> Il n’a pas fallu longtemps pour que l’Algérie se saisisse de la mort de Nahel, tué le mardi 27 juin par le tir d’un policier à la suite d’un refus d’obtempérer, une actualité française qui ne la concerne en rien. Ce jeudi 29 juin, en fin d’après-midi, le ministère algérien des Affaires étrangères, dirigé par Ahmed Attaf – dont on découvre, selon le site TSA (Tout sur l’Algérie) qu’il est aussi officiellement « ministère de la Communauté nationale à l’étranger »- publie un communiqué. Le texte fait référence au drame, à l’origine d’un vaste mouvement d’émeutes et de protestation en France, comme si le jeune Nahel était un ressortissant exclusivement algérien. En voici les premières lignes : « L’Algérie a appris avec choc et consternation la disparition brutale et tragique du jeune Nahel et les circonstances particulièrement troublantes et préoccupantes dans lesquelles elle est intervenue ». Il invite ensuite « le gouvernement français à assumer pleinement son devoir de protection, l’Algérie suivant cette affaire avec attention, soucieuse de la quiétude et de la sécurité dont doivent bénéficier ses ressortissants sur leur terre d’accueil ».
>
> Ce communiqué constitue un exercice de haute voltige auquel a dû s’appliquer, dès le début des émeutes en France, le président Abdelmadjid Tebboune, mortifié par le refus d’Emmanuel Macron de l’inviter dans le cadre pharaonique qu’il exigeait. Tout semble bon pour jeter de l’huile sur le feu des relations bilatérales. « Il y a un drame en France et le régime algérien surfe sur cette tragédie pour s’ingérer, faire réagir le Quai d’Orsay et l’Élysée, alors qu’elle ne le concerne en rien », constate le journaliste Abdou Semmar, directeur du site d’investigation Algérie Part et opposant réfugié à Paris.
>
> La manipulation est en effet grossière, Nahel étant né en France et y ayant grandi. Même s’il avait la double nationalité, « Nahel est le fruit de la société française, de la complexité de l’histoire française, il n’avait aucun lien avec l’Algérie sinon des parents d’origine algérienne, poursuit Abdou Semmar. Comment l’Algérie réagirait-elle si la France publiait des communiqués pour suivre avec attention les bavures policières et militaires en Kabylie notamment où des dizaines de civils ont été tuées depuis dix ans lors des barrages, mais aussi à Constantine et à Annaba ? On parlerait à juste titre d’atteinte à la souveraineté nationale ! »
>
> Lors de la marche blanche du 29 juin qui a vite dégénéré, on a pu voir un drapeau algérien. Ce drapeau est brandi tel un fantasme dans une jeunesse qui ne connaît strictement rien à l’autre rive, celle dont veut précisément s’échapper la jeunesse algérienne soumise à l’impitoyable loi militaro-mafieuse qu’affrontait le Hirak, l’insurrection pacifiste vite matée. Le communiqué d’Alger en dit long sur un système hanté par sa relation avec la France et qui fait flèche de tout bois pour perpétuer le mensonge.
L’Algérie ne se préoccupe de ses ressortissants que lorsqu’ils deviennent politiquement utile.
Un gouvernement humaniste qui se préoccupe du bien être des siens, ça fait chaud au cœur.
Questionnement sur les mineurs isolés venant d’Algérie, que le gouvernement algérien ne souhaite pas récupérer
De la part d’un gouvernement qui traite sa population avec tellement de respect, d’égalité et de respect … c’est émouvant! :)))))))))
C’est leur Carole Delga.
Ne croyez pas si bien dire mon cher!
Souciez vous de vos propres turpitudes d’abord.
Vivement une révolte là-bas contre votre gouvernement de vieux fennecs croisés chacals, et ses militaires formolés travestis en babouchka… On se fera alors un plaisir d’accueillir vos ressortissants pour la nième fois, puissent ils être reconnaissants.
8 comments
> Il n’a pas fallu longtemps pour que l’Algérie se saisisse de la mort de Nahel, tué le mardi 27 juin par le tir d’un policier à la suite d’un refus d’obtempérer, une actualité française qui ne la concerne en rien. Ce jeudi 29 juin, en fin d’après-midi, le ministère algérien des Affaires étrangères, dirigé par Ahmed Attaf – dont on découvre, selon le site TSA (Tout sur l’Algérie) qu’il est aussi officiellement « ministère de la Communauté nationale à l’étranger »- publie un communiqué. Le texte fait référence au drame, à l’origine d’un vaste mouvement d’émeutes et de protestation en France, comme si le jeune Nahel était un ressortissant exclusivement algérien. En voici les premières lignes : « L’Algérie a appris avec choc et consternation la disparition brutale et tragique du jeune Nahel et les circonstances particulièrement troublantes et préoccupantes dans lesquelles elle est intervenue ». Il invite ensuite « le gouvernement français à assumer pleinement son devoir de protection, l’Algérie suivant cette affaire avec attention, soucieuse de la quiétude et de la sécurité dont doivent bénéficier ses ressortissants sur leur terre d’accueil ».
>
> Ce communiqué constitue un exercice de haute voltige auquel a dû s’appliquer, dès le début des émeutes en France, le président Abdelmadjid Tebboune, mortifié par le refus d’Emmanuel Macron de l’inviter dans le cadre pharaonique qu’il exigeait. Tout semble bon pour jeter de l’huile sur le feu des relations bilatérales. « Il y a un drame en France et le régime algérien surfe sur cette tragédie pour s’ingérer, faire réagir le Quai d’Orsay et l’Élysée, alors qu’elle ne le concerne en rien », constate le journaliste Abdou Semmar, directeur du site d’investigation Algérie Part et opposant réfugié à Paris.
>
> La manipulation est en effet grossière, Nahel étant né en France et y ayant grandi. Même s’il avait la double nationalité, « Nahel est le fruit de la société française, de la complexité de l’histoire française, il n’avait aucun lien avec l’Algérie sinon des parents d’origine algérienne, poursuit Abdou Semmar. Comment l’Algérie réagirait-elle si la France publiait des communiqués pour suivre avec attention les bavures policières et militaires en Kabylie notamment où des dizaines de civils ont été tuées depuis dix ans lors des barrages, mais aussi à Constantine et à Annaba ? On parlerait à juste titre d’atteinte à la souveraineté nationale ! »
>
> Lors de la marche blanche du 29 juin qui a vite dégénéré, on a pu voir un drapeau algérien. Ce drapeau est brandi tel un fantasme dans une jeunesse qui ne connaît strictement rien à l’autre rive, celle dont veut précisément s’échapper la jeunesse algérienne soumise à l’impitoyable loi militaro-mafieuse qu’affrontait le Hirak, l’insurrection pacifiste vite matée. Le communiqué d’Alger en dit long sur un système hanté par sa relation avec la France et qui fait flèche de tout bois pour perpétuer le mensonge.
L’Algérie ne se préoccupe de ses ressortissants que lorsqu’ils deviennent politiquement utile.
Un gouvernement humaniste qui se préoccupe du bien être des siens, ça fait chaud au cœur.
Questionnement sur les mineurs isolés venant d’Algérie, que le gouvernement algérien ne souhaite pas récupérer
De la part d’un gouvernement qui traite sa population avec tellement de respect, d’égalité et de respect … c’est émouvant! :)))))))))
C’est leur Carole Delga.
Ne croyez pas si bien dire mon cher!
Souciez vous de vos propres turpitudes d’abord.
Vivement une révolte là-bas contre votre gouvernement de vieux fennecs croisés chacals, et ses militaires formolés travestis en babouchka… On se fera alors un plaisir d’accueillir vos ressortissants pour la nième fois, puissent ils être reconnaissants.
Faudrait savoir , ils sont français ou pas ?