Imbroglio autour des appels de Macron aux chefs de partis en amont des «Rencontres de Saint-Denis»

by Goypride

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  1. **Avant de recevoir les chefs de parti ce mercredi à Saint-Denis, le Président a appelé les dirigeants de LR et du RN, mais pas ceux du PS, d’EE-LV, du PCF et de LFI.**

    C’est le jour J pour «l’initiative politique d’ampleur» d’Emmanuel Macron, qui réunit les chefs des partis politiques autour de lui, d’Elisabeth Borne et des présidents du Sénat (le LR Gérard Larcher) et de l’Assemblée (la Renaissance Yaël Braun-Pivet) à la maison d’éducation de la Légion d’honneur. Et cet événement flou a enfin son petit nom : les rencontres de Saint-Denis.

    Pour le préparer, le Président a appelé certains des participants en amont. Mardi, on apprenait via BFMTV que Macron avait téléphoné au président du RN, Jordan Bardella, jeudi. Tombé sur le répondeur de l’élu d’extrême droite, Macron a été rappelé et ils ont taillé la bavette un petit quart d’heure. Une attention à laquelle Eric Ciotti avait eu droit en premier, selon nos informations, deux jours plus tôt, le 22 août.

    Un appel «d’un peu moins d’une heure» portant notamment sur l’international et la dette publique, indique l’entourage du président de LR, lors duquel Macron «lui a beaucoup parlé du SNU et de la décentralisation» (ce dernier sujet étant au menu de la réunion de cet aprèm). «Macron est conscient de notre importance au Parlement et dans les territoires mais nous ne sommes pas dupes», réagit-on chez Ciotti.

    Bizarrement, ou pas, les responsables des partis de la Nupes n’ont pas bénécié des mêmes égards présidentiels. Contrairement aux chefs à plume de la majorité, de la droite et de l’extrême droite, le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, nous affirme ne pas avoir été contacté. La patronne d’EELV, Marine Tondelier n’a pas non plus eu la chance de recevoir un coup de bigo de Macron. «C’est un signal très inquiétant», souffle-t-on dans son entourage. Idem du côté du PCF. «Il n’y a pas eu d’échanges», nous certie l’entourage de Fabien Roussel. Le chef rouge ajoute ce matin sur Europe 1 : «Il paraît qu’il m’a appelé la semaine dernière et que je n’ai pas vu son appel. C’est ce que m’a dit sa conseillère.»

    Manuel Bompard non plus n’a pas pu dire de vive voix à Macron ce qu’il attendait de cette initiative élyséenne de relance du quinquennat, comme il nous l’a confirmé. Sur X (ex-Twitter), le coordinateur de LFI a flingué la manière de préparer ces réunions de travail transpartisanes du jour, lui qui n’a eu que des échanges par SMS avec le cabinet du chef de l’Etat, selon le Parisien : «La veille au soir à 20 heures, nous n’avons toujours pas l’ordre du jour de la réunion de travail prévue demain avec le Président.
    A part l’extrême droite qui a eu son coup de fil. L’improvisation est totale. L’amateurisme aussi. Stupéfiant.»

    S’ils n’ont pas été appelés par Macron, les dirigeants de l’union de la gauche ne se font de toute façon pas beaucoup «d’illusions» sur les objectifs d’un tel événement. Ils arriveront munis de leurs revendications sur leurs thématiques, avec dans leur cartable une proposition de référendum sur la réforme des retraites. Qui n’a, a priori, aucune chance d’avoir l’oreille du Président.

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