« On brûle les […] » : à Brest, le Happy Café identifié comme cible par des émeutiers

by Gibe2008

7 comments
  1. Les théoriciens de la convergence des luttes vont être ravis.

    Une chouette aliance entre les barbus et les crânes rasés, c’est vraiment ce qui nous manquait pour un monde meilleur.
    /s au cas ou

  2. Article sans paywall :

    # « On brûle les PD » : à Brest, le Happy Café identifié comme cible par les émeutiers

    Par Pierre Chapin

    **Le bar LGBT le « Happy Café » a fermé ses portes précipitamment, vendredi soir, à Brest. Il avait été identifié comme cible prioritaire par certains émeutiers sur les réseaux sociaux.**

    « J’ai reçu une cinquantaine de coups de fil et messages, aux alentours de 22 h 15. Des gens qui s’étaient infiltrés sur certains réseaux sociaux utilisés par les émeutiers, et qui me disaient de faire attention. Quand j’ai vu de quoi il s’agissait, je me suis dit que ce n’était pas possible de voir ça, en 2023 ».

    Ces messages, découverts vendredi 30 juin 2023 par Erwan Kerinec, le patron du « Happy Café », bar de la rue Jean-Jaurès prisé de la communauté homo, trans ou queer de Brest, sont sans équivoque : « Les gars, priorité l’Happy Café. On brûle les PD. Qu’ils crèvent en enfer ». « Zéro pitié », « Exploser l’Happy café, faut respecter notre religion »…

    ### « Mettre tout le monde en sécurité »

    « Il y avait beaucoup de monde dans le bar. J’ai dû expliquer aux clients que je devais fermer. Certains voulaient rester, proposaient de m’aider s’il se passait quelque chose. Mais mon devoir était de mettre tout le monde en sécurité. J’ai appelé la police et j’ai fermé ». Le patron est donc resté dans son bar, grille tirée et boule au ventre, seul, jusqu’à 3 h du matin. « Au moins, si quelque chose devait se passer, j’aurais été là pour appeler tout de suite les pompiers ».

    Les passages réguliers des véhicules de police, sur toute la longueur de la rue Jean-Jaurès, ont manifestement dissuadé tout passage à l’acte.

    ### Fermé jusqu’à jeudi

    Ce samedi, le patron peine toujours à digérer la situation. « En 19 ans ici, je n’ai jamais connu de telles menaces. Des petites bousculades parfois, des gens qui ricanent quand ils passent devant, mais ça… ». Face à la gravité des mots, Erwan Kerinec est décidé à porter plainte. Et a décidé de ne pas rouvrir son établissement ce samedi 1er juillet. « C’est une décision dure à prendre, mais je dois penser à la sécurité de mes clients », souffle-t-il, donnant rendez-vous jeudi 6 juillet pour la réouverture.

    Pour autant, l’homme ne compte pas plier face aux menaces, une semaine après la Marche des fiertés, à Brest, qui avait rassemblé près de 4 000 personnes, le samedi 24 juin. « N’en déplaisent à certains, mon combat pour les couleurs LGBT et leur reconnaissance sont loin d’être finis. Mon bar reste ouvert à tout le monde, sauf aux cons et à la haine ».

  3. En tant que trans, j’ai l’impression d’être coincée. Entre Mélenchon et les barbus d’un côté, et Le pen et cathos de l’autre.

    Et finalement ma situation très personnelle, peut s’appliquer sur plein de sujets.

    Le centre ne restera pas éternellement au pouvoir et ça me fait peur.

  4. Qu’importe les situations et camps, les mauvaises personnes vont toujours profiter des choses…

  5. N’appelons pas au calme, appelons à la justice. Ce que vous voyez là n’est que l’expression légitime d’une colère ignorée par la république.

    Ou un truc du genre, je sais plus.

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