Pour atteindre la neutralité carbone, le “nucléaire seul ne suffira pas”, assure le patron de RTE

by OrdinaryMidnight5

3 comments
  1. RTE n’est pas sans conflits d’intérêts sur le sujet vu qu’ils sont chargés des réseaux électriques et que plus un scénario contient des ENRi plus il nécessite d’investir dans les réseaux électriques.

    Mais partons du principe qu’il est de bonne fois. Il suffit de reprendre les rythmes historiques d’installation du nucléaire en France et d’ENRi dans le monde pour voir que dans un monde qui supprimerait les énergies fossiles, installer du nucléaire rapidement parait être largement plus faisable et fiable qu’installer un mix nucléaire/EnRi dans lequel une partie significative du budget (des ressources humaines) qu’on aurait dédié au nucléaire serait à la place dédié aux EnRi. Et il n’y a même pas besoin d’ajouter une pénalité sur l’intermittence des EnRi ou les besoins en stockage/réseau pour arriver à cette conclusion. Le principal avantage des EnRi est dans des scénarios à court horizon temporel (10~30 ans), sur lesquels on n’amortit pas en intégralité les investissements faits sur le nucléaire (>40ans), et sur lesquels le nucléaire n’a pas eu le temps de s’installer à large échelle (>8 ans pour construire les premiers réacteurs).

    Le mix électrique français c’est nucléaire en 1er mais hydroélectrique en 2eme, et hydroélectrique c’est renouvelable, donc la France est déjà bien positionnée sur les renouvelables, et peut encore ajouter quelques barrages (pas beaucoup). Il y a des endroits où faire de la géothermie est pertinent. En dehors de ça, peut-être qu’à une échelle très spécifique et non stratégique, la biomasse, le solaire, l’éolien, et la marais (usine de la Rance) ont un rôle à jouer, mais on ne décarbonnera pas tout le mix énergétique avec une stratégie qui inclut des ENRi massivement si on veut garder un niveau de confort pas trop éloigné de l’actuel à long terme dans un monde globalement bas carbone (qui sera incapable de maintenir une production massive d’EnRi). Et sachant que dans toute la tune qu’il y a à mettre, le conflit n’est pas juste nucléaire/EnRi mais nucléaire/EnR/EnRi/isolation/urbanisme/adaptations des usages/alimentation etc., dans tous les choix qu’on peut faire sur où mettre le fric il y en a beaucoup qui seront encore utiles dans 60 ans et qu’on peut amortir au très long terme, c’est pas le cas des éoliennes et des panneaux photovoltaiques (20~30ans de vie puis poubelle).

    Moi j’attends le prochain rapport de RTE qui va dire que dans le précédent ils se sont plantés en imaginant faire aussi peu de nucléaire. Dans le rapport RTE 2050 qui précède, dans 5/6 des scénarios ils fermaient des réacteurs nucléaires en anticipation à cause des prévisions dans la loi de fermeture du nucléaire, prévisions qui ont été supprimées depuis que le président a changé d’avis et décidé de garder des réacteurs aussi longtemps que possible. Et leur horizon était à 30ans et pas à 60ans (qui permet d’amortir le nucléaire correctement). A chaque nouveau rapport RTE, on constate que le rapport précédent était basé sur de mauvaises hypothèses, tant mieux au moins on avance.

  2. Quand on voit qu’avec un bon management de l’énergie sur des bâtiments/industries on peut arriver à des 50% de réduction des consos (jusqu’à 80). C’est sûr que la solution c’est définitivement trouver des moyens de produire plus …

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