Le nombre de cancers a doublé dans l’Hexagone depuis 1990, révèle une étude de Santé publique France

by Jules-Jo

9 comments
  1. Parc automobile français en 1990 : 27 758 000Parc automobile français en 2023 : 41 238 000

    C’est sans doute pas la seule cause, mais c’est une bonne dose de “saféréfléchire” surtout si tu pars du prince que depuis 90, les populations se concentrent dans les villes et donc les voitures également.

    J’aimerais bien une meta analyse des causes, parce que j’ai pas la sensation qu’on fume plus qu’avant, et j’ai pas non plus l’impression qu’on mange moins bien qu’avant. Mais comme dit l’article on détecte aussi mieux qu’avant donc eh..

  2. Pensez à vous faire dépister car un cancer pris trop tard est quasiment incurable (et avec ce genre de maladie ça arrive très vite) :

    >Actuellement, les pouvoirs publics ont mis en place trois programmes de dépistage organisé :
    >
    >[le dépistage du cancer du sein](https://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Se-faire-depister/Depistage-du-cancer-du-sein/De-50-a-74-ans) : les femmes de 50 à 74 ans sont invitées, tous les deux ans, à se faire dépister (mammographie et examen clinique) ;
    >
    >[le dépistage du cancer colorectal](https://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Se-faire-depister/Depistage-du-cancer-colorectal/Le-depistage-en-pratique) : les hommes et les femmes de 50 à 74 ans sont invités, tous les deux ans, à réaliser à domicile un test de recherche de sang dans les selles ;
    >
    >[le dépistage du cancer du col de l’utérus](https://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Se-faire-depister/Depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus/Le-depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus-en-pratique) (depuis 2018) : les femmes de 25 à 65 ans sont invitées à se faire dépister :
    >
    >entre 25 et 29 ans : deux examens cytologiques à 1 an d’intervalle puis 3 ans plus tard si le résultat des deux premiers est normal ;
    >
    >entre 30 et 65 ans : un test HPV tous les 5 ans, à débuter 3 ans après le dernier examen cytologique normal ou dès 30 ans en l’absence de dépistage antérieur.

    [https://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Se-faire-depister/Detecter-tot-pour-mieux-soigner#toc-les-cancers-qui-se-d-pistent](https://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Se-faire-depister/Detecter-tot-pour-mieux-soigner#toc-les-cancers-qui-se-d-pistent)

  3. On est aussi certainement bien meilleur pour les détecter. Avant on “mourrait de vieillesse”.

  4. [Lien vers l’étude](https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/cancers/cancer-du-sein/documents/rapport-synthese/estimations-nationales-de-l-incidence-et-de-la-mortalite-par-cancer-en-france-metropolitaine-entre-1990-et-2018-volume-1-tumeurs-solides-etud).

    Vraiment pas un grand fan du fait que le dossier de presse (et aussi la synthèse) communiquent sur le nombre absolu. Alors que évidemment, y a plus de monde et plus de vieux, donc il va y avoir plus de cancers. Alors que si on regarde par classe d’age, le taux d’incidence *et* le taux de mortalité baisse continuellement chez les moins de 40 ans, pour la majorité des cancers. Ils font les ajustements par classe d’age corrects dans le rapport complet, donc c’est un peu dommage de parler des chiffres absolus dans la synthèse. Après ça a un intérêt pour les décideurs puisque c’est le nombre absolue qui décide du dimensionnement des services hospitaliers (en théorie), mais pour le grand public c’est assez trompeur. Ça invite, y compris dans les commentaires ici, à chercher des causes externes ultra-déterminantes et exotiques du monde moderne (le commentaire sur le parc automobile) alors que c’est toujours les mêmes facteurs de risques qui dominent les statistiques : fumer, boire, sédentarité, exposition aux UV. Plus qu’autre chose, le rapport est assez déprimant sur les effets du dépistage, parce que globalement comme ils disent eux-même la plupart de la variation est due aux changements d’habitudes sur le tabagisme et l’alcoolisme, dans la changements générationels et aussi les comparaisons homme-femme.

  5. [Lien vers l’étude](http://beh.santepubliquefrance.fr/beh/2023/12-13/2023_12-13_1.html) [(version pdf)](http://beh.santepubliquefrance.fr/beh/2023/12-13/pdf/2023_12-13_1.pdf)

    >**Résumé**
    >
    >Les cancers constituent un ensemble de pathologies dont la fréquence, le pronostic et l’évolution sont très variables. Dans le cadre d’une collaboration partenariale pour la surveillance des cancers, des indicateurs d’incidence et de mortalité sont produits régulièrement. La dernière étude publiée portait sur la période 1990-2018. L’objectif de celle-ci est d’estimer l’incidence des 19 cancers les plus fréquents, celle de l’ensemble des cancers en France métropolitaine pour l’année 2023 et d’actualiser l’analyse des évolutions depuis 1990, en particulier pour les années récentes. Des projections ont été réalisées à partir des données des registres de cancers observées de 1985 jusqu’en 2018.
    >
    >En 2023, le nombre de nouveaux cancers, toutes localisations confondues, est estimé à 433 136 cas. Les taux d’incidence standardisés monde sont de 355 et 274 cas pour 100 000 personnes-années chez l’homme et la femme respectivement. Depuis 1990, chez la femme, le taux d’incidence « tous cancers » augmente de façon continue de +0,9% par an. Chez l’homme, ce taux a augmenté en moyenne de +0,3% par an de 1990 à 2023 : après une augmentation jusqu’en 2005, le taux d’incidence a diminué et semble se stabiliser depuis 2012. Deux cancers ont vu leurs tendances récentes modifiées : le cancer de la prostate, avec depuis 2015 une nouvelle augmentation de l’incidence, et le cancer de la thyroïde, avec depuis 2014 une diminution de l’incidence. Pour ces deux cancers, les projections de l’incidence de 2019 à 2023 étaient incertaines et n’ont pas été réalisées. Tous cancers confondus, ces évolutions du taux d’incidence combinées aux évolutions démographiques ont conduit à un doublement du nombre de nouveaux cas de cancers depuis 1990 chez l’homme et la femme.

  6. Pour avoir travaillé là dessus quelques mois récemment (augmentation et financement de la capacité de prise en charge du cancer en France), c’est quasi exclusivement de la détection et très légèrement l’allongement de la durée de vie.

    Et ça risque de continuer parce que le financement est assez inégal selon les différents cancers donc on a bcp progressé sur certains mais sur d’autres très peu.

  7. Une grande étude sur la nutrition a eu lieu dans les années 80 (la plus complète jamais réalisée, sur une période de vingt ans). ‘*L’étude a comparé les conséquences sur la santé des régimes riches en aliments d’origine animale à ceux des régimes riches en aliments d’origine végétale chez des personnes génétiquement similaires. Le New York Times a qualifié l’étude de “Grand Prix d’épidémiologie”. (wiki)*
    [Un livre a été écrit sur cette étude](https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Rapport_Campbell).
    Les auteurs y expliquent les conclusions des études scientifiques et concluent que les régimes alimentaires riches en protéines animales (les viandes mais aussi le lait) sont fortement liés à des maladies coronariennes, et à un grand nombre de cancers.

    ​

    Je vais me faire laminer mais je pose ça là.

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