[“Petit à petit les algorithmes nous enferment dans une bulle”](https://www.youtube.com/watch?v=adVGScCEpxI)

Voici les mots par lesquels commencent le spot de la campagne Libérons la culture de la Fnac, qui met en avant la valeur apportée par l’achat en présenciel, qui permet de bénéficier des conseils en magasin.

**Des mots d’une hypocrisie immense venant d’un géant qui a grandement participé au déclin de la librairie indépendante en France.**

Maintenant menacée par la vente en ligne, la Fnac essaye de faire passer les agents en magasin pour des réels conseillers, alors que leurs conseils, aussi bien sur la culture que sur le matériel, sont d’une qualité plus que douteuse (forcément, Tom 23 ans qui fait un job d’été à la Fnac n’a pas l’expertise de Marie-Claire libraire depuis 40 ans).

Petit coup de gueule, car franchement ça me dégoûte et je ne comprends même pas comment la Fnac se permet de faire ce type de pub. Ils sont trop stupides pour voir leur hypocrisie, ou alors ils le savent mais s’en foutent car ils ont aucune race?

Ravi de rager avec vous en commentaire si vous aussi êtes énervés par cette campagne.

16 comments
  1. Je comprends parfaitement ton point, ceci dit, la FNAC reste une chaîne dont le but premier est de faire du chiffre. Le slogan de la campagne n’est ni plus ni moins qu’un argument marketing.

    Culture, pas culture, ils en ont rien à cirer, ils sont juste entrain de défendre leur part du marché.

  2. Ils essaient simplement d’attirer les clients, comme tout commerce. Evidemment qu’ils s’en battent les steaks des considérations morales ou de la qualité des agents.

  3. > s’en foutent car ils ont aucune race?

    Ca plus ils jouent sans doute plus ou moins leur survie.
    Je suis pour faire un effort pour un bouquin, mais commander FNAC ou Amazon c’est kiff kiff. Enfin au moins Amazon ca arrivera plus vite.

  4. Argh!!!!! J’ai cliqué pour vérifier mais oui c’est bien cette pub avec la reprise de machin absolument mal chantée.

    Donc oui la Fnac, allez vous faire cuire le cul.

    (D’autant que ça fait belle lurette qu’ils pataugent sans complexe dans les offres multi-vendeurs sur leur site web. Comme tout le monde.)

  5. Déjà s’ils harmonisaient leurs prix entre le prix en ligne et le prix en magasin ça serait peut être plus pratique (évidement ça ne s’applique pas aux bouquins).

    Sur les jeux vidéo par exemple, parfois le prix est 10% à 20% moins cher en ligne, vendu par le site Fnac.com, sans promo, **et en retrait magasin 1h donc provenant directement du stock et du rayon du magasin**.

    Par exemple pour Animal Crossing, j’avais regardé le prix en ligne, et le magasin où y’avait du stock, je me suis dit “j’y vais sur place plutôt que de commander en ligne et retirer au comptoir retrait des achats”. Ben c’était genre 45€ en retrait magasin 1h et 60€ si je le prenais en rayon directement. Il a fallu négocier avec le vendeur pour qu’ils s’alignent (sans quoi j’aurais commandé en ligne et attendu 1h).

    Et le pire c’est que ça favorise l’achat en ligne plutôt qu’en magasin, c’est complétement débile sauf à ce que la FNAC souhaite évoluer vers un modèle avec moins de magasin.

  6. >Des mots d’une hypocrisie immense venant d’un géant qui a grandement participé au déclin de la librairie indépendante en France.

    Dire cela est aussi hypocrite, c’est le capitalisme qui a mené au déclin des librairies indépendantes en France. Les libraires s’en tamponnent de la “culture” (quoi que ça veuille dire), pour eux les livres ne sont pas des outils pour s’épanouir, ce sont des objets à vendre. Je te mets au défi d’aller dans une librairie random et de comparer les tables des livres mis en avant et celles à la FNAC. Tu auras exactement les mêmes croûtes.

    Pour l’anecdote j’ai fait deux mois à l’INFL (avant que cela change de nom/d’emplacement apparemment) et les 3/4 des cours c’est des trucs sur comment apprendre l’achalandage et autres trucs de marketing pour optimiser les profits. Il y avait zéro aspect culturel dans ce cursus (qu’avec le recul je trouve assez moisi), par contre ils te disaient bien que la FNAC était la meilleure librairie de Paris à une époque. Alors oui l’expertise de Marie-Claire c’est d’être obligée de lire les bouquins tendances du moment pour réussir à faire semblant de savoir ce qu’elle dit quand elle conseille les clients. Mais c’est tout motivé par la recherche de profit, et quand tu fais ce métier tu ne peux plus lire pour toi-même, par contre des merdes tu en vois passer (des pépites aussi, certes, mais c’est juste parce que contrairement à ce qu’on pense le grand public n’est pas friant que de daubasses). Les seuls fois où tu voyais des classiques de la littérature c’était pendant la rentrée des classes, le reste du temps c’était dans un coin sombre et poussièreux, derrière les trucs érotiques pour ado.

    Au final j’ai fait mon stage dans une librairie à Quimper et c’était exactement ça, le patron du machin n’était pas plus cultivé qu’un random dans la rue, par contre il maitrisait les techniques de vente et l’optimisation de la rentabilité sur le bout des doigts (pour le meilleur et surtout pour le pire). Me rendre compte de l’intérieur que c’était le marché qui motivait le métier de libraire et non l’amour du partage d’une passion, ça m’a profondémment dégoûté et je me suis barré du stage et de l’école.

  7. Toutes les publicités vont vanter le pire défaut d’un produit comme étant un avantage…

    Il suffit de voir les pubs de margarine qui vantent les omégas 3 ou je ne sais quoi pour faire passer de la graisse végétale pour un produit sain !

    Il s’agit de faire passer dans l’inconscient collectif une qualité sur un point qui leur est en général largement reproché. (Voiture Propre, Fast Food “Comme à la maison”, Calgon qui sauve les machines à laver, Ravioli en boite mais les enfants adorent…)

  8. Petit rappel que la FNAC est très proche de SFAM/Indexia/Hubside qui ne sont pas du tout des arnaques mais une entreprise très respectable .

    Il ne serait donc pas raisonnable, mais du tout, de penser que la FNAC veuille nous la mettre à tous les niveaux.

  9. moué bof, la Fnac et la culture, c’est un débat de 20 ans d’âge.. rien de neuf et leur pub est bien moisi, ça dit rien que depuis toujours : *des conseillers à votre écoute*, comme dans toute crémerie. Et puis avant les algo, y’avait (et toujours) le bouche a oreille, l’entre-soi, pareil quoi pour qui n’est pas véritablement curieux.

  10. J’irai à la Fnac quand les prix en magasin seront alignés avec les prix en ligne (généralement moins cher en ligne) et que leurs vendeurs, sur tout ce qui est électronique, seront compétents et feront plus que me lire la fiche produit posée à côté du dit produit.

  11. Honnêtement, à chaque fois que j’ai demandé conseil à la fnac (surtout niveau informatique pour le coup, pas livres) on m’a TOUJOURS répondu à côté de la plaque. Une fois pour un achat le vendeur m’a même conseillé d’aller chez la concurrence.

    Aujourd’hui j’ai testé ChatGPT pour la première fois. Quand je vois la réponse ultra détaillée qui m’a été donnée (jusqu’à l’aspect visuel du câble que je recherche), je suis à peu près certain qu’un vendeur aurait pas fait mieux.

    Ça fait peur mais bon, faut voir aussi la gueule de la formation que doivent avoir les employés, si ils en ont une.

    A l’inverse, j’ai un ami qui y travaille, calé en informatique. Bah lui on lui reproche un travail trop bien fait étant donné qu’il perd trop de temps (notamment avec les personnes âgées) à expliquer le fonctionnement des appareils et à donner des conseils.

    Bref, une entreprise et un “management” comme on les aime quoi.

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