>Pour le nucléaire, + 8,6% entre 2015 et 2020 (10% de la production mondiale d’électricité).
C’est arrivé après une stagnation (2005-2010) et une baisse post-Fukushima (2011), donc globalement +/- stable sur 10 ans. La part de la baisse liée à la sortie politique post-Fukushima était évitable (pas la part liées aux dommages du séisme, mais qui n’est pas vraiment majoritaire). La production nucléaire a pas vraiment bougé si on compare ~2020 et ~2010.
>Les technologies de petite échelle (solaire, batterie) ont tendance à présenter des améliorations plus rapides (retours d’expériences) et être adoptées plus rapidement que les technologies de plus grande échelle.
C’est vrai jusqu’à un certain point. D’abord la technologie est nouvelle, elle suscite un intérêt, de forts investissements, elle s’améliore très rapidement, puis les limites physiques arrivent et les améliorations technologiques ne vont plus au même rythme. Pour le solaire, le rendement énergétique des panneaux par rapport à la quantité d’énergie reçue a plutôt tendance à stagner pour le PV grand public. Ce qui peut s’améliorer c’est l’efficacité dans la construction des panneaux et la massification des usines de construction, mais tout ça se faisant sur une base pétrole / fossile solide, on ne peut pas se baser que sur ça pour penser que ça puisse continuer dans un monde qui remplacerait les fossiles par du bas carbone type solaire. Il faut faire des calculs / stats sur l’énergie pour le vérifier ce qui n’a pas été fait dans ce que j’ai lu.
VMD reprend les travaux du GIEC, c’est normal, et elle dit bien qu’elle, elle s’était concentrée sur la base physique du climat, ce qui est une base avec des méthodes d’analyse très solides. Alors que l’analyse du GIEC sur les solutions inclue une dimension économique, qui cumulée à l’énergie et au climat fait que l’ensemble est extrêmement difficile à rendre cohérent au long terme. Dire “la planète va se réchauffer avec davantage de CO2”, on a la base physique pour, c’est très solide. Dire “aujourd’hui des sources d’énergies sont pas chères, d’autres plus chers” en sous-entendant que c’est à considérer pour le futur, ça me semble moins cohérent que de se baser bien davantage sur des aspects physiques / énergétiques du problème, ce que le GIEC n’a pas assez fait pour cette analyse des solutions, hélas.
Les $ / € sont pas une bonne base de raisonnement quand on veut modifier la base de ce qui fait tourner tous les systèmes économiques de la planète, aka l’énergie. L’énergie, par contre, est une bonne base pour raisonner sur l’énergie, mais est insuffisante (il faut aussi parler ressource, climat, main d’oeuvre, surface, logistique etc. bien entendu, mais $/€ ça ne doit pas être prioritaire dans le raisonnement ).
Thread sauvegardé. Cependant, comme le sentiment anti-nucléaire tient non de la lutte contre le réchauffement climatique mais du dogme politique, j’ai bien peur que Valérie Masson-Delmotte ne fasse que convaincre les convaincus.
Que dit la Société Française d’Energie du Nucléaire (SFEN) sur le rôle du nucléaire ? La réponse va vous surprendre (non).
n-ème article sur le nucléaire qui dit la même chose. En postant ça sur r/france, tu prêches à des convertis.
4 comments
>Pour le nucléaire, + 8,6% entre 2015 et 2020 (10% de la production mondiale d’électricité).
C’est arrivé après une stagnation (2005-2010) et une baisse post-Fukushima (2011), donc globalement +/- stable sur 10 ans. La part de la baisse liée à la sortie politique post-Fukushima était évitable (pas la part liées aux dommages du séisme, mais qui n’est pas vraiment majoritaire). La production nucléaire a pas vraiment bougé si on compare ~2020 et ~2010.
>Les technologies de petite échelle (solaire, batterie) ont tendance à présenter des améliorations plus rapides (retours d’expériences) et être adoptées plus rapidement que les technologies de plus grande échelle.
C’est vrai jusqu’à un certain point. D’abord la technologie est nouvelle, elle suscite un intérêt, de forts investissements, elle s’améliore très rapidement, puis les limites physiques arrivent et les améliorations technologiques ne vont plus au même rythme. Pour le solaire, le rendement énergétique des panneaux par rapport à la quantité d’énergie reçue a plutôt tendance à stagner pour le PV grand public. Ce qui peut s’améliorer c’est l’efficacité dans la construction des panneaux et la massification des usines de construction, mais tout ça se faisant sur une base pétrole / fossile solide, on ne peut pas se baser que sur ça pour penser que ça puisse continuer dans un monde qui remplacerait les fossiles par du bas carbone type solaire. Il faut faire des calculs / stats sur l’énergie pour le vérifier ce qui n’a pas été fait dans ce que j’ai lu.
VMD reprend les travaux du GIEC, c’est normal, et elle dit bien qu’elle, elle s’était concentrée sur la base physique du climat, ce qui est une base avec des méthodes d’analyse très solides. Alors que l’analyse du GIEC sur les solutions inclue une dimension économique, qui cumulée à l’énergie et au climat fait que l’ensemble est extrêmement difficile à rendre cohérent au long terme. Dire “la planète va se réchauffer avec davantage de CO2”, on a la base physique pour, c’est très solide. Dire “aujourd’hui des sources d’énergies sont pas chères, d’autres plus chers” en sous-entendant que c’est à considérer pour le futur, ça me semble moins cohérent que de se baser bien davantage sur des aspects physiques / énergétiques du problème, ce que le GIEC n’a pas assez fait pour cette analyse des solutions, hélas.
Les $ / € sont pas une bonne base de raisonnement quand on veut modifier la base de ce qui fait tourner tous les systèmes économiques de la planète, aka l’énergie. L’énergie, par contre, est une bonne base pour raisonner sur l’énergie, mais est insuffisante (il faut aussi parler ressource, climat, main d’oeuvre, surface, logistique etc. bien entendu, mais $/€ ça ne doit pas être prioritaire dans le raisonnement ).
Thread sauvegardé. Cependant, comme le sentiment anti-nucléaire tient non de la lutte contre le réchauffement climatique mais du dogme politique, j’ai bien peur que Valérie Masson-Delmotte ne fasse que convaincre les convaincus.
Que dit la Société Française d’Energie du Nucléaire (SFEN) sur le rôle du nucléaire ? La réponse va vous surprendre (non).
n-ème article sur le nucléaire qui dit la même chose. En postant ça sur r/france, tu prêches à des convertis.