En Espagne, la droite s’allie à l’extrême droite pour gouverner des villes et des régions

11 comments
  1. Ah, la droite et le concept de barrage républicain.

    On s’attend à rien, et on est quand même déçus.

  2. Bon alors du coup maintenant on a:

    – La Hongrie
    – La Pologne
    – La Suède
    – Le Royaume-Uni
    – L’Italie
    – L’Espagne

    Quel pays sera le prochain sur la liste selon vous ?

  3. Je suis espagnol et c’est la honte pour moi. En plus notre gauche est de plus en plus divisée, a la guerre contre elle même pendant que la droite se allie avec l’extrême droite.

  4. Décidément, les droites européennes se sentent de plus en plus ) l’aise avec les extrêmes droites.

    En même temps, entre changer un système qui leurs profite et le faire survivre quitte à le confier aux fascistes, leur chois est vite fait. Les ultra conservateurs de tout poils sont finalement pour le maintien du statut quo …

  5. Les seuls endroits qui restent une forteresse contre l’extrême droite espagnole sont ceux où les régionalistes ou les nationalistes ou les indépendantistes des nations périphériques de l’état espagnol sont déjà forts ou se renforcent encore plus. Lors des dernières élections municipales, nous l’avons vu clairement.

    En Galice on a le Bloque Nacionalista Galego de l’extrême gauche et le Partido Popular, la franchise régionale droite du Partido Popular national. Le PP à l’échelle nationale est très fermement de droite et très espagnol, mais en Galice, il s’habille en régionaliste, parce que c’est la seule façon d’obtenir le soutien des droitiers galiciens, et de cette façon il bloque l’accès à Vox (l’extrême-droite espagnole).

    Ce type de paysage se répète ailleurs, comme dans la communauté autonome du Pays Basque et la communauté forale de Navarre. On a l’Euzko Alderdi Jeltzalea, qui sont des nationalistes basques, des sociaux-démocrates de droite et EH Bildu, des nationalistes basques, ouvertement indépendantistes et de l’extrême gauche. Ces deux partis nationalistes, qui se situent à l’opposé de l’échiquier politique, dominent la scène politique basque. L’extrême droite espagnole n’arrive pas à y entrer parce que les électeurs basques de droite sont généralement… des nationalistes basques, et pas des nationalistes espagnols.

    Lorsque la gauche espagnole se plaint des independantistes et des nationalistes des pays peripheriques de l’Espagne (dont la plupart sont d’extreme gauche ou de gauche), c’est parce que la gauche espagnole prefere une Espagne de droite unifiée à une Espagne éclatée mais de gauche.

    La chose la plus proche d’un nationaliste espagnol de droite ? C’est un nationaliste espagnol de gauche.

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