Arf mur de cookie, a chaque fois j’oublie que le monde pratique cela. Bon faut bien qu’ils se payent, mais ça me fait chier moi, lol.
Bref, que signifie ce titre ? Genre des policier vont avoir un niveau universitaire ? Ca concernent les futurs mais aussi les anciens qui devront retourner à l’école ?
**La création d’un diplôme universitaire de sociologie réservé aux policiers suscite un engouement inattendu**
Deux cents candidatures ont afflué à l’annonce de cette formation. Un succès sur lequel l’institution espère capitaliser en élargissant son enseignement, alors que la question des relations entre police et population est devenue centrale.
*Par Antoine Albertini
Publié hier à 20h37, modifié à 07h18
Temps de Lecture 4 min.*
« La sécurité de nos concitoyens est une chose trop sérieuse pour la laisser aux mains des seuls policiers. » C’est par cette sentence, inattendue sous la plume d’un policier, qu’un candidat au diplôme universitaire de sociologie proposé par la police nationale au sein de l’université de Picardie-Jules-Verne conclut sa lettre de motivation. Faut-il croire que l’humour soit parfois récompensé au sein de l’institution ? La candidature a été retenue.
A l’heure où la question des relations avec la population se pose avec une particulière acuité, cette formation ouverte exclusivement aux fonctionnaires de police a rencontré un succès inespéré sitôt l’appel à candidatures lancé par l’Académie de police (ex-direction centrale du recrutement et de la formation de la police nationale). En quelques semaines, quelque deux cents candidatures – pour cinquante postes ouverts – ont afflué sur le bureau de Mathieu Fiolet, sociologue dans la police depuis 2018 et cheville ouvrière du programme, le signe d’un engouement auquel il admet ne pas s’être attendu.
« Plus de cent candidatures présentaient des profils intéressants, explique-t-il, et la hiérarchie intermédiaire a joué le jeu. Dans dix à quinze cas seulement, elle a émis un avis défavorable, exclusivement motivé par des nécessités de service ou des tensions en effectifs. » Les candidats – 61 % d’hommes, 39 % de femmes – venaient aussi bien de la police aux frontières que de la sécurité publique, de la police judiciaire et même du service de la protection, les gardes du corps des autorités. Le plus âgé avait 62 ans, le plus jeune, 25 ans. Le signe d’un intérêt partagé pour un projet qui n’a jamais suscité « de défiance ou de tabou de l’institution », selon M. Fiolet.
**« Cassure du lien police-population »**
A compter de septembre, deux jours par mois pendant la durée d’une année universitaire, vingt étudiants – tous policiers et policières en activité – prendront la direction de la citadelle d’Amiens, où se dérouleront cent vingt heures de cours dispensés par vingt-trois enseignants sociologues spécialistes de la matière. Corrélations entre l’organisation des espaces urbains et la « production de l’ordre », « étude comparative des relations entre police et minorités », « genre dans les sociabilités policières », « police et médias » : « Nous voulons poser un premier jalon et passer par la formation continue pour réfléchir à un programme de formation initiale », insiste Elodie Lemaire, maîtresse de conférences au département de sciences sociales de l’université d’Amiens et impliquée dans le projet.
Empruntant parfois la forme d’une confession, d’un courrier libre, manuscrites, rédigées sous forme de rapport avec objet et référence, les lettres de motivation des candidats admis, que Le Monde a pu consulter, témoignent de profils et de parcours très divers : un ancien adjoint de sécurité ayant dû abandonner ses études car issu d’un « milieu modeste », une enquêtrice d’un service de pointe, un ex-policier de la BAC très impliqué dans le milieu médico-social ou une policière élue au conseil municipal de sa commune. Mais tous témoignent de leur volonté de disposer de clés d’intelligibilité pour mieux appréhender leur environnement professionnel et les mutations d’une société avec laquelle ils sont pourtant en prise quotidienne, sans parler d’une appétence singulière pour l’enseignement universitaire.
Certains ont déjà assisté à des cours ou des « rencontres » autour de la sociologie, évoquent la « nécessité » d’une telle formation pour « réfléchir au rôle des policiers dans la société » et, aussi, une « curiosité intellectuelle » qui pourrait offrir un tremplin à une reprise d’études ultérieure. Ils ne résument pas pour autant leur intérêt à une vision strictement utilitaire. Dans tous les courriers surgit la notion d’un service public pas toujours bien rendu, au bénéfice parfois théorique d’une population avec laquelle les ponts apparaissent quelquefois rompus. « Mon mandat d’élue, écrit une autre, m’a permis de me rendre compte de l’image que ma profession renvoyait à nos concitoyens. »
L’un d’eux raconte dans le détail avoir pris sa décision après s’être rendu compte que ses collègues n’étaient plus « capables d’analyser de façon neutre les relations entre police et population », dans une société dont les changements « ne sont pas forcément négatifs, comme beaucoup de policiers le pensent ». « Pas une journée ne passe, écrit-il, sans une nouvelle démonstration de la cassure du lien police-population », notant avec pertinence un regard biaisé sur une police qu’on ne sollicite pas lorsque « tout va bien ».
Les figures imposées ne manquent pas dans ces lettres au ton introspectif, truffées de citations de philosophes et de références à une IIIe République volontiers perçue comme un âge d’or de la profession – l’un des candidats a même consacré un ouvrage à un homme politique de l’époque, l’élu normand Henry Chéron, plusieurs fois ministre.
**« Flics du quotidien »**
Pour l’un des candidats, 45 ans, cette formation offre la perspective de renouer avec des études avortées « par manque de maturité ». Entré dans la police pour échapper au service militaire, ce « pas grand-chose venu de la campagne », désormais enquêteur dans une petite unité de police judiciaire, cherche d’abord à comprendre « ce qu’on fait et pourquoi on le fait ». Longtemps en service dans les quartiers difficiles de Roubaix (Nord), il dit y avoir tenté de saisir « pourquoi ce sont toujours les mêmes qu’on met dans les mêmes endroits » et y a retrouvé les récits de ses grands-parents polonais, mineurs dans les corons, « avec les rapports des préfets de l’époque, qui expliquaient que cette population n’avait aucune chance d’être intégrée sur le long terme ».
Comme lui, les 41-55 ans sont les plus représentés (34 %) dans les effectifs des policiers-étudiants de la promotion. Comme lui, près de la moitié est issue de la sécurité publique, les « flics du quotidien », les plus au contact du public. Ce choix ne doit rien au hasard. « L’idée, poursuit M. Fiolet, est de construire avec chacun d’eux la manière dont ils vont mettre en pratique ce qu’ils auront appris. » Un projet qui implique aussi, par la suite, « de suivre le parcours de cette première promotion pour voir comment tout ça infusera dans leur comportement ».
Lire aussi : Pourquoi y a-t-il une telle rupture entre la police et la population des quartiers sensibles ? Comprendre en trois minutes
Alors que la police traverse une profonde crise interne, la création d’un diplôme universitaire de sociologie ouvert à des fonctionnaires volontaires résonne comme une petite révolution, encore timide, dont les effets restent à mesurer dans le temps. Selon Philippe Lutz, directeur de la nouvelle Académie de police, « ouvrir les policiers au monde universitaire et les universitaires au monde policier n’est pas nouveau ». Mais une telle entreprise « est aujourd’hui indispensable pour travailler le lien entre l’institution et la population ».
*Antoine Albertini*
Le spectre politique des diplômés de sociologie va prendre une sacrée claque.
Initiative très intéressante ! Je pense que ça aiderait beaucoup d’avoir au moins une grosse minorité de la police qui s’y connait en sociologie pour casser un peu le cycle de violences qu’on voit de plus en plus s’installer
Avant :
>*tir de LBD non réglementaire*
>”Ramasse tes couilles enculé !”
Après :
>”Bonjour monsieur”
>*tir de LBD non réglementaire*
>”Selon Max Weber, toute activité orientée selon l’éthique peut être subordonnée à deux maximes totalement différentes et irréductiblement opposées : l’éthique de responsabilité ou l’éthique de conviction !”
>”Et une très bonne journée à vous monsieur”
Bonne initiative, en espérant que ça fasse tâche d huile dans l institution.
L’offre de formation nous est parvenue et le détail des cours dispensés était assez remarquable.
J’ai eu l’occasion d’en discuter avec une des sociologues qui participe à ce projet, ils sont enthousiastes et ravis de l’engouement autour du projet et de ce que j’ai pu en voir, ça sera super enrichissant pour ceux qui ont eu la chance d’être sélectionnés.
J’ai une collègue qui travaillait en police (en CRS plus précisément) avant d’arriver chez nous, et elle me disait que malgré les clichés t’avais régulièrement des bons éléments qui étaient recrutés. Généralement c’étaient les meilleurs au concours, bien sûr, et c’étaient des gens qui prenaient la mission de sécurité de la police au sérieux, qui avaient réellement envie de bien faire… Et puis quand tu te retrouvais avec des gens beaucoup moins bien classés au concours, là t’avais les bons gros bas du front avec des burnes à la place du cerveau et des discours à la limite du séparatisme ethno-nationaliste.
Je sais que /r/france ironise beaucoup sur “pommes pourries”, mais je trouve qu’il faut aussi rappeler qu’il y a des flics qui veulent bien faire. Le fait que ces bons éléments ne peuvent pas ouvrir leur gueule ou faire bouger les choses sans risque de représailles témoigne toujours d’un problème avec l’institution, mais je suis assez content de voir qu’on commence à leur donner des billes comme ici.
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Arf mur de cookie, a chaque fois j’oublie que le monde pratique cela. Bon faut bien qu’ils se payent, mais ça me fait chier moi, lol.
Bref, que signifie ce titre ? Genre des policier vont avoir un niveau universitaire ? Ca concernent les futurs mais aussi les anciens qui devront retourner à l’école ?
**La création d’un diplôme universitaire de sociologie réservé aux policiers suscite un engouement inattendu**
Deux cents candidatures ont afflué à l’annonce de cette formation. Un succès sur lequel l’institution espère capitaliser en élargissant son enseignement, alors que la question des relations entre police et population est devenue centrale.
*Par Antoine Albertini
Publié hier à 20h37, modifié à 07h18
Temps de Lecture 4 min.*
« La sécurité de nos concitoyens est une chose trop sérieuse pour la laisser aux mains des seuls policiers. » C’est par cette sentence, inattendue sous la plume d’un policier, qu’un candidat au diplôme universitaire de sociologie proposé par la police nationale au sein de l’université de Picardie-Jules-Verne conclut sa lettre de motivation. Faut-il croire que l’humour soit parfois récompensé au sein de l’institution ? La candidature a été retenue.
A l’heure où la question des relations avec la population se pose avec une particulière acuité, cette formation ouverte exclusivement aux fonctionnaires de police a rencontré un succès inespéré sitôt l’appel à candidatures lancé par l’Académie de police (ex-direction centrale du recrutement et de la formation de la police nationale). En quelques semaines, quelque deux cents candidatures – pour cinquante postes ouverts – ont afflué sur le bureau de Mathieu Fiolet, sociologue dans la police depuis 2018 et cheville ouvrière du programme, le signe d’un engouement auquel il admet ne pas s’être attendu.
« Plus de cent candidatures présentaient des profils intéressants, explique-t-il, et la hiérarchie intermédiaire a joué le jeu. Dans dix à quinze cas seulement, elle a émis un avis défavorable, exclusivement motivé par des nécessités de service ou des tensions en effectifs. » Les candidats – 61 % d’hommes, 39 % de femmes – venaient aussi bien de la police aux frontières que de la sécurité publique, de la police judiciaire et même du service de la protection, les gardes du corps des autorités. Le plus âgé avait 62 ans, le plus jeune, 25 ans. Le signe d’un intérêt partagé pour un projet qui n’a jamais suscité « de défiance ou de tabou de l’institution », selon M. Fiolet.
**« Cassure du lien police-population »**
A compter de septembre, deux jours par mois pendant la durée d’une année universitaire, vingt étudiants – tous policiers et policières en activité – prendront la direction de la citadelle d’Amiens, où se dérouleront cent vingt heures de cours dispensés par vingt-trois enseignants sociologues spécialistes de la matière. Corrélations entre l’organisation des espaces urbains et la « production de l’ordre », « étude comparative des relations entre police et minorités », « genre dans les sociabilités policières », « police et médias » : « Nous voulons poser un premier jalon et passer par la formation continue pour réfléchir à un programme de formation initiale », insiste Elodie Lemaire, maîtresse de conférences au département de sciences sociales de l’université d’Amiens et impliquée dans le projet.
Empruntant parfois la forme d’une confession, d’un courrier libre, manuscrites, rédigées sous forme de rapport avec objet et référence, les lettres de motivation des candidats admis, que Le Monde a pu consulter, témoignent de profils et de parcours très divers : un ancien adjoint de sécurité ayant dû abandonner ses études car issu d’un « milieu modeste », une enquêtrice d’un service de pointe, un ex-policier de la BAC très impliqué dans le milieu médico-social ou une policière élue au conseil municipal de sa commune. Mais tous témoignent de leur volonté de disposer de clés d’intelligibilité pour mieux appréhender leur environnement professionnel et les mutations d’une société avec laquelle ils sont pourtant en prise quotidienne, sans parler d’une appétence singulière pour l’enseignement universitaire.
Certains ont déjà assisté à des cours ou des « rencontres » autour de la sociologie, évoquent la « nécessité » d’une telle formation pour « réfléchir au rôle des policiers dans la société » et, aussi, une « curiosité intellectuelle » qui pourrait offrir un tremplin à une reprise d’études ultérieure. Ils ne résument pas pour autant leur intérêt à une vision strictement utilitaire. Dans tous les courriers surgit la notion d’un service public pas toujours bien rendu, au bénéfice parfois théorique d’une population avec laquelle les ponts apparaissent quelquefois rompus. « Mon mandat d’élue, écrit une autre, m’a permis de me rendre compte de l’image que ma profession renvoyait à nos concitoyens. »
L’un d’eux raconte dans le détail avoir pris sa décision après s’être rendu compte que ses collègues n’étaient plus « capables d’analyser de façon neutre les relations entre police et population », dans une société dont les changements « ne sont pas forcément négatifs, comme beaucoup de policiers le pensent ». « Pas une journée ne passe, écrit-il, sans une nouvelle démonstration de la cassure du lien police-population », notant avec pertinence un regard biaisé sur une police qu’on ne sollicite pas lorsque « tout va bien ».
Les figures imposées ne manquent pas dans ces lettres au ton introspectif, truffées de citations de philosophes et de références à une IIIe République volontiers perçue comme un âge d’or de la profession – l’un des candidats a même consacré un ouvrage à un homme politique de l’époque, l’élu normand Henry Chéron, plusieurs fois ministre.
**« Flics du quotidien »**
Pour l’un des candidats, 45 ans, cette formation offre la perspective de renouer avec des études avortées « par manque de maturité ». Entré dans la police pour échapper au service militaire, ce « pas grand-chose venu de la campagne », désormais enquêteur dans une petite unité de police judiciaire, cherche d’abord à comprendre « ce qu’on fait et pourquoi on le fait ». Longtemps en service dans les quartiers difficiles de Roubaix (Nord), il dit y avoir tenté de saisir « pourquoi ce sont toujours les mêmes qu’on met dans les mêmes endroits » et y a retrouvé les récits de ses grands-parents polonais, mineurs dans les corons, « avec les rapports des préfets de l’époque, qui expliquaient que cette population n’avait aucune chance d’être intégrée sur le long terme ».
Comme lui, les 41-55 ans sont les plus représentés (34 %) dans les effectifs des policiers-étudiants de la promotion. Comme lui, près de la moitié est issue de la sécurité publique, les « flics du quotidien », les plus au contact du public. Ce choix ne doit rien au hasard. « L’idée, poursuit M. Fiolet, est de construire avec chacun d’eux la manière dont ils vont mettre en pratique ce qu’ils auront appris. » Un projet qui implique aussi, par la suite, « de suivre le parcours de cette première promotion pour voir comment tout ça infusera dans leur comportement ».
Lire aussi : Pourquoi y a-t-il une telle rupture entre la police et la population des quartiers sensibles ? Comprendre en trois minutes
Alors que la police traverse une profonde crise interne, la création d’un diplôme universitaire de sociologie ouvert à des fonctionnaires volontaires résonne comme une petite révolution, encore timide, dont les effets restent à mesurer dans le temps. Selon Philippe Lutz, directeur de la nouvelle Académie de police, « ouvrir les policiers au monde universitaire et les universitaires au monde policier n’est pas nouveau ». Mais une telle entreprise « est aujourd’hui indispensable pour travailler le lien entre l’institution et la population ».
*Antoine Albertini*
Le spectre politique des diplômés de sociologie va prendre une sacrée claque.
Initiative très intéressante ! Je pense que ça aiderait beaucoup d’avoir au moins une grosse minorité de la police qui s’y connait en sociologie pour casser un peu le cycle de violences qu’on voit de plus en plus s’installer
Avant :
>*tir de LBD non réglementaire*
>”Ramasse tes couilles enculé !”
Après :
>”Bonjour monsieur”
>*tir de LBD non réglementaire*
>”Selon Max Weber, toute activité orientée selon l’éthique peut être subordonnée à deux maximes totalement différentes et irréductiblement opposées : l’éthique de responsabilité ou l’éthique de conviction !”
>”Et une très bonne journée à vous monsieur”
Bonne initiative, en espérant que ça fasse tâche d huile dans l institution.
L’offre de formation nous est parvenue et le détail des cours dispensés était assez remarquable.
J’ai eu l’occasion d’en discuter avec une des sociologues qui participe à ce projet, ils sont enthousiastes et ravis de l’engouement autour du projet et de ce que j’ai pu en voir, ça sera super enrichissant pour ceux qui ont eu la chance d’être sélectionnés.
J’ai une collègue qui travaillait en police (en CRS plus précisément) avant d’arriver chez nous, et elle me disait que malgré les clichés t’avais régulièrement des bons éléments qui étaient recrutés. Généralement c’étaient les meilleurs au concours, bien sûr, et c’étaient des gens qui prenaient la mission de sécurité de la police au sérieux, qui avaient réellement envie de bien faire… Et puis quand tu te retrouvais avec des gens beaucoup moins bien classés au concours, là t’avais les bons gros bas du front avec des burnes à la place du cerveau et des discours à la limite du séparatisme ethno-nationaliste.
Je sais que /r/france ironise beaucoup sur “pommes pourries”, mais je trouve qu’il faut aussi rappeler qu’il y a des flics qui veulent bien faire. Le fait que ces bons éléments ne peuvent pas ouvrir leur gueule ou faire bouger les choses sans risque de représailles témoigne toujours d’un problème avec l’institution, mais je suis assez content de voir qu’on commence à leur donner des billes comme ici.