Cherbourg. Victime de harcèlement sexuel, une enfant contrainte de changer d’école

19 comments
  1. >Comme si cela ne suffisait pas, la direction de l’établissement privé aurait annoncé ce mardi 6 juin aux parents de la petite Ayline que le contrat de scolarisation pour leurs deux enfants ne serait pas renouvelé pour la rentrée prochaine.

    Top les valeurs chrétiennes !

  2. > La réponse de l’enseignement catholique aux parents d’élèves

    > Dans un souci de transparence, la direction de l’Enseignement catholique de la Manche a souhaité communiquer et clarifier quelques points dans un courrier adressé aux familles le jour même de la parution de notre article (samedi 10 juin, NDLR).
    « J’ai pu échanger au téléphone avec la famille plaignante, rappelant la nécessité certes d’apporter des réponses justes aux problèmes rencontrés, mais également la nécessité de faire confiance aux éducateurs auxquels nous confions nos enfants », écrit Laurent Lechapelays, directeur de l’Enseignement catholique de la Manche qui dit avoir été régulièrement tenu informé de l’évolution des événements depuis le début du contentieux en janvier dernier. « La cheffe d’établissement et les enseignants sont les seuls garants de l’autorité au sein de l’école. Il n’est pas dans l’attribution des familles de définir la nature des sanctions à prendre. »

    Visiblement c’est faux puisque les parents ont refusé la sanction

    > Et le directeur d’énumérer les mesures prises au lendemain des faits : « appel à la psychologue scolaire de la direction diocésaine pour rencontrer l’enfant de la famille plaignante ; interventions en classe sur la violence et la portée des mots, sur le respect de son corps, la prévention sur les mots et les images à caractère sexuel. Un courriel de prévention a également été envoyé à toutes les familles de l’école, leur demandant toute leur vigilance quant à l’utilisation plus ou moins libre du numérique à la maison, leur enjoignant la mise en place de contrôles parentaux, évidemment indispensables. »

    Par contre rien sur le fait qu’ils refusent la réinscription de la victime mais laissent au moins un des enfants harceleurs se réinscrire (redoublant ?) ?

  3. Dans cette situation je pense que j’aurai tôt fait de m’en prendre aux parents d’une manière qui va a l’encontre de la loi

  4. Triste de voir que le public et le privé sont tout autant à la ramasse sur la question du harcèlement…

  5. J’espère vraiment que quelque chose va être fait pour (et je dis bien pour et pas contre) les harceleurs. Si à 10 ans ils mettent la main aux fesses des filles et les envoient sur des sites porno, je préfère pas imaginer comment ils vont évoluer sans une assistance éducative et psychologique au plus vite.

    J’espère que la victime aura au moins droit à des domages et interets au civil de la part des perverts et de l’école

  6. On notera qu’il n’y a eu une réaction du diocèse que lorsque la famille de la victime a tout déballé en public par un tractage. Et hélas c’est le seul moyen quand on interagit avec le diocèse : apparaître comme tellement “chieur” qu’il vaut mieux aller dans notre sens.

    Fonctionnement abominable, totalement identique à celui dans l’EdNat.

    /edit : je précise que c’est l’expérience que je retire de discussions avec des personnels de l’enseignement privé à plusieurs niveaux (profs, direction d’école)

  7. Autant, ce que les gamins ont fait est dégueulasse mais ça reste des gamins. Les gamins sont méchants entre eux et peuvent faire des trucs vraiment dégueux sans se rendre compte d’un potentiel problème. La nature du harcèlement peut poser question mais a notre époque, c’est facile d’avoir accès a ces contenus et de toutes façons, même quand j’étais gamin, a 11 ans tu pouvais avoir deux trois connaissances sur le sujet. Ça n’était pas élaboré ni rien mais voilà quoi.
    Il faudrait les sanctionner et leur faire comprendre que ça n’est vraiment pas la bonne chose a faire (au hasard ils ont sûrement un prêtre ou deux qui pourraient leurs enseigner le pourquoi du comment du consentement /s)

    Par contre que ça soit la gamine qui est victime dans l’histoire qui prenne a leurs place. Ça c’est scandaleux…

  8. 7 ans…

    > Trois garçons plus âgés (9-10 ans), élèves de CM2, lui ont demandé de faire une recherche sur Google : faire une pipe, zizi dans femme », s’indigne la mère.

    Cela durait depuis plusieurs jours. Ils l’ont menacée de l’emmener seule dans une petite cabane ou de la prendre contre un portail. Les trois mineurs lui ont également proposé de venir avec eux dans les toilettes, mais elle a refusé. Ils lui ont aussi touché les fesses, mais la directrice m’a dit que c’était un simple jeu.

    J’ai envie de dire que c’est tellement répandu maintenant, y compris à cet âge. Mais si personne n’intervient jamais, ça ne risque pas de s’arranger. J’imagine le traumatisme de la pornographe actuelle sur tous ces gosses. C’est aliénant.

    > J’étais à l’APEL, j’ai créé des jardins potagers… Aujourd’hui, c’est notre enfant, victime de harcèlement, et son frère (actuellement en CP), qui sont mis à l’écart, la direction estimant que nous lui avons fait une mauvaise publicité.

    Tu sais ce que tu peux lui dire à cette direction? Ne te gêne surtout pas pour le faire, c’est scandaleux !

  9. “Pourtant on avait fait tout comme il faut, on avait un poster “non au harcèlement ” dans les couloirs” – l’école probablement

  10. J’ai subit la même chose que cette fille à l’âge de 8 ans et ce n’est pas moi qui ai changé d’école.

  11. >Suite à votre signalement, il a été demandé à l’enfant mis en cause, le petit Timéo Darmanin, d’auto-évaluer la portée de ses actes. En conséquence de quoi, nous avons décidé de radier vos enfants de notre école.

    L’école, probablement.

  12. Haha…

    Et donc, on en revient aux discussions précédentes sur le même thème.

    Qui c’est qui décide de virer qui que ce soit? C’est pas Mathilde la maîtresse.

    Bon par contre, je trouve ça de plus en plus détestable ce genre d’attitude. A une époque, les parents des gamins leur auraient mis une taloche en place publique, ou à minima, les auraient forcé à l’acte de contrition publique (demander pardon quoi). Mais là non.

    Si je comprend la position du “c’est pas aux parents d’élèves de décider la nature des sanctions”, ben là en l’occurrence, c’était bien mieux que ce qui a été fait.

    Et encore une fois, plutôt que de se délester des indésirables, on préfère faire bouger les victimes (encore que, je m’avance, puisqu’à la lecture de l’article, judiciairement y’a rien). Pourtant l’institution privée, elle a toutes les cartes en main, elle, pour écarter les relous (pas comme dans le secteur public).

    Alors rejeter la faute sur l’Educnat, pour le coup, vu que c’est du privé, ça tombe un peu à plat.

  13. L’école vient d’être retirée de Google Maps, ils devaient en avoir assez de l’avalanche de mauvais avis.

  14. Pas sure que la qualification de harcèlement sexuel soit pertinente pour des gamins prépubères, la sexualité n’est pas vraiment un concept connu chez eux

  15. L’éducation nationale se fait pourrir pour son inaction sur ce genre de problème, mais là c’est carrément le cran au dessus.

  16. Super, pour une fois qu’on parle de ma ville…. Je comprend pas pourquoi c’est toujours les victimes de harcèlement qui doivent changer d’établissement. On devrait laisser le choix.

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