Le président échange avec des élus du 64 ce jeudi matin à Pau. Il est revenu longuement sur la crise des banlieues suite à la mort de Nahel tué par un tir de policiers
« Je suis devant vous aujourd’hui dans un moment grave pour le pays. Et je crois que tous nos compatriotes, nous tous, avons vécu avec une forme de sidération d’abord, de conscience de la gravité ce moment de violence. »
Emmanuel Macron a commencé son échange avec des maires béarnais, réunis en mairie de Pau jeudi matin, par un retour sur la crise des quartiers français et les violences urbaines nées de la mort d’un adolescent tué par un policier, le 17 juin, à Nanterre.
« Je pense qu’il faut d’abord avoir beaucoup de rigueur et de détermination, ce que nous avons eu avec le gouvernement, pour rétablir l’ordre républicain, a expliqué Emmanuel Macron. C’était d’ailleurs un des axes importants que j’avais donnés à ces 100 jours (fixés après la crise des retraites, NDLR), une action menées depuis plusieurs années. »
“Il faut comprendre ce qui s’est passé en profondeur”
« L’ordre a été rétabli, se félicite le président de la République. Je ne saurais trop saluer l’implication des policiers, sapeurs-pompiers, gendarmes, sous l’autorité des préfets partout en France et du ministre de l’Intérieur. »
« Mais il faut aussi essayer comprendre et bâtir, poursuit-il. Je le dis avec beaucoup d’humilité. J‘entends parfois : ‘‘Il ne comprend pas les problèmes de la France’’. Enfin, mais qui avait prévu ce qui allait se passer ? Sous cette forme, dans des villes qui parfois n’avaient jamais connu de phénomène de violence urbaine ? »
“ Est-ce seulement une question de moyens ? Pas sûr, cette seule réponse est trop simple.”
Emmanuel Macron observe un « comportement totalement inédit » de la jeunesse française et pointe une nouvelle fois le « rôle des réseaux sociaux » dans la propagation de la colère et des violences. « Pour bien bâtir la réponse, il faut comprendre ce qui s’est passé en profondeur, avec un peu d’humilité. »
« J’avais beaucoup de maires autour de moi il y a quelques jours (mardi, à l’Elysée, NDLR). Certains disaient : le problème, c’est la politique de la ville, on n’a pas assez investi. Quand j’ai été élu, on dépensait 300 millions d’euros par an pour la politique de la ville, on en dépense 550 aujourd’hui. »
L’argent ne fait pas tout
Il cite en exemple l’Agence nationale de rénovation urbaine qui a vu son enveloppe passer de 5 à 12 milliards. « Il y a plus de grues que sous le plan Borloo 1 (plan de l’ancien ministre, en 2005). On a doublé les classes, mis en place des cités éducatives qui sont formidables succès. Des maisons France service, grâce aux élus, aux associations… Est-ce seulement une question de moyens ? Pas sûr, cette seule réponse est trop simple. »
« D’autres disaient : l’ordre est le problème, il faut beaucoup plus de force. Oui, c’est vrai, quand j’ai été élu beaucoup de postes de policiers et gendarmes avaient été supprimés. Il se trouve que depuis 6 ans, on en a créé 10 000 et augmenté le budget de la justice de 30 %. Je suis curieux savoir quelle ville a moins de policiers ? Il n’y en a pas. »
« La réaction, la pulsion dans laquelle, nous pourrions en quelque sorte exprimer la réponse du pays, selon la sensibilité de chacun […] serait de courte vue. D’évidence, nous avons un problème d’autorité dans la société, qui commence par la famille. » Le président évoque encore « une culture à rebâtir » sur les actions collectives et la solidarité humaine ».
Qui aurait pu prévoir que…
>Qui avait prévu ce qui allait se passer ?
En tout cas pas Macron puisque s’il a bien démontré une chose depuis sa prise de fonction en 2017 (voire avant quand il officiait sous Holalnde), c’est qu’il a la vue très courte, qu’il est un mauvais gestionnaire, un mauvais stratège et qu’il ne ressent pas son pays au-delà du périph’.
“Tout se passait pourtant si bien. C’est à n’y rien comprendre !”
Je me suis longtemps demandé s’il était vraiment con, mais là y’a plus de doute.
Parce que sortir pour la 3ème (?) fois le “qui aurait pu prévoir” à chaque fois sur des trucs qu’absolument tout le monde avait vu venir, ça le fait forcément passer pour un con.
Alors peut-être qu’il fait semblant de l’être, mais quelle genre de manœuvre politique consisterait à te faire passer pour un abruti de façon répétée ?
Ça peut marcher avec Boris Johnson qui veut apparaitre comme un gars simple et sympathique, mais Macron est à l’opposé direct de ça, il est froid et essaye de se faire passer pour un mec brillant.
Tu vois Manu, tu aurais passé plus de temps à jouer à des STR, tu aurais développé ta capacité à prévoir les choses.
Faudrait qu’on lui dise pour les problèmes de logements et du monde de la santé. Je me mets à sa place et sa doit être vraiment pénible de pas être mis au courant des crises majeur à venir : il passe pour un con gratuitement à chaque fois.
Macron qui regarde le soleil se coucher : ” Qui aurait pu prévoir “.
Il va la sortir à chaque problème ? C’est sa phrase ça. C’est inquiétant.
Sur son bulletin scolaire il devait y avoir marqué : facilement surpris
Sa phrase fétiche.
il nous refait le coup du “mais qui aurait pu prévoir”.
ça fait des décennies que les flics qui tuent impunément des jeunes de banlieue ça déclenche des émeutes, donc c’est une surprise pour personne.
en particulier pour Macron qui a enterré le plan de borloo pour réduire le risque que ce genre de chose se produise. cette magouille de macron a l’époque avait fait dire que ce choix allait avoir des conséquences tragiques dans les années à venir.
Voilà, donc avec mon master d’anglais, j’arrive à prévoir des évolutions majeures en matière de géopolitique, de société et de politique énergétique. J’envoie 40 CV pour faire réceptionniste dans un hôtel, pas de réponse. Par contre, un type qui fait moins bien que moi (alors qu’il n’a que ça à faire) est Président de la République.
Ça me rappelle que j’ai dû mentir sur mon CV en sortie de fac. Faudrait que je recommence.
Cette fois, je mettrai “consultant chez McKinsey”.
Qui a mis en garde ?
Ils se frottent les mains là.
Et macron fait le candide.
C’est affligeant
Borloo. Entre autres. C’est difficile de faire moins équivoque comme foutage de gueule.
16 comments
[Gouverner, c’est prévoir ; et ne rien prévoir, c’est courir à sa perte](https://citations.ouest-france.fr/citation-emile-de-girardin/gouverner-prevoir-rien-prevoir-courir-108794.html)
Le président échange avec des élus du 64 ce jeudi matin à Pau. Il est revenu longuement sur la crise des banlieues suite à la mort de Nahel tué par un tir de policiers
« Je suis devant vous aujourd’hui dans un moment grave pour le pays. Et je crois que tous nos compatriotes, nous tous, avons vécu avec une forme de sidération d’abord, de conscience de la gravité ce moment de violence. »
Emmanuel Macron a commencé son échange avec des maires béarnais, réunis en mairie de Pau jeudi matin, par un retour sur la crise des quartiers français et les violences urbaines nées de la mort d’un adolescent tué par un policier, le 17 juin, à Nanterre.
« Je pense qu’il faut d’abord avoir beaucoup de rigueur et de détermination, ce que nous avons eu avec le gouvernement, pour rétablir l’ordre républicain, a expliqué Emmanuel Macron. C’était d’ailleurs un des axes importants que j’avais donnés à ces 100 jours (fixés après la crise des retraites, NDLR), une action menées depuis plusieurs années. »
“Il faut comprendre ce qui s’est passé en profondeur”
« L’ordre a été rétabli, se félicite le président de la République. Je ne saurais trop saluer l’implication des policiers, sapeurs-pompiers, gendarmes, sous l’autorité des préfets partout en France et du ministre de l’Intérieur. »
« Mais il faut aussi essayer comprendre et bâtir, poursuit-il. Je le dis avec beaucoup d’humilité. J‘entends parfois : ‘‘Il ne comprend pas les problèmes de la France’’. Enfin, mais qui avait prévu ce qui allait se passer ? Sous cette forme, dans des villes qui parfois n’avaient jamais connu de phénomène de violence urbaine ? »
“ Est-ce seulement une question de moyens ? Pas sûr, cette seule réponse est trop simple.”
Emmanuel Macron observe un « comportement totalement inédit » de la jeunesse française et pointe une nouvelle fois le « rôle des réseaux sociaux » dans la propagation de la colère et des violences. « Pour bien bâtir la réponse, il faut comprendre ce qui s’est passé en profondeur, avec un peu d’humilité. »
« J’avais beaucoup de maires autour de moi il y a quelques jours (mardi, à l’Elysée, NDLR). Certains disaient : le problème, c’est la politique de la ville, on n’a pas assez investi. Quand j’ai été élu, on dépensait 300 millions d’euros par an pour la politique de la ville, on en dépense 550 aujourd’hui. »
L’argent ne fait pas tout
Il cite en exemple l’Agence nationale de rénovation urbaine qui a vu son enveloppe passer de 5 à 12 milliards. « Il y a plus de grues que sous le plan Borloo 1 (plan de l’ancien ministre, en 2005). On a doublé les classes, mis en place des cités éducatives qui sont formidables succès. Des maisons France service, grâce aux élus, aux associations… Est-ce seulement une question de moyens ? Pas sûr, cette seule réponse est trop simple. »
« D’autres disaient : l’ordre est le problème, il faut beaucoup plus de force. Oui, c’est vrai, quand j’ai été élu beaucoup de postes de policiers et gendarmes avaient été supprimés. Il se trouve que depuis 6 ans, on en a créé 10 000 et augmenté le budget de la justice de 30 %. Je suis curieux savoir quelle ville a moins de policiers ? Il n’y en a pas. »
« La réaction, la pulsion dans laquelle, nous pourrions en quelque sorte exprimer la réponse du pays, selon la sensibilité de chacun […] serait de courte vue. D’évidence, nous avons un problème d’autorité dans la société, qui commence par la famille. » Le président évoque encore « une culture à rebâtir » sur les actions collectives et la solidarité humaine ».
Qui aurait pu prévoir que…
>Qui avait prévu ce qui allait se passer ?
En tout cas pas Macron puisque s’il a bien démontré une chose depuis sa prise de fonction en 2017 (voire avant quand il officiait sous Holalnde), c’est qu’il a la vue très courte, qu’il est un mauvais gestionnaire, un mauvais stratège et qu’il ne ressent pas son pays au-delà du périph’.
“Tout se passait pourtant si bien. C’est à n’y rien comprendre !”
Je me suis longtemps demandé s’il était vraiment con, mais là y’a plus de doute.
Parce que sortir pour la 3ème (?) fois le “qui aurait pu prévoir” à chaque fois sur des trucs qu’absolument tout le monde avait vu venir, ça le fait forcément passer pour un con.
Alors peut-être qu’il fait semblant de l’être, mais quelle genre de manœuvre politique consisterait à te faire passer pour un abruti de façon répétée ?
Ça peut marcher avec Boris Johnson qui veut apparaitre comme un gars simple et sympathique, mais Macron est à l’opposé direct de ça, il est froid et essaye de se faire passer pour un mec brillant.
Tu vois Manu, tu aurais passé plus de temps à jouer à des STR, tu aurais développé ta capacité à prévoir les choses.
Faudrait qu’on lui dise pour les problèmes de logements et du monde de la santé. Je me mets à sa place et sa doit être vraiment pénible de pas être mis au courant des crises majeur à venir : il passe pour un con gratuitement à chaque fois.
Macron qui regarde le soleil se coucher : ” Qui aurait pu prévoir “.
Il va la sortir à chaque problème ? C’est sa phrase ça. C’est inquiétant.
Sur son bulletin scolaire il devait y avoir marqué : facilement surpris
Sa phrase fétiche.
il nous refait le coup du “mais qui aurait pu prévoir”.
ça fait des décennies que les flics qui tuent impunément des jeunes de banlieue ça déclenche des émeutes, donc c’est une surprise pour personne.
en particulier pour Macron qui a enterré le plan de borloo pour réduire le risque que ce genre de chose se produise. cette magouille de macron a l’époque avait fait dire que ce choix allait avoir des conséquences tragiques dans les années à venir.
Voilà, donc avec mon master d’anglais, j’arrive à prévoir des évolutions majeures en matière de géopolitique, de société et de politique énergétique. J’envoie 40 CV pour faire réceptionniste dans un hôtel, pas de réponse. Par contre, un type qui fait moins bien que moi (alors qu’il n’a que ça à faire) est Président de la République.
Ça me rappelle que j’ai dû mentir sur mon CV en sortie de fac. Faudrait que je recommence.
Cette fois, je mettrai “consultant chez McKinsey”.
Qui a mis en garde ?
Ils se frottent les mains là.
Et macron fait le candide.
C’est affligeant
Borloo. Entre autres. C’est difficile de faire moins équivoque comme foutage de gueule.