En Iran, la jeunesse entre désobéissance et frustration face à la violence du régime

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  1. ”**La répression du pouvoir a étouffé la révolte des femmes, qui ont toutefois gagné sur le voile. Sur fond de marasme économique, le feu couve toujours sous la cendre.**

    La scène était inimaginable, il y a un an. De jeunes Iraniennes, [sans voile](https://www.lefigaro.fr/histoire/archives/iran-en-mars-1979-la-grande-manifestation-des-femmes-contre-le-voile-20221007), ni manteau, attablées à un bar branché de Téhéran, ou fumant la cigarette sur la terrasse au rythme d’une musique occidentale à la mode. Les jeans sont moulants, certains tee-shirts aussi. Rue Iranshahr, dans le centre de la capitale, le Type et son style Art déco ressemble aux bars à la mode de [Beyrouth](https://www.lefigaro.fr/international/beyrouth-deux-ans-apres-l-explosion-la-verite-etouffee-20220803), Tel-Aviv ou Paris. La scène serait banale si elle n’avait pour théâtre la très pieuse République islamique, où le pouvoir religieux impose sa rigueur vestimentaire – voile et manteau obligatoire pour les femmes – depuis quarante-quatre ans. Elle est, en fait, surréaliste. L’observateur étranger se pince les lèvres en imaginant la réaction de la frange la plus conservatrice du pouvoir.

    *«Non, je ne croyais pas qu’on pourrait arriver à ce résultat,* [*les filles sont vraiment courageuses*](https://www.lefigaro.fr/international/iran-la-colere-contre-le-voile-enflamme-la-jeunesse-20220920)*»*, se félicite une dame, la cinquantaine, qui dîne avec sa fille, tête nue, toutes les deux.”

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