
« C’est sa femme, il fait ce qu’il veut avec » : comment Dominique P. a livré son épouse, qu’il droguait, aux viols d’au moins 51 hommes

« C’est sa femme, il fait ce qu’il veut avec » : comment Dominique P. a livré son épouse, qu’il droguait, aux viols d’au moins 51 hommes
15 comments
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Article bien glauque et invraisemblable pour ceux qui seraient tentés de lire.
Envie de vomir.
Rien que dans le Vaucluse, le mec parvient à trouver plus de 50 hommes pour violer sa femme inconsciente, et plus d’1 sur 2 ont des ordis pleins de contenus pédopornographiques ou sont des perpétrateurs de violences conjugales…
Ce sont des pompiers, des infirmiers… Des personnes qu’on croise tous les jours sans le savoir, et à qui parfois on est censé faire confiance à cause de leur profession.
Glaçant. Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un truc aussi horrible.
Les somnifères ça donne mal au cul, effet secondaire bien connu.
Est-ce que les 51 hommes risquent des poursuites judiciaires?
Quelle bande de sacs à merde!! Ajoutez a ca la pedoporno, les violences conjugales. Quelle histoire sordide! Quelle horreur ce que cette femme a vecu! Comment tu veux te reconstruire apres ça?? Qu’on leur coupe les couilles à ces connards!!! Allez! 104 couilles à leur faire bouffer!!
C’est une lecture assez rude pour être honnête. J’ai failli tomber de ma chaise lorsque la femme du complice refusait de se porter partie civile ou de divorcer parce qu’il était “un bon mari” (alors qu’il la sédatait et la livrait aussi)… Juste je ne comprends absolument pas
Encore une belle journée pour être fier d’avoir un pénis.
Glauquissime damn. J’imagine pas l’état psychologique de la victime.
**EDIT : après avoir lu l’article, je me permets de rajouter un avertissement pour dire que c’est TRÈS glauque et perturbant…**
**Lisez donc en connaissance de cause SVP.**
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« C’est sa femme, il fait ce qu’il veut avec » : comment Dominique P. a livré son épouse, qu’il droguait, aux viols d’au moins 51 hommes
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Lorraine de Foucher
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Un procès historique s’annonce à la cour criminelle du Vaucluse : des dizaines d’hommes ont violé la même femme, droguée par son époux et mise à leur disposition sur un forum Internet. Le mari a aussi été mis en examen pour meurtre par un juge d’instruction du pôle « cold cases » de Nanterre.
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Au policier du commissariat de Carpentras (Vaucluse) qui lui demande de parler de son mari, en novembre 2020, Françoise P. (le prénom a été modifié) le décrit comme « un super mec », bienveillant et attentionné. Cinquante ans de vie commune, trois enfants, le couple coule une retraite « heureuse » dans leur maison du village de Mazan. Alors, oui, le 12 septembre 2020, il y a bien eu un petit incident que Dominique P., son époux, lui a avoué : il venait d’être arrêté pour avoir filmé l’intimité des femmes au supermarché du coin. Mais elle lui a vite pardonné, ça n’était pas dans ses habitudes : ils ont une sexualité « normale ». Lui sollicite un peu l’échangisme, qu’elle refuse – elle n’aime pas être touchée sans avoir de sentiments.
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Un mois et demi plus tard, cet ancien commercial dans l’immobilier puis l’électricité retourne en garde à vue. Car, au cours de l’enquête préliminaire ouverte en septembre, les policiers ont saisi son téléphone, son ordinateur et ses disques durs. A l’intérieur, des milliers d’échanges sur un site de rencontre, [Coco.fr](https://Coco.fr), et surtout sur un salon de discussion précis, baptisé « A son insu » – un forum, encore actif à ce jour, au sein duquel de nombreux hommes échangent sur des rapports sexuels qu’ils arrivent à obtenir à l’insu de leurs partenaires, soit des viols, selon le code pénal. Dominique P. administre régulièrement plusieurs comprimés de Témesta à Françoise, un puissant anxiolytique qu’il écrase dans son dîner du soir. Il invite ensuite les inconnus du forum dans la chambre conjugale pour la livrer inconsciente à des viols.
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En collectionneur, il filme tout. En fouillant sur une clé USB, les enquêteurs tombent sur un dossier intitulé « ABUS ». Les titres des centaines de vidéos indiquent une date, un prénom et la nature des agissements : « ABUS/nuit du 26 mai 2020 avec MARC SODO 5e fois » ou « ABUS/nuit du 09 06 2020 avec Charly 6e fois ». Tout cela dure depuis presque dix ans, de juillet 2011 à octobre 2020. Cent vingt-huit sous-dossiers émergent. Quatre-vingt-douze viols commis sur Françoise sont répertoriés. Une liste de 83 agresseurs est établie. Les policiers de Carpentras en identifient 51, tous arrêtés au cours d’une dizaine de vagues d’interpellations, puis incarcérés, et dont le renvoi devant la cour criminelle départementale pour viol aggravé a été requis par le parquet d’Avignon.
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Si le juge d’instruction suit le réquisitoire du procureur, un procès historique se tiendra au printemps 2024, avec 52 accusés dans le même box, nombre d’entre eux comparaissant détenus. Ce document, dévoilé par Le Parisien et consulté par Le Monde, fait 350 pages. Avec 52 hommes mis en cause, ce sont 52 profils psychologiques, professions, vies intimes et lignes de défense qui se retrouveront en même temps devant la cour. Des hommes ordinaires, qui puisent leurs justifications dans le bréviaire classique des affaires de viol, où la gravité des faits est incomprise, minimisée ou assumée.
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« J’étais sa chose »
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Au-delà du profil de prédateur chevronné de l’ordonnateur de ce schéma criminel, il y a surtout ces 51 personnes qui ont trouvé qu’avoir un rapport sexuel avec une femme inconsciente d’une soixantaine d’années était quelque chose de possible. En effet, Dominique P. le revendique dans ses échanges, il aime le « mode viol », et il n’est pas le seul.
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Lors de ses interrogatoires de comparution, il précise sans complexe qu’il a toujours été transparent sur son mode opératoire auprès des agresseurs. Sa femme est sédatée par ses soins. Les rapports sexuels sont filmés. Le tabac et le parfum sont interdits pour éviter les odeurs trop fortes. Il faut se laver les mains à l’eau chaude pour que Françoise ne se réveille pas à cause d’une différence de température. Se déshabiller dans la cuisine pour ne pas oublier de vêtements dans la chambre. Se garer sur le parking à côté du collège et marcher dans la nuit jusqu’à la maison, pour que toutes ces allées et venues nocturnes n’éveillent pas les soupçons.
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Ces conditions ne dérangent pas les participants du forum : seuls trois sur dix refusent la proposition gratuite de Dominique P., selon lui. Il n’a pas trop besoin d’insister. « Il affirmait qu’aucun des hommes qui s’étaient rendus à son domicile n’avait renoncé à réaliser des actes sexuels sur son épouse, au regard de son état. Il n’a jamais usé de violence ni de menace contre quiconque pour que les viols soient perpétrés. Chaque individu disposait de son libre arbitre pour cesser ces agissements et quitter les lieux », écrit la vice-procureure d’Avignon.
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Alors quand les policiers montrent à Françoise P. des photos extraites des vidéos réalisées par son mari, elle s’effondre : elle ne connaît aucun de ces hommes. Sous le choc, elle retrace ensuite tous ces événements signifiants. Ces réveils en sursaut en pleine nuit parce que Dominique P. la viole dans son sommeil. Ce texto d’un numéro inconnu, en 2015, qu’elle voit apparaître sur l’écran du portable de son mari : « Je n’ai pas reçu les photos. » Ses absences, sa fatigue chronique, qu’elle a évoquées plusieurs fois auprès de ses enfants et de son généraliste. Et ses douleurs gynécologiques : une échographie révèle une grosse inflammation du col de l’utérus. « Mais que fais-tu de tes journées ? », s’en amuse son mari.
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Un psychiatre examine Françoise et diagnostique un traumatisme psychique grave, avec risque important de suicide. « J’étais sa chose », lui explique-t-elle. Un médecin légiste trouve quatre maladies sexuelles transmissibles dans le corps de la sexagénaire – Dominique P. poussant les violeurs de sa femme à ne pas mettre de préservatif. La soumission chimique et l’exposition aux MST représentent une « mise en danger de façon itérative de sa vie », écrit le praticien.
Comme si c’était sa possession, un objet qu’on prête à l’envi.
Hallucinant
Je vais me faire ban si je dis le fond de ma pensée
Pathétique les justifications de ces porcs.
Entre le jeune qui “respecte mes femmes” mais possède Xmille contenus pedo ou l’autre qui dit que le mari est d’accord et que du coup c’est un “viol involontaire” de sa part…
Monde de merde
J’ai déjà vu passer cette histoire plusieurs fois, qui devient de plus en plus infernale à chaque nouvelle article. J’espère que Françoise saura se reconstruire comme elle peut, et préserver son anonymat. Aussi que Diane sortira de l’emprise de son mari. Quant à ses hommes, voir tous ces profils différents être listés, ça brise le coeur et ça retourne l’estomac.
>Pourtant, ce même médecin estime que sa dangerosité criminologique est « faible ».
Il est dans le rang des coupables ou comment ça se passe ?
Article qui interroge sur la proportion de mecs totalement explosés du bulbe dans la population générale. Enfin qui donne une réponse plutôt : beaucoup plus qu’on a tendance à le penser.
Pas comme si les “féministes névrosé.es” ne nous prévenaient pas depuis des années que beaucoup d’hommes n’ont jamais appris à respecter les femmes.