Les portes du bar restent désespérément closes et communauté LGBTQ ne décolère pas. Le Bonjour Madame, espace « culturel et militant » prisé des personnes queers et lesbiennes, situé rue de Montreuil à Paris (XIe), a fait l’objet d’un contrôle antifraude, mercredi 24 mai. Et voilà les responsables contraints à fermer l’établissement.
Sur la forme, les gérantes et leurs clients dénoncent une opération disproportionnée et des méthodes « d’intimidation ». C’est peu après 20 heures ce soir-là que des policiers, armés et équipés de gilets par balles, se présentent à l’intérieur du bar. Ils sont notamment accompagnés par des agents du service d’hygiène de la Direction des transports et de la protection du public (DTPP), des douanes et de l’Urssaf, soit une vingtaine de personnes au total. Contacté, le parquet de Paris indique qu’il s’agissait d’une opération Codaf (comité opérationnel départemental de lutte antifraude).
Les agents auraient effectué un avertissement sur les consignes d’hygiène, mais également observé un défaut sur la licence IV du bar, sur lequel figurait encore le nom de l’ancien gérant. « Ils sont arrivés comme des cow-boys dans un saloon » « Les contrôles, ça arrive régulièrement, mais pour un défaut de licence, ils auraient simplement pu nous mettre une amende, s’étonne Hélène, une des gérantes du Bonjour Madame. On s’est senti intimidés, c’était intrusif, choquant et disproportionné. Ils arrivent à 20 sans rien nous expliquer, ça ressemble à une démonstration de force. »
Un sentiment également partagé par Morgann, qui venait pour la première fois à l’occasion d’un rendez-vous professionnel. La jeune femme a rapidement diffusé des images du contrôle sur les réseaux sociaux.
« Ils sont arrivés comme des cow-boys dans un saloon, témoigne Morgann. Cela a mené à une ambiance très anxiogène. »
La scène est d’autant plus inhabituelle que le Bonjour Madame est réputé pour être une « safe place », un endroit sécurisé pour les personnes queer et transgenre. « La personne avec qui j’avais rendez-vous connaissait bien le bar, on voulait justement un cocon pour travailler tranquillement, ajoute Morgann. S’ils n’avaient pas voulu nous intimider comment s’y seraient-ils pris ? » Une surveillance accrue depuis plusieurs semaines Ouvert depuis quatre ans, le Bonjour Madame n’avait semblet-il jamais fait l’objet d’un contrôle d’une telle ampleur.
Du fait du caractère militant de l’établissement, les gérantes assurent être vigilantes et tout faire pour respecter les règles. Mais depuis plusieurs semaines, elles se sont étonnées d’une surveillance plus insistante de la part de la police. Hélène indique en effet avoir eu affaire aux forces de l’ordre à trois reprises depuis une semaine.
Trois agents ont en effet donné un avertissement à la cogérante pour avoir laissé les clients attendre leur taxi à l’intérieur du bar après l’horaire de fermeture de celui-ci.
Deux jours plus tard, c’est pour un dépassement de terrasse qu’une autre gérante a été verbalisée. Enfin, Hélène indique que le 20 mai, un véhicule de police est passé à faible allure devant le bar à quatre reprises, sans descendre de voiture.
Ptdr le doublé défaut de licence plus lgbt elle est pas mal ca. C’est la double punition.
Sinon ca m’étonne que a moitié non seulement car sa pue l’homophobie mais en plus si un truc que la prefecture adore faire chier c’est bien les défauts de licence 4.
>je ne vois pas ce qui justifie ce contrôle mais je reste très prudent
C’est le principe d’un contrôle.
Il y a eu plusieurs incidents au bar dont des chant anti-policier, il fallait pas s’attendre à ce qu’il viennent tranquillement pour fermer le bar.
C’est pas déconnant de voir la police repasser quand un problème à déjà était signaler.
Elles ne respectent pas les règles pour la distribution de boisson et après s’étonne d’avoir une fermeture…
Edit : Je viens de voir la vidéo twitter posté, il y a absolument rien de choquant, les policiers sont en tenue normale pour des policiers, certains en civils d’autre en uniformes avec gilets, c’est la tenue normale, les blouses blanches sont les DTPP, je suppose et la rien de choquant non plus.
Le seul truc, c’est le policier qui râle pour la vidéo
Suffisait d’avoir sa license a jour, de fermer a l’heure et de pas squatter le trottoir pour lequel tu n’as pas d’autorisation.
Tout ce qui t’arrives quand tu fraudes est pas forcement du fait de tes orientations sexuels.
Après tu comprends pourquoi certains bar Queer ont des SAS digne d’une porte de prison. Franchement les policiers en ce moment, c’est les pires racailles. À ce rythme on va plus faire confiance à des mafias qu’à des policiers.
TL:PL
> les gérantes assurent être vigilantes et tout faire pour respecter les règles
> Ouvert depuis quatre ans
> un défaut sur la licence IV du bar, sur lequel figurait encore le nom de l’ancien gérant.
> Les responsables ont préféré fermer plutôt que de ne pas vendre de boissons alcoolisées, au risque d’ouvrir le bar à perte.
AJA qu’un safe Space n’est pas un endroit au dessus des lois
Ayant déjà été témoin de descentes de flics dans des bars non LGBT, il me semble que c’est consistant avec l’attitude des flics dans ces situations. Après, peut-être que ça a pu être exacerbé par l’homophobie des flics… mais ce genre de choses ne se produisent certainement pas que dans des lieus LGBT.
ACAB
Ouin ouin
Tous ce que je retiens, c’est que certaines personnes utilisent leur orientation sexuelle pour se victimiser quand ils sont face aux conséquences de leurs actes. C’est vraiment un super moyen pour continuer le combat contre l’homophobie.
Le niveau de désinformation dans ce thread est assez ahurissant. Entre l’OP qui t’explique que les flics sont venus à 25 et parle d’un Stonewall. Toute la clique des comptes qui en profite pour faire leur propagande au risque de d’arranger les faits au nom de leur engagement politique.
12 comments
Les portes du bar restent désespérément closes et communauté LGBTQ ne décolère pas. Le Bonjour Madame, espace « culturel et militant » prisé des personnes queers et lesbiennes, situé rue de Montreuil à Paris (XIe), a fait l’objet d’un contrôle antifraude, mercredi 24 mai. Et voilà les responsables contraints à fermer l’établissement.
Sur la forme, les gérantes et leurs clients dénoncent une opération disproportionnée et des méthodes « d’intimidation ». C’est peu après 20 heures ce soir-là que des policiers, armés et équipés de gilets par balles, se présentent à l’intérieur du bar. Ils sont notamment accompagnés par des agents du service d’hygiène de la Direction des transports et de la protection du public (DTPP), des douanes et de l’Urssaf, soit une vingtaine de personnes au total. Contacté, le parquet de Paris indique qu’il s’agissait d’une opération Codaf (comité opérationnel départemental de lutte antifraude).
Les agents auraient effectué un avertissement sur les consignes d’hygiène, mais également observé un défaut sur la licence IV du bar, sur lequel figurait encore le nom de l’ancien gérant. « Ils sont arrivés comme des cow-boys dans un saloon » « Les contrôles, ça arrive régulièrement, mais pour un défaut de licence, ils auraient simplement pu nous mettre une amende, s’étonne Hélène, une des gérantes du Bonjour Madame. On s’est senti intimidés, c’était intrusif, choquant et disproportionné. Ils arrivent à 20 sans rien nous expliquer, ça ressemble à une démonstration de force. »
Un sentiment également partagé par Morgann, qui venait pour la première fois à l’occasion d’un rendez-vous professionnel. La jeune femme a rapidement diffusé des images du contrôle sur les réseaux sociaux.
« Ils sont arrivés comme des cow-boys dans un saloon, témoigne Morgann. Cela a mené à une ambiance très anxiogène. »
La scène est d’autant plus inhabituelle que le Bonjour Madame est réputé pour être une « safe place », un endroit sécurisé pour les personnes queer et transgenre. « La personne avec qui j’avais rendez-vous connaissait bien le bar, on voulait justement un cocon pour travailler tranquillement, ajoute Morgann. S’ils n’avaient pas voulu nous intimider comment s’y seraient-ils pris ? » Une surveillance accrue depuis plusieurs semaines Ouvert depuis quatre ans, le Bonjour Madame n’avait semblet-il jamais fait l’objet d’un contrôle d’une telle ampleur.
Du fait du caractère militant de l’établissement, les gérantes assurent être vigilantes et tout faire pour respecter les règles. Mais depuis plusieurs semaines, elles se sont étonnées d’une surveillance plus insistante de la part de la police. Hélène indique en effet avoir eu affaire aux forces de l’ordre à trois reprises depuis une semaine.
Trois agents ont en effet donné un avertissement à la cogérante pour avoir laissé les clients attendre leur taxi à l’intérieur du bar après l’horaire de fermeture de celui-ci.
Deux jours plus tard, c’est pour un dépassement de terrasse qu’une autre gérante a été verbalisée. Enfin, Hélène indique que le 20 mai, un véhicule de police est passé à faible allure devant le bar à quatre reprises, sans descendre de voiture.
En lien avec :
https://www.reddit.com/r/quefaitlapolice/comments/13r0lbq/une_honte_une_compagnie_de_25_flics_en_gilet/
Ptdr le doublé défaut de licence plus lgbt elle est pas mal ca. C’est la double punition.
Sinon ca m’étonne que a moitié non seulement car sa pue l’homophobie mais en plus si un truc que la prefecture adore faire chier c’est bien les défauts de licence 4.
>je ne vois pas ce qui justifie ce contrôle mais je reste très prudent
C’est le principe d’un contrôle.
Il y a eu plusieurs incidents au bar dont des chant anti-policier, il fallait pas s’attendre à ce qu’il viennent tranquillement pour fermer le bar.
C’est pas déconnant de voir la police repasser quand un problème à déjà était signaler.
Elles ne respectent pas les règles pour la distribution de boisson et après s’étonne d’avoir une fermeture…
Edit : Je viens de voir la vidéo twitter posté, il y a absolument rien de choquant, les policiers sont en tenue normale pour des policiers, certains en civils d’autre en uniformes avec gilets, c’est la tenue normale, les blouses blanches sont les DTPP, je suppose et la rien de choquant non plus.
Le seul truc, c’est le policier qui râle pour la vidéo
Suffisait d’avoir sa license a jour, de fermer a l’heure et de pas squatter le trottoir pour lequel tu n’as pas d’autorisation.
Tout ce qui t’arrives quand tu fraudes est pas forcement du fait de tes orientations sexuels.
Après tu comprends pourquoi certains bar Queer ont des SAS digne d’une porte de prison. Franchement les policiers en ce moment, c’est les pires racailles. À ce rythme on va plus faire confiance à des mafias qu’à des policiers.
TL:PL
> les gérantes assurent être vigilantes et tout faire pour respecter les règles
> Ouvert depuis quatre ans
> un défaut sur la licence IV du bar, sur lequel figurait encore le nom de l’ancien gérant.
> Les responsables ont préféré fermer plutôt que de ne pas vendre de boissons alcoolisées, au risque d’ouvrir le bar à perte.
AJA qu’un safe Space n’est pas un endroit au dessus des lois
Ayant déjà été témoin de descentes de flics dans des bars non LGBT, il me semble que c’est consistant avec l’attitude des flics dans ces situations. Après, peut-être que ça a pu être exacerbé par l’homophobie des flics… mais ce genre de choses ne se produisent certainement pas que dans des lieus LGBT.
ACAB
Ouin ouin
Tous ce que je retiens, c’est que certaines personnes utilisent leur orientation sexuelle pour se victimiser quand ils sont face aux conséquences de leurs actes. C’est vraiment un super moyen pour continuer le combat contre l’homophobie.
Le niveau de désinformation dans ce thread est assez ahurissant. Entre l’OP qui t’explique que les flics sont venus à 25 et parle d’un Stonewall. Toute la clique des comptes qui en profite pour faire leur propagande au risque de d’arranger les faits au nom de leur engagement politique.
C’est lunaire.