L’activation à distance des appareils électroniques par la police inquiète

8 comments
  1. Évidemment, on peut faire absolument confiance à notre gouvernement et sa police pour utiliser cela avec responsabilité et parcimonie, et pas du tout en profiter de manière abusive et générer des dérives de plus en plus autoritaires, hein?

  2. Comment ça vous n’avez pas confiance en la police et en notre gouvernement ? On vous l’a répété à plusieurs reprises : la police est exemplaire, il n’y a que des cas isolés qui sont problématiques (bon, parfois y’a des groupes mais ça reste des cas isolés) et nous vivons dans une démocratie ! Just drink the Kool-aid guys.

  3. Il y a pas moyen que les constructeurs empêchent ça ? Techniquement comment c’est possible ? (Sans piéger le téléphone de la cible avec un malware quoi.)

    Et on risque de voir des téléphones avec un cache “physique” sur la caméra comme pour les webcams. Il faudrait quelque chose de similaire avec le micro et un bouton physique.

    Depuis la loi qui force à donner ses codes de déverrouillage de toute manière on savait sur quelle pente on était. On attend la loi qui force à donner l’accès à nos réseaux sociaux à la PAF dès qu’on entre sur le territoire, pour que la police puisse vérifier ce qu’on raconte.

  4. Extrait:

    >La commission des lois de l’Assemblée nationale a validé, jeudi 22 juin, la possibilité pour les forces de l’ordre d’activer à distance les appareils électroniques de suspect·es pour les localiser, les écouter ou les filmer, une disposition incluse dans projet de loi d’orientation et de programmation de la justice 2023-2027.
    >
    >Ce texte, déjà adopté par le Sénat, ajoute deux nouveaux articles au Code de procédure pénale. Le premier, l’article 230-34-31, permet au procureur ou au juge d’instruction de demander,  *« lorsque les nécessités de l’enquête* […] *l’exigent »*, *« l’activation à distance d’un appareil électronique, à l’insu ou sans le consentement de son propriétaire ou de son possesseur, aux seules fins de procéder à sa localisation en temps réel »*.
    >
    >Cette mesure de surveillance est limitée aux enquêtes visant *« un crime ou un délit puni d’au moins dix ans d’emprisonnement »* et doit être autorisée a priori par le juge des libertés et de la détention.

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  5. Ils disent qu’ils ont voté une exception pour les avocats et les journalistes : les enregistrements seront détruits. Oui, mais le flic en charge des écoutes, qu’est-ce qui l’empêche de ne pas utiliser les informations avant de les détruire ?

    Tout le monde devient suspect potentiel, l’objectif n’est pas tant de surveiller tout le monde, mais que chacun sache qu’il est en permanence surveillé (pour pousser à l’auto-censure).

    C’est le panoptique 2.0.

    Et c’est une forme de totalitarisme (oui oui c’est plus la dérive autoritaire là).

  6. J’ai hâte que ca soit utilisé d’une manière détournée pour espionner des députés, ceux-ci même qui ont voté pour cette loi.

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