Immobilier: le vice-président de la région Ile-de-France propose de pouvoir emprunter sur 60 ans

22 comments
  1. Ah, hahahahaha… ahaha… sur 60 ans, oui… mais bien sûr. Et la vaseline est offerte ?

    Edit: que ce soit 60 ans pour le particulier (avec les frais que ça implique, même si mensualité plus faibles), ou 60 ans mais rattaché au bien (et quand tu vends, tu vends le prêt avec), je vois pas franchement ce que ça simplifierait, ni comment le particulier ne se ferait pas tondre.

  2. On pourrait même dire que comme on vit plus longtemps, on devrait pouvoir emprunter sur plus longtemps.

    C’est pas comme ça qu’on réfléchit maintenant ?

  3. Quand je vois un titre comme ça je vérifie d’abord si ça n’est pas le Gorafi… mais non c’est pas un gag. Bonjour la dystopie

  4. C’est bizarre, entre la retraite et ça, c’est comme si on avait soudain une espérance de vie moyenne de 120 ans.

  5. > *Immobilier : le vice-président désormais envisage de réinstaurer la servitude volontaire.*

  6. Oui sur 60 ans, bien sûr avec un taux à 100%, prêt refusé d’office aux ouvriers de métiers pénibles car ils risquent plus de mourir avant la fin du crédit que d’autres.

  7. Ça ne fera que pousser les prix de l’immobilier à la hausse vu que la capacité d’endettement des ménages augmentera. Les loyers augmenteront en conséquence puisque les propriétaires continueront de cibler un certain niveau de rendement.

    Le gars ne comprend absolument rien.

  8. Perso je comprends pas votre problème pour acheter, il suffit d’émettre des obligations à 0% et d’appeler la BCE pour qu’elle les rachète ? Aussi simple que ça

  9. On est comme aux USA, on peut emprunter sur plusieurs generations pour pourrir l’existance de ses enfants alors qu’ils n’on rien demandé, pendant qu’on sera mort et qu’ils s’occuperont de l’entretien d’un appart couteux et toujours plus taxé.J’attends la prochaine idée à la con, je crois qu’on peut plus surprendre mais je leur fais confiance, entre ca et le 3eme mandat, on va bientot avoir kim jung il en porte parole du gouvernement. Rigolez pas, c’est pas impossible.

  10. Et bah, avec avec des idées à la con qui pop tous les jours de la part de nos chers politiques, j’ai l’impression d’être lundi tous les jours.

  11. Extrait de [l’interview de Jean-Philippe Dugoin-Clément (UDI) dans le JDD](https://www.lejdd.fr/societe/le-vice-president-de-la-region-ile-de-france-je-plaide-pour-un-emprunt-immobilier-sur-50-ou-60-ans-136867) :

    > **Vous défendez aussi l’idée d’un prêt immobilier sur plus de cinquante ans…**
    > Il est de plus en plus difficile, notamment pour les primo-accédants, d’obtenir un prêt bancaire. Si vous y parvenez, vous êtes condamné à rembourser votre emprunt pendant vingt ou vingt-cinq ans à hauteur de 30 % de vos revenus. Si vos revenus diminuent, vous êtes acculé. Cela n’a pas de sens, car le bien que vous achetez, neuf ou ancien, a une durée de vie de quatre-vingts ans, un siècle ou plus. L’idée de cet emprunt de très longue durée, cinquante ou soixante ans, est de le faire reposer non plus sur la personne mais sur le bien. En cas de vente, il est transféré d’acheteur en acheteur.​

    > **Quel est l’avantage ?**
    > Allonger la durée de l’emprunt permet de diminuer le montant des mensualités, et donc de rendre du pouvoir d’achat aux ménages ainsi qu’une capacité d’accession à la propriété. Ce système fonctionne en Suisse et dans les pays scandinaves. Qu’attendons-nous pour le mettre en œuvre en France ?

    C’est une proposition précisément en réponse à l’inflation et à l’essor des taux d’intérêt, pour débloquer le marché immobilier qui est en chute libre, en particulier dans le neuf. L’idée est de permettre d’augmenter la capacité de financement des ménages emprunteurs pour contrer l’effet de la hausse des taux, car la baisse potentielle des prix dans le neuf est limitée pour les projets déjà en cours et la viscosité du marché immobilier fait que l’ajustement des prix à la baisse dans l’ancien peut être très long quand la demande chute. Actuellement le volume de transactions est environ 40 % en dessous de la celui de fin 2020 et au plus bas depuis 2013, et la situation continuait de se dégrader aux dernières nouvelles [d’après l’observatoire Crédit Logement](https://www.lobservatoirecreditlogement.fr/derniere-publication). Le transfert de prêt d’acheteur en acheteur me fait penser à la [proposition de portabilité et transférabilité des prêts](https://www.magnolia.fr/actualites/immobilier/credit-immobilier-portabilite-pret-garder-taux-bas-2023) poussée par la FNAIM depuis plusieurs mois mais à laquelle le gouvernement n’a pas donné de réponse.

    Je ne sais pas trop quoi penser des propositions émises et ne connais pas ce qui est pratiqué en Suisse et dans les pays Scandinaves, mais je sais qu’en Suède l’endettement des ménages est très élevé, de l’ordre de 200 % des revenus annuels environ contre moins de la moitié en France, et que l’impact de l’inflation sur les prix immobiliers a été la plus rapide dans l’UE. Cela aurait évidemment un effet de pression à la hausse sur les prix immobiliers – après tout le but annoncé est bien, entre autres, d’accroître le pouvoir d’achat immobilier des ménages. L’évocation de la Suisse comme exemple m’interpelle, parce que c’est le pays d’Europe avec le plus bas taux de propriétaires à environ 40 %, mais je ne sais pas si ce genre de système de prêts contribue ou non à ce taux très bas.

    De ce que je comprends, la proposition a surtout pour but de favoriser les primo-accédants. Il parle de permettre de réduire les mensualités via cette proposition d’allongement de la durée de crédit… OK, admettons, mais pour cela il faudrait imposer via le Haut conseil à la stabilité financière des conditions plus sévères sur le taux d’effort maximal que les établissements de crédit peuvent autoriser (actuellement 35 % max avec possibilités limitées de dérogation à la règle). Sinon, on sait comment ça va finir : les ménages emprunteurs vont ajuster leur plan de financement pour s’endetter au maximum possible et cela ferait pression à la hausse sur les prix immobiliers, mais aussi sur le ratio d’endettement total à l’octroi du prêt (debt-to-income ratio / DTI). Cela poserait alors un risque de stabilité financière alors que le HCSF et l’ESRB surveillent aussi ce ratio et pas seulement le taux d’effort (debt-service-to-income / DSTI), et que des restrictions sur l’octroi de crédit ont été imposées dès fin 2019 par le HCSF sur [recommandation de l’ESRB](https://www.esrb.europa.eu/news/pr/date/2019/html/esrb.pr190923~75f4b1856d.en.html) pour éviter une surchauffe. La dette immobilière des ménages en France, à 85 % du revenu disponible annuel, est quasiment au plus haut mais a commencé à baisser ces six derniers mois.

    Je ne sais pas s’il a réfléchi à la question de la conciliation entre cette proposition et les mesures macroprudentielles et s’il l’aborde dans son livre, et il n’en parle pas dans l’interview pour parer à d’éventuelles critiques…

    Autres éléments dans l’interview :

    * Il critique l'”enterrement de première classe du dispositif Pinel” et la restriction de l’accès au prêt à taux zéro décidés par le gouvernement ;
    * Il propose “l’instauration de « contrats de confiance » entre l’État et les ­communes garantissant un minimum de services publics aux maires qui construisent” ;
    * Il est pour le plafonnement des prix du foncier en zones tendues “seul levier efficace pour limiter les prix de sortie des logements” ;
    * Il ne croit pas à l’encadrement des loyers “qui a tendance à faire fuir les petits investisseurs privés ” ;
    * Il propose de couvrir le périphérique “là où c’est possible, pour construire par-dessus”, plutôt que de le transformer en boulevard urbain.

  12. Le futur c’est le télétravail dans un logement qui ne t’appartiendra jamais donc.

    On se rapproche doucement du servage non ?

    Le week-end ça sera les corvées : ramassage de leurs balles de golf perdues dans les étangs ou vendanges sur leurs domaines

  13. C’est juste un random qui raconte des trucs à la con, la Banque de France acceptera jamais ça, on a déjà des super conditions d’emprunts grâce à elle (les taux fixes sur 25 ans, l’assurance obligatoire mais renégociable etc…), elle conditunuera à aller dans le sens de la protection du consommateur.

  14. Heu ouais mais non.

    Mauvaise idée je pense, les marchés financiers ne sont pas adaptés pour absorber ce genre de financements. Le gros de la liquidité sur les obligations de banques peut financer des prêts à 30 ans max. Au-delà les banques taxeraient ces crédits à des taux très élevés car ils seraient difficiles à financer.

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