**En cinq nuits et autant de journées de violences, les victimes directes d’incendies, de violences, de dégradations ou de vols se comptent en milliers. Un bilan qui aurait dépassé celui des émeutes de 2005, qui avaient pourtant duré trois semaines. En près de deux décennies, le contexte et les modes opératoires ont changé.**
Les violences commises en France n’ont désormais plus grand-chose à voir avec la mort du jeune Nahel M., tué par un policier à Nanterre mardi 27 juin. Depuis vendredi 30 juin, les émeutes qui touchent des centaines de communes en France ont changé de nature, avec une intensité inédite, des niveaux de violence extrême, des pillages de commerces, des attaques contre des services publics, contre des fonctionnaires, contre des élus et au final, plusieurs milliers de victimes directes d’incendies, de violences, de dégradations ou de vols.
En cinq nuits et autant de journées de violences, le bilan a dépassé en gravité, de l’avis de plusieurs sources, celui des émeutes de l’automne 2005 qui avaient duré trois semaines. Les chiffres ne donnent qu’un aperçu de ces très longues heures où des groupes d’émeutiers ont pris le contrôle de leurs quartiers – ce qui était déjà arrivé. Mais ont aussi attaqué des services publics ou des commerces dans les centres-villes, provoquant la panique à Marseille, Lyon, Toulouse ou Strasbourg, parfois noyées sous les lacrymogènes, le bruit des explosions et l’odeur des incendies. La nuit, mais aussi en plein jour, malgré un dispositif policier considérable avec plus de 40 000 fonctionnaires mobilisés, dont des unités comme les celle des policiers du RAID ou des gendarmes du GIGN et le recours à des blindés de la gendarmerie.
Dimanche 2 juillet, le ministère de l’intérieur comptabilisait plus de 5 000 véhicules incendiés, 10 000 feux de poubelles, près de 1 000 bâtiments brûlés, dégradés ou pillés, 250 attaques de commissariats ou de gendarmeries, plus de 700 blessés parmi les policiers. Une arme à feu a, en particulier, été utilisée contre les forces de l’ordre dans le quartier de Pissevin à Nîmes où le gilet pare-balles d’un policier a bloqué un projectile de 9 milimètres – cela avait été le cas en 2005 à Grigny (Essonne) et Montfermeil (Seine-Saint-Denis). Fait inédit, des émeutiers s’en sont également pris à des élus, marquant une étape supplémentaire dans la radicalisation, comme à Pontoise (Val-d’Oise), Montluçon (Allier) ou L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne). Dans cette ville, le maire (Les Républicains), Vincent Jeanbrun, a été directement visé : une voiture a été projetée sur sa maison puis incendiée, obligeant son épouse et ses deux jeunes enfants à fuir. « Un cap a été franchi dans l’horreur et l’ignominie », s’est révolté le maire. « Le véhicule a été lancé pour brûler le pavillon », a estimé le procureur de la République de Créteil. Une enquête pour tentative d’assassinat a été ouverte.
**« La loi c’est nous »**
Les innombrables scènes décrites par les témoins dans des centaines de lieux différents sont effarantes de violence et de détermination. Des élus de banlieue pourtant habitués à des situations tendues racontent des passages à l’acte extrêmement brutaux. Ils font état, avec leurs mots, d’une tentative de prise de pouvoir d’une génération de très jeunes hommes. A Corbeil-Essonnes (Essonne), le maire (divers gauche), Bruno Piriou, a passé des nuits à suivre les déplacements de groupes à travers les nombreuses caméras de vidéosurveillance. Quelque 300 individus au total sur une population de 52 000 habitants. « J’ai vu des jeunes très organisés, qui se préparent, tous habillés pareil. Il y avait même un groupe de sept individus habillés avec des combinaisons blanches et des grosses lunettes pour utiliser une scie à disque et couper les poteaux où sont installées les caméras. » Sur les murs, des tags racontent la volonté de prendre le pouvoir. « La loi, c’est nous », « à mort les porcs », « un keuf bon, c’est un keuf mort ». « Il y a une partie de la jeunesse qui passe à l’acte pour attaquer ce qui leur paraît être l’ordre établi », constate l’élu.
A Sevran (Seine-Saint-Denis), les émeutiers ont attaqué frontalement le commissariat et la mairie. Du jamais vu dans cette ville pourtant sujette à des tensions importantes depuis des années. « C’est toute la ville qui a été impactée, pas seulement des quartiers. On a pris un gros coup », témoigne le maire (divers gauche), Stéphane Blanchet, effaré par le niveau de détermination des émeutiers. La galerie commerciale de Carrefour a été pillée. Le magasin Action totalement ravagé par un incendie. Des dizaines de véhicules ont brûlé dans cette ville parmi les plus pauvres de France. Dont douze véhicules municipaux sortis un par un du garage pour être incendiés. « Ils veulent casser les reins de notre ville », dit le maire en se disant « terrifié » par la découverte d’un tag affirmant : « Vous nous avez pris une vie, on veut un policier. »
Ces émeutes témoignent d’une forme d’ultra-violence. Y compris dans des villes moyennes. Et bien au-delà des grandes métropoles urbaines. « On a vu que les grands frères de 25 ou 30 ans étaient dépassés par les petits, beaucoup de gamins de 14 ou 15 ans », témoigne Olivier Bianchi, maire (Parti socialiste) de Clermont-Ferrand, où une école et une maison de quartier ont été incendiées. Tout comme une épicerie bio portée par une association pour apporter des aliments de qualité, pas cher, au cœur d’une cité populaire. « Depuis trente ans, nous avons tous constaté sur le terrain que la violence des bandes ne cessait de croître », se désole Manuel Valls, maire d’Evry (Essonne) pendant onze ans avant de devenir ministre de l’intérieur puis premier ministre.
**« Détruire et anéantir »**
La gravité des violences provoque une très grande colère parmi les habitants, premières victimes des dégradations. « Des criminels ont décidé d’anéantir nos institutions républicaines », a ainsi réagi Valentin Ratieuville, maire (Les Républicains) de Persan (Val-d’Oise) après l’incendie de la mairie. Sur sa page Facebook, l’élu a publié un texte traduisant son émotion et l’ampleur du choc ressenti : « L’objectif de ces malfrats était clair : détruire et anéantir coûte que coûte (…). Les Persanais ne peuvent accepter d’être les victimes de ces malfaiteurs. Qu’ils assument d’être des lâches et qu’ils soient jugés et punis d’avoir trahi et d’avoir martyrisé Persan. »
L’effarement et l’incompréhension. Mathias Wargon, le chef des urgences de l’hôpital Delafontaine, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), raconte les insultes et les menaces à l’encontre des personnels soignants de la part d’émeutiers – une vingtaine – venus accompagner leurs blessés – une douzaine – dans la nuit de jeudi à vendredi. « Ce qui me frappe c’est le décalage entre les analyses que j’entends sur la politique et la réalité du terrain où je vois de la violence et une forme d’opportunisme quand il s’agit d’aller piller un centre commercial. On sous-estime la connerie d’une partie de ces gens », relate le médecin urgentiste, ancien de l’hôpital Avicenne à Bobigny, très critique sur les tentatives de récupération, dans des directions différentes, de l’extrême droite et de l’extrême gauche.
« Réseaux sociaux ». Sans réduire à une cause unique la flambée de violences des derniers jours, la plupart des acteurs de la sécurité intérieure pointent le rôle joué dans la propagation extrêmement rapide de l’émeute par les plates-formes de communication en ligne, les boucles Telegram et, surtout, Snapchat, une application de messages instantanés très prisée des plus jeunes, qui compte plus de 20 millions d’utilisateurs actifs quotidiens en France. « Ça n’existait pas il y a dix-huit ans et ça a changé la donne, avance Grégory Joron, secrétaire national du syndicat Unité SGP Police FO et ancien CRS engagé au cours des incidents de 2005. Les émeutiers se donnent rendez-vous beaucoup plus facilement, peuvent se coordonner en des points différents d’un territoire, se replier et recommencer plus loin. »
Conscient de l’impact et des conséquences de cette viralité, le gouvernement aconvoqué les représentants des principales plates-formes de réseaux sociaux comme Meta, Twitter, Snapchat ou TikTok, vendredi 30 juin, pour leur demander de « s’engager activement pour retirer instamment les messages qui leur sont signalés et identifier les utilisateurs de réseaux sociaux qui participent à la commission d’infractions ». Sans qu’il soit possible de mesurer concrètement l’impact de cette requête auprès des opérateurs, ni sur le terrain.
En 2005, c’était des affrontements avec la police dans les cités.
Y avait pas de réseaux sociaux. Y avait pas de mortier d’artifice. Les racailles cassaient leurs quartiers et cramaient les voitures de leurs voisins.
Là y a des bande de pilleurs qui montent des opérations pour devaliser des magasins, pour foutre le feu, pour attaquer la police, pour tuer du flics ou le maire. Et c’est partout. Ils ont quitté leurs cités.
Ca y est, on a atteint le jour ou la classe moyenne ne peux plus faire semblant d’ignorer la violence sous leurs pieds?
Ca y est, on a atteint le jour ou la classe moyenne ne peux plus faire semblant d’ignorer la violence sous leurs pieds?
Et comme d’habitude la justice complètement à la ramasse en donnant des peines beaucoup trop légères. Si la justice ne se décide pas à enfin agir et donner de vraies peines fermes, ça continuera encore et toujours.
Voici la peine la plus “lourde” pour le moment :
Deux jeunes majeurs, interpellés dans la nuit du 29 au 30 sur Saint-Germain-lès-Corbeil (Essonne) pour participation armée à un attroupement et destruction par moyen dangereux, ont ainsi été condamnés à 4 mois de prison avec sursis, 140 heures de travaux d’intérêt général (TIG) ainsi qu’à l’obligation de suivre un stage de citoyenneté par le tribunal d’Évry (Essonne).
Oui c’est complètement con, regarde un peu des lives tik tok au hasard, c’est mieux qu’un reportage mode immersion tu sera directement dans les émeutes.
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**En cinq nuits et autant de journées de violences, les victimes directes d’incendies, de violences, de dégradations ou de vols se comptent en milliers. Un bilan qui aurait dépassé celui des émeutes de 2005, qui avaient pourtant duré trois semaines. En près de deux décennies, le contexte et les modes opératoires ont changé.**
Les violences commises en France n’ont désormais plus grand-chose à voir avec la mort du jeune Nahel M., tué par un policier à Nanterre mardi 27 juin. Depuis vendredi 30 juin, les émeutes qui touchent des centaines de communes en France ont changé de nature, avec une intensité inédite, des niveaux de violence extrême, des pillages de commerces, des attaques contre des services publics, contre des fonctionnaires, contre des élus et au final, plusieurs milliers de victimes directes d’incendies, de violences, de dégradations ou de vols.
En cinq nuits et autant de journées de violences, le bilan a dépassé en gravité, de l’avis de plusieurs sources, celui des émeutes de l’automne 2005 qui avaient duré trois semaines. Les chiffres ne donnent qu’un aperçu de ces très longues heures où des groupes d’émeutiers ont pris le contrôle de leurs quartiers – ce qui était déjà arrivé. Mais ont aussi attaqué des services publics ou des commerces dans les centres-villes, provoquant la panique à Marseille, Lyon, Toulouse ou Strasbourg, parfois noyées sous les lacrymogènes, le bruit des explosions et l’odeur des incendies. La nuit, mais aussi en plein jour, malgré un dispositif policier considérable avec plus de 40 000 fonctionnaires mobilisés, dont des unités comme les celle des policiers du RAID ou des gendarmes du GIGN et le recours à des blindés de la gendarmerie.
Dimanche 2 juillet, le ministère de l’intérieur comptabilisait plus de 5 000 véhicules incendiés, 10 000 feux de poubelles, près de 1 000 bâtiments brûlés, dégradés ou pillés, 250 attaques de commissariats ou de gendarmeries, plus de 700 blessés parmi les policiers. Une arme à feu a, en particulier, été utilisée contre les forces de l’ordre dans le quartier de Pissevin à Nîmes où le gilet pare-balles d’un policier a bloqué un projectile de 9 milimètres – cela avait été le cas en 2005 à Grigny (Essonne) et Montfermeil (Seine-Saint-Denis). Fait inédit, des émeutiers s’en sont également pris à des élus, marquant une étape supplémentaire dans la radicalisation, comme à Pontoise (Val-d’Oise), Montluçon (Allier) ou L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne). Dans cette ville, le maire (Les Républicains), Vincent Jeanbrun, a été directement visé : une voiture a été projetée sur sa maison puis incendiée, obligeant son épouse et ses deux jeunes enfants à fuir. « Un cap a été franchi dans l’horreur et l’ignominie », s’est révolté le maire. « Le véhicule a été lancé pour brûler le pavillon », a estimé le procureur de la République de Créteil. Une enquête pour tentative d’assassinat a été ouverte.
**« La loi c’est nous »**
Les innombrables scènes décrites par les témoins dans des centaines de lieux différents sont effarantes de violence et de détermination. Des élus de banlieue pourtant habitués à des situations tendues racontent des passages à l’acte extrêmement brutaux. Ils font état, avec leurs mots, d’une tentative de prise de pouvoir d’une génération de très jeunes hommes. A Corbeil-Essonnes (Essonne), le maire (divers gauche), Bruno Piriou, a passé des nuits à suivre les déplacements de groupes à travers les nombreuses caméras de vidéosurveillance. Quelque 300 individus au total sur une population de 52 000 habitants. « J’ai vu des jeunes très organisés, qui se préparent, tous habillés pareil. Il y avait même un groupe de sept individus habillés avec des combinaisons blanches et des grosses lunettes pour utiliser une scie à disque et couper les poteaux où sont installées les caméras. » Sur les murs, des tags racontent la volonté de prendre le pouvoir. « La loi, c’est nous », « à mort les porcs », « un keuf bon, c’est un keuf mort ». « Il y a une partie de la jeunesse qui passe à l’acte pour attaquer ce qui leur paraît être l’ordre établi », constate l’élu.
A Sevran (Seine-Saint-Denis), les émeutiers ont attaqué frontalement le commissariat et la mairie. Du jamais vu dans cette ville pourtant sujette à des tensions importantes depuis des années. « C’est toute la ville qui a été impactée, pas seulement des quartiers. On a pris un gros coup », témoigne le maire (divers gauche), Stéphane Blanchet, effaré par le niveau de détermination des émeutiers. La galerie commerciale de Carrefour a été pillée. Le magasin Action totalement ravagé par un incendie. Des dizaines de véhicules ont brûlé dans cette ville parmi les plus pauvres de France. Dont douze véhicules municipaux sortis un par un du garage pour être incendiés. « Ils veulent casser les reins de notre ville », dit le maire en se disant « terrifié » par la découverte d’un tag affirmant : « Vous nous avez pris une vie, on veut un policier. »
Ces émeutes témoignent d’une forme d’ultra-violence. Y compris dans des villes moyennes. Et bien au-delà des grandes métropoles urbaines. « On a vu que les grands frères de 25 ou 30 ans étaient dépassés par les petits, beaucoup de gamins de 14 ou 15 ans », témoigne Olivier Bianchi, maire (Parti socialiste) de Clermont-Ferrand, où une école et une maison de quartier ont été incendiées. Tout comme une épicerie bio portée par une association pour apporter des aliments de qualité, pas cher, au cœur d’une cité populaire. « Depuis trente ans, nous avons tous constaté sur le terrain que la violence des bandes ne cessait de croître », se désole Manuel Valls, maire d’Evry (Essonne) pendant onze ans avant de devenir ministre de l’intérieur puis premier ministre.
**« Détruire et anéantir »**
La gravité des violences provoque une très grande colère parmi les habitants, premières victimes des dégradations. « Des criminels ont décidé d’anéantir nos institutions républicaines », a ainsi réagi Valentin Ratieuville, maire (Les Républicains) de Persan (Val-d’Oise) après l’incendie de la mairie. Sur sa page Facebook, l’élu a publié un texte traduisant son émotion et l’ampleur du choc ressenti : « L’objectif de ces malfrats était clair : détruire et anéantir coûte que coûte (…). Les Persanais ne peuvent accepter d’être les victimes de ces malfaiteurs. Qu’ils assument d’être des lâches et qu’ils soient jugés et punis d’avoir trahi et d’avoir martyrisé Persan. »
L’effarement et l’incompréhension. Mathias Wargon, le chef des urgences de l’hôpital Delafontaine, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), raconte les insultes et les menaces à l’encontre des personnels soignants de la part d’émeutiers – une vingtaine – venus accompagner leurs blessés – une douzaine – dans la nuit de jeudi à vendredi. « Ce qui me frappe c’est le décalage entre les analyses que j’entends sur la politique et la réalité du terrain où je vois de la violence et une forme d’opportunisme quand il s’agit d’aller piller un centre commercial. On sous-estime la connerie d’une partie de ces gens », relate le médecin urgentiste, ancien de l’hôpital Avicenne à Bobigny, très critique sur les tentatives de récupération, dans des directions différentes, de l’extrême droite et de l’extrême gauche.
« Réseaux sociaux ». Sans réduire à une cause unique la flambée de violences des derniers jours, la plupart des acteurs de la sécurité intérieure pointent le rôle joué dans la propagation extrêmement rapide de l’émeute par les plates-formes de communication en ligne, les boucles Telegram et, surtout, Snapchat, une application de messages instantanés très prisée des plus jeunes, qui compte plus de 20 millions d’utilisateurs actifs quotidiens en France. « Ça n’existait pas il y a dix-huit ans et ça a changé la donne, avance Grégory Joron, secrétaire national du syndicat Unité SGP Police FO et ancien CRS engagé au cours des incidents de 2005. Les émeutiers se donnent rendez-vous beaucoup plus facilement, peuvent se coordonner en des points différents d’un territoire, se replier et recommencer plus loin. »
Conscient de l’impact et des conséquences de cette viralité, le gouvernement aconvoqué les représentants des principales plates-formes de réseaux sociaux comme Meta, Twitter, Snapchat ou TikTok, vendredi 30 juin, pour leur demander de « s’engager activement pour retirer instamment les messages qui leur sont signalés et identifier les utilisateurs de réseaux sociaux qui participent à la commission d’infractions ». Sans qu’il soit possible de mesurer concrètement l’impact de cette requête auprès des opérateurs, ni sur le terrain.
En 2005, c’était des affrontements avec la police dans les cités.
Y avait pas de réseaux sociaux. Y avait pas de mortier d’artifice. Les racailles cassaient leurs quartiers et cramaient les voitures de leurs voisins.
Là y a des bande de pilleurs qui montent des opérations pour devaliser des magasins, pour foutre le feu, pour attaquer la police, pour tuer du flics ou le maire. Et c’est partout. Ils ont quitté leurs cités.
Ca y est, on a atteint le jour ou la classe moyenne ne peux plus faire semblant d’ignorer la violence sous leurs pieds?
Ca y est, on a atteint le jour ou la classe moyenne ne peux plus faire semblant d’ignorer la violence sous leurs pieds?
Et comme d’habitude la justice complètement à la ramasse en donnant des peines beaucoup trop légères. Si la justice ne se décide pas à enfin agir et donner de vraies peines fermes, ça continuera encore et toujours.
Voici la peine la plus “lourde” pour le moment :
Deux jeunes majeurs, interpellés dans la nuit du 29 au 30 sur Saint-Germain-lès-Corbeil (Essonne) pour participation armée à un attroupement et destruction par moyen dangereux, ont ainsi été condamnés à 4 mois de prison avec sursis, 140 heures de travaux d’intérêt général (TIG) ainsi qu’à l’obligation de suivre un stage de citoyenneté par le tribunal d’Évry (Essonne).
Source : [https://www.leparisien.fr/faits-divers/emeutes-urbaines-les-sanctions-judiciaires-tombent-quelles-sont-les-premieres-condamnations-02-07-2023-S5DYNJM2OVHUFFYEE3I2ESOYKA.php](https://www.leparisien.fr/faits-divers/emeutes-urbaines-les-sanctions-judiciaires-tombent-quelles-sont-les-premieres-condamnations-02-07-2023-S5DYNJM2OVHUFFYEE3I2ESOYKA.php)
Oui c’est complètement con, regarde un peu des lives tik tok au hasard, c’est mieux qu’un reportage mode immersion tu sera directement dans les émeutes.
Spoil: ça rigole fort, ils sont en plein kif !