Cloud : Amazon choisi par la SNCF et promu par Orange ou quand l’Etat-actionnaire fait le jeu des acteurs américains

17 comments
  1. Y a que 4 choix viables de toute façon (et encore ça dépend à qui on demande…) :

    AWS

    Azure

    GCP

    Ali Cloud

    Donc c’est soit américain, soit chinois. Le reste n’a tout simplement pas le niveau.

  2. Un excellent choix. Amazon a des centres de données en France (Paris, Marseille), une myriade de services et des moyens tant techniques qu’humains de garantir la sécurité des données stockées, tout cela de manière autrement plus rassurante qu’Ovh ou d’autres fournisseurs de troisième plan.

    Rappelons quand même qu’avant de brûler (deux fois de suite en quelques semaines!), le datacenter d’Ovh ne disposait même pas de systèmes de suppression de feux modernes. Qu’ils aient été considérés tout court pendant un temps est déjà une immense victoire pour eux.

    Plus largement, bien sûr qu’il faudrait bâtir un cloud souverain au niveau européen, pour autant rien n’existe de probant à date ni pour les 4 prochaines années au moins, donc il faut avancer autrement en attendant. Pas question “d’essayer on verra bien” avec un acteur en échafaudage, en jouant avec les données de millions de clients sncf, au risque de voir le tout fuiter dans 6 mois.

  3. Désolé pas une larme. L’Europe/la France parlent depuis 10 ans de cloud souverains etc. sans avoir jamais été capable de sortir quoi que ce soit de sérieux, et ça discute encore et toujours sur le sujet.

    On parle souvent d’OVH, non désolé il y a un fossé gigantesque entre l’offre AWS/Azure/GCP etc. et OVH.

    Donc que la SNCF décide d’utiliser AWS parait très pertinent, n’en déplaisent aux chauvins.

  4. C est bien filons encore au ricain du boulot comme ça on aura plus rien ni même en informatique.
    Ça finira qu il y aura plus rien a la SNCF a part des pseudos chefs qui n auront que des prestas… Au moindre problème ils seront content ils diront qu ils y sont pour rien c est Amazon, bravo.

  5. Pour bien dépenser l’argent public, il faut déjà acheter un truc qui marche.

    La SNCF avait elle le choix finalement ?

    Quel acteur privé a acheté des services similaires chez un prestataire européen et recommandé ce prestataire ?

    Triste. Mais pragmatique.

  6. La France est technologiquement très en retard dans ce domaine (et bien d’autres encore…) donc forcément obligé d’aller voir ailleurs.

  7. Franchement sur ces histoires de cloud il faut arrêter avec les théories du complot de “faire le jeu des acteurs américains”, si vous faites un appel d’offres dans les règles il y a juste 0% de chances que ce soit OVH ou Scaleway qui décroche le contrat.

  8. Le problème d’avoir 4 acteurs majeurs c’est qu’on centralise encore plus Internet. Il suffit qu’un cloud soit en panne pour qu’une grande partie de l’internet soit plus accessible/fonctionnel.

  9. Tant que les données traitées sont sous la juridiction européenne plus protectrices des données que les US on s’en contrebranle, non?

  10. Ca serait bien de nuancer un peu. Il y a pas de solutions equivalentes hors usa. Le cloud en 2021 c’est soit AWS, Google ou Microsoft.

  11. Je suis attristé de voir dans les commentaires tout les collègues qui ont déjà bu tout le kool-aid AWS et la carafe avec.

    Il n’existe aucun service AWS qui n’ai pas d’équivalent open source et deployable de manière redondée et hautement disponible dans des DCs de l’Union européenne.

    A chaque contrat c’est donner les clés de la maison a des boîtes sur lesquelles on a aucun moyen de pression. Pas besoin de parler de leur vendor lock-in, on peut être certain que c’est pas demain la veille qu’on pourra se défaire de toute la sauce Amazon pour redéployer ça ailleurs, même chez un autre gros américain.C’est la voie sans issue numérique.

    Je parle même pas du cloud act

    Si on continue à donner tout les contrats aux Américains on aura jamais de plateforme performante en UE et ils continueront à nous tenir par les couilles, en plus on sera contents parce que “regardez comme c’est bien intégré” . On aura plus d’ingés systèmes mais des ingés AWS/GCP/Azure .

    Avec tout les cerveaux qu’on a en France je trouve ça si dommage

  12. Les clouds souverains arrivent : suite à la promulgation de la nouvelle politique de l’État Français sur le cloud le 17 mai dernier (“Cloud au centre”), la France a pris le chemin d’imposer des exigences spécifiques pour accéder à certains marchés d’état, que j’imagine concernent la SNCF? Quoique la SNCF est majoritairement privé, non?

    Il faut être SecNumCloud, être hébergé en France et opéré depuis la France (par ailleurs les allemands font la même chose). Tout ceci est censé rendre “la confiance”. Des clans commencent à s’organiser avec le cloud “Bleu” (Azure+Capgemini+Orange) et avec le couple GCP-Thales. Ils proposeront des services cloud hébergés en France, “coupés” du reste de leur réseau et gérés depuis la France.

    Ces clouds souverains auront à l’État comme premier client et suite à l’arrêt de justice Schrems II*, des sociétés privées commencent à se poser beaucoup de questions et pourraient être tentés par ces clouds souverains également, rendent l’aventure économiquement viable.

    Certains mentionnent ici OVH, mais là je crois que on mélange les choses : vouloir rendre du business à OVH parce que ce sont des français tient du patriotisme économique, mais pas de la souveraineté. Ce sont deux choses différentes. À partir du moment où j’ai les éléments me permettant d’avoir la confiance, c’est un cloud souverain. Même si ça fait gagner l’argent à une boîte US.

    *= L’utilisation de clouds US ne garantit pas le respect de la RGPD sans mesures complémentaires (comprendre légales et techniques, tel que le chiffrement avec contrôle des clefs). Si vous hébergez des données personnelles sur un cloud US sans prendre ces mesures additionnelles, vous pouvez vous faire coincer (RGPD). Ça veut dire une grande majorité de boîtes françaises actuellement …

  13. En France, on a un acteur qui est devenu une licorne et qui est rentré en bourse récemment : c’est OVH.

    OVH n’est peut-être pas encore au niveau de ces géants Américains, mais les entreprises Françaises auraient intérêt à soutenir son développement pour faire en sorte que la France puisse garder la souveraineté sur son cloud.

    Malheureusement, quand on voit des acteurs comme Orange ou même Thalès qui vont s’associer avec des géants Américains plutôt que de nouer des partenariats avec OVH, on se demande pourquoi un tel désamour.

  14. Le fait que des grosses boîtes françaises fassent le choix conscient de stocker leur données par des acteurs américains me sidère autant que ça m’énerve.

    Google, Microsoft, Amazon, Facebook ont démontrés à plusieurs reprises qu’ils sont pas du tout de tiers de confiance. Ce qu’a entre autre dénoncé Snowden c’est ce système d’accès libre pour le gouvernement américain sur toutes ces plate-formes ce qui pose d’immenses risques d’espionnage industriel.

    Il faut vraiment arrêter de croire d’une part que les américains sont des alliés économiques, s’ils peuvent donner un avantage à une de leurs sociétés, ils le feront. D’autre part, il faut également arrêter de croire que le gouvernement américain ne s’implique pas dans ses affaires, c’est bien tout le contraire. Le cas de GE et d’Alstom devrait nous servir de leçon.

  15. Alors tout le monde parle d’OVH pour la France, mais je serais plutôt Scaleway, OVH n’est pas a la hauteur niveau offre.
    Ils sont bons a vendre de l’infra, mais n’a pas toute une offre cloud pertinente, Scaleway en revanche en prends le chemin.

    Et pour rebondir sur le lockin dont parlais quelqu’un, il a principalement lieu sur les data, ça ne coûte pas grand chose à stocker de la data dans un cloud, en revanche c’est très (très) cher à sortir.

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