Ils ne s’étaient pas vus depuis cet horribilis jour de mai 2023. Nicolas Sarkozy était alors 1 sur 4 condamné à un an de prison ferme et trois ans de privation de ses droits civiques dans l’affaire dite “des écoutes”.
Aussitôt le verdict tombé, l’ancien président, qui se pourvoit en cassation, avait reçu plusieurs marques de soutien. Parmi elles, les mots amicaux du couple Macron l’ont particulièrement touché. Depuis le premier jour, ce drôle de président, qu’il ne comprend pas complètement, fait preuve à son égard d’élégance.
A intervalles réguliers, Emmanuel Macron le convie à sa table élyséenne. Il sonde le “disrupteur” en chef qu’est Nicolas Sarkozy. Ponctuellement, aussi, l’actuel chef de l’Etat demande à l’ancien de jouer les émissaires à l’étranger. Admiration et curiosité partagées.
Ce qui n’empêche pas l’Ex de pronostiquer, à intervalles encore plus réguliers que ses visites à l’Elysée, que “tout ça finira mal”. Cette fois, point d’agapes pour les deux présidents mais un rendez-vous d’une heure, dans la soirée du mardi 6 juin, à l’Elysée, alors qu’Emmanuel Macron rentre tout juste de son périple normand. “Pas d’ordre du jour”, indique-t-on au Palais mais une conversation qui s’est beaucoup attardée sur la construction d’une nouvelle force politique qui permettrait à l’actuel président d’”accélérer”, selon le mot de l’un de ses proches.
Il faut dire que Nicolas Sarkozy sait se montrer généreux. Jamais avare de conseils politiques, il a pris l’habitude de glisser à son jeune successeur les noms de ceux ou celles qui, selon lui, méritent un ministère ou… Matignon. Et tant pis si “[ses] conseils ne sont jamais suivis d’effet”, comme il l’a glissé quelques jours après la rencontre à l’un de ses intimes. Dans la vie, il faut persévérer ! Ce mardi soir, il le dit sans ambages à Emmanuel Macron : “Quand la France penche à droite, il faut nommer un Premier ministre de droite.” Il a entendu comme tout le monde les rumeurs annonçant la possible arrivée du très macroniste Julien Denormandie à Matignon. Ce scénario ne lui plaît que modérément. Trop ton sur ton, trop fragile. “C’est Macron en moins bien, à la première motion de censure, il saute”, aurait glissé l’ancien président à l’un de ses amis à qui il narrait son rendez-vous élyséen.
Autre sujet de préoccupation partagé par Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron : l’avenir de la droite. Embarrassé par sa majorité relative, le chef de l’Etat aimerait amarrer à son second quinquennat une partie des Républicains afin de gagner un peu de marge de manœuvre au moment de voter des textes compliqués.
Julien Denormandie n’a pas tout à fait le curriculum vitæ idéal pour convaincre des élus de droite de rejoindre le navire macronien. Puis, pourquoi diable Emmanuel Macron ne fait-il pas comme lui, Sarkozy ? Avait-il noué un accord avec la gauche avant de piocher dans ses rangs ses futurs ministres ? Inutile ! Les partis et la politique sont ainsi faits qu’il y aura toujours des personnalités voyant leur intérêt dans la scission plutôt que dans le consensus. “Accord ou pas, Bruno Retailleau ou Olivier Marleix voudront toujours jouer leur partition”, philosophe un élu LR sarkozyste. Ajoutons que ce n’est pas non plus la présence de Christine Lagarde à Matignon, un temps défendue par Nicolas Sarkozy, qui transformerait en dociles alliés les Républicains désireux d’exister par eux mêmes. Il est des équations que même deux présidents conversant peinent à résoudre.
Tellement secret que tout le monde en parle.
>Et tant pis si “[ses] conseils ne sont jamais suivis d’effet”, comme il l’a glissé quelques jours après la rencontre à l’un de ses intimes.
Beaucoup de bruit pour rien?
Dystopie de merde
Association de malfaiteurs ?
Car c’est notre indignitééééééé
Je reconnais bien là le président qui n’est ni de Gauche, ni de… gauche.
Il est pas censé être assigné à résidence Sarko? Qu’est-ce qu’il est allé faire à l’Élysée?
Le mec passe tellement de temps au commissariat qu’on lui a demander de partager un billet pour le PQ …
Pas très secret si ça a “fuité” dans l’express
Encore ?!
Macron avait rencontré sarko durant son premier mandat.
Macron fait du Sarkozy 2.0 depuis un moment.
Et vous croyez qu un président en France peut faire de la prison ?
Je suis curieux des détails sur les conditions de déplacement de Nicolas Sarkozy et sur les règles qui s’appliquent à lui en tant que personne condamnée à une peine de prison sous bracelet électronique.
Au lieu de pointer au commissariat, il va voir darmanin, malin le sarko, puis quitte à voir gégé, il passe dire bonjour à manu, il est comme ça.
Et ainsi débuta l’histoire de Minus et Cortex…
S’ils font des petits, il faudra les noyer.
Mais il est pas sous bracelet électronique lui ?
C’est juste pour lutter contre l’engorgement des prisons.
Question: n’étant pas hyper calé en politique et au vu des liaisons de Macron avec d’anciens LR (Sarkozy le premier) et la composition de son gouvernement, est-ce que le consensus général serait que Macron est de droite? aurait-il pu être un LR dans un monde parallèle?
19 comments
Ils ne s’étaient pas vus depuis cet horribilis jour de mai 2023. Nicolas Sarkozy était alors 1 sur 4 condamné à un an de prison ferme et trois ans de privation de ses droits civiques dans l’affaire dite “des écoutes”.
Aussitôt le verdict tombé, l’ancien président, qui se pourvoit en cassation, avait reçu plusieurs marques de soutien. Parmi elles, les mots amicaux du couple Macron l’ont particulièrement touché. Depuis le premier jour, ce drôle de président, qu’il ne comprend pas complètement, fait preuve à son égard d’élégance.
A intervalles réguliers, Emmanuel Macron le convie à sa table élyséenne. Il sonde le “disrupteur” en chef qu’est Nicolas Sarkozy. Ponctuellement, aussi, l’actuel chef de l’Etat demande à l’ancien de jouer les émissaires à l’étranger. Admiration et curiosité partagées.
Ce qui n’empêche pas l’Ex de pronostiquer, à intervalles encore plus réguliers que ses visites à l’Elysée, que “tout ça finira mal”. Cette fois, point d’agapes pour les deux présidents mais un rendez-vous d’une heure, dans la soirée du mardi 6 juin, à l’Elysée, alors qu’Emmanuel Macron rentre tout juste de son périple normand. “Pas d’ordre du jour”, indique-t-on au Palais mais une conversation qui s’est beaucoup attardée sur la construction d’une nouvelle force politique qui permettrait à l’actuel président d’”accélérer”, selon le mot de l’un de ses proches.
Il faut dire que Nicolas Sarkozy sait se montrer généreux. Jamais avare de conseils politiques, il a pris l’habitude de glisser à son jeune successeur les noms de ceux ou celles qui, selon lui, méritent un ministère ou… Matignon. Et tant pis si “[ses] conseils ne sont jamais suivis d’effet”, comme il l’a glissé quelques jours après la rencontre à l’un de ses intimes. Dans la vie, il faut persévérer ! Ce mardi soir, il le dit sans ambages à Emmanuel Macron : “Quand la France penche à droite, il faut nommer un Premier ministre de droite.” Il a entendu comme tout le monde les rumeurs annonçant la possible arrivée du très macroniste Julien Denormandie à Matignon. Ce scénario ne lui plaît que modérément. Trop ton sur ton, trop fragile. “C’est Macron en moins bien, à la première motion de censure, il saute”, aurait glissé l’ancien président à l’un de ses amis à qui il narrait son rendez-vous élyséen.
Autre sujet de préoccupation partagé par Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron : l’avenir de la droite. Embarrassé par sa majorité relative, le chef de l’Etat aimerait amarrer à son second quinquennat une partie des Républicains afin de gagner un peu de marge de manœuvre au moment de voter des textes compliqués.
Julien Denormandie n’a pas tout à fait le curriculum vitæ idéal pour convaincre des élus de droite de rejoindre le navire macronien. Puis, pourquoi diable Emmanuel Macron ne fait-il pas comme lui, Sarkozy ? Avait-il noué un accord avec la gauche avant de piocher dans ses rangs ses futurs ministres ? Inutile ! Les partis et la politique sont ainsi faits qu’il y aura toujours des personnalités voyant leur intérêt dans la scission plutôt que dans le consensus. “Accord ou pas, Bruno Retailleau ou Olivier Marleix voudront toujours jouer leur partition”, philosophe un élu LR sarkozyste. Ajoutons que ce n’est pas non plus la présence de Christine Lagarde à Matignon, un temps défendue par Nicolas Sarkozy, qui transformerait en dociles alliés les Républicains désireux d’exister par eux mêmes. Il est des équations que même deux présidents conversant peinent à résoudre.
Tellement secret que tout le monde en parle.
>Et tant pis si “[ses] conseils ne sont jamais suivis d’effet”, comme il l’a glissé quelques jours après la rencontre à l’un de ses intimes.
Beaucoup de bruit pour rien?
Dystopie de merde
Association de malfaiteurs ?
Car c’est notre indignitééééééé
Je reconnais bien là le président qui n’est ni de Gauche, ni de… gauche.
Il est pas censé être assigné à résidence Sarko? Qu’est-ce qu’il est allé faire à l’Élysée?
Le mec passe tellement de temps au commissariat qu’on lui a demander de partager un billet pour le PQ …
Pas très secret si ça a “fuité” dans l’express
Encore ?!
Macron avait rencontré sarko durant son premier mandat.
Macron fait du Sarkozy 2.0 depuis un moment.
Et vous croyez qu un président en France peut faire de la prison ?
Je suis curieux des détails sur les conditions de déplacement de Nicolas Sarkozy et sur les règles qui s’appliquent à lui en tant que personne condamnée à une peine de prison sous bracelet électronique.
Au lieu de pointer au commissariat, il va voir darmanin, malin le sarko, puis quitte à voir gégé, il passe dire bonjour à manu, il est comme ça.
Et ainsi débuta l’histoire de Minus et Cortex…
S’ils font des petits, il faudra les noyer.
Mais il est pas sous bracelet électronique lui ?
C’est juste pour lutter contre l’engorgement des prisons.
Question: n’étant pas hyper calé en politique et au vu des liaisons de Macron avec d’anciens LR (Sarkozy le premier) et la composition de son gouvernement, est-ce que le consensus général serait que Macron est de droite? aurait-il pu être un LR dans un monde parallèle?