la peine d’en remettre une couche sur la prétendue souffrance de la police.
Quel cauchemar
24 ans, 25 ans, 25 ans, et une gosse de 16 ans au mieux traumatisée. Quel fléau l’alcool au volant.
8 comments
On était déjà à 109 morts au travail cette année (https://twitter.com/DuAccident), ça fait 3 de plus…
24 et 25 ans.. et un jeune père.. putain.
Reposez en paix.
Flair Pyawall mais de mon cotés je ne l’ai pas eut, je colle l’article au cas ou:
Ils s’appelaient Paul, Steven et Manon. Ils avaient 25 ans, elle en avait 24. Tous les trois appartenaient au commissariat de Roubaix. Ils étaient en mission police secours dans cette nuit de samedi à dimanche. Paul et Steven étaient titularisés à Roubaix. Manon, pas encore. Les trois fonctionnaires étaient entrés très récemment dans la police : « C’était des gens bien, de bons collègues, selon une amie policière roubaisienne, ils ne posaient jamais de problèmes. » « Ils étaient volontaires, enthousiastes, à l’image des jeunes sorties des écoles de police », selon Frédéric Veaux le directeur général de la police nationale.
[Paul, Steven et Manon ont été désincarcérés de leur voiture](https://www.leparisien.fr/faits-divers/nord-quatre-morts-dont-trois-policiers-dans-un-accident-de-la-route-21-05-2023-WAU5PEFCZ5FONBQADTAF2C36BY.php?ts=1684697681412) de fonction aux couleurs de la police nationale aux alentours de 10h30 ce dimanche matin. La vie les avait quittés déjà depuis plusieurs heures. Dans la carcasse de l’autre voiture accidentée, les secours n’ont pu sauver le conducteur, décédé lui aussi.
La collision a été brutale sur la route départementale D 700, à deux fois deux voies, proche de la bretelle d’accès vers Villeneuve-d’Ascq (Nord). Les pare-chocs des deux véhicules portent les stigmates violents du carambolage. Entre 7 heures et 7h15 hier, les deux voitures se sont percutées de plein fouet. Le véhicule civil noir, de marque Alfa Romeo, immatriculé dans le Nord, est resté sur la route. La voiture de police a, elle, fini sa route en contrebas de la voie, dans le fossé, passant par-dessus la glissière de sécurité.
Selon les premiers éléments de l’enquête, encore à préciser, il semblerait que le véhicule noir soit arrivé à contresens et à vive allure, heurtant frontalement la voiture de police, dont le gyrophare était allumé. Le choc a été terrible : quatre morts, dont trois policiers. Et deux blessés graves, dont une jeune fille de 16 ans, qui était transportée dans la voiture des fonctionnaires. Très vite les secours ont été alertés, près de 37 sapeurs-pompiers et 14 véhicules d’intervention sont dépêchés sur place. 6 équipes du Smur sont également présentes. Mais les policiers ont déjà succombé au choc, le conducteur de la voiture noire également.
## Le pronostic vital de la jeune femme n’est plus engagé
Dans l’équipage de Police secours se trouvait une jeune femme de 16 ans. Les policiers la conduisaient à l’hôpital Jeanne-de-Flandres pour qu’elle soit examinée par un médecin. Selon la procureure de Lille, Carole Étienne, elle devait être examinée en tant que « victime potentielle » d’autres faits. Bloquée elle aussi dans le véhicule, elle a dû être désincarcérée. En état urgence absolue durant plusieurs heures, son pronostic vital n’était plus engagé ce dimanche soir, indiquait la police. Elle souffrirait de multiples fractures.
Dans l’Alfa Romeo noire, outre le conducteur âgé de 24 ans décédé sur le coup, se trouvait un passager, âgé de 21 ans, qui a été hospitalisé à Lille et dont le pronostic vital était toujours engagé ce dimanche soir. Tous deux étaient connus des services de police pour des faits de droit commun, alcool, outrage et usage de stupéfiants.
L’enquête, ouverte pour homicides et blessures involontaires, devra tenter de déterminer les circonstances exactes dans lesquelles l’accident s’est produit. Sur place, les investigateurs de la police technique et scientifique se sont employés à recueillir les moindres indices permettant de reconstituer la scène dramatique.
## Des gerbes de fleurs déposées devant le commissariat
Le choc est immense au sein de la police. Dès l’annonce de l’accident, le commissariat de Roubaix, en deuil des siens, a fermé ses portes. Les policiers se sont réunis et toute leur hiérarchie ainsi que des membres de l’IGPN sont arrivés sur place. Une cellule psychologique a été ouverte en soutien. Et devant les portes vitrées du commissariat, les Roubaisiens solidaires sont venus tout au long de la journée déposer des gerbes de fleurs. Pour Basile, impossible de ne pas rendre hommage aux trois gardiens de la paix. Dès qu’il a appris la nouvelle, il a foncé chez le fleuriste pour apporter des roses. « On ne peut pas imaginer que de si jeunes gens en plein service perdent la vie de cette manière, chevrote-t-il, ému. Je souhaitais leur apporter mon soutien. »
Tous les sympathisants de la police se sont ainsi spontanément regroupés devant le commissariat en fin d’après-midi. Christian, gardien de la paix retraité, est venu soutenir d’anciens collègues : « Ils étaient dans une mission pourtant tout à fait banale, et cela rappelle qu’il n’y a jamais rien d’anodin quand on est policier. » Dans la cour intérieure du commissariat, à l’abri des regards, un hommage a été rendu. Avec les agents, le préfet des Hauts-de-France et les représentants la police nationale entouraient les familles de Paul, Steven et Manon, présentes sur place. Des familles anéanties, selon les représentants des syndicats de police sur place pour l’hommage.
Retenu à l’étranger, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a lui aussi rendu hommage aux victimes : « Toutes mes pensées vont aux familles à qui j’adresse mes condoléances. Plein soutien aux blessés. » Le ministre se rendra sur place dès ce lundi à 11 heures pour échanger avec les effectifs de police forcément marqués par la tragédie qui a frappé leurs trois collègues.
Donc un énième chauffard probablement sous l’empire de l’alcool/drogues a ravagé 3 familles en l’espace de quelques instants. Mais quel enfer…quelle tristesse.
Alors OK, c’est un fait divers horrible avec des vies brisées.
Juste, l’article cite un flic à la retraite pour qui “cela rappelle qu’il n’y a jamais rien d’anodin quand on est policier. »
Alors là je suis désolé, ça peut arriver à un flic, à un artisan qui rentre tard, à un fonctionnaire de mairie ou à un retraité. Pas la peine d’en remettre une couche sur la prétendue souffrance de la police.
Quel cauchemar
24 ans, 25 ans, 25 ans, et une gosse de 16 ans au mieux traumatisée. Quel fléau l’alcool au volant.
Triste fait divers.