Dans les transports traversant des zones sensibles, les femmes, à la nuit tombée, sont moins nombreuses.
Selon l’Autorité de la qualité de service dans les transports, elles sont de plus en plus nombreuses à y renoncer.
L’égalité hommes femmes est loin d’être gagnée dans les transports en commun. C’est ce que relève une étude menée par l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST), une structure qui dépend du ministère de la Transition écologique. En s’intéressant aux agressions dans les transports en commun en Île-de-France, l’enquête s’est penchée sur les conséquences du sentiment d’insécurité – éprouvé par 51 % des femmes – sur leurs habitudes de déplacement dans ces transports collectifs.
Si l’on présume que la peur les dissuade de les utiliser à certaines heures, l’AQST met des chiffres sur cette réalité. «On a voulu objectiver ce que l’on a coutume d’entendre. Or, avec cette étude, on se rend compte que le renoncement au train, au métro notamment, n’a rien d’anecdotique mais que c’est même très fréquent», explique Alain Sauvant, directeur de l’AQST. Pour ce faire, l’autorité a réalisé 300 comptages en Île-de-France, tous menés en 2019 peu avant la crise sanitaire, soit 22.000 personnes passées au crible pour déterminer le nombre d’hommes et de femmes. Les observations faites à partir de 14 h 30 jusqu’à tard dans la nuit, vers minuit, ont par ailleurs été réalisées dans 27 gares de RER, de trains de banlieue et de stations de métro, dont 8 d’entre elles se trouvent en zone aisée et 19 autres en zone sensible.
Il en ressort que, jusqu’en début de soirée, ces transports brassent quasiment autant de femmes que d’hommes. Mais, dès 19 h 30, le déséquilibre intervient, relève l’étude, tandis que les horaires les plus anxiogènes se situaient après 20 h 30, selon l’ONDRP (Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale, dissous en 2020). «Il y a de moins en moins de voyageuses dans les transports en commun au fur et à mesure que la soirée devient plus tardive, surtout dans le sens vers Paris», est-il écrit. Ainsi « vers 21 h 30, ce pourcentage chute à 34 %, et il descend encore à 24 % vers 23 h 30».
Dans les transports traversant des zones sensibles, les femmes, à la nuit tombée, sont encore moins nombreuses. «Dans le sens vers la banlieue vers 22 h 30, ce taux est de 37 % dans les zones aisées contre 28 % dans les zones sensibles. À cette même heure, vers Paris, ce taux est de 36 % dans les zones aisées contre 31 % dans les zones sensibles», indique l’autorité.
Autre enseignement de ce comptage, il suffit que la ligne traverse une zone sensible pour que la fréquentation recule parmi les voyageuses, même si ces dernières descendent plus loin à une gare située dans un lieu considéré comme tranquille. «Dans le sens vers la banlieue, autour de 22 h 30, le taux de voyageuses est de 40 % si la ligne ne traverse pas une zone sensible, contre 19 % dans le cas contraire», notent les auteurs en ajoutant : «Vers la même heure, dans le sens vers Paris, ce taux est de 38 % si la ligne ne traverse pas une zone sensible, contre 29 % dans le cas contraire .»
Un sentiment d’insécurité plus marqué dans les RER
Pour que l’accès aux transports soit égal pour tous, il faut, selon Alain Sauvant, «intensifier les efforts» pour sécuriser les lieux. «Et cela doit se faire sur l’ensemble de la chaîne de déplacement. De la gare jusqu’au parking, si on doit y accéder pour récupérer son véhicule», ajoute-t-il en rappelant que le sentiment d’insécurité varie selon les modes de transports. D’après une étude de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, il est plus marqué dans les RER: il atteignait, parmi les usagers, les 32 % en 2019, contre 29 % dans le métro et 24 % dans les trains de banlieue. Le taux chute à 18 % dans le tramway et à 14 % dans les bus.
Selon les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur, les femmes représentaient, en 2019, 56 % des victimes de vols sans violence dans les transports en commun et 47 % pour les vols avec violence. Concernant cette dernière catégorie, le taux bondit à 59 % en Île-de-France. Enfin, les violences sexuelles commises au cours des déplacements collectifs en France touchent à 95 % les femmes.
On prend pas le sujet par le bon bout.
Un homme seul dans une wagon de métro a 23h ne va pas se sentir en sécurité.
Mais c’est juste qu’il y va quand même.
La vrai question, c’est, est ce par choix ou par obligation ?
Je n’ai pas la réponse.
On attend les habituels réactions des plumeaux qui vont venir pleurer dans les commentaires en mode *Ouin ! Ouin ! Les hommes non plus ne se sentent pas en sécurité la nuit.* Comme si se faire raquetter son téléphone et être victime de viol étaient comparables !
Les seules fois où je me suis fait braquer dans le RER c’était en milieu de journée, pas le soir.
À Lyon et Strasbourg (et probablement ailleurs) ils ont mis en place des vigiles sur certaines lignes la nuit. Je ne sais pas si ça a un effet réel sur les aggressions, mais psychologiquement ça aide.
“peur”, “sentiment d’insécurité” je déteste ce champ lexical qui laisse penser que ça se passe dans leur têtes. Elles sont justes rationnelles.
Au delà du sentiment : vols et violences dans les réseaux de transports en commun en 2019
Je suis un mec qui a vécu toute sa vie en IdF et j’ai pris le métro seul très tôt.
Après 22h, si je me retrouve seul dans le wagon avec des femmes, ça sera obligé qu’à une station, un clodo ou un mec rentrant de soirée, bourré comme pas possible se mette à emmerder ou insulter l’une d’entre elles
Il suffit de faire le mec énervé et le clodo/poivrot se détourne de la fille pour m’insulter. Elle peut sortir à la station suivante ou changer de wagon.
C’est pas pour la fille, c’est pour pas me sentir comme une merde de l’avoir laissé se faire agresser sans broncher.
J’ai eu une copine qui habitait dans le 19e et je passais souvent par *place des fêtes* le soir, personne n’a jamais sorti de couteau.
Le fait que ça s’observe aussi dans les zones bourgeoises là où il n’y a pas de clodos ou toxicos pour effrayer ces dames montre bien qu’il y a une part de fantasme concernant cette “insécurité.”
Mais comme d’hab avec le Figaro, on se concentre totalement sur le sentiment et on ne donne aucun nombre de cas pour le mettre à l’épreuve du réel.
L’insécurité à Paris j’ai jamais trop compris. Y’a plein de métropoles similaires qui n’ont pas ce problème, donc c’est quoi la différence de gestion ?
C’est pas que les femmes d’ailleurs, pour ma part je prends très peu le métro, je le ressent pas comme un peur, mais je suis jamais vraiment détendu non plus… A choisir je préfère 40 minutes de vélo sous la pluie que 30 dans le métro.
Mais bon c’est pas uniquement l’insécurité, c’est aussi la promiscuité, le bruit et l’odeur, les retards et les grèves…
Enfin bref, c’est intéressant d’avoir des chiffres sur le sujet en tout cas !
Même les mecs peuvent craindre.
Alors une nana seule dans le métro, m’étonne qu’elle se pose des questions quant à sa survie…
Edit: meme quand y’a du monde ça craint.
[removed]
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Heu, je n’ai pas l’impression qu’ils abordent un facteur évident : il y a beaucoup plus d’hommes qui finissent très tard leur boulot, donc empruntent proportionnellement plus le train tard que les femmes.
Et donc, la proportion est moins forte dans les zones plus aisées parce qu’ils font moins de boulot qui les fait faire finir tard.
Cela est flagrant quand tu prends le bus de nuit de 1-2h du mat : beaucoup de travailleurs.
Métro, RER…le sentiment d’impunité pousse au crime.
Ils sont où les prétendus féministes, et les néo progressistes de tous poils ? On les entend plus au sujet de l’écriture inclusive ou du privilège blanc.
Pas de chance, les moyens de défense que “les femmes” pourraient transporter pour échapper à un viol ou une tentative d’homicide sont interdits sans motif légitime. Or, en France, il semble que le “simple sentiment d’insécurité” n’est pas légitime. Dommage, bonne chance.
Les agressions sexuelles dans les transports en commun sont peut-être la seule raison pour laquelle je ne suis pas à 100% opposé à la reconnaissance faciale.
D’un côté ces personnes doivent être bannies à jamais des transports sur décision de justice, mais de l’autre elles sont très difficiles à identifier, encore plus à attraper et quand bien même elles seraient jugées le ticket nominatif est impossible à mettre en œuvre.
Il va falloir trouver une solution si on veut en finir avec le tout-voiture. Polluante ou pas, je vois pas ce qu’on peut répondre à une femme qui prend sa voiture quand elle dit “j’en ai marre que des types frottent leur bite sur moi.”
J’avoue que je comprends pas trop tous ces trucs d’insécurité dont on parle beaucoup… Je (25F) vis depuis 6 ans en idF. Jamais eu le moindre sentiment d’insécurité, même dans des coins qui « craignent » genre gares et Aubervilliers/Saint-Denis à des heures tardives. Le seul endroit où je me suis sentie pas trop bien c’était à basilique saint Denis, mais c’était plus un effet « dépaysement » qu’autre chose
Je me rappelle régulièrement un moment vécu quand j’étais gamin. Je rentrais de nuit par le dernier RER à la Celle Saint Cloud. Je sors du wagon vide, et sur le quai une bande de racailles, peut-être 5 ou 10, le souvenir est flou. Ils attendent, me regardent l’air de vouloir me dépouiller. Au moment où la sonnerie va retentir et les portes se fermer, l’un d’eux crie « LA YA UNE MEUF ELLE EST SEULE ». Ils s’engouffrent dans son wagon à l’instant où la sonnerie retentit. La porte se ferme derrière eux. Je vois le train repartir doucement, la fille lève la tête de son livre, les gars marchent vers elle. Puis le train s’éloigne et je le perds de vue.
Y’avait pas de téléphones portables à cette époque.
Impossible de joindre qui que ce soit avec l’appel d’urgence de la gare.
Je suis rentré chez moi horrifié et j’y pense encore régulièrement.
En vrai vous habitez où pour voir/vivre ça ? Rive gauche, jamais eu de quelconques problème dans les transports en commun, ni ma meuf ni moi. (Hormis un SDF anglais à 13h qui s’est mis à pisser dans la rame)
Il faut mettre en place les véhicules accessibles uniquement aux femmes, comme aux Émirats Arabes Unis
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A Besançon ,la nuit ,le chauffeur de bus a la cobsigne si la demande est faite d accompagner au plus proche et sur endroit possible du point d arrive6des dames,par contre efficace ou pas je l ignore
Il y a un problème de mentalité ( i.e. du respect d’autrui ) en France.
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Métro, RER… la peur freine les femmes
Dans les transports traversant des zones sensibles, les femmes, à la nuit tombée, sont moins nombreuses.
Selon l’Autorité de la qualité de service dans les transports, elles sont de plus en plus nombreuses à y renoncer.
L’égalité hommes femmes est loin d’être gagnée dans les transports en commun. C’est ce que relève une étude menée par l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST), une structure qui dépend du ministère de la Transition écologique. En s’intéressant aux agressions dans les transports en commun en Île-de-France, l’enquête s’est penchée sur les conséquences du sentiment d’insécurité – éprouvé par 51 % des femmes – sur leurs habitudes de déplacement dans ces transports collectifs.
Si l’on présume que la peur les dissuade de les utiliser à certaines heures, l’AQST met des chiffres sur cette réalité. «On a voulu objectiver ce que l’on a coutume d’entendre. Or, avec cette étude, on se rend compte que le renoncement au train, au métro notamment, n’a rien d’anecdotique mais que c’est même très fréquent», explique Alain Sauvant, directeur de l’AQST. Pour ce faire, l’autorité a réalisé 300 comptages en Île-de-France, tous menés en 2019 peu avant la crise sanitaire, soit 22.000 personnes passées au crible pour déterminer le nombre d’hommes et de femmes. Les observations faites à partir de 14 h 30 jusqu’à tard dans la nuit, vers minuit, ont par ailleurs été réalisées dans 27 gares de RER, de trains de banlieue et de stations de métro, dont 8 d’entre elles se trouvent en zone aisée et 19 autres en zone sensible.
Il en ressort que, jusqu’en début de soirée, ces transports brassent quasiment autant de femmes que d’hommes. Mais, dès 19 h 30, le déséquilibre intervient, relève l’étude, tandis que les horaires les plus anxiogènes se situaient après 20 h 30, selon l’ONDRP (Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale, dissous en 2020). «Il y a de moins en moins de voyageuses dans les transports en commun au fur et à mesure que la soirée devient plus tardive, surtout dans le sens vers Paris», est-il écrit. Ainsi « vers 21 h 30, ce pourcentage chute à 34 %, et il descend encore à 24 % vers 23 h 30».
Dans les transports traversant des zones sensibles, les femmes, à la nuit tombée, sont encore moins nombreuses. «Dans le sens vers la banlieue vers 22 h 30, ce taux est de 37 % dans les zones aisées contre 28 % dans les zones sensibles. À cette même heure, vers Paris, ce taux est de 36 % dans les zones aisées contre 31 % dans les zones sensibles», indique l’autorité.
Autre enseignement de ce comptage, il suffit que la ligne traverse une zone sensible pour que la fréquentation recule parmi les voyageuses, même si ces dernières descendent plus loin à une gare située dans un lieu considéré comme tranquille. «Dans le sens vers la banlieue, autour de 22 h 30, le taux de voyageuses est de 40 % si la ligne ne traverse pas une zone sensible, contre 19 % dans le cas contraire», notent les auteurs en ajoutant : «Vers la même heure, dans le sens vers Paris, ce taux est de 38 % si la ligne ne traverse pas une zone sensible, contre 29 % dans le cas contraire .»
Un sentiment d’insécurité plus marqué dans les RER
Pour que l’accès aux transports soit égal pour tous, il faut, selon Alain Sauvant, «intensifier les efforts» pour sécuriser les lieux. «Et cela doit se faire sur l’ensemble de la chaîne de déplacement. De la gare jusqu’au parking, si on doit y accéder pour récupérer son véhicule», ajoute-t-il en rappelant que le sentiment d’insécurité varie selon les modes de transports. D’après une étude de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, il est plus marqué dans les RER: il atteignait, parmi les usagers, les 32 % en 2019, contre 29 % dans le métro et 24 % dans les trains de banlieue. Le taux chute à 18 % dans le tramway et à 14 % dans les bus.
Selon les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur, les femmes représentaient, en 2019, 56 % des victimes de vols sans violence dans les transports en commun et 47 % pour les vols avec violence. Concernant cette dernière catégorie, le taux bondit à 59 % en Île-de-France. Enfin, les violences sexuelles commises au cours des déplacements collectifs en France touchent à 95 % les femmes.
On prend pas le sujet par le bon bout.
Un homme seul dans une wagon de métro a 23h ne va pas se sentir en sécurité.
Mais c’est juste qu’il y va quand même.
La vrai question, c’est, est ce par choix ou par obligation ?
Je n’ai pas la réponse.
On attend les habituels réactions des plumeaux qui vont venir pleurer dans les commentaires en mode *Ouin ! Ouin ! Les hommes non plus ne se sentent pas en sécurité la nuit.* Comme si se faire raquetter son téléphone et être victime de viol étaient comparables !
Les seules fois où je me suis fait braquer dans le RER c’était en milieu de journée, pas le soir.
À Lyon et Strasbourg (et probablement ailleurs) ils ont mis en place des vigiles sur certaines lignes la nuit. Je ne sais pas si ça a un effet réel sur les aggressions, mais psychologiquement ça aide.
“peur”, “sentiment d’insécurité” je déteste ce champ lexical qui laisse penser que ça se passe dans leur têtes. Elles sont justes rationnelles.
Au delà du sentiment : vols et violences dans les réseaux de transports en commun en 2019
https://www.interieur.gouv.fr/Interstats/Publications/Interstats-Analyse/Les-vols-et-violences-dans-les-reseaux-de-transports-en-commun-en-2019-Interstats-Analyse-n-31
La version 2020 est sortie aujourd’hui en fait https://www.interieur.gouv.fr/Interstats/Publications/Interstats-Analyse/Les-vols-et-violences-dans-les-reseaux-de-transports-en-commun-en-2020-Interstats-Analyse-N-39
Je suis un mec qui a vécu toute sa vie en IdF et j’ai pris le métro seul très tôt.
Après 22h, si je me retrouve seul dans le wagon avec des femmes, ça sera obligé qu’à une station, un clodo ou un mec rentrant de soirée, bourré comme pas possible se mette à emmerder ou insulter l’une d’entre elles
Il suffit de faire le mec énervé et le clodo/poivrot se détourne de la fille pour m’insulter. Elle peut sortir à la station suivante ou changer de wagon.
C’est pas pour la fille, c’est pour pas me sentir comme une merde de l’avoir laissé se faire agresser sans broncher.
J’ai eu une copine qui habitait dans le 19e et je passais souvent par *place des fêtes* le soir, personne n’a jamais sorti de couteau.
Le fait que ça s’observe aussi dans les zones bourgeoises là où il n’y a pas de clodos ou toxicos pour effrayer ces dames montre bien qu’il y a une part de fantasme concernant cette “insécurité.”
Mais comme d’hab avec le Figaro, on se concentre totalement sur le sentiment et on ne donne aucun nombre de cas pour le mettre à l’épreuve du réel.
L’insécurité à Paris j’ai jamais trop compris. Y’a plein de métropoles similaires qui n’ont pas ce problème, donc c’est quoi la différence de gestion ?
C’est pas que les femmes d’ailleurs, pour ma part je prends très peu le métro, je le ressent pas comme un peur, mais je suis jamais vraiment détendu non plus… A choisir je préfère 40 minutes de vélo sous la pluie que 30 dans le métro.
Mais bon c’est pas uniquement l’insécurité, c’est aussi la promiscuité, le bruit et l’odeur, les retards et les grèves…
Enfin bref, c’est intéressant d’avoir des chiffres sur le sujet en tout cas !
Même les mecs peuvent craindre.
Alors une nana seule dans le métro, m’étonne qu’elle se pose des questions quant à sa survie…
Edit: meme quand y’a du monde ça craint.
[removed]
[removed]
Heu, je n’ai pas l’impression qu’ils abordent un facteur évident : il y a beaucoup plus d’hommes qui finissent très tard leur boulot, donc empruntent proportionnellement plus le train tard que les femmes.
Et donc, la proportion est moins forte dans les zones plus aisées parce qu’ils font moins de boulot qui les fait faire finir tard.
Cela est flagrant quand tu prends le bus de nuit de 1-2h du mat : beaucoup de travailleurs.
Métro, RER…le sentiment d’impunité pousse au crime.
Ils sont où les prétendus féministes, et les néo progressistes de tous poils ? On les entend plus au sujet de l’écriture inclusive ou du privilège blanc.
Pas de chance, les moyens de défense que “les femmes” pourraient transporter pour échapper à un viol ou une tentative d’homicide sont interdits sans motif légitime. Or, en France, il semble que le “simple sentiment d’insécurité” n’est pas légitime. Dommage, bonne chance.
Les agressions sexuelles dans les transports en commun sont peut-être la seule raison pour laquelle je ne suis pas à 100% opposé à la reconnaissance faciale.
Jusqu’à maintenant on a pas trouvé de solution au problème des pervers dans les transports, et la situation est telle que la RATP a du créer une [brigade anti-frotteurs](https://www.marianne.net/societe/contre-les-frotteurs-et-predateurs-une-brigade-de-lutte-contre-les-agressions-sexuelles-dans).
D’un côté ces personnes doivent être bannies à jamais des transports sur décision de justice, mais de l’autre elles sont très difficiles à identifier, encore plus à attraper et quand bien même elles seraient jugées le ticket nominatif est impossible à mettre en œuvre.
Il va falloir trouver une solution si on veut en finir avec le tout-voiture. Polluante ou pas, je vois pas ce qu’on peut répondre à une femme qui prend sa voiture quand elle dit “j’en ai marre que des types frottent leur bite sur moi.”
J’avoue que je comprends pas trop tous ces trucs d’insécurité dont on parle beaucoup… Je (25F) vis depuis 6 ans en idF. Jamais eu le moindre sentiment d’insécurité, même dans des coins qui « craignent » genre gares et Aubervilliers/Saint-Denis à des heures tardives. Le seul endroit où je me suis sentie pas trop bien c’était à basilique saint Denis, mais c’était plus un effet « dépaysement » qu’autre chose
Je me rappelle régulièrement un moment vécu quand j’étais gamin. Je rentrais de nuit par le dernier RER à la Celle Saint Cloud. Je sors du wagon vide, et sur le quai une bande de racailles, peut-être 5 ou 10, le souvenir est flou. Ils attendent, me regardent l’air de vouloir me dépouiller. Au moment où la sonnerie va retentir et les portes se fermer, l’un d’eux crie « LA YA UNE MEUF ELLE EST SEULE ». Ils s’engouffrent dans son wagon à l’instant où la sonnerie retentit. La porte se ferme derrière eux. Je vois le train repartir doucement, la fille lève la tête de son livre, les gars marchent vers elle. Puis le train s’éloigne et je le perds de vue.
Y’avait pas de téléphones portables à cette époque.
Impossible de joindre qui que ce soit avec l’appel d’urgence de la gare.
Je suis rentré chez moi horrifié et j’y pense encore régulièrement.
En vrai vous habitez où pour voir/vivre ça ? Rive gauche, jamais eu de quelconques problème dans les transports en commun, ni ma meuf ni moi. (Hormis un SDF anglais à 13h qui s’est mis à pisser dans la rame)
Il faut mettre en place les véhicules accessibles uniquement aux femmes, comme aux Émirats Arabes Unis
[removed]
A Besançon ,la nuit ,le chauffeur de bus a la cobsigne si la demande est faite d accompagner au plus proche et sur endroit possible du point d arrive6des dames,par contre efficace ou pas je l ignore
Il y a un problème de mentalité ( i.e. du respect d’autrui ) en France.