Bien beau texte sur la beauté tragique de l’émeute. Si ça vous choque, commencez par la conclusion qui dit clairement la portée politique du propos :
> Les joies souvent absurdes ne doivent pas conduire à une fétichisation ou à une esthétisation des émeutes comme si elles étaient la manifestation la plus évidente d’une révolte authentique. Elles sont le signe d’une détresse politique.
>
> Car si l’émeute déborde parfois le pouvoir et le met ponctuellement en échec, elle demeure le signe d’une impuissance à intervenir dans le monde pour faire entendre et reconnaître ses plaintes. Mais elle rappelle aussi l’impatience qu’ont les émeutiers à faire droit à leurs colères.
>
> L’émeutier regarde le monde. Il le parcourt, l’engrange et le brûle.
NB : l’auteur était responsable du programme ANR Jeune chercheur « Ethnographie des émeutes et des guérillas : Formation subjectives, émotions et expériences de la violence en train de se faire » entre 2018 et 2022.
>Ces émeutes sont des révoltes politiques
En effet, politique signifie les affaires de la cité. Et bien, elles ont été correctement brûlés et pillés, les affaires de la cité.
Bah dis donc hein, les gens qui ont fait ça ils ont vraiment du yop à la place du cerveau.
Excellent article, merci pour le partage
L’article est excellent, j’aime beaucoup ce traitement qui cherche à mettre en avant la joie derrière la colère, le “pourquoi c’est drôle de foutre le bordel”. Plus d’articles de cette qualité.
5 comments
Bien beau texte sur la beauté tragique de l’émeute. Si ça vous choque, commencez par la conclusion qui dit clairement la portée politique du propos :
> Les joies souvent absurdes ne doivent pas conduire à une fétichisation ou à une esthétisation des émeutes comme si elles étaient la manifestation la plus évidente d’une révolte authentique. Elles sont le signe d’une détresse politique.
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> Car si l’émeute déborde parfois le pouvoir et le met ponctuellement en échec, elle demeure le signe d’une impuissance à intervenir dans le monde pour faire entendre et reconnaître ses plaintes. Mais elle rappelle aussi l’impatience qu’ont les émeutiers à faire droit à leurs colères.
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> L’émeutier regarde le monde. Il le parcourt, l’engrange et le brûle.
NB : l’auteur était responsable du programme ANR Jeune chercheur « Ethnographie des émeutes et des guérillas : Formation subjectives, émotions et expériences de la violence en train de se faire » entre 2018 et 2022.
>Ces émeutes sont des révoltes politiques
En effet, politique signifie les affaires de la cité. Et bien, elles ont été correctement brûlés et pillés, les affaires de la cité.
Bah dis donc hein, les gens qui ont fait ça ils ont vraiment du yop à la place du cerveau.
Excellent article, merci pour le partage
L’article est excellent, j’aime beaucoup ce traitement qui cherche à mettre en avant la joie derrière la colère, le “pourquoi c’est drôle de foutre le bordel”. Plus d’articles de cette qualité.