Bonjour,

On m’indique que le policier a été condamné pour exhibition sexuelle en janvier dernier et que c’est dit dans l’article ci-dessous.

(Je n’y ai pas accès car pas abonné)

Avez-vous aussi entendu cette info ?

https://www.leparisien.fr/amp/faits-divers/mort-de-nahel-la-troublante-fiche-de-police-qui-relance-la-piste-du-mensonge-05-07-2023-4DMU3FYLV5EVTIG3K4I4B5XPHU.php

by ImprovementOk698

4 comments
  1. Le 5 juillet 2023 à 18h29

    Les policiers ont-ils délibérément livré une première version erronée de l’intervention qui a coûté la vie à Nahel ? Ont-ils cherché à justifier le tir mortel par une situation de légitime défense ?

    Voilà des questions explosives qui parasitent l’enquête sur la mort de l’adolescent de 17 ans, tué par un policier lors d’un contrôle à Nanterre (Hauts-de-Seine) alors qu’il circulait sans permis à bord d’une voiture. La question d’un éventuel mensonge initial de l’équipage de deux motards sur l’attitude de Nahel oppose la défense et la partie civile. Elle a participé à enflammer les débats sur la responsabilité des forces de l’ordre et faire de cette affaire le point de départ des émeutes.
    « Le conducteur a essayé de repartir en fonçant sur le fonctionnaire »

    Selon nos informations, une fiche de police de l’intervention, versée à l’enquête judiciaire, interroge fortement la version des fonctionnaires. Il s’agit d’une fiche dite « Pégase », rédigée par un opérateur du centre de commandement. Retraçant la chronologie des événements ce matin funeste, il écrit ceci en date de 8 heures, 22 minutes et 45 secondes : « Individu blessé par balle à la poitrine gauche. Le fonctionnaire de police s’est mis à l’avant pour le stopper. Le conducteur a essayé de repartir en fonçant sur le fonctionnaire. »
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    Cette dernière phrase fait justement débat. Car rapidement après l’intervention, une vidéo du tir mortel prise par un riverain a été diffusée sur les réseaux sociaux et choqué l’opinion publique, jusqu’au chef de l’État Emmanuel Macron.

    Selon l’analyse de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), on y voit Florian M., le policier auteur du tir mortel, positionné sur le côté de la voiture conduite par Nahel, au niveau de l’aile avant gauche. Il est alors légèrement penché sur le capot mais ne se trouve pas face au véhicule.

    VIDÉO. Mort de Nahel : le Syndicat de la magistrature avait prévenu, dès 2017, des risques de dérive dans une lettre

    Nahel redémarre ensuite, « lentement », sans foncer sur le fonctionnaire. Face à la manœuvre, ce dernier a néanmoins un mouvement de recul vers le muret derrière lui. C’est à ce moment-là que le brigadier ouvre le feu. Pour nombre d’observateurs, cette séquence prouverait que Florian M. ne se trouvait pas en danger au moment de tirer. Et donc que son action est incompatible avec la légitime défense, ce que le procureur de Nanterre a d’ailleurs estimé en requérant sa mise en examen.
    Les conversations radio au cœur de l’enquête

    Pourquoi l’opérateur qui a rempli la fiche Pégase a-t-il alors évoqué une volonté de Nahel de « foncer » sur le policier ? Cette première version policière a d’ailleurs été relayée par les médias, dont Le Parisien, lors des premiers articles sur l’affaire. Les fiches Pégase, retranscrites en temps réel, sont normalement remplies sur la foi des déclarations des policiers intervenants, en l’espèce Florian M. ou son collègue, à la radio ou lors de comptes rendus oraux. Ce qui signifierait alors que l’un des deux motards a livré une première version fausse des évènements.

    Pour le savoir, les enquêteurs de l’IGPN ont exploité les conversations radio au moment de l’intervention. Il semble que Florian M. n’ait pas prononcé une telle expression sur les ondes. Mais aurait-il pu le faire en direct avec l’opérateur ? À moins que celui-ci ait mal interprété des propos dans le feu de l’action.
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    Face aux soupçons de mensonge, l’avocat de la famille de Nahel avait déposé plainte contre X pour « faux en écriture publique », une infraction pénale qui n’avait été pas été retenue par la justice à ce stade. « Il existe bien un document rédigé par un policier et affirmant que Nahel a foncé sur un policier, réagit Me Yassine Bouzrou, contacté par nos soins. Ce mensonge matérialisé par un écrit est lourd de conséquence car il a été utilisé par le procureur pour ouvrir une enquête contre Nahel pour tentative d’homicide sur un policier. C’est ce faux qui aurait été utilisé pour exonérer le policier si aucune vidéo des faits n’avait été filmée. »
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    « Une hérésie », avait rétorqué de son côté, Me Laurent-Frank Liénard, l’avocat de Florian M., qui avait assuré que son client n’avait rédigé aucun rapport ni évoqué une telle version sur l’attitude de Nahel lors de ses auditions. Mais l’enquête devra sans doute déterminer comment cette information erronée a pu se retrouver sur une fiche de police et ainsi tromper les médias.
    Une expertise approfondie de la vidéo a été lancée

    Selon nos informations, une première analyse de la vidéo des faits a été réalisée par les enquêteurs de l’IGPN. Ceux-ci estiment entendre « trois voix » dans l’enregistrement. Selon l’IGPN, une première interprétation permet de confirmer que l’on entend l’un des policiers, probablement le collègue de Florian M., dire : « Tu vas prendre une balle dans la tête. »

    En revanche, les enquêteurs estiment que Florian M. prononce « Coupe ! Coupe ! » et non « Shoote ». Enfin, ils disent entendre Nahel déclarer : « Pousse-toi ». Une expertise plus poussée de la vidéo a été lancée par la justice.

    Par ailleurs, l’enquête judiciaire a révélé que ni Nahel ni Florian M. n’avaient de casier judiciaire. **En revanche, l’un comme l’autre sont connus des services de police, Nahel pour des faits notamment de refus d’obtempérer, le policier mis en cause pour « exhibition sexuelle » en janvier 2023 en forêt de Chauvry dans le Val-d’Oise, et également cité comme victime à seize reprises.**

  2. Bah alors Jean Messiha ? On fait des cagnottes pour des exhibitionnistes ?

    Elle va pas être facile à gérer cette dissonance cognitive. Courage à tous les donateurs.

    *Il reste des popcorns ?*

  3. > Il s’agit d’une fiche dite « Pégase », rédigée par un opérateur du centre de commandement. Retraçant la chronologie des événements ce matin funeste, il écrit ceci en date de 8 heures, 22 minutes et 45 secondes : « Individu blessé par balle à la poitrine gauche. Le fonctionnaire de police s’est mis à l’avant pour le stopper. Le conducteur a essayé de repartir en fonçant sur le fonctionnaire. »
    > […] Mais l’enquête devra sans doute déterminer comment cette information erronée a pu se retrouver sur une fiche de police

    C’est le zbeul à ce point-là dans les données stockées par la police au point de ne pas savoir immédiatement qui dit quoi ? C’est étonnant et très inquiétant tout à la fois.

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