>*« Entre nous, on se disait qu’il faisait presque partie du RN*, raconte un reporter télé. *Sur certains déplacements par exemple, Loïc était avec l’équipe de Marine Le Pen et montait dans l’avion avec elle quand tous les journalistes étaient encore parqués plus loin. Le soir, on pouvait même le voir partir avec certains salariés RN dans des bars. »* Plusieurs journalistes se souviennent aussi qu’il pouvait être *« transporté en voiture »* par le parti quand les journalistes se débrouillent habituellement entre eux pour se déplacer.
>
>En fin de campagne, Marine Le Pen a rendez-vous pour une interview exclusive avec un média concurrent. Aucun journaliste des autres médias n’est convié. Mais d’après plusieurs témoignages, Loïc Besson est encore là, *« dans les pattes »*. *« C’était lunaire. C’était une interview calée avec la candidate et son équipe*, explique un témoin de l’époque. *Mais il était présent seul et sans son caméraman. »*
**Jugé trop proche du parti, le journaliste de BFMTV chargé du RN a été écarté de son poste en janvier dernier. La direction de la chaîne avait été alertée à plusieurs reprises, notamment après la diffusion de clichés le montrant tout sourire avec des salariés du parti d’extrême droite.**
nOn est en pleine campagne présidentielle, à quelques mois de l’échéance finale, lorsque BFMTV lâche une petite bombe politique. Ce 29 janvier 2022, Marine Le Pen est à Madrid pour un rassemblement « des conservateurs européens ». Pendant qu’elle s’entretient avec Viktor Orbán, Nicolas Bay, eurodéputé Rassemblement national (RN), donne une interview sur la chaîne et est incapable de dire qu’il soutiendra sa candidate jusqu’à l’élection. Les rumeurs disent qu’il a déjà signé son ralliement à Éric Zemmour. En coulisse, une dispute éclate. BFMTV casse le programme, diffuse tweets, « push » via les téléphones et alertes Facebook pour révéler son « scoop ».
Une violente passe d’armes a eu lieu loin des regards entre Nicolas Bay et Caroline Parmentier, l’attachée de presse du RN. Mais le journaliste Loïc Besson était en première ligne et raconte à l’antenne ce qu’il est le seul à avoir vu : « C’est la conseillère presse de Marine Le Pen qui le prend directement à partie. “On fait tout pour toi, on te prend avec nous et toi tu nous craches dans le dos. N’oublie pas que tu n’es rien sans Marine.” Lui répond par des mots encore plus crus. “Je fais ce que je veux, commence par faire ton boulot et ferme ta gueule” », [rapporte le reporter](https://www.youtube.com/watch?v=LvAMUBr3pO0&ab_channel=BFMTV). Et il ajoute : « Ensuite, la conseillère presse en question m’envoie un SMS en me disant : “Tu peux me citer y a pas de problème.” »
Elle dénonce aussi et surtout le recrutement de Sophie Dupont, une journaliste de « Quotidien » (émission de TMC) chargée de couvrir l’actualité du parti à partir de la rentrée. « Un choix un peu surprenant », estime Caroline Parmentier, qui accuse Sophie Dupont d’avoir « pourchassé des membres du RN avec un micro ou de les avoir enregistrés à leur insu avec des perches ». « Ce point précis marque la différence avec le journalisme classique. »
Selon Le Monde, le rubricard chargé de suivre le parti pendant toute la dernière campagne électorale a été déplacé à un autre poste car sa neutralité « était mise en doute par sa proximité avec plusieurs salariés du parti ». En off, le RN regrette cette décision et ne cache pas la perte d’un privilège. « Cela fait deux campagnes présidentielles que BFMTV nous envoie des journalistes très, voire trop sympathiques, décrypte au Monde un proche de Marine Le Pen. C’est une stratégie payante : ils ont eu énormément de scoops. »
Pendant la campagne, BFMTV a ainsi pu présenter comme exclusifs des affiches de Marine Le Pen, le slogan qu’elle avait choisi pour sa campagne et même un clip de propagande électorale réalisé par le parti. « C’est très étrange de considérer comme un scoop un document qui a été donné de la main à la main par un parti politique dont l’idéologie est celle du RN. Où est le travail journalistique quand on sert simplement de diffuseur ? », dénonce le reporter de Libé.
À l’époque, il n’est pas le seul à remarquer l’étonnante proximité de Loïc Besson avec le RN et son traitement journalistique plus que favorable au parti d’extrême droite. Plusieurs rubricards RN de médias écrits ou audiovisuels, interrogés par Mediapart, ne cessent de se le dire. « C’était devenu un sujet de blagues entre nous tellement c’était flagrant », témoigne l’un d’eux.
**Un journaliste chargé de relayer la stratégie de Marine Le Pen **
« Par rapport au conflit avec l’Ukraine, elle ne va pas avoir une posture là-dedans qui la ramènerait à être une femme politique pro-Russie, comme ça a pu un peu lui coller à la peau, pro-Poutine même. […] Elle va surtout essayer de rappeler notamment concernant l’électricité, que c’est une problématique dont les origines se trouvent avant même le conflit entre l’Ukraine et la Russie et qu’elle dénonçait d’ailleurs […]. Elle veut en faire un enjeu politique sans tomber encore dans ce qui pourrait être la caricature et la facilité pour ses adversaires de la pointer du doigt comme la pro-Poutine qui ne défend pas l’Ukraine. »
Lors du dernier meeting de la candidate, il introduit l’événement sans recul et avec un grand enthousiasme : « Marine Le Pen galvanisée par les sondages, la bonne dynamique qui laisse penser qu’elle peut l’emporter face à Emmanuel Macron. C’est en tout cas ce que donnent les sondages, y compris au second tour, et ça, forcément, ça motive ses troupes, ça mobilise ses troupes et c’est ce qu’elle va encore faire ce soir. » Et d’ajouter : « J’espère que vous avez au moins pu profiter de la musique derrière moi. Cela correspond aux goûts musicaux de Marine Le Pen, qui le dit toujours sans se cacher : elle s’est arrêtée maximum aux années 2000. Donc on a eu du Rocky, du Jean-Jacques Goldman, du Michel Sardou. Plein de choses. Et Vincent derrière la caméra aime beaucoup. »
Le 26 mars 2022, Marine Le Pen est prise à partie par des militants alors qu’elle enregistre un duplex en direct à la télévision depuis Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Une partie de la presse évoque un déplacement totalement raté pour la candidate, mais Loïc Besson, lui, se charge de livrer exclusivement les éléments de langage du RN. « Marine Le Pen préfère en rire qu’en pleurer. […] Mais c’est quand même ce que redoutait son équipe, alors que jusque-là sa première visite officielle sur l’île s’était parfaitement déroulée pour elle », [décrypte-t-il dans un premier reportage](https://www.dailymotion.com/video/x89epmm).
« À force d’être traitée de cette manière par BFMTV, Marine Le Pen ne se gêne même plus pour dénoncer en public les recrutements de la chaîne », déplore un journaliste télé. Ces sujets sont sensibles. Furieuse après la couverture d’un de ses déplacements, Marine Le Pen avait justement boycotté la chaîne [pendant plusieurs mois](https://www.lexpress.fr/politique/marine-le-pen-et-bfm-un-boycott-des-reproches-et-un-dejeuner_2133955.html) en 2020, avant de solder la brouille par un déjeuner avec Marc-Olivier Fogiel, directeur général de BFMTV.
BFMTV a fait le choix de se séparer du journaliste. On ne peut pas dire la même chose de Canal+ ni de Paris-Match pour les concernées de l’article en lien.
AJA le mot atermoiement.
C’est répugnant mais il suit simplement les bonnes pratiques du groupe.
Ce que Benjamin Duhamel fait avec LREM, il le réplique avec le RN.
La seule différence c’est le népotisme qui donne une carte d’immunité au second.
**Connivence entre un journaliste de BFMTV et le RN : les atermoiements fautifs de la chaîne**
Est-ce que le scandale est qu’il y a une connivence entre un journaliste et un parti politique quelconque ? par exemple , qu’un journaliste prenne le même avion qu’un candidat , et que d’autres journalistes n’y sont pas autorisés ?
Ca devient compliqué maintenant.
Mediapart et d’autres, vont devoir distinguer journalope, journaleux, ramasse-merde, compagne, plan-cul, épouse, relation consentie, etc…
Comme indiqué par d’autres, on découvre que l’eau mouille…fallait bien que ça arrive un jour!
On peut pas vraiment parler de collusion entre les chaines d’infos et l’extrême droite ils font plutôt office de porte parole/service de comm
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>*« Entre nous, on se disait qu’il faisait presque partie du RN*, raconte un reporter télé. *Sur certains déplacements par exemple, Loïc était avec l’équipe de Marine Le Pen et montait dans l’avion avec elle quand tous les journalistes étaient encore parqués plus loin. Le soir, on pouvait même le voir partir avec certains salariés RN dans des bars. »* Plusieurs journalistes se souviennent aussi qu’il pouvait être *« transporté en voiture »* par le parti quand les journalistes se débrouillent habituellement entre eux pour se déplacer.
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>En fin de campagne, Marine Le Pen a rendez-vous pour une interview exclusive avec un média concurrent. Aucun journaliste des autres médias n’est convié. Mais d’après plusieurs témoignages, Loïc Besson est encore là, *« dans les pattes »*. *« C’était lunaire. C’était une interview calée avec la candidate et son équipe*, explique un témoin de l’époque. *Mais il était présent seul et sans son caméraman. »*
**Jugé trop proche du parti, le journaliste de BFMTV chargé du RN a été écarté de son poste en janvier dernier. La direction de la chaîne avait été alertée à plusieurs reprises, notamment après la diffusion de clichés le montrant tout sourire avec des salariés du parti d’extrême droite.**
nOn est en pleine campagne présidentielle, à quelques mois de l’échéance finale, lorsque BFMTV lâche une petite bombe politique. Ce 29 janvier 2022, Marine Le Pen est à Madrid pour un rassemblement « des conservateurs européens ». Pendant qu’elle s’entretient avec Viktor Orbán, Nicolas Bay, eurodéputé Rassemblement national (RN), donne une interview sur la chaîne et est incapable de dire qu’il soutiendra sa candidate jusqu’à l’élection. Les rumeurs disent qu’il a déjà signé son ralliement à Éric Zemmour. En coulisse, une dispute éclate. BFMTV casse le programme, diffuse tweets, « push » via les téléphones et alertes Facebook pour révéler son « scoop ».
Une violente passe d’armes a eu lieu loin des regards entre Nicolas Bay et Caroline Parmentier, l’attachée de presse du RN. Mais le journaliste Loïc Besson était en première ligne et raconte à l’antenne ce qu’il est le seul à avoir vu : « C’est la conseillère presse de Marine Le Pen qui le prend directement à partie. “On fait tout pour toi, on te prend avec nous et toi tu nous craches dans le dos. N’oublie pas que tu n’es rien sans Marine.” Lui répond par des mots encore plus crus. “Je fais ce que je veux, commence par faire ton boulot et ferme ta gueule” », [rapporte le reporter](https://www.youtube.com/watch?v=LvAMUBr3pO0&ab_channel=BFMTV). Et il ajoute : « Ensuite, la conseillère presse en question m’envoie un SMS en me disant : “Tu peux me citer y a pas de problème.” »
C’est donc l’un des nombreux « scoops » que la chaîne a pu obtenir grâce au travail de son reporter en poste à BFMTV. Un temps révolu, depuis qu’il a été écarté en janvier dernier. Comme l’ont révélé [Politico](https://www.politico.eu/newsletter/playbook-paris/taxer-vertement-les-riches-le-rn-reve-de-palais-westminster-fait-le-menage/) et [Le Monde](https://www.lemonde.fr/politique/article/2023/05/26/vexe-par-bfm-tv-le-rassemblement-national-decrete-un-moratoire-sur-sa-presence-sur-les-plateaux_6175014_823448.html), Marine Le Pen boycotte désormais la « première chaîne d’info de France ». Elle regrette le départ de Loïc Besson et l’absence de suivi régulier par un même journaliste depuis janvier. « On peut reprocher à BFMTV des mois de mauvais traitement à notre égard car nous n’avons plus de journaliste rattaché au RN. Ce qui est pour le moins désinvolte vis-à-vis d’un groupe de l’importance du nôtre », explique à Mediapart Caroline Parmentier, aujourd’hui députée RN et pas gênée de vouloir influer sur la ligne éditoriale d’un média.
Elle dénonce aussi et surtout le recrutement de Sophie Dupont, une journaliste de « Quotidien » (émission de TMC) chargée de couvrir l’actualité du parti à partir de la rentrée. « Un choix un peu surprenant », estime Caroline Parmentier, qui accuse Sophie Dupont d’avoir « pourchassé des membres du RN avec un micro ou de les avoir enregistrés à leur insu avec des perches ». « Ce point précis marque la différence avec le journalisme classique. »
Selon Le Monde, le rubricard chargé de suivre le parti pendant toute la dernière campagne électorale a été déplacé à un autre poste car sa neutralité « était mise en doute par sa proximité avec plusieurs salariés du parti ». En off, le RN regrette cette décision et ne cache pas la perte d’un privilège. « Cela fait deux campagnes présidentielles que BFMTV nous envoie des journalistes très, voire trop sympathiques, décrypte au Monde un proche de Marine Le Pen. C’est une stratégie payante : ils ont eu énormément de scoops. »
Par « scoops », il faut essentiellement comprendre des [petites informations](https://www.bfmtv.com/politique/front-national/jordan-bardella-adresse-une-lettre-aux-boulangers-de-france_AN-202301030201.html) sur l’agenda du RN, [sur ses initiatives politiques](https://twitter.com/loicbesson/status/1605081814636208129?s=20) ou sur les réponses du parti lorsqu’il est mis en cause. Il ne s’agit jamais d’enquêtes qui pourraient gêner l’élue. « La notion de scoop est galvaudée lorsqu’il s’agit de chaînes d’info. Loïc Besson révélait surtout le calendrier de Marine Le Pen ou relayait les éléments de langage du RN », explique Tristan Berteloot, journaliste chargé de couvrir l’extrême droite pour Libération.
Pendant la campagne, BFMTV a ainsi pu présenter comme exclusifs des affiches de Marine Le Pen, le slogan qu’elle avait choisi pour sa campagne et même un clip de propagande électorale réalisé par le parti. « C’est très étrange de considérer comme un scoop un document qui a été donné de la main à la main par un parti politique dont l’idéologie est celle du RN. Où est le travail journalistique quand on sert simplement de diffuseur ? », dénonce le reporter de Libé.
À l’époque, il n’est pas le seul à remarquer l’étonnante proximité de Loïc Besson avec le RN et son traitement journalistique plus que favorable au parti d’extrême droite. Plusieurs rubricards RN de médias écrits ou audiovisuels, interrogés par Mediapart, ne cessent de se le dire. « C’était devenu un sujet de blagues entre nous tellement c’était flagrant », témoigne l’un d’eux.
**Un journaliste chargé de relayer la stratégie de Marine Le Pen **
La marque de fabrique de Loïc Besson ? Expliquer ce que pense Marine Le Pen, relayer sa stratégie politique sans recul ni analyse, et considérer qu’il s’agit d’un parti comme un autre. [Et les exemples](https://twitter.com/loicbesson/status/1486963435640438784?s=20) sont nombreux. Pour minimiser les liens entre Marine Le Pen et la Russie, il se réfugie [derrière ce qu’elle est supposée penser](https://www.bfmtv.com/podcasts/le-service-politique/le-pen-un-coup-trois-victimes_EN-202210250812.html) :
« Par rapport au conflit avec l’Ukraine, elle ne va pas avoir une posture là-dedans qui la ramènerait à être une femme politique pro-Russie, comme ça a pu un peu lui coller à la peau, pro-Poutine même. […] Elle va surtout essayer de rappeler notamment concernant l’électricité, que c’est une problématique dont les origines se trouvent avant même le conflit entre l’Ukraine et la Russie et qu’elle dénonçait d’ailleurs […]. Elle veut en faire un enjeu politique sans tomber encore dans ce qui pourrait être la caricature et la facilité pour ses adversaires de la pointer du doigt comme la pro-Poutine qui ne défend pas l’Ukraine. »
Lors du dernier meeting de la candidate, il introduit l’événement sans recul et avec un grand enthousiasme : « Marine Le Pen galvanisée par les sondages, la bonne dynamique qui laisse penser qu’elle peut l’emporter face à Emmanuel Macron. C’est en tout cas ce que donnent les sondages, y compris au second tour, et ça, forcément, ça motive ses troupes, ça mobilise ses troupes et c’est ce qu’elle va encore faire ce soir. » Et d’ajouter : « J’espère que vous avez au moins pu profiter de la musique derrière moi. Cela correspond aux goûts musicaux de Marine Le Pen, qui le dit toujours sans se cacher : elle s’est arrêtée maximum aux années 2000. Donc on a eu du Rocky, du Jean-Jacques Goldman, du Michel Sardou. Plein de choses. Et Vincent derrière la caméra aime beaucoup. »
Le 26 mars 2022, Marine Le Pen est prise à partie par des militants alors qu’elle enregistre un duplex en direct à la télévision depuis Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Une partie de la presse évoque un déplacement totalement raté pour la candidate, mais Loïc Besson, lui, se charge de livrer exclusivement les éléments de langage du RN. « Marine Le Pen préfère en rire qu’en pleurer. […] Mais c’est quand même ce que redoutait son équipe, alors que jusque-là sa première visite officielle sur l’île s’était parfaitement déroulée pour elle », [décrypte-t-il dans un premier reportage](https://www.dailymotion.com/video/x89epmm).
« En privé, je peux vous dire que Marine Le Pen fulmine. “Gérald Darmanin ferait mieux de faire son boulot plutôt que de faire campagne.” Son équipe accuse même le préfet de leur avoir conseillé de faire ses différents duplex à cet hôtel mais sans en assurer la sécurité derrière… », [explique-t-il](https://www.dailymotion.com/video/x89epmm) dans un second direct. [Sur son site](https://www.bfmtv.com/politique/elections/presidentielle/presidentielle-marine-le-pen-prise-a-partie-lors-de-son-deplacement-en-guadeloupe_AD-202203270057.html), BFMTV relaie même la propagande du parti en intégrant des tweets du compte officiel du RN pour insister sur l’idée que [le déplacement](https://twitter.com/loicbesson/status/1507797073151897609?s=20) s’était jusqu’alors très bien déroulé.
« À force d’être traitée de cette manière par BFMTV, Marine Le Pen ne se gêne même plus pour dénoncer en public les recrutements de la chaîne », déplore un journaliste télé. Ces sujets sont sensibles. Furieuse après la couverture d’un de ses déplacements, Marine Le Pen avait justement boycotté la chaîne [pendant plusieurs mois](https://www.lexpress.fr/politique/marine-le-pen-et-bfm-un-boycott-des-reproches-et-un-dejeuner_2133955.html) en 2020, avant de solder la brouille par un déjeuner avec Marc-Olivier Fogiel, directeur général de BFMTV.
Je vais me permettre un parallèle, que certains trouveront peut-être osé : quelle est la différence entre cette histoire et [celles de couples politiques-journalistes](https://www.midilibre.fr/2012/06/04/journalistes-en-couple-avec-des-politiques-un-dilemme-de-societe,511835.php)?
BFMTV a fait le choix de se séparer du journaliste. On ne peut pas dire la même chose de Canal+ ni de Paris-Match pour les concernées de l’article en lien.
AJA le mot atermoiement.
C’est répugnant mais il suit simplement les bonnes pratiques du groupe.
Ce que Benjamin Duhamel fait avec LREM, il le réplique avec le RN.
La seule différence c’est le népotisme qui donne une carte d’immunité au second.
**Connivence entre un journaliste de BFMTV et le RN : les atermoiements fautifs de la chaîne**
Est-ce que le scandale est qu’il y a une connivence entre un journaliste et un parti politique quelconque ? par exemple , qu’un journaliste prenne le même avion qu’un candidat , et que d’autres journalistes n’y sont pas autorisés ?
Ca devient compliqué maintenant.
Mediapart et d’autres, vont devoir distinguer journalope, journaleux, ramasse-merde, compagne, plan-cul, épouse, relation consentie, etc…
Comme indiqué par d’autres, on découvre que l’eau mouille…fallait bien que ça arrive un jour!
On peut pas vraiment parler de collusion entre les chaines d’infos et l’extrême droite ils font plutôt office de porte parole/service de comm