>En deuxième partie, l’inénarrable François Héran, professeur au collège de France et auteur d’une « lettre aux professeurs sur la liberté d’expression » qui a fait couler beaucoup d’encre, et pour cause, il s’en prenait à demi-mot au choix de Samuel Paty de montrer la caricature de Coco. Lors de ce colloque à Sciences po, il souligne : « On ne sait pas très bien ce qu’il a voulu faire. (…) On en a fait un martyr de la liberté absolue d’expression. Mais nul ne sait s’il voulait être pour la liberté absolue d’expression ». **Il n’hésite pas à s’en prendre à nouveau aux caricatures qu’il qualifie honteusement d’« outrage pour l’outrage. Le mal pour le plaisir de faire le mal », et critique une « absolutisation de la liberté d’expression ».**
>Frédérique Leichter-Flack, professeure à Sciences Po en littérature et humanités politiques, fait entendre heureusement une autre analyse. Elle rappelle la « distinction nécessaire entre offense aux dogmes et offense aux fidèles », distinction définie par la loi française mais aussi dans les déclarations de la conférence mondiale des Nations Unis de Durban II contre le racisme. « Si les sensibilités blessées sont le seul critère, alors il n’est plus possible de s’exprimer dans l’espace public », ajoute-t-elle. « L’appel au respect des sensibilités risque d’assécher les débats d’idées, si on oppose non pas un argument mais une identité ». « Une caricature n’est jamais ‘gratuite’ », ajoute-t-elle. « Ce n’est jamais pour le plaisir de dégrader qu’on se lance dans une caricature. Quand on cible l’islamisme dans sa prétention à respecter son sacré, on est dans un geste politique. D’une certaine manière, ces caricatures ne s’adressent pas aux musulmans. »
>[…]
>L’après-midi a été l’occasion aussi de présenter les Prix Samuel Paty français mais aussi celui créé en Italie. Des prix passés bien inaperçus dans tout ce concert de propos qui condamnent les caricatures.
La religion n’est pas une race.
Sciences Po – figure de proue des dérives de la gauche française…
Ayant vu le débat, Charlie Hebdo a l’air plus indigné que des opinions contraires ont pu être exprimés par des intervenants externes que par le ton général du débat et des hommages, la plupart des intervenants propres à l’établissement défendaient vigoureusement le droit au blasphème.
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>En deuxième partie, l’inénarrable François Héran, professeur au collège de France et auteur d’une « lettre aux professeurs sur la liberté d’expression » qui a fait couler beaucoup d’encre, et pour cause, il s’en prenait à demi-mot au choix de Samuel Paty de montrer la caricature de Coco. Lors de ce colloque à Sciences po, il souligne : « On ne sait pas très bien ce qu’il a voulu faire. (…) On en a fait un martyr de la liberté absolue d’expression. Mais nul ne sait s’il voulait être pour la liberté absolue d’expression ». **Il n’hésite pas à s’en prendre à nouveau aux caricatures qu’il qualifie honteusement d’« outrage pour l’outrage. Le mal pour le plaisir de faire le mal », et critique une « absolutisation de la liberté d’expression ».**
>Frédérique Leichter-Flack, professeure à Sciences Po en littérature et humanités politiques, fait entendre heureusement une autre analyse. Elle rappelle la « distinction nécessaire entre offense aux dogmes et offense aux fidèles », distinction définie par la loi française mais aussi dans les déclarations de la conférence mondiale des Nations Unis de Durban II contre le racisme. « Si les sensibilités blessées sont le seul critère, alors il n’est plus possible de s’exprimer dans l’espace public », ajoute-t-elle. « L’appel au respect des sensibilités risque d’assécher les débats d’idées, si on oppose non pas un argument mais une identité ». « Une caricature n’est jamais ‘gratuite’ », ajoute-t-elle. « Ce n’est jamais pour le plaisir de dégrader qu’on se lance dans une caricature. Quand on cible l’islamisme dans sa prétention à respecter son sacré, on est dans un geste politique. D’une certaine manière, ces caricatures ne s’adressent pas aux musulmans. »
>[…]
>L’après-midi a été l’occasion aussi de présenter les Prix Samuel Paty français mais aussi celui créé en Italie. Des prix passés bien inaperçus dans tout ce concert de propos qui condamnent les caricatures.
La religion n’est pas une race.
Sciences Po – figure de proue des dérives de la gauche française…
Ayant vu le débat, Charlie Hebdo a l’air plus indigné que des opinions contraires ont pu être exprimés par des intervenants externes que par le ton général du débat et des hommages, la plupart des intervenants propres à l’établissement défendaient vigoureusement le droit au blasphème.