>Parmi les 36 recommandations, “toutes très importantes”, Laurence Cohen privilégie en premier lieu la nécessité de “s’attaquer très vite à la conditionnalité des aides publiques” : “On ne peut pas donner des aides publiques sans faire un bilan. Accompagner, oui, mais pas à n’importe quel prix, dans la situation actuelle de pénuries qui prend un tour dramatique”.
>D’autant que le système peut sembler opaque : les sénatrices indiquent qu’elles ont dû faire preuve de “beaucoup d’opiniâtreté” pour récupérer le montant du crédit impôt recherche distribué aux industriels pharmaceutiques, deuxièmes bénéficiaires derrière l’aéronautique.
>Chez les industriels de la pharmacie, Sanofi est le mieux servi, Laurence Cohen, relève que l’industriel “a annoncé au printemps un plan de 135 suppressions d’emploi d’ici 2025 à Aramon et Cisteron, qui représentent la perte de production de 50 tonnes de principes actifs. Quand un laboratoire fait des profits exceptionnels, il faut faire en sorte qu’il ne passe pas à travers les mailles du filet”.
>La deuxième priorité des sénatrices est de “renforcer les moyens de contrôles des pénuries”, parfois “inégales” sur le territoire, “avec de profondes disparités d’une région à l’autre”, “les auditions ont révélé un certain désordre et un pilotage aléatoire” : “Officiellement, il n’y a pas de tensions sur l’accès à la pilule abortive, mais si une femme qui habite à Paris doit aller chercher la pilule à Strasbourg, ça n’a pas de sens”, disent les sénatrices.
>Autre exemple : le Sabril, un antiépileptique, est fréquemment en tension, il n’y a “aucune analyse des risques de rupture”.
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>Parmi les 36 recommandations, “toutes très importantes”, Laurence Cohen privilégie en premier lieu la nécessité de “s’attaquer très vite à la conditionnalité des aides publiques” : “On ne peut pas donner des aides publiques sans faire un bilan. Accompagner, oui, mais pas à n’importe quel prix, dans la situation actuelle de pénuries qui prend un tour dramatique”.
>D’autant que le système peut sembler opaque : les sénatrices indiquent qu’elles ont dû faire preuve de “beaucoup d’opiniâtreté” pour récupérer le montant du crédit impôt recherche distribué aux industriels pharmaceutiques, deuxièmes bénéficiaires derrière l’aéronautique.
>Chez les industriels de la pharmacie, Sanofi est le mieux servi, Laurence Cohen, relève que l’industriel “a annoncé au printemps un plan de 135 suppressions d’emploi d’ici 2025 à Aramon et Cisteron, qui représentent la perte de production de 50 tonnes de principes actifs. Quand un laboratoire fait des profits exceptionnels, il faut faire en sorte qu’il ne passe pas à travers les mailles du filet”.
>La deuxième priorité des sénatrices est de “renforcer les moyens de contrôles des pénuries”, parfois “inégales” sur le territoire, “avec de profondes disparités d’une région à l’autre”, “les auditions ont révélé un certain désordre et un pilotage aléatoire” : “Officiellement, il n’y a pas de tensions sur l’accès à la pilule abortive, mais si une femme qui habite à Paris doit aller chercher la pilule à Strasbourg, ça n’a pas de sens”, disent les sénatrices.
>Autre exemple : le Sabril, un antiépileptique, est fréquemment en tension, il n’y a “aucune analyse des risques de rupture”.
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