>Il ne fait aucun doute que, à bien des endroits, les habitants des zones rurales et reculées ont été laissés pour compte dans le développement de l’accès à Internet. Mais il existe de nombreuses autres options qui n’entraînent pas des coûts aussi élevés.
Comme ? Question sérieuse mais je ne vois pas d’autres solutions. Hormis exproprier les campagnards et les déporter en ville (si on m’offre du travail et qu’on me paie un appartement assez grand, je ne dis pas non).
Après je comprends bien la colère des astronomes mais ils devront un jour faire le deuil du monde passé où l’orbite de la planète était “propre”. Même si demain on interdisait les constellations satellitaires en Occident, la Chine, la Russie et même l’Inde s’accapareraient le marché, on ne ferait que se tirer une balle dans le pied. Faut être réaliste, tout ce qu’on peut faire c’est atténuer les problèmes que ces constellations peuvent causer.
Pour les débris spatiaux par exemple, afin d’éviter un potentiel syndrome de Kessler (ou du moins une gène durable pour tous nos projets spatiaux), empêcher aux constellations de se placer sur une orbite trop haute est une bonne piste selon moi. Paf, interdiction des mégaconstellations au dessus de 600 km d’altitude et le tour est joué (bien sûr faut encore que les Etats acceptent…).
Quant au nombre de ces satellites, j’ai lu quelque part une solution qui me semble possible. En gros elle proposait de faire comme pour les télécommunications terrestres, les infrastructures étant partagées par plusieurs opérateurs. Mais bon, économiquement ça ne me semble pas forcément viable mais ce n’est pas impossible si les coûts (lancements, entretien, conception) étaient partagés.
Quant aux “trainées” de satellites, il y a des solutions logicielles qui existent et sont à peaufiner. Niveau matériel, je ne crois pas qu’il y aura un jour une technologie permettant de rendre les satellites totalement invisibles. Bref, encore une fois, on ne peut qu’atténuer.
Après niveau émission de CO2, faut être honnête, l’article fait dans la mauvaise foi, les lancements de fusées, ça ne représente qu’une partie insignifiante de nos émissions de gaz à effet de serre (même si demain il y avait 10 lancements de Starship par mois). Et de toute façon, ce n’est pas comme si on avait d’autres choix, une fusée électrique ça n’existera pas avant encore très longtemps. Il y a plein d’industries qu’on peut dépolluer, mais celle de l’espace, j’ai bien peur que ce soit impossible. Il n’y a que pour les vols suborbitaux que l’on peut raisonnablement critiquer leur impact environnemental.
Je lis un article hypocrite.
1. Plus de 50% des gens vivent en ville sur Terre, ou 80% en France. Villes tellement polluées de lumière que distinguer les satellites sera difficile. C’est un non problème tant que la pollution lumineuse terrestre n’est pas sous contrôle.
2. Je ne vois pas beaucoup de gens qui contemplent le ciel nocturne, ça n’intéresse que peu. Quelques points dans le ciel en plus ça va déranger qui ? Quand j’arrive à me faire accompagner lors de mes sorties avec mon téléscope, la plupart me disent qu’ils ne prennent jamais le temps de regarder le ciel.
3. Toutes ces super constellations en orbite basse sont…en orbite basse. On ne les voit briller que parce qu’ils sont éclairés par le Soleil. Donc oui au crépuscule et au début de la nuit on en verra quelques uns. Une fois la nuit bien engagée ils seront tous dans l’ombre de la Terre et plus personne ne les verra. Ils ne gêneront plus les astronomes non plus.
4. Si malgré tout ça ils apparaissent encore sur les photos du ciel, il y des méthodes très puissantes pour traiter tout ça et dégager toutes les traînées de satellites dans l’image. À part si il y a plus de satellites que d’étoiles et qu’ils sont visibles toute la nuit je vois mal comment on ne peut pas faire avec.
5. L’article mentionne la pollution dû à l’entrée de satellites hors service dans l’atmosphère, à 2 tonnes de polluants par jour. La moindre comparaison à une seule centrale à charbon émettant de l’ordre de grandeur de 15 millions de tonnes de CO2 par an, soit 40 000 tonnes PAR JOUR. UNE SEULE CENTRALE À CHARBON. Cinq ordres de magnitude d’écart. Légèrement malhonnête.
6. Le seul problème que je vois c’est l’encombrement là-haut, une petite erreur de trajectoire et ça pourrait finir en une orbite difficilement franchissable pour les missions suivantes.
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>Il ne fait aucun doute que, à bien des endroits, les habitants des zones rurales et reculées ont été laissés pour compte dans le développement de l’accès à Internet. Mais il existe de nombreuses autres options qui n’entraînent pas des coûts aussi élevés.
Comme ? Question sérieuse mais je ne vois pas d’autres solutions. Hormis exproprier les campagnards et les déporter en ville (si on m’offre du travail et qu’on me paie un appartement assez grand, je ne dis pas non).
Après je comprends bien la colère des astronomes mais ils devront un jour faire le deuil du monde passé où l’orbite de la planète était “propre”. Même si demain on interdisait les constellations satellitaires en Occident, la Chine, la Russie et même l’Inde s’accapareraient le marché, on ne ferait que se tirer une balle dans le pied. Faut être réaliste, tout ce qu’on peut faire c’est atténuer les problèmes que ces constellations peuvent causer.
Pour les débris spatiaux par exemple, afin d’éviter un potentiel syndrome de Kessler (ou du moins une gène durable pour tous nos projets spatiaux), empêcher aux constellations de se placer sur une orbite trop haute est une bonne piste selon moi. Paf, interdiction des mégaconstellations au dessus de 600 km d’altitude et le tour est joué (bien sûr faut encore que les Etats acceptent…).
Quant au nombre de ces satellites, j’ai lu quelque part une solution qui me semble possible. En gros elle proposait de faire comme pour les télécommunications terrestres, les infrastructures étant partagées par plusieurs opérateurs. Mais bon, économiquement ça ne me semble pas forcément viable mais ce n’est pas impossible si les coûts (lancements, entretien, conception) étaient partagés.
Quant aux “trainées” de satellites, il y a des solutions logicielles qui existent et sont à peaufiner. Niveau matériel, je ne crois pas qu’il y aura un jour une technologie permettant de rendre les satellites totalement invisibles. Bref, encore une fois, on ne peut qu’atténuer.
Après niveau émission de CO2, faut être honnête, l’article fait dans la mauvaise foi, les lancements de fusées, ça ne représente qu’une partie insignifiante de nos émissions de gaz à effet de serre (même si demain il y avait 10 lancements de Starship par mois). Et de toute façon, ce n’est pas comme si on avait d’autres choix, une fusée électrique ça n’existera pas avant encore très longtemps. Il y a plein d’industries qu’on peut dépolluer, mais celle de l’espace, j’ai bien peur que ce soit impossible. Il n’y a que pour les vols suborbitaux que l’on peut raisonnablement critiquer leur impact environnemental.
Je lis un article hypocrite.
1. Plus de 50% des gens vivent en ville sur Terre, ou 80% en France. Villes tellement polluées de lumière que distinguer les satellites sera difficile. C’est un non problème tant que la pollution lumineuse terrestre n’est pas sous contrôle.
2. Je ne vois pas beaucoup de gens qui contemplent le ciel nocturne, ça n’intéresse que peu. Quelques points dans le ciel en plus ça va déranger qui ? Quand j’arrive à me faire accompagner lors de mes sorties avec mon téléscope, la plupart me disent qu’ils ne prennent jamais le temps de regarder le ciel.
3. Toutes ces super constellations en orbite basse sont…en orbite basse. On ne les voit briller que parce qu’ils sont éclairés par le Soleil. Donc oui au crépuscule et au début de la nuit on en verra quelques uns. Une fois la nuit bien engagée ils seront tous dans l’ombre de la Terre et plus personne ne les verra. Ils ne gêneront plus les astronomes non plus.
4. Si malgré tout ça ils apparaissent encore sur les photos du ciel, il y des méthodes très puissantes pour traiter tout ça et dégager toutes les traînées de satellites dans l’image. À part si il y a plus de satellites que d’étoiles et qu’ils sont visibles toute la nuit je vois mal comment on ne peut pas faire avec.
5. L’article mentionne la pollution dû à l’entrée de satellites hors service dans l’atmosphère, à 2 tonnes de polluants par jour. La moindre comparaison à une seule centrale à charbon émettant de l’ordre de grandeur de 15 millions de tonnes de CO2 par an, soit 40 000 tonnes PAR JOUR. UNE SEULE CENTRALE À CHARBON. Cinq ordres de magnitude d’écart. Légèrement malhonnête.
6. Le seul problème que je vois c’est l’encombrement là-haut, une petite erreur de trajectoire et ça pourrait finir en une orbite difficilement franchissable pour les missions suivantes.