Il existe plusieurs moyens de se faire aider psychologiquement, mais il vaut mieux connaître certains trucs et certaines procédures (que ce soit pour soi-même ou si vous voulez aider un proche).
Pour connaître les procédures, de l’hôpital jusqu’au tribunal, en passant par les UMJ (vous pouvez demander des ITT psy), les pièges de l’IGPN à éviter, les OPJ qui s’incrustent à l’hôpital, ou le fameux fichier SI-VIC, qui a été créé pour les attentats mais qui est détourné en outil de délation pour les manifestants blessés dans les hôpitaux.
Le diagnostic pour un syndrome post traumatique n’est pas évident, mais il y en a de nombreux depuis les GJ.
Le SSPT peut se déclarer de différentes façons (également à retardement) mais on repère toujours :
**des réminiscences** (flash-back et/ou cauchemars incontrôlables qui tournent en boucle. La personne peut même avoir l’impression de revivre l’événement traumatique et déclarer des attaques de panique)
**des troubles de la mémoire** (souvent avec une amnésie de certains éléments et une hypermnésie d’autres moments qui reviennent à l’esprit de manière très détaillée)
**état d’hypervigilance** (la personne est toujours sur ses gardes et se sent menacée en permanence. Par exemple, elle sursaute au moindre son soudain ou inhabituel, elle a des réactions de défense ou de fuite si on la touche ou si elle voit un agent en uniforme…)
On peut également repérer d’autres signes du SSPT comme :
**un évitement de tout ce qui peut éveiller les réminiscences** (souvent l’individu évite de retourner sur les lieux des manifestations, de regarder des images qui les lui rappelle ; elle peut même arrêter la lutte)
**un détachement émotionnel partiel** (associé à l’événement traumatique qui est banalisé) ou total (l’impression d’être vide et de ne plus rien ressentir).
Il y a aussi tous les traumas secondaires, c’est à dire un traumatisme vécu en tant que témoin : avoir vu des mutilations graves, un proche tabassé, etc
En général les gens ont plutôt honte de parler, ou ne pensent pas que leur anxiété ou leur flash back viennent des manifestations.
Contacter les legal team locales, ils redirigent vers des psy spécialisés (ensuite le “mieux” comme thérapie est de rejoindre des associations, ça permet de dépasser le statut de victime. Comme les mutilés pour l’exemple, l’assemblée des blessés, les comités vérité et justice, etc)
2 comments
Article : https://paste.hostux.net/?b35a587127d2b42b#9fvFT5bEWtk2AZVrRtrvYEK3Tj5WGaYqdgBHpDLFwJ5T
Il existe plusieurs moyens de se faire aider psychologiquement, mais il vaut mieux connaître certains trucs et certaines procédures (que ce soit pour soi-même ou si vous voulez aider un proche).
Pour connaître les procédures, de l’hôpital jusqu’au tribunal, en passant par les UMJ (vous pouvez demander des ITT psy), les pièges de l’IGPN à éviter, les OPJ qui s’incrustent à l’hôpital, ou le fameux fichier SI-VIC, qui a été créé pour les attentats mais qui est détourné en outil de délation pour les manifestants blessés dans les hôpitaux.
[Comment échapper aux fichiers mouchards et aux flics à l’hôpital
](https://paris-luttes.info/comment-echapper-aux-fichiers-12067)
https://desarmons.net/2018/12/28/conseils-a-lattention-des-personnes-blessees-par-la-police-et-de-leurs-proches/
https://www.lexpress.fr/societe/j-ai-vu-de-veritables-blessures-de-guerre_2061888.html
Le diagnostic pour un syndrome post traumatique n’est pas évident, mais il y en a de nombreux depuis les GJ.
Le SSPT peut se déclarer de différentes façons (également à retardement) mais on repère toujours :
**des réminiscences** (flash-back et/ou cauchemars incontrôlables qui tournent en boucle. La personne peut même avoir l’impression de revivre l’événement traumatique et déclarer des attaques de panique)
**des troubles de la mémoire** (souvent avec une amnésie de certains éléments et une hypermnésie d’autres moments qui reviennent à l’esprit de manière très détaillée)
**état d’hypervigilance** (la personne est toujours sur ses gardes et se sent menacée en permanence. Par exemple, elle sursaute au moindre son soudain ou inhabituel, elle a des réactions de défense ou de fuite si on la touche ou si elle voit un agent en uniforme…)
On peut également repérer d’autres signes du SSPT comme :
**un évitement de tout ce qui peut éveiller les réminiscences** (souvent l’individu évite de retourner sur les lieux des manifestations, de regarder des images qui les lui rappelle ; elle peut même arrêter la lutte)
**un détachement émotionnel partiel** (associé à l’événement traumatique qui est banalisé) ou total (l’impression d’être vide et de ne plus rien ressentir).
Sinon d’anciens articles à ce propos :
https://reporterre.net/Les-traumatises-de-Sainte-Soline
https://www.lemediatv.fr/articles/enquetes/blessures-invisibles-les-impensees-de-la-repression-1d50ABMoRdSbuJTotFd9Pw
Il y a aussi tous les traumas secondaires, c’est à dire un traumatisme vécu en tant que témoin : avoir vu des mutilations graves, un proche tabassé, etc
En général les gens ont plutôt honte de parler, ou ne pensent pas que leur anxiété ou leur flash back viennent des manifestations.
Contacter les legal team locales, ils redirigent vers des psy spécialisés (ensuite le “mieux” comme thérapie est de rejoindre des associations, ça permet de dépasser le statut de victime. Comme les mutilés pour l’exemple, l’assemblée des blessés, les comités vérité et justice, etc)